FPH (Fondation Charles-Léopold Mayer pour le progrès de l’homme)

Vortex
Route de Praz-Véguey 29, BP 907
1022 Chavannes-près-Renens – Suisse
Tél : (41) 21 342 50 10
Bureau de Paris :
38 rue Saint-Sabin
75011 Paris
Tél. : 01.43.14.75.75
Email : contact.paris@fph.ch
Site : http://www.fph.ch

Profil

Fondation de droit suisse dont la direction se trouve à Paris, la FPH octroie environ 10 millions d’euros chaque année à des associations qui militent «en faveur d’une transition sociale et écologique», avec l’objectif de créer «les conditions favorables à l’émergence d’une société écologique». Elle part en effet du constat que «nos modèles de croissance et de consommation ont non seulement dépassé les limites de la planète mais ont également durablement détérioré le patrimoine naturel mondial et accentué les inégalités sociales». En conséquence, elle veut promouvoir «des modes de vie et d’organisation socio-économique dans une perspective post-consumériste» et estime que «les sociétés industrialisées elles-mêmes devront procéder à des changements radicaux vers la sobriété». La FPH explique en 2020 qu’elle «a décidé d’ouvrir ses appuis aux mouvements de la décroissance tant ceux-ci apparaissent de plus en plus inévitables compte tenu de la corrélation stricte entre croissance et consommation énergétique». Dans son Rapport annuel de 2023, la FPH estime que «le pari de la décroissance est un pari gagnant puisqu’au-delà d’un seuil largement dépassé, pour les populations les plus riches, il y a décorrélation entre le PIB et le bonheur».
En 2024, le Conseil de Fondation a adopté une organisation en neuf grands programmes thématiques («Economie écologique», «Démocratie technique, techniques écologiques et low-tech», «Systèmes alimentaires durables territorialisés»…), déclinés en vingt-sept sous-programmes. Toutefois, la FPH finance exclusivement les actions qu’elle considère servir les objectifs ambitieux de Matthieu Calame, directeur de la FPH, et de son père Pierre, longtemps directeur et président de la Fondation, de réformer la gouvernance mondiale. En effet, Pierre Calame est convaincu que, dans le contexte de la mondialisation, «l’ordre mondial fondé sur les rapports entre Etats-nations souverains contrôlant chacun son territoire a vécu». Pour l’Union européenne, Matthieu Calame prône l’émergence d’un Etat-nation européen en s’inspirant du modèle helvétique. Son père pense que c’est à la société civile que revient la tâche de penser et préparer les mutations nécessaires à cette nouvelle gouvernance, car «les Etats, les entreprises multinationales, qui apparaissent aux yeux du public (…) les mieux à même de conduire ces mutations, ne sont pas, en réalité, préparés à les conduire».
C’est ainsi que la FPH va, par exemple, encourager et soutenir la création d’associations prétendument «indépendantes» et «impartiales», comme Sciences Citoyennes ou Inf’OGM, Pierre Calame affirmant que «cette expertise citoyenne en réseau, peut-être encore brouillonne et parfois irresponsable, sera, à n’en pas douter, une des modalités essentielles de la gouvernance de demain». La Fondation est particulièrement sensible sur la question des «jurys citoyens» pour décider des orientations technologiques de la société ainsi que sur la défense des «lanceurs d’alerte». Elle héberge notamment La maison des lanceurs d’alerte, une structure créée en novembre 2018 à l’initiative de Sciences Citoyennes, également hébergée au siège de la Fondation. La FPH a toujours été en pointe pour soutenir la lutte contre le nucléaire, les nanotechnologies ou encore les OGM. Concernant les biotechnologies végétales, la FPH a apporté son aide financière à des associations comme Inf’OGM et l’ENSSER, ou en donnant 1 million d’euros en 2008 à Gilles-Eric Séralini et au CRIIGEN pour leur étude sur la toxicité de l’herbicide Roundup et du maïs OGM NK603, invalidée depuis. La FPH est aussi engagée à favoriser l’émergence de réseaux d’associations en tant que forces de lobbying. C’est le cas par exemple avec la Convention Agricole et Rurale 2020 (ARC2020), un vaste réseau de structures écologistes basé à Bruxelles qui vise «à un changement de paradigme dans l’agriculture». La Fondation finance aussi certains médias comme Basta! ou le magazine Alternatives Economiques, «qui reste une caisse de résonance essentielle à la diffusion de théories critiques à la pensée économique dominante».
La FPH a fondé en 1995 les Éditions Charles Léopold Mayer qui disposent aujourd’hui de plus de 450 titres à leur catalogue. Par ailleurs, Matthieu Calame, le directeur de la FPH, est ponctuellement impliqué dans d’autres structures. Il a notamment présidé l’Institut technique de l’agriculture biologique (ITAB) pendant trois ans et fait partie du conseil scientifique de la Fondation de l’écologie politique, proche d’EELV.

Structure

Fondation enregistrée dans le registre de commerce du Canton de Vaud en mars 1982, avec le numéro CH-550.0.091.272-1. En 1999, une association française de la loi 1901, baptisée «Editions-Diffusion Charles Léopold Mayer» et présidée par Matthieu Calame, a été créée pour la diffusion des idées et des documents de la FPH et de ses partenaires. La FPH est membre du réseau Swiss Foundations et «d’un groupe informel de fondations progressistes françaises et/ou actives en France, engagées dans la durée pour une transition sociale, environnementale et économique».

Historique

Sans descendance, l’ingénieur chimiste Charles-Léopold Mayer lègue à sa mort, en 1971, une fondation à Madeleine Calame qui a été pendant quarante ans sa secrétaire et collaboratrice. Embarrassée par ce patrimoine géré dans différents pays et objet de convoitises, Madeleine Calame fait alors appel à son fils, Pierre Calame, pour l’aider. En avril 1982, la Fondation pour le progrès de l’homme s’installe à Lausanne, son patrimoine est remembré et mis sous tutelle publique de l’Etat de Vaud. C’est en 1986, à la mort de Madeleine, que Pierre Calame prend la direction de la FPH. Depuis lors, c’est toute la famille Calame qui est impliquée, en particulier Pierre et sa femme Paulette, tous deux membres du conseil de la Fondation et du conseil de gestion, ainsi que leur fils Matthieu, actuel directeur de la FPH.

Dirigeants

Conseil de Fondation

  • Claudia Genier : présidente
  • Anne-Lorraine Bujon
  • Luis Marini-Portugal
  • Aurore Merle
  • Loïc Pfister

Equipe

À Paris

  • Aline Jablonka : directrice du bureau parisien
  • Tony Goupil : gestion du bâtiment, logistique et accueil
  • Lysiane Mangin : assistante du pôle édition et communication
  • Naïma Sayah : secrétaire comptable et administrative
  • Isabelle Yafil : éditrice
  • Jocelyne Massal : gestion du bâtiment, logistique et accueil

À Lausanne

  • Matthieu Calame : directeur
  • Claudia Neubauer : responsable de programmes
  • Antoine Vaskou : responsable de programmes

Finances

En 2024, les actifs de la FPH, résultant de la valorisation du capital légué par Charles Léopold Mayer, s’élèvent à environ 400 millions d’euros. Il est composé à 85% d’un capital mobilier réparti entre obligations et actions. Les derniers 15% sont constitués de biens immobiliers : deux immeubles d’habitation en Suisse (Genève et Lausanne), un immeuble de bureau à Paris et un domaine dénommé La Bergerie de Villarceaux (400 hectares de terres agricoles, 250 hectares de forêt, un golf de 110 hectares, deux châteaux dans leur parc de 70 hectares) dans le Val d’Oise.
Ces dernières années, le budget de la FPH a été de l’ordre de 10 millions d’euros par an. De 2004 à 2013, le Conseil de la FPH a décidé de fixer des budgets biennaux et non plus annuels. Pour la période 2012-2013, le financement de l’action s’est élevé à environ 17,5 millions d’euros. A partir de 2015, les budgets deviennent trisannuels, avec un budget de financement de l’action de l’ordre de 29,5 millions d’euros pour la période 2015-2017 et de 27 millions pour 2018-2020. En 2020, ce montant a été environ 6,4 millions d’euros (contre environ 6,8 millions en 2019, 7,8 millions en 2018 et 6,3 millions en 2017).

AnnéeProduitsChargesRésultat
202445.884.593 €21.567.253 €24.317.340 €
202353.057.665 €33.293.690 €19.763.975 €
202223.243.296 €62.550.852 €-85.794.148 €
202153.802.911 €44.783.772 €9.019.139 €
202045.600.009 €22.459.547 €23.140.462 €
201965.116.251 €25.747.593 €39.368.658 €
201820.552.150 €-59.411.443 €-38.859.293 €
201767.390.922 €24.494.846 €42.896.076 €
201643.957.488 €46.504.779 €-2.547.291 €
201527.311.253 €55.896.908 €-28.585.655 €
201431.304.729 €19.203.076 €12.101.653 €
201352.308.273 €25.208.119 €27.100.154 €
201254.556.822 €31.224.822 €23.332.000 €
201134.063.453 €47.027.464 €-12.964.011 €
20108.623.275 €38.037.500 €-29.414.225 €

Liste non exhaustive de subventions attribuées par la FPH

2024

  • Institut Veblen : 258.000 €
  • Terre de Liens : 140.000 €
  • Sciences Citoyennes : 128.000 €
  • Cimade : 125.000 €
  • Ripess Europe : 118.000 €
  • Réseau Semences Paysannes : 115.000 €
  • Le Basic : 107.000 €
  • Inf’OGM : 106.000 €
  • Artisans de la Transition : 96.000 €
  • Uniterre : 96.000 €
  • Remix The Commons : 85.000 €
  • Banana Link : 83.000 €
  • Fair Trade Advocacy Office : 77.000 €
  • Agter : 75.000 €
  • Collectif pour une Transition Citoyenne : 72.000 €
  • Urgenci : 71.000 €
  • Fern : 68.000 €
  • La Maison des Lanceurs d’Alerte : 65.000 €
  • Les Amis de la Terre : 65.000 €
  • ATTAC : 65.000 €
  • Sherpa : 65.000 €
  • Alternatives Economiques : 64.000 €
  • Sciences Critiques : 63.000 €
  • Association Énergie partagée : 53.000 €
  • Ingénieurs sans frontières : 53.000 €
  • Alternatiba : 53.000 €
  • Friends of the Earth : 53.000 €
  • ENSSER : 53.000 €
  • ARC 2020 : 43.000 €
  • Solagro : 43.000 €
  • NégaWatt : 42.000 €
  • Alter-médias (Bastamag!) : 42.000 €
  • Zero Waste France : 42.000 €
  • La Maison commune de la décroissance : 42.000 €
  • Corporate Europe Observatory : 42.000 €
  • Institut Momentum : 42.000 €
  • Réseau Action Climat : 42.000 €
  • Avicenn : 32.500 €
  • Atelier Paysan : 32.000 €
  • Notre affaire à tous : 32.000 €
  • Stop OGM : 32.000 €
  • Oxfam France : 32.000 €
  • Critical Scientists Switzerland : 32.000 €
  • Transparency International France : 32.000 €
  • Finance Watch : 32.000 €
  • Risteco Association : 32.000 €
  • Générations Futures : 32.000 €
  • Secrets Toxiques : 32.000 €
  • Forum Synergies : 31.000 €
  • Mouvement Utopia : 31.000 €
  • European Coordination Via Campesina : 27.000 €
  • IPES Food : 22.000 €
  • IDDRI: 22.000 €

2023

  • Institut Veblen : 250.000 €
  • Terre de Liens : 140.000 €
  • Sciences Citoyennes : 122.000 €
  • Réseau Semences Paysannes : 120.000 €
  • Modus Operandi : 109.000 €
  • Inf’OGM : 109.000 €
  • Ripess Europe : 108.000 €
  • Artisans de la Transition : 108.000 €
  • Nuclear Transparency Watch : 107.000 €
  • Uniterre : 107.000 €
  • NégaWatt : 99.000 €
  • La Fabrique des transitions : 87.000 €
  • Citego Association : 87.000 €
  • Remix The Commons : 86.000 €
  • Banana Link : 83.000 €
  • Fair Trade Advocacy Office : 77.000 €
  • Collectif pour une Transition Citoyenne : 75.000 €
  • Urgenci : 74.000 €
  • La Maison des Lanceurs d’Alerte : 65.000 €
  • Les Amis de la Terre : 65.000 €
  • Solagro : 65.000 €
  • ATTAC : 65.000 €
  • Sherpa : 65.000 €
  • Ingénieurs sans frontières : 65.000 €
  • Alternatives Economiques : 54.000 €
  • Alternatiba : 54.000 €
  • Atelier Paysan : 54.000 €
  • Sciences Critiques : 53.000 €
  • ENSSER : 52.000 €
  • Forum Synergies : 48.000 €
  • ARC 2020 : 43.000 €
  • Alter-médias (Bastamag!) : 43.000 €
  • Zero Waste France : 43.000 €
  • Fern : 43.000 €
  • Institut Momentum : 43.000 €
  • Réseau Action Climat : 43.000 €
  • La Maison commune de la décroissance : 43.000 €
  • Corporate Europe Observatory : 42.000 €
  • Avicenn : 32.500 €
  • Critical Scientists Switzerland : 32.500 €
  • Association Énergie partagée : 32.000 €
  • Notre affaire à tous : 32.000 €
  • Stop OGM : 32.000 €
  • Oxfam France : 32.000 €
  • Transparency International France : 32.000 €
  • Mouvement Utopia : 32.000 €
  • Mouvement international pour la décroissance : 32.000 €
  • Finance Watch : 32.000 €
  • Risteco Association : 30.000 €
  • Générations Futures : 30.000 €
  • Secrets Toxiques : 30.000 €
  • Pour une autre Collectif Nourrir : 27.000 €
  • European Coordination Via Campesina : 27.000 €
  • Aitec : 25.000 €
  • IPES Food : 22.000 €
  • IDDRI : 22.000 €
  • IFOAM : 10.000 €

2022

  • Institut Veblen : 258.000 €
  • Sciences Citoyennes : 177.000 €
  • Fondation ACM : 168.000 €
  • Terre de Liens : 146.000 €
  • Remix The Commons : 133.000 €
  • Ripess Europe : 123.000 €
  • Réseau Semences Paysannes : 123.000 €
  • Artisans de la Transition : 113.000 €
  • Institut pour la Paix AEGES : 113.000 €
  • Modus Operandi : 112.000 €
  • Inf’OGM : 112.000 €
  • Cimade : 112.000 €
  • La Fabrique des transitions : 90.000 €
  • Citego Association : 90.000 €
  • Banana Link : 86.000 €
  • Fair Trade Advocacy Office : 80.000 €
  • Collectif pour une Transition Citoyenne : 79.000 €
  • Urgenci : 78.000 €
  • La Maison des Lanceurs d’Alerte : 68.000 €
  • Les Amis de la Terre : 67.000 €
  • ATTAC : 67.000 €
  • Sherpa : 67.000 €
  • Atelier Paysan : 66.000 €
  • Le Basic : 65.000 €
  • Alternatiba : 60.000 €
  • Alternatives Economiques : 56.000 €
  • Ingénieurs sans frontières : 56.000 €
  • Nuclear Transparency Watch : 56.000 €
  • ENSSER : 56.000 €
  • ARC 2020 : 45.000 €
  • NégaWatt : 45.000 €
  • Corporate Europe Observatory : 45.000 €
  • Friends of the Earth Europe : 45.000 €
  • Zero Waste France : 45.000 €
  • Fern : 45.000 €
  • Institut Momentum : 45.000 €
  • Réseau Action Climat : 45.000 €
  • Alter-médias (Bastamag!) : 43.000 €
  • Uniterre : 43.000 €
  • Oxfam France : 34.000 €
  • Avicenn : 33.000 €
  • Association Énergie partagée : 33.000 €
  • Notre affaire à tous : 33.000 €
  • Stop OGM : 33.000 €
  • Critical Scientists Switzerland : 33.000 €
  • Transparency International France : 33.000 €
  • Mouvement Utopia : 33.000 €
  • Risteco Association : 33.000 €
  • European Coordination Via Campesina : 22.000 €
  • Sciences Critiques : 22.000 €
  • IPES Food : 22.000 €
  • Solagro : 22.000 €
  • IDDRI: 22.000 €
  • Collectif Nourrir : 17.000 €
  • IFOAM : 11.000 €
  • Citizens for Europe : 10.500 €

2021

  • Institut Veblen : 277.000 €
  • Fondation ACM : 240.000 €
  • Terre de Liens : 165.000 €
  • Ripess Europe : 132.000 €
  • Réseau Semences Paysannes : 132.000 €
  • Citizens for Europe : 125.000 €
  • Modus Operandi : 120.000 €
  • Artisans de la Transition : 120.000 €
  • Inf’OGM : 120.500 €
  • Sciences Citoyennes : 118.000 €
  • La Fabrique des transitions : 96.000 €
  • Citego Association : 96.000 €
  • Remix The Commons : 96.000 €
  • Banana Link : 90.000 €
  • La Maison des Lanceurs d’Alerte : 85.000 €
  • Fair Trade Advocacy Office : 85.000 €
  • Urgenci : 85.000 €
  • Collectif pour une Transition Citoyenne : 85.000 €
  • Les Amis de la Terre : 72.000 €
  • Association Énergie partagée : 72.000 €
  • ATTAC : 72.000 €
  • Alternatives Economiques : 60.000 €
  • Ingénieurs sans frontières : 60.000 €
  • Nuclear Transparency Watch : 60.000 €
  • Alternatiba : 60.000 €
  • ENSSER : 60.000 €
  • ARC 2020 : 48.000 €
  • Sherpa : 48.000 €
  • NégaWatt : 48.000 €
  • Alter-médias (Bastamag!) : 48.000 €
  • Friends of the Earth Europe : 48.000 €
  • Zero Waste France : 48.000 €
  • Fern : 48.000 €
  • Corporate Europe Observatory : 48.000 €
  • Institut Momentum : 48.000 €
  • Réseau Action Climat : 47.000 €
  • Atelier Paysan : 36.000 €
  • Avicenn : 36.000 €
  • Notre affaire à tous : 36.000 €
  • Stop OGM : 36.000 €
  • Le Basic : 36.000 €
  • Oxfam France : 36.000 €
  • Critical Scientists Switzerland : 36.000 €
  • Transparency International France : 36.000 €
  • Mouvement Utopia : 36.000 €
  • Risteco Association : 36.000 €
  • European Coordination Via Campesina : 30.000 €
  • Aitec : 25.000 €
  • Sciences Critiques : 24.000 €
  • IPES Food : 24.000 €
  • Solagro : 23.500 €
  • IDDRI: 23.500 €
  • Pour une autre PAC : 18.000 €
  • IFOAM : 12.000 €

2020

  • Institut Veblen : 240.000 €
  • Ripess-Europe : 195.000 €
  • Sciences Citoyennes : 132.513 €
  • Réseau Semences Paysannes : 110.000 €
  • Alter-médias (Bastamag!) : 105.000 €
  • Alternatives Economiques : 105.000 €
  • Citego Association : 100.000 €
  • Inf’OGM : 100.000 €
  • Risteco Association : 100.000 €
  • Banana Link : 90.000 €
  • Burgerbewegung Finanzwende : 90.000 €
  • Bédé : 78.000 €
  • Terre de Liens : 75.000 €
  • Les Amis de la Terre : 75.000 €
  • Mobilités et usages soutenables du territoire : 65.000 €
  • P2P Foundation : 65.000 €
  • UrbaMonde : 60.000 €
  • ARC 2020 : 50.000 €
  • Ingénieurs sans frontières : 50.000 €
  • Montanea : 50.000 €
  • Association Transition Citoyenne : 50.000 €
  • Mouvement Sol : 50.000 €
  • Forum Synergie : 50.000 €
  • Remix The Commons : 50.000 €
  • Artisans de la Transition : 50.000 €
  • Nuclear Transparency Watch : 50.000 €
  • Commerce Équitable France : 45.000 €
  • Les Amis de No-Vox : 43.000 €
  • Centre de Recherche et d’Actions Sociales : 41.000 €
  • Alternatiba : 40.000 €
  • IPES Food : 40.000 €
  • ENSSER : 40.000 €
  • Réseau Transition : 40.000 €
  • Urgenci : 40.000 €
  • Solagro : 40.000 €
  • Fair Trade Advocacy Office : 40.000 €
  • Terre de Liens Normandie : 40.000 €
  • Mouvement de l’Economie Solidaire : 35.000 €
  • Asociacio Activistas en Trancision : 35.000 €
  • NégaWatt : 35.000 €
  • Peuples solidaires : 35.000 €
  • Réseaux pour l’action collective transnationale : 30.000 €
  • Forderverein Wachstmunswende : 30.000 €
  • Climatestrike Switzerland Finance : 30.000 €
  • CMAT : 30.000 €
  • lnades : 30.000 €
  • Stop OGM : 30.000 €
  • Le Basic : 28.000 €
  • Corporate Europe Observatory : 28.000 €
  • Critical Scientists Switzerland : 28.000 €
  • Transparency International France : 28.000 €
  • Collectif Paysages de l’après pétrole : 26.000 €
  • Habitat et Participation : 25.000 €
  • Pour une autre PAC : 25.000 €
  • IFOAM : 20.000 €
  • ATTAC : 20.000 €
  • Pour un Enseignement Pluraliste dans le Supérieur en Economie : 20.000 €
  • Nitidae : 20.000 €
  • Atelier Paysan : 20.000 €
  • Avicenn : 20.000 €
  • Comité Liaison Energies Renouvelables : 20.000 €
  • Planning association : 20.000 €
  • Réseau Action Climat : 20.000 €
  • Collectif des associations citoyennes : 15.000 €
  • Notre affaire à tous : 15.000 €
  • Association Française Arbres Champêtres et Agroforesteries : 15.000 €
  • Énergie Partagée Association : 15.000 €
  • Habitat International Coalition : 15.000 €
  • Institut Momentum : 15.000 €
  • Aitec : 15.000 €
  • Ach’Act-Actions Consommateurs Travailleurs : 10.000 €
  • Global Chance : 10.000 €
  • Réseau Compost Citoyen : 10.000 €
  • Chambre de l’économie sociale et solidaire : 8000 €

2019

2018

2017

2016

2015

2014

  • Sciences Citoyennes : 135.000 €
  • Inf’OGM : 70.000 €
  • Nuclear Transparency Watch : > 45.000 €
  • Réseau Semences Paysannes : > 45.000 €
  • Alter-médias : > 45.000 €
  • ATD Quart Monde : 40.000 €
  • Corporate Europe Observatory : 21.500 €
  • Coordination européenne Via Campesina : > 9000 €
  • ENSSER : > 9000 €
  • Stop OGM : > 9000 €
  • Sherpa : > 9000 €

2013

2012

2011

  • Réseau Semences Paysannes : 95.460 €
  • Sciences Citoyennes : 80.000 €
  • Inf’OGM : 76.337 €
  • ENSSER : 20.000 €
  • Association Monde Pluriel Grenoble : 116.000 €
  • AGTER : 12.000 €
  • IRG : 497.000 €
  • Forum Synergies : 66.000 €
  • Association les Petits Débrouillards : 101.000 €
  • Ritimo : 381.000 €
Publié dans Financeurs, FPH | Commentaires fermés sur FPH (Fondation Charles-Léopold Mayer pour le progrès de l’homme)

Humanité et Biodiversité

94, rue Lafayette
75010 Paris
Tél. : 01.43.36.04.72
Email : contact@humanite-biodiversite.fr
Site : http://humanite-biodiversite.fr/

Profil

Après de longues années d’actions militantes de la Ligue ROC axées principalement sur l’opposition à la chasse, l’association a opéré un tournant vers 2011, en adoptant le nom «Humanité et Biodiversité» (H&B) et en orientant ses activités vers le lobbying pour la préservation de la biodiversité.
Présidée de 2001 à 2015 par le médiatique Hubert Reeves, H&B a donc décidé de faire émerger le sujet biodiversité auprès des décideurs économiques, notamment en collaborant avec le groupement des CCI, le MEDEF et par des partenariats avec des entreprises privées, comme Eiffage ou Suez. Mais les politiques publiques constituent aussi un autre axe d’intervention important. H&B est en effet un partenaire privilégié des autorités publiques. Sous la présidence de François Hollande, les responsables de l’association se félicitent d’être «reçus à de nombreuses reprises par la ministre mais aussi reçus par le président de la République. Ces réunions “off”, de plus en plus nombreuses (…), sont importantes pour faire bouger des lignes».
Ainsi, en 2016, Christophe Aubel, jusque-là directeur de H&B, est devenu directeur général de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et Hubert Reeves son président d’honneur. De même, Sandrine Bélier, directrice de H&B depuis 2016, est devenue 1ère vice-présidente de l’Office français de la biodiversité (OFB), fusion de l’AFB et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage en 2020. Cette proximité avec le pouvoir a incité plusieurs administrateurs à démissionner en 2009, déplorant que l’association «ne s’oppose plus, elle sert de caution aux ministères». Il est vrai que les statuts de l’association établis en 2004 ne mentionnent plus l’opposition à la chasse. H&B siège dans une quarantaine de comités, commissions et groupes de travail. Elle a été l’une des 8 ONG nationales partie prenante des quatre Conférences Environnementales (2012-2016).
H&B présente un profil plutôt institutionnel et va collaborer de préférence avec des associations ayant un profil similaire, comme la Fondation pour la Nature et l’Homme, la Ligue pour la protection des oiseaux, ou encore France Nature Environnement et le Comité français de l’UICN dont H&B est membre. Cependant, en 2019, H&B déclarait que «si, au sein des ONG de défense de l’environnement, des positions radicales, éloignées de nos valeurs de tolérance et d’humanisme, sont parfois dominantes, nous devons œuvrer au sein de cet ensemble pour identifier des points de convergence et en faire les bases d’actions communes».
Enfin, H&B a lancé en 2011 un réseau d’Oasis Nature, en incitant particuliers, collectivités ou entreprises à créer des «espaces propices à la préservation de la biodiversité» tout en respectant la charte Oasis Nature. En 2024, H&B recense 1761 Oasis Nature, couvrant plus de 3200 hectares.

Structure

Association de la loi de 1901, créée en 1976. Elle est reconnue d’utilité publique et, par arrêté du 7 février 2013, elle est habilitée pour prendre part au débat sur l’environnement se déroulant dans le cadre des instances consultatives nationales. C’est ainsi qu’Humanité et Biodiversité est l’une des 8 ONG nationales qui a été partie prenante des Conférences Environnementales sous la présidence de François Hollande.

Dirigeants

Bureau

  • Bernard Chevassus-au-Louis : président
  • Patrick Hubert : vice-président
  • Sylvain Boucherand : vice-président
  • Sandra Dorizon : secrétaire générale
  • Michel Badré : trésorier
  • Sylvie Bénard : trésorière adjointe

Autres administrateurs

  • Luc Abbadie
  • Stéphanie Antoine
  • Elhadi Azzi
  • Jean-Pierre Bompard
  • Pierre Darmanté
  • Loïc Dombreval
  • Emmanuel Gourbesville
  • Patrice Hirbec
  • Nathalie Jaupart-Chourrout
  • Alain Naessens
  • Carine Ritan-Olivry
  • Marius Ruchon

Equipe

    • Sandrine Bélier : directrice
    • Antoine Rempenault : responsable administratif et financier
    • Berdis Aouameur : assistante de gestion et vie associative
    • Xavier Durot : responsable «Vie associative et communication»
    • Célestine Schmid Aubert : chargée de Mobilisation et de Développement
    • Nathan Horrenberger : chargé de mission «Politiques de la biodiversité»
    • Bastien Sart-Serrigny : chargé de mission «Oasis Nature»

Historique

Le Rassemblement des opposants à la chasse (ROC) a été créé en janvier 1976 par des militants comme Serge Boutinot, Jean-Claude Nouët, Théodore Monod, Bernard Groslier, Paule Drouault. Avec la présidence d’Hubert Reeves, le nom est devenu en 2001 «Ligue ROC pour la préservation de la faune sauvage et la défense des non-chasseurs» et a adopté une posture moins radicale que ses fondateurs, participant de façon plus conciliante aux négociations avec les autorités publiques. Le 26 mars 2011, l’association a changé de nom pour s’appeler dorénavant «Humanité et Biodiversité».

Activités

Campagne. En 2011, H&B a lancé son projet de réseau baptisé les Oasis Nature, avec le soutien de la Fondation Norauto. Un peu sur le modèle des refuges LPO, il s’agit de créer des «espaces propices à la préservation de la biodiversité» en respectant une charte. Seuls les adhérents de l’association peuvent faire partie de ce réseau. En 2024, H&B revendique 1761 Oasis Nature.
Communication. Avec le soutien de l’Office français de la biodiversité, H&B organise des webinaires mensuels sur différentes thématiques («Municipales 2026 : la biodiversité sera-t-elle au rendez-vous ?», «Une seule santé : quelles initiatives dans nos territoires ?», «Réduction des pesticides : où en sommes-nous ?»…). L’association organise ou participe à des conférences. Ainsi, elle indique qu’en 2024 il y a eu 93 réunions, rencontres, groupes de travail, conférences ou colloques avec leur président Bernard Chevassus-au-Louis.
Publications. L’association publie environ une fois par an la Revue H&B : en 2024, n°8 : «TRAGECO : un observatoire de la transition écologique de l’agriculture» ; en 2021, n°7 : actes du colloque du 17 mars 2021 «Une seule santé : en pratique ?». H&B publie aussi L’Écho, le bulletin d’information trimestriel réservé aux adhérents. H&B publie régulièrement des notes de position (Dermatose nodulaire des bovins, L’approche «Une seule santé» dans nos territoires, La programmation pluriannuelle de l’énergie, Quelle politique agricole et alimentaire pour l’UE ?), des plaquettes (Oasis Nature, Apprenons à habiter la Terre, Guide pratique d’actions de plaidoyer en faveur de la biodiversité) pour le grand public, ou pour les professionnels (guide Zéro artificialisation nette). L’association publie régulièrement Les Cahiers de la Biodiversité, une publication qui présente leurs analyses ou propositions «sur des sujets liés à la connaissance et à la gestion de la biodiversité ou à d’autres aspects pouvant avoir des incidences sur la biodiversité», comme par exemple «Une seule santé» : l’Humain inséparable de la Biodiversité ou encore Les indicateurs d’usage et de risque des produits phytosanitaires (analyse du rapport INRAE sur les évolutions du HRI et propositions).
Lobbying.
H&B est très impliquée dans les processus de négociation avec les autorités, comme en 2008 où elle a participé au Grenelle de l’Environnement, à la Table Ronde sur la Chasse (TRC) mise en place par le gouvernement (qui a abouti à la signature d’un accord sur les dates d’ouverture), et aux rencontres «Animal et société». L’association intervient aussi comme membre du Comité français de l’UICN et de France Nature Environnement.
H&B déclare avoir dépensé entre 25.000 et 50.000 euros en 2024 pour des activités de lobbying auprès des députés et sénateurs, une somme similaire entre 2023 et 2021, 10.000 et 25.000 euros en 2020 , et moins de 10.000 euros pour les années 2017, 2018, 2019. L’association a déclaré 10 actions de lobbying en 2024 (contre 7 en 2023, 15 en 2022, 10 en 2021, 2 actions en 2020). H&B siège dans 42 comités, commissions ou conseils.

Finances

AnnéeProduitsChargesRésultat
2024939.437 €765.075 €174.362 €
2023856.806 €839.425 €17.381 €
2022610.483 €640.431 €-29.949 €
2021881.357 €581.580 €299.777 €
2020458.978 €452.775 €6203 €
2019451.556 €431.574 €19.982 €
2018478.465 €437.358 €41.107 €
2017604.196 €502.329 €101.867 €
2016550.406 €389.929 €160.477 €
2015502.286 €486.348 €15.938 €
2014496.699 €467.276 €29.423 €
2013465.694 €411.094 €54.600 €
2012292.340 €361.924 €-69.584 €
2011254.685 €317.449 €-62.764 €
2010277.017 €218.671 €58.346 €
2009242.950 €246.931 €-3981 €
2008214.763 €213.838 €925

Sources des financements

En 2024, les «concours publics et subventions d’exploitation» ont représenté 36% des ressources, s’élevant à 341.099 euros. H&B a reçu 148.650 euros de mécénat. Les cotisations ne représentent que 3% des ressources, c’est-à-dire 32.145 euros. une difficulté à faire adhérer de manière stable. L’association constate «une difficulté à faire adhérer de manière stable. Chaque année, les nouveaux adhérents sont nombreux, mais chaque année, les départs sont nombreux.»
Fin décembre 2024, les disponibilités s’élèvent à 932.044 euros.

2024
Office français pour la biodiversité215.701 €
Ministère de la transition écologique165.000 €
Eiffage40.000 €
Paprec30.000 €
Domitys28.000 €
La Poule Rousse23.700 €
Le poids du vivant20.000 €
ECT7000 €
2023
Office français pour la biodiversité204.400 €
Ministère de la transition écologique135.000 €
Eiffage60.000 €
ECT35.000 €
Paprec30.000 €
Domitys23.000 €
La Poule Rousse21.000 €
Lifti9000 €
2022
Ministère de la transition écologique135.000 €
Office français pour la biodiversité100.200 €
Eiffage40.000 €
ECT35.000 €
Domitys20.000 €
Paprec10.000 €
Lifti9000 €
FNE5000 €

En 2021, le ministère de la Transition écologique et solidaire a octroyé 153.000 euros (convention pluriannuelle 2020-2023). En 2019, H&B a reçu 160.000 euros des ministères (contre 180.000 euros en 2018, 205.000 euros en 2017, 190.000 euros en 2015, 150.000 euros en 2014, 155.000 euros en 2013, 45.000 euros en 2012 ainsi qu’en 2011). En 2016, l’association a reçu une subvention du ministère de l’Ecologie (210.000 euros dans le cadre d’une Convention Pluriannuelle 2016-2019), une subvention du ministère de l’Agriculture (30.000 euros) et une subvention de l’Onema (6000 euros) pour l’organisation du colloque «Quelles éthiques pour les relations humains-biodiversité ?». H&B a reçu deux subventions de projet avec l’Agence Française pour la biodiversité (AFB) de 251.500 euros pour 2020-2021. En 2019, l’AFB a octroyé 30.000 euros pour la réalisation d’une étude sur les nouveaux indicateurs de biodiversité en milieu agricole. Pour des partenariats de projets à cheval sur l’année 2017 et 2018, H&B a reçu 65.500 euros de l’AFB et 40.000 euros de la Sem Lille Métropole. En 2014, H&B a aussi reçu 5000 euros de la Réserve parlementaire du sénateur UMP André Pierre et, en 2013, 15.000 euros du député PS Jean-Paul Chanteguet et 5000 euros de la députée PS Geneviève Gaillard. En 2008, le ministère de l’Ecologie avait octroyé une aide de 10.000 euros à l’association, notamment pour l’aider dans sa participation au Grenelle de l’environnement. En 2010, le ministère de l’Ecologie a augmenté cette aide à 15.000 euros.
Côté privé, en 2021 et en 2019, le groupe Eiffage a donné 40.000 euros et le Laboratoire d’initiatives foncières et territoriales innovantes (Lifti) a octroyé 9000 euros. En 2021, H&B a reçu 20.000 euros de Domitys, 10.000 euros de Paprec et 5850 euros de FNE. Pour 2019-2020, ECT donne 50.000 euros et le Groupe Nexity 40.000 euros. En 2014, H&B a reçu 15.000 euros de la Fondation Norauto pour le projet de réseau des Oasis Nature (contre 30.000 euros par an entre 2011 et 2013). Parmi les autres partenaires en 2021, H&B mentionne : ECT, UNPG/UNICEM, UPGE, Les Eco Maires, UNAF.

Publié dans association, Ligue ROC | Commentaires fermés sur Humanité et Biodiversité

L’Ecologiste

Tartelinière
03160 Ygrande
Tél. : 04.70.66.25.43
Email : contact@ecologiste.org
Site : http://www.ecologiste.org

Profil

Lancé en 2000, afin de profiter des succès des altermondialistes à Seattle et du début de mobilisation contre les OGM en France, L’Ecologiste se présente comme l’édition française de The Ecologist, revue britannique fondée en 1970 par feu le millionnaire franco-britannique Teddy Goldsmith, pionner de l’écologisme aux convictions très conservatrices. La revue française a cependant peu d’articles en commun avec The Ecologist, qui a d’ailleurs été vendu en 2012 pour 1 £ par Zac Goldsmith, neveu de Teddy et parlementaire du Parti conservateur anglais, au magazine Resurgence, rebaptisé depuis Resurgence & Ecologist. Le site de The Ecologist fonctionne toujours, mais avec une direction éditoriale séparée de Resurgence. En juillet 2015, la revue a réuni des fonds par le biais d’une plate-forme de financement participatif afin «de donner les moyens à L’Ecologiste d’une nouvelle formule et d’une plus grande diffusion». Cependant, la publication de L’Ecologiste a été suspendue en août 2022 et la nouvelle formule a débuté qu’en avril 2025.
L’Ecologiste
est rapidement devenu une référence pour certains milieux écologistes français et apporte un cadre de réflexion idéologique radical. La revue promeut la mise en place d’une société «stable», considérant que «la société industrielle, le libre-échange, la mondialisation économique et les multinationales engendrent des mécanismes de destruction de la nature et de la société qui s’étendent aujourd’hui à toutes les actions humaines et à la planète elle-même». La revue a contribué à lancer le débat sur la décroissance en France. Elle a en effet coorganisé un grand colloque «Défaire le développement, refaire le monde» en 2002, qui a permis d’installer à nouveau le débat sur la critique de la croissance et du développement. Cet événement marque aussi le début de la critique de la notion de développement durable. De plus, la revue a mis en avant les liens entre écologie et spiritualité, comme en 2003 avec l’organisation de rencontres sur le thème «Ecologie et spiritualités» en collaboration avec le WWF-France. L’Ecologiste a également contribué au succès, en 2004, du colloque de l’ARTAC «Cancer, environnement et société», qui s’est déroulé à l’UNESCO et qui a débouché sur l’Appel de Paris. Cependant, L’Ecologiste, animé que par deux permanents, a perdu en influence.
La revue a adopté une posture critique vis-à-vis du Grenelle de l’environnement. Thierry Jaccaud a notamment critiqué Greenpeace et les autres associations environnementales pour leur «choix stratégique sidérant» qui «consiste à ne plus dire tout haut ce que l’on veut vraiment», en l’occurrence l’interdiction des OGM en plein champ. L’Ecologiste s’oppose aussi à certains projets comme l’EPR, l’autoroute A69 ou la construction de nouvelles lignes de TGV. La revue s’articule toujours autour d’un dossier. Les plus récents sont : «Les folies du nucléaire», «Comment sauver les insectes ?», «Comment vivre avec frère loup», «Eoliennes : vraies ou fausses solutions».

Structure

The Ecologist France, SARL au capital de 8385 euros. SIRET : 43278189600027 ; RCS Cusset 432 781 896 ; immatriculation 12 septembre 2000. Depuis décembre 2020, la répartition des 550 parts sociales est la suivante : 248 parts à Alexander Goldsmith (fils de Teddy Goldsmith), 247 parts à Dido Goldsmith (fille de Teddy Goldsmith), 28 parts à Jean-Louis Gueydon de Dives (fondateur de la Fondation pour une Terre Humaine) et 27 parts à Thierry Jaccaud.

Dirigeants

Rédaction

  • Thierry Jaccaud : rédacteur en chef et directeur de publication
  • Corinne Smith : rédactrice en chef adjointe

Diffusion

Trimestriel. En 2015, la revue affirme vendre un peu moins de 10.000 exemplaires par numéro (kiosque, vente dans les magasins bio, abonnements en direct ou par intermédiaires, vente au numéro en direct…), estimant à l’époque le nombre de lecteurs à 50.000.

ISSN : 1625-4732.

Finances

L’Ecologiste est opaque concernant ses finances. Jusqu’en 2013, la revue ne déposait pas ses comptes et, à partir de 2014, ils sont déposés mais accompagnés d’une déclaration de confidentialité. On ne connaît pas non plus la participation financière de la société d’investissement suisse Wu Wei SA, actionnaire de The Ecologist depuis 2013. En juillet 2015, afin de financer une nouvelle formule, la revue a récolté 16.206 euros en faisant appel à une plate-forme de financement participatif.

Publié dans L'Ecologiste, Revues et publications | Commentaires fermés sur L’Ecologiste

Générations Futures

179, rue La Fayette
75010 Paris
Tél.-Fax : 01.45.79.07.59
E-mail : adherent@generations-futures.fr
Site : http://www.generations-futures.fr

Profil

Avec 4378 adhérents en 2024, Générations Futures (GF) est la principale association française de lutte contre les pesticides. GF veut la suppression de tous les pesticides de synthèse et la mise en place d’une agriculture 100% bio. Ces dernières années, l’association a élargi ses combats aux pollutions chimiques en général (perturbateurs endocriniens, PFAS…) et il lui arrive de se mobiliser ponctuellement sur d’autres thématiques, comme en s’opposant aux OGM, à la «Ferme des 1000 vaches» ou au CETA.
L’association a connu un succès rapide, devenant ainsi un interlocuteur incontournable aussi bien pour les autorités que pour les médias en ce qui concerne les pesticides. Cette réussite est due à sa stratégie de communication anxiogène qui repose principalement sur le danger que représenteraient les pesticides pour la santé, un moyen jugé efficace pour intéresser les journalistes et mettre la pression sur les responsables politiques. D’ailleurs, GF collabore étroitement avec certains journalistes, comme Martin Boudot en 2016 sur le «Cash Investigation» consacré aux pesticides et, en 2022 et 2025, sur les émissions «Vert de rage» consacrées aux PFAS et aux «pesticides interdits».
Toutefois, GF manie souvent les chiffres afin de susciter la peur ou dénigrer l’agriculture conventionnelle. En 2022, par exemple, GF affirme que «l’agriculture conventionnelle utilise plus de cuivre en tonnage que l’agriculture biologique», alors que rapporté à l’utilisation par hectare, c’est le bio qui en utilise davantage. Lorsque l’association a sorti en 2010 son enquête «Menu Toxique» qui révélait la présence de résidus chimiques dans un menu type, elle a préféré communiquer sur le nombre de résidus (127) plutôt que sur leur quantité qui était infinitésimale. Le toxicologue Jean-François Narbonne avait déclaré au sujet de cette enquête : «Il faut arrêter d’affoler les gens sans leur donner les clés pour comprendre les vrais risques qu’ils courent.»
Depuis, GF sort régulièrement des «enquêtes» d’analyse de présence de résidus dans les fraises, les cheveux d’enfants, l’eau, l’air… Bien que l’association admette que les résultats contenus dans leurs dossiers «n’ont pas de valeur statistique significative», elle communique des chiffres tout en sachant qu’ils n’ont aucune valeur. Ainsi, concernant une de ces «enquêtes», le Dr Dominique Dupagne, ancien chroniqueur science et santé sur France Inter, a estimé que c’était «un rapport militant destiné à convaincre et non à étudier la réalité. La conclusion était écrite avant la réalisation des dosages, c’est une approche typiquement non-scientifique. (…) Ce genre de rapport décrédibilise la lutte scientifique contre les pesticides un peu comme un policier qui fabrique des fausses preuves».
GF travaille en étroite relation avec les entreprises bio, en leur demandant de «soutenir (leur) travail d’information des citoyens sur les dangers de pesticides et sur l’importance de manger bio», afin de «permettre de développer le secteur de la bio en général et donc de créer un climat propice au développement de votre propre société.» De fait, GF apparaît comme une force de lobbying pour promouvoir le bio en dénigrant les produits issus de l’agriculture conventionnelle. D’autant plus que l’association est présidée par Maria Pelletier, PDG d’une entreprise bio mais surtout administratrice de Synabio (le syndicat national des entreprises bio). De même, de nombreuses entreprises partenaires financières de GF (Groupe Léa Nature, Ecotone, Biocoop, Ecocert, La Boulangère bio, Naturalia, Ekibio, Botanic) font partie du secteur bio, pour la plupart membre du Synabio. Ainsi, en février 2025, GF a participé au lancement de la campagne «Tous exposés», avec notamment le soutien d’Ecotone et de La Maison de la Bio, pour montrer que «l’exposition aux pesticides chimiques est généralisée».
Enfin, GF participe à un large réseau d’associations partenaires (nationales et internationales), comme Pesticide Action Network Europe, EDC Free Europe, Health and Environment Alliance (HEAL), Collectif Nourrir, Secrets Toxiques, Collectif inter-Associatif pour la Santé Environnementale…

Structure

Association de la loi de 1901, créée en 1996. Depuis décembre 2008, l’association est agréée pour la protection de l’environnement. L’association a été rebaptisée «Générations Futures» en novembre 2011. Elle revendique 20 relais locaux en 2024.

Dirigeants

Bureau

  • Maria Pelletier : présidente
  • Thierry Verley : trésorier
  • Christian Pacteau : secrétaire

Conseil d’administration

  • Florence Foure
  • Rachel Senault
  • Jean-Philippe Cortial
  • Dominique Marion
  • Nadir Saïfi
  • Nicolas Namur
  • Laurence Guichard
  • Sylvie Nève

Salariés

  • François Veillerette : chargé du plaidoyer et porte-parole
  • Nadine Lauverjat : déléguée générale Générations Futures et campagne «Victimes des pesticides»
  • Emilie Örmen : chargée de mission adhérents, relais locaux et bénévoles
  • Pauline Cervan : chargée de mission Règlementaire et Scientifique
  • Kildine Le Proux de La Rivière : chargée de mission scientifique et règlementaire
  • Andy Battentier : chargé de mobilisation
  • Hélène Mocquillon : chargée de mission communication et mobilisation
  • Yoann Coulmont : chargé de mission plaidoyer

Historique

En 1992, Georges Toutain, agronome de l’Inra à la retraite, crée un groupe de réflexion informel et local en Picardie pour aborder les problèmes liés à l’agriculture intensive, la relation environnement-santé, la préservation des ressources naturelles, etc. Avec ce groupe, Georges Toutain voulait rendre compte de son action au conseil régional alors qu’il avait été élu comme «écologiste indépendant». Dès le début, François Veillerette fait partie de ce cercle de réflexion. En 1996, ce groupe se constitue en association sous le nom de Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) et la présidence est assurée par Georges Toutain. L’association prendra ensuite une dimension plus importante sous la houlette de François Veillerette.

Activités

Communication : GF occupe le terrain médiatique principalement avec des «enquêtes» alarmistes sur l’exposition aux pesticides et aux perturbateurs endocriniens (PE). En 2008, il s’agissait d’une étude sur le vin et une autre sur les raisins ; en 2010, un dossier sur la présence de produits chimiques dans un menu type et, en 2011, un autre afin de comparer la présence de résidus de pesticides dans un menu type bio et dans un menu type non bio. En 2013, il y a eu 4 dossiers (pesticides agricoles dans les cheveux, expositions des enfants aux insecticides perturbateurs endocriniens, néonicotinoïdes dans les aliments, pesticides et PE dans des fraises). Depuis, l’association publie très régulièrement ce type de rapports.
En janvier 2025, GF met en ligne Géophyto, une carte interactive détaillant les achats de pesticides à l’échelle départementale. En février 2025, GF avec d’autres ONG (Secrets Toxiques, Noé , On Est Prêt) et des acteurs du secteur bio (Ecotone et La Maison de la Bio) ont lancé la campagne «Tous exposés», une plateforme interactive «qui informe, sensibilise et mobilise sur l’exposition aux pesticides chimiques».
GF intervient dans des conférences, dans des films (Témoin gênant en 2003, Pesticides, non merci ! en 2006, Nos enfants nous accuseront en 2008) et dans les médias. En janvier 2008, GF avec Terre d’Abeilles ont mis une page de publicité (financée par le Groupe Léa Nature) dans Le Monde afin de dénoncer l’autorisation du Cruiser. En octobre 2016, GF participe à la campagne publicitaire de la Fondation Léa Nature contre les perturbateurs endocriniens, une campagne renouvelée en 2017. GF a coproduit avec HEAL, dont il est membre, une bande-dessinée antipesticides et produits chimiques. En 2017, il y a la sortie au cinéma du film Zéro phyto, 100% bio, coproduit par GF. Ponctuellement, l’association organise des manifestations, comme contre l’UIPP en 2003 et en 2006, et les années suivantes à l’occasion du Salon de l’Agriculture.
Campagnes : Chaque année depuis 2006, du 20 au 30 mars, GF organise la Semaine sans pesticides (SSP), son action phare, avec plus de 300 événements (conférences, ciné-débats, ateliers jardinage au naturel, marchés bio, spectacles, expositions…) organisés avec 50 partenaires pour l’édition 2022 en France et dans plusieurs autres pays. En 2014, à l’occasion de la SSP, GF lance le projet «0 phyto, 100% bio !»  qui, avec deux sites dédiés, «doit permettre de recenser, encourager et valoriser les collectivités à entrer dans cette démarche de réduction des pesticides et de promotion de la bio». L’édition 2020 a été presque entièrement annulée à cause du premier confinement et, en 2021, les temps forts nationaux ont été en ligne.
A partir de 2009, GF a décidé de mettre en avant les victimes de pesticides, professionnelles ou non, afin de sensibiliser l’opinion publique. Un site Internet a été créé sur ce thème, avec différents témoignages. En avril 2016, l’association met en ligne «la première carte de France des victimes des pesticides», avec environ 400 témoignages. En décembre 2016, à l’occasion d’une conférence organisée par José Bové au Parlement européen, GF a lancé avec d’autres organisations un appel intitulé «Pesticides en agriculture : Levons le voile sur un véritable scandale sanitaire». GF est aussi impliquée dans le débat des «riverains exposés aux pesticides».
Depuis 2016, GF est engagé dans la campagne contre la réhomologation du glyphosate. En février 2017, l’association est devenue le relais en France de l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) contre le glyphosate, portée par l’organisation européenne WeMove. En avril 2017, elle a publié un premier rapport sur l’exposition des Français au glyphosate en faisant analyser les urines de 30 personnes dont plusieurs personnalités. En septembre 2017, un deuxième rapport est publié, cette fois portant sur la présence de glyphosate dans les aliments. En novembre 2017, GF publie un troisième rapport, «portant sur l’analyse des motifs de rejets des études montrant une toxicité du glyphosate». Depuis 2021, GF a publié trois autres rapports sur le glyphosate.
En 2018, GF a lancé une nouvelle campagne «Désintox» afin notamment de «révéler la présence de produits chimiques dangereux pour la santé et l’environnement».
Depuis 2018, GF a mise en place «Shake ton politique», un outil d’interpellation de «certains décideurs, des fonctionnaires, des membres du gouvernement, les élu.es en place et les candidat.es aux futures élections majeures, à la fois au niveau local, national ou européen».
Lobbying : L’association déclare avoir dépensé entre 25.000 et 50.000 euros en 2023, entre 10.000 et 25.000 euros en 2021 et 2022, moins de 10.000 euros en 2018, 2019 et 2020, et entre 10.000 et 25.000 euros en 2017, pour des activités de lobbying auprès des députés et sénateurs. L’association a déclaré 4 actions de lobbying en 2017, 1 action en 2018, 3 actions en 2019, 1 action en 2020, 8 actions en 2021, 12 actions en 2022 et 15 actions en 2023.
GF s’est fortement impliqué dans le Grenelle de l’environnement. En 2009, GF a lancé avec APE, la LPO et l’UNAF, un comité de soutien des élus à l’abeille et à l’apiculture (en mars 2018, ce comité est relancé et compte désormais environ 180 adhérents). Fin 2011, GF rejoint le collectif PAC2013, un groupe de lobbying sur la réforme de la PAC. En mars 2012, GF organise au Sénat un congrès «Pesticides et santé» sur deux journées. En 2013, GF lance avec APE et l’UNAF un comité d’élus sur les pesticides. En 2025, la loi sur les PFAS portée par le député écologiste Nicolas Thierry a été adoptée grâce au lobbying intense de GF. En 2024, GF explique que «des élus comme l’eurodéputé Benoît Biteau ou encore les députés Charles Fournier ou Jean-Claude Raux se sont appuyés sur notre travail, ce dernier notamment pour poser une question orale au gouvernement. Pour information, nous avons collaboré avec Jean-Claude Raux au sujet de sa PPL sur les aires d’alimentation de captage». En 2014, GF a aidé le sénateur écologiste Joël Labbé à rédiger une proposition de loi visant à interdire l’usage de pesticides par des collectivités publiques pour l’entretien de leurs espaces et par les particuliers. En mars 2019, GF a coorganisé avec la Fondation Léa Nature un colloque sur les PE à l’Assemblée nationale, et en mars 2025, un colloque sur les pesticides. GF est membre du Comité national biodiversité.
Juridique : GF peut aussi utiliser l’arme juridique. Par exemple, en 2009, GF a déposé un recours pour obtenir le retrait d’AMM pour plusieurs produits Roundup, car, après analyse, il y aurait des irrégularités dans leurs compositions. Suite à un recours lancé en 2017, GF a obtenu en février 2025 l’annulation des AMM des insecticides Closer et Transform. En juin 2019, GF se réjouit que, suite à un recours mené avec d’autres associations, le Conseil d’Etat annule en partie l’arrêté de 2017 encadrant l’utilisation des pesticides, «notamment parce qu’il ne prévoit pas de dispositions destinées à protéger les riverains». En 2020, GF et Pollinis ont déposé un recours juridique contre la cellule Demeter, «dénonçant l’atteinte à la liberté de communication et au secret de l’instruction et des enquêtes».
Réseaux : GF contribue également à créer de nouvelles structures. En 2009, GF a été impliqué dans la mise en place du Réseau Environnement Santé et, en 2011, de l’association Phyto-Victimes. En juillet 2012, GF a participé à la création du Rassemblement pour la planète (présidé par Nadine Lauverjat, une des responsables de GF), avec plusieurs autres associations, afin de pouvoir peser sur le dossier de santé environnementale à l’occasion de la Conférence Environnementale de septembre 2012. Fin septembre 2017, GF a participé au lancement de l’association Justice Pesticides dont le but est de recenser toutes les actions juridiques entreprises sur le dossier des pesticides aussi bien en France qu’au niveau international. En 2018, GF participe à la création de l’association Nous voulons des coquelicots avec Fabrice Nicolino, qui demande l’arrêt de tous les pesticides de synthèse. En 2020, GF participe à la création du collectif Secrets Toxiques pour dénoncer les failles dans l’évaluation des pesticides.
Divers : A partir de 2011, GF a été impliqué dans un PICRI (Partenariat entre Institutions et Citoyens pour la Recherche et l’Innovation) avec Christian Vélot, administrateur du CRIIGEN et de Sciences Citoyenne, afin de remettre en cause le principe d’équivalence en substance à propos des plantes génétiquement modifiées. GF a apporté plus de 42.000 euros à cette étude qui a duré 4 ans. Suite à la publication de l’étude choc de Gilles-Eric Séralini fin 2012, GF signe un appel commun «exigeant la transparence et réclamant la suspension provisoire des autorisations du Maïs NK603 et du Roundup».
En octobre 2016, GF a lancé, avec Agir pour l’environnement et Bio Consom’acteurs, un financement participatif afin de contribuer au financement du film Zéro phyto 100% bio. La somme totale récoltée s’élève à 75.858 euros.

Finances

En 2024, GF a reçu 275.500 euros de «mécénat» et 102.500 euros de «concours public et subventions d’exploitation» (dont 42.500 euros du ministère de l’Ecologie et 20.000 euros de l’Office français de la biodiversité). Les cotisations s’élèvent à 112.309 euros et les dons manuels à 314.164 euros. Fin 2024, GF a 1.949.956 euros en «disponibilités». Sur son site, l’association est opaque concernant les sommes octroyées par ses différents sponsors.

AnnéeProduitsChargesRésultat
2024836.508 €645.208 €191.299 €
2023741.510 €537.607 €203.903 €
2022597.500 €489.746 €107.754 €
2021616.086 €438.247 €177.839 €
2020603.978 €320.304 €183.494 €
2019456.374 €351.453 €104.922 €
2018544.644 €308.980 €235.663 €
2017540.926 €334.632 €206.294 €
2016481.945 €286.514 €195.431 €
2015360.129 €260.935 €99.194 €
2014300.225 €220.051 €80.174 €
2013320.270 €237.620 €82.650 €
2012255.157 €214.343 €40.814 €
2011256.627 €203.972 €52.655 €
2010357.327 €274.939 €82.388 €
2009257.519 €211.105 €46.414 €
2008non connunon connunon connu
2007non connunon connunon connu
2006104.975 €87.275 €17.700 €

Principales sources extérieures de financement

Une part importante du mécénat vient d’entreprises commerciales membres du Syndicat national des transformateurs de produits naturels et de culture biologique (Synabio), syndicat dont l’une des administratrices est Maria Pelletier, présidente de GF. Parmi ces entreprises du secteur bio qui soutiennent GF, on trouve sur son site : Biocoop, la Fondation Ecotone (ex-Bjorg et Bonneterre Citoyens), la Fondation Léa Nature, la Fondation Ekibio, Botanic, Ecocert, la Boulangère Bio, Naturalia. L’association mentionne aussi d’autres sponsors : Nutergia, Le poids du vivant, ColisConsult, la Fondation Lemarchand, 1% for the Planet. En 2023 et 2024, sans qu’elles soient mentionnées, deux fondations suisses – la Fondation pour le progrès de l’homme et la Swiss Philanthropy Foundation – ont donné respectivement 30.000 euros et 47.980 euros.
En 2024, Biocoop a donné 10.000 euros à GF, collectés à partir de la vente de «Jus de Pomme militant» commercialisé dans les magasins du réseau (contre 11.979 euros en 2023, 17.793 euros en 2022, 11.348 euros en 2015). En 2016 et en 2017, le Groupe Léa Nature (à travers Jardin BiO et SO’BiO étic) a donné 30.000 euros à GF. De plus, dans le cadre de son opération Belle et Solidaire, le groupe bio annonce que de septembre à novembre 2016, chaque produit du Laboratoire Léa Nature acheté «permettra de soutenir l’association Générations Futures dans sa Campagne Nationale de sensibilisation aux perturbateurs endocriniens».
Dans le cadre des Rencontres pour la planète organisées par 1% for the Planet, GF a reçu 60.910 euros en 2024 (contre 2000 euros en 2020, 25.000 euros en 2019, 40.000 euros en 2018). La Fondation Macif a donné 25.000 euros en 2018 (contre la même somme en 2017 et en 2016, 40.000 euros en 2015). Pour la campagne sur les perturbateurs endocriniens, GF a reçu 40.000 euros en 2019 (contre 35.000 euros en 2018 et en 2017, 25.000 euros en 2016 et en 2015) de la Jenifer Altman Foundation, située en Californie, dans le cadre de l’Environmental Exposure and Health Initiative. Par le passé, GF a régulièrement reçu des subventions de la JMG Foundation (entre 25.000 et 31.000 euros), basée au Liechtenstein et créée par le milliardaire britannique feu Jimmy Goldsmith. La Patagonia Foundation a donné 9700 euros en 2012, 7800 euros en 2011 et en 2010.
Depuis 2020, l’association reçoit annuellement 50.000 euros des ministères (contre 30.000 en 2019, 50.000 euros en 2018). En 2019, GF a reçu 30.000 euros de la Région DGFIP et 24.448 euros de la DRFIP (convention Agence française pour la biodiversité). En 2015, la Région Ile-de-France a accordé une subvention de 17.658 euros (contre 21.000 euros en 2013). En 2017, GF a reçu la somme de 50.000 euros du député écologiste Jean-Louis Roumégas (contre 7000 euros en 2016 et 2500 euros en 2015). En 2016, GF a reçu 40.000 euros de la sénatrice Leila Aïchi pour «Etude sur les dangers des pesticides et des perturbateurs endocriniens pour la santé et l’environnement». En 2015, l’association a reçu 2500 euros de la Réserve parlementaire de la députée écologiste Danielle Auroi, 5000 euros du groupe écologiste (contre 10.000 euros en 2014) et 15.000 euros du sénateur EELV Joël Labbé.
En 2011, GF apporte plus de 42.000 euros à une étude d’une durée de 4 ans, dans le cadre d’un PICRI (Partenariat entre Institutions et Citoyens pour la Recherche et l’Innovation). Cette étude est réalisée par Christian Vélot, administrateur du CRIIGEN et de Sciences Citoyenne, afin de remettre en cause le principe d’équivalence en substance à propos des plantes génétiquement modifiées.
Il subsiste néanmoins des zones d’ombres puisqu’en 2009, François Veillerette (et Nadine Lauverjat de 2009 à 2014) s’est mis à son compte comme «conseiller en environnement», une activité qui lui a rapporté, selon sa déclaration d’intérêts, 132.625 euros entre janvier 2010 et avril 2014. Comme le note le site Agriculture & Environnement, «Ils peuvent donc encaisser de l’argent pour leurs activités d’“expertise militante” de la part d’entreprises, de fondations, d’associations ou autres, sans avoir à rendre de comptes à qui que ce soit.» François Veillerette a interrompu cette activité de consultant en mars 2017.

2024
Swiss Philanthropy Foundation47.980 €
Naturalia47.727 €
Ministère de l'Ecologie42.500 €
Fondation Léa Nature40.000 €
Fondation pour le progrès de l'homme30.000 €
Ecotone30.000 €
Office français de la biodiversité20.000 €
Fondation Lemarchand20.000 €
Ekibio15.000 €
Ministère de l'Agriculture2020 €
2023
Ministère de l'écologie50.000 €
Swiss Philanthropy Foundation47.980 €
Naturalia47.727 €
Fondation Léa Nature40.000 €
Fondation pour le progrès de l'homme30.000 €
Ecotone30.000 €
Office français de la biodiversité20.000 €
Fondation Lemarchand20.000 €
Ekibio15.000 €
Olga10.000 €
2022
Ministère de l'écologie50.000 €
Biocoop32.793 €
Fondation Léa Nature30.000 €
Ecotone30.000 €
Office français de la biodiversité25.000 €
Fondation Lemarchand20.000 €
1% for the Planet12.000 €
Nutergia10.000 €
Botanic10.000 €
2021
Ministère de l'écologie50.000 €
Fondation Léa Nature30.000 €
Ecotone30.000 €
Office français de la biodiversité25.000 €
Fondation Lemarchand20.000 €
Biocoop15.000 €
1% for the Planet12.000 €
Nutergia10.000 €
Botanic10.000 €
2013
Jimmy Goldsmith Foundation28.000 €
Oak Foundation25.000 €
Botanic25.000 €
Fondation Léa Nature25.000 €
Réserve parlementaire EELV Sénat20.000 €
Fondation pour le progrès de l'homme20.000 €
PAN Europe17.500 €
Région Ile-de-France15.196 €
Fondation Lemarchand15.000 €
Rassemblement pour la planète10.000 €
Biocoop10.000 €
Distriborg10.000 €
Fondation pour une Terre humaine10.000 €
Publié dans association, MDRGF | Commentaires fermés sur Générations Futures

Inf’OGM

38, rue Saint-Sabin
75011 Paris
Tél. : 07 66 22 02 76
Email : infogm@infogm.org
Site : http://www.infogm.org

Profil

Étroitement lié à la Fondation pour le progrès de l’homme, son hébergeur et principal bailleur de fonds, Inf’OGM prétend produire et diffuser «une information critique et indépendante» sur les OGM. Les principaux thèmes abordés sont les OGM transgéniques, les nouvelles techniques de modification génétique, la propriété industrielle, le forçage génétique, la numérisation du vivant et la santé. Inf’OGM apporte surtout une information sur les aspects juridiques et techniques des OGM ainsi que sur l’actualité internationale sur ce sujet. Elle assure notamment une veille juridique sur les OGM destinée à plusieurs associations opposées aux OGM ainsi qu’à des structures du secteur bio, comme Biocoop, la FNAB et Nature & Progrès. Principal fournisseur d’informations de base pour les activistes anti-OGM, Inf’OGM constitue donc un outil essentiel dans la stratégie de lobbying des associations écologistes et des milieux bio. D’ailleurs, plusieurs entreprises bio sont des donateurs réguliers. Avec l’image de journalistes «neutres», les rédacteurs d’Inf’OGM comme Eric Meunier ou Christophe Noisette arrivent plus facilement à obtenir des informations de la part des milieux institutionnels, même si l’association est radicalement opposée aux OGM.
En effet, si Inf’OGM précise qu’elle «n’a pas vocation à prendre position» et qu’elle se refuse d’être militante anti-OGM – elle n’organise ni ne soutient ouvertement des actions contre les OGM –, 2 membres sur 5 de son conseil d’administration sont des Faucheurs Volontaires d’OGM et deux autres sont membres de l’ONG anti-OGM italienne Crocevia. Jusqu’en septembre 2020, le représentant légal de l’association a été Jacques Dandelot, un des principaux porte-parole des Faucheurs Volontaires. Il explique ainsi qu’au sein des Faucheurs Volontaires, «nous nous posions toujours plein de questions, que nous avions beaucoup de difficultés à trouver des réponses simples, précises et référencées. Et la mission d’Inf’OGM était justement d’apporter ces éléments-là». Il précise la collaboration entre les Faucheurs Volontaires et Inf’OGM : «Inf’OGM a été sollicitée pour être témoin lors de certains procès, pour animer des ateliers ou des conférences. En 2020, les Faucheurs et Inf’OGM ont, ensemble, réalisé un diaporama très complet et très pédagogique sur les OGM, anciens et nouveaux.» Inf’OGM est désormais présidé par une autre porte-parole des Faucheurs Volontaires, Annick Bossu. En 2022, Inf’OGM est intervenu au cours de deux procès visant les Faucheurs Volontaires afin «d’éclairer les juges sur le dossier complexe des nouveaux OGM».
De même, le lobbying d’Inf’OGM auprès des élus et des journalistes se fait de façon assez efficace, en présentant une façade de neutralité. Ainsi, l’association a pu avoir des contacts réguliers avec le ministère de l’Ecologie. En 2009, la députée Delphine Batho a déclaré qu’«elle a beaucoup utilisé les services d’Inf’OGM et apprécie son expertise citoyenne, scientifique et juridique. Notamment au moment de proposer des amendements pour le projet de la loi OGM 2008». Toutefois, en 2020, Inf’OGM déplore qu’«il est devenu plus compliqué de travailler avec les ministères français mais nous avons toujours des contacts pertinents malgré la fréquente obligation de passer par la case “relation presse”». En 2024, Inf’OGM a été repris ou cité 50 fois dans les médias traditionnels ou écologistes.
L’association contribue aussi à un lobbying anti-OGM à Bruxelles, expliquant que «depuis plusieurs années, Inf’OGM apporte régulièrement des informations à une trentaine d’acteurs européens représentés sur le dossier des nouveaux OGM et les perspectives futures à l’instar de Corporate Europe Observatory (CEO), les Amis de la Terre Europe, Ifoam Europe (International Federation of Organic Agriculture Movements), Slow food,…» Elle ajoute qu’elle «travaille avec des eurodéputés intéressés au premier chef par les informations et analyses produites par Inf’OGM».
Avec la crise sanitaire, l’association voit les «vaccins GM» comme «le nouveau cheval de Troie des OGM», expliquant : «L’inquiétude liée à la Covid, en partie fabriquée ou du moins consolidée par les médias dominants, a été utilisée pour éviter un tel débat. Et ceux qui craignent de participer à cette expérimentation sont accusés de conspirationnistes ou d’irrationnels.» Le site d’Inf’OGM a d’ailleurs mis en ligne la vidéo du CRIIGEN et de Christian Vélot sur la question, très diffusée par la nébuleuse antivaccination.

Structure

Association de la loi de 1901, créée en juillet 1999.

Dirigeants

Conseil d’administration

  • Mireille Lambertin
  • Antonio Onorati
  • Francesco Panie
  • Hélène Tordjman
  • Sylvain Willig

Equipe

  • Eric Meunier : rédacteur en chef, responsable de la veille Europe
  • Christophe Noisette : rédacteur
  • Denis Meshaka : rédacteur, responsable de la veille juridique
  • Antoine Vépierre : secrétaire de rédaction, chargé de la promotion et de la communication
  • Romy Loublier : chargée de coordination et recherche de financements
  • Carinne Dumont : secrétaire comptable

Historique

Inf’OGM est une initiative de la Fondation Charles-Léopold Mayer pour le progrès de l’homme (FPH). C’est lors d’une conférence organisée par la FPH en décembre 1998 à Rishikesh (Inde) que le besoin de mettre en place un service d’informations entre associations francophones sur les OGM a été ressenti. Après un tour de table des associations comme Greenpeace et la Confédération paysanne, d’un côté, et, de l’autre, la FPH par le biais d’associations comme Geyser, BEDE et la défunte Solagral, tous ont convenu «qu’un organisme plus neutre avait son rôle à jouer» dans le débat sur les OGM.

Activités

Communication : Inf’OGM diffuse sa communication via plusieurs supports. D’abord, via son site et sa newsletter envoyée à 8000 abonnés. Un journal de 20 pages était publié quatre fois par an (272 abonnés fin 2022 pour une diffusion de 500 exemplaires par numéro), avec chaque fois un dossier thématique et des pages d’actualités. Toutefois, en février 2025, l’association annonce suspendre sa publication «face à des coûts de production du journal (maquettage, impression, diffusion,…) en perpétuelle augmentation et à une charge de travail que nous peinons à assumer».
En 2017, Inf’OGM a tenu une chronique régulière dans le journal L’âge de faire et, en 2019, l’association a mis en place un partenariat avec Alternatives Santé, une revue spécialisée sur les médecines alternatives. Outre les articles concernant les divers sujets liés aux OGM, l’association initie aussi des campagnes d’analyse. En 2013 et 2014, Inf’OGM a réalisé deux campagnes d’échantillonnages et de tests des repousses de colza féral dans des zones cibles afin de vérifier la présence de colza GM interdit à la culture. En octobre 2016, Inf’OGM et l’association CLCV ont enquêté sur des produits alimentaires fabriqués aux États-Unis pour vérifier s’ils respectaient l’obligation d’étiquetage des aliments contenant des OGM. Les deux associations ont alerté la DGCCRF sur certains manquements. En 2017, Inf’OGM a mené une enquête plus large avec analyse des produits concernés par un laboratoire indépendant pour confirmer ou infirmer la présence d’OGM transgéniques. En 2022, l’association a alerté sur la présence de colza génétiquement modifié en bordure de route, à proximité de Rouen, dans la zone portuaire de Grand-Couronne. Cette information est diffusée dans l’émission d’Hugo Clément, «Sur le front» (France 5).
L’association publie aussi régulièrement des petites brochures comme Des OGM adaptés au changement climatique ? (2010), Avec ou sans OGM, l’étiquetage décrypté (2012), Expertise des OGM : l’évaluation tourne le dos à la science (2012), ou encore des livres comme OGM : la bataille de l’information (2011). Inf’OGM publie aussi des mini-guides comme Des OGM dans mon assiette ? Comprendre l’étiquetage des aliments, Forçage génétique : vers une désorganisation du vivant ?, Étiquetage des OGM : partiel et lacunaire, OGM/NTG – Distinguer le vrai du faux.
Depuis 2016, l’association réalise des vidéos et des podcasts diffusés sur YouTube, avec des thèmes comme «Biocontrôle, le renouveau des pesticides ?», «Méga-animaux et viande in vitro : l’alimentation de demain ?», «L’arbre qui cache les biotech», «Agrocarburants, pire que le pétrole ?», «Comment les multinationales semencières tentent d’imposer à nouveau les OGM ?», «Nouveaux OGM, NTG, NBT… de quoi parle-t-on ?», «Étiquetage des OGM : partiel et lacunaire», «Forçage génétique : la nouvelle technique qui pourrait éradiquer des espèces entières»…
Veille : Depuis 2002, Inf’OGM assure une veille juridique sur les OGM envoyée à 49 personnes du milieu militant, avec comme membres du comité de pilotage : Amis de la Terre, Confédération Paysanne, Biocoop, Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB), Greenpeace, Nature & Progrès, Union nationale de l’apiculture française.
De plus, depuis 2013, Inf’OGM assure une «veille citoyenne d’informations sur les semences» en partenariat avec le Réseau Semences Paysannes, essentiellement via des articles sur le web et le journal, et l’animation de la liste de diffusion «info-semences» avec 134 inscrits en 2022. Inf’OGM héberge une liste de diffusion fermée et internationale (69 inscrits d’une trentaine de pays différents) dédiée au sujet des nouvelles techniques de biotechnologies.
En 2014, la veille juridique a appuyé une réflexion initiée par plusieurs structures écologiste «sur la mise en place d’un moratoire sur les Variétés rendues tolérantes aux herbicides». Fin 2014, une étude technique sur les mesures de coexistence à travers l’Europe a été réalisée par la veille juridique d’Inf’OGM à la demande d’IFOAM Europe. En 2020, une convention a été signée avec le Synabio (syndicat national des entreprises bio) pour les informer sur les micro-organismes génétiquement modifiés. En 2022, le projet d’enquête sur les micro-organismes génétiquement modifiés soutenu par Triballat Noyal a été finalisé.
Lobbying : Inf’OGM participe aux échanges d’informations avec les organisations anti-OGM présentes au niveau européen (European Coordination Via Campesina, Friends of the Earth Europe, Corporate Europe Observatory, IFOAM EU, etc.). L’association explique qu’en 2022, «ces échanges furent nombreux et ont principalement tourné autour des activités de la Commission européenne en vue de son éventuelle proposition de nouvelle législation à venir en 2023». En 2020, Inf’OGM a diffusé gratuitement des dossiers thématiques en partenariat avec certains eurodéputés. Le dossier consacré au forçage génétique a été financé largement par l’eurodéputé écologiste Benoît Biteau et sa version papier a été envoyée gratuitement à 73 collectifs et associations et 135 acteurs clés, en France et en Afrique. En 2022, Inf’OGM travaille «avec des eurodéputés intéressés au premier chef par les informations et analyses produites par Inf’OGM. Et certains d’entre eux (Benoît Biteau, Pascal Durand, Claude Gruffat) dégagent des lignes budgétaires pour ce travail». Le dossier intitulé «OGM, Science et dés-informations» a bénéficié d’une traduction en anglais financée par l’eurodéputé Pascal Durand. L’eurodéputée luxembourgeoise Tilly Metz (Groupe des Verts/ALE) a financé un dossier sur la numérisation du vivant ainsi que sa traduction en anglais. Inf’OGM a participé en 2020 à un webinaire de trois jours «afin de faire le point entre la trentaine d’acteurs européens représentés sur le dossier des nouveaux OGM et les perspectives futures». En 2021, l’association déclare : «Nous avons fait le pari d’une plus large diffusion gratuite des dossiers thématiques, en partenariat avec certains eurodéputés. Le dossier consacré à la numérisation des données génétiques a été entièrement traduit en anglais et diffusé en format digital à un large public anglophone, notamment au sein du Parlement européen.»
En 2008, la veille juridique d’Inf’OGM a rédigé des modèles d’arrêtés anti-OGM pour les maires. Cette même année, Inf’OGM a aussi contribué à élaborer un argumentaire juridique en faveur du moratoire sur le maïs MON810. La veille juridique a également soutenu les organisations membres de son comité de pilotage dans l’élaboration des propositions d’amendements à la loi française sur les OGM. En octobre 2009, Inf’OGM organise à l’Assemblée nationale un colloque sur les «veilles citoyennes d’information» soutenu par Delphine Batho, à l’époque députée des Deux-Sèvres. Frédéric Jacquemart, pendant qu’il assurait la présidence d’Inf’OGM jusqu’en 2014, était en même temps vice-président du Comité Economique, Ethique et Social du Haut conseil des biotechnologies, dont l’objet est d’émettre des recommandations sur les OGM destinés à la culture en France.
Actions militantes : Malgré son positionnement officiel de neutralité dans le débat OGM, Inf’OGM a déposé en mai 2011 une pétition signée par 7735 personnes demandant aux ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie «d’afficher clairement et sans délai (leur) refus sur la demande de renouvellement d’autorisation du maïs Mon810, conformément à (leurs) prises de position antérieures» et «d’interpeller les Etats membres de l’Union européenne afin qu’ils relayent conjointement avec le gouvernement français lors d’un prochain Conseil d’experts et d’un prochain Conseil des ministres européens, la demande de reconsidérer les autorisations précédemment données et celles en cours». En 2016, dans la cadre du «Tribunal Monsanto», Inf’OGM a produit un «Kit d’action, à l’usage des citoyens engagés pour une justice sociale et environnementale».
Conférences et formations : En 2022, Inf’OGM a fait 8 interventions et conférences. En 2017, l’association a organisé deux «apéros-débats». En avril 2016, Inf’OGM a organisé une conférence sur le thème «Nouvelles techniques de modification génétique : quels enjeux culturels, quel débat de société ?». En mai 2016, Inf’OGM a organisé une table ronde sur le sujet des nouvelles techniques de modification génétique et des brevets. L’association intervient dans une quinzaine de conférences par an. En mai 2015, Inf’OGM a co-organisé avec l’Ensser (Réseau européen de scientifiques en faveur d’une responsabilité sociale et environnementale) un atelier lors de la GMO Free Conference 2015 à Berlin.
Inf’OGM intervient régulièrement dans la formation d’ingénieurs agro à l’école d’AgroSup Montpellier. En 2020, il y a eu deux interventions rémunérées : en février 2020 pour la promo 2019-2020 et en décembre 2020 pour la promo 2020-2021. Les deux sur le thème : «OGM et nouveaux OGM, point d’actualité, juridique et point de vue d’Inf’OGM». En 2021, des membres d’Inf’OGM sont intervenus durant un cycle de formation des paysans de la Confédération paysanne.

Finances

Inf’OGM a une forte dépendance financière, principalement vis-à-vis de fondations privées, avec un faible autofinancement. La Fondation pour le progrès de l’homme (FPH), en particulier, assure près de 30% de son budget en 2024. Près de 20% de ses ressources sont assurés par des structures issues du secteur bio, comme la Fondation Léa Nature, la Fondation Ekibio, la Fondation Ecotone, Biocoop… Fin décembre 2022, Inf’OGM n’avait que 154 adhérents et 272 abonnés.

AnnéeProduitsChargesRésultat
2024328.401 €329.843 €-1442 €
2023337.604 €383.776 €-46.172 €
2022345.857 €334.966 €10.891 €
2021332.590 €303.188 €29.402 €
2020310.379 €289.055 €21.324 €
2019321.946 €291.131 €30.815 €
2018247.028 €277.095 €-30.067 €
2017262.819 €298.759 €-35.940 €
2016269.510 €268.026 €1484 €
2015278.938 €264.783 €14.155 €
2014285.008 €278.967 €6041 €
2013274.736 €265.559 €9177 €
2012270.345 €256.805 €13.540 €
2011278.522 €244.782 €33.740 €
2010247.172 €249.649 €-2477 €
2009255.000 €252.000 €3000 €
2008196.000 €183.000 €16.000 €
2007169.000 €160.000 €9000 €

Principales sources extérieures de financement

En 2020, la FPH a confirmé le renouvellement de son soutien pour la période 2021-2023, à raison de 100.000 euros par an. La Fondation Léa Nature a augmenté son soutien pour la période 2021-2023 à 20.000 euros par an. 1% for the Planet a décidé de soutenir pour 2022-2024 pour une somme totale de 31.000 euros. En 2022, la Boulangère Bio, la Fondation Ekibio et la Fondation Buffard ont décidé de renouveler leur soutien pour trois ans. Inf’OGM fait également de la prestation de services avec le financement d’enquêtes par des collectifs, syndicats ou eurodéputés.
En 2019, une campagne de financement participatif a permis de récolter 25.023 euros pour une enquête sur le forçage génétique. En 2017, une campagne de financement participatif a permis de récolter 12.060 euros pour enquêter sur des produits contenant des OGM transgéniques vendus dans certains magasins français sans aucun étiquetage spécifique. En 2016, une campagne de financement participatif a permis de récolter 25.950 euros pour lancer une nouvelle maquette du journal et développer sa distribution. Ponctuellement, Inf’OGM lance un appel à dons auprès de leurs abonnés, ce qui leur a permis de récolter plus de 4900 euros en 2013, plus de 3500 euros en 2014, près de 26.000 euros en 2016 et 25.000 euros en 2020.

2024
Fondation pour le progrès de l'homme100.000 €
Fondation Buffard40.000 €
Fondation Léa Nature30.000 €
Fondation Un monde par tous25.000 €
Ministère de l'Ecologie12.000 €
Fondation Daniel et Nina Carasso10.000 €
Fondation Ecotone10.000 €
Fondation Ekibio6000 €
La Boulangère Bio5000 €
Biocoop5000 €
Olga5000 €
1% For The Planet3000 €
Fondation Lemarchand3000 €
Fonds de dotation Pierre Rabhi2000 €
Fondation Nature et Découvertes1600 €
Satoriz1600 €
Fonds stratégique de développement de la presse1162 €

2023
Fondation pour le progrès de l'homme100.000 €
Fondation Buffard55.000 €
Fondation Un monde par tous25.000 €
Fondation Léa Nature20.000 €
Ministère de l'Ecologie12.000 €
1% For The Planet10.000 €
Fondation Daniel et Nina Carasso10.000 €
Fondation Ecotone10.000 €
Fonds pour une presse libre9000 €
Fondation Ekibio6000 €
La Boulangère Bio5000 €
Biocoop5000 €
Fonds de dotation Pierre Rabhi3000 €
Fonds stratégique de développement de la presse2775 €
Fondation Nature et Découvertes2000 €
Satoriz2000 €

2022
Fondation pour le progrès de l'homme100.000 €
Fondation Buffard55.000 €
Fondation Un monde par tous25.000 €
Fondation Léa Nature20.000 €
Vrai/Triballat15.000 €
Ministère de l'Ecologie12.000 €
1% For The Planet10.000 €
Fondation Lemarchand10.000 €
Fondation Ecotone10.000 €
Fondation Ekibio7000 €
La Boulangère Bio5000 €
Biocoop5000 €
Fonds pour une presse libre3000 €
Fondation Nature et Découvertes2500 €
Satoriz2000 €

2021
Fondation pour le progrès de l'homme100.000 €
Fondation Buffard50.000 €
Fondation Un monde par tous25.000 €
Fondation Léa Nature20.000 €
Ministère de l'Ecologie12.000 €
1% For The Planet11.000 €
Biocoop10.000 €
Fondation Lemarchand10.000 €
Fondation Ecotone10.000 €
Fondation Ekibio8000 €
La Boulangère & Co5000 €
Vrai/Triballat5000 €
Fondation Nature et Découvertes2500 €
Satoriz2000 €

2020
Fondation pour le progrès de l'homme100.000 €
Fondation Buffard30.000 €
Fondation Un monde par tous25.000 €
Fondation Bjorg Bonneterre & Citoyens20.000 €
Ministère de l'Ecologie12.000 €
Fondation Lemarchand10.000 €
Fondation Léa Nature10.000 €
Fondation Ekibio8000 €
Biocoop5000 €
La Boulangère & Co5000 €
Triballat Noyal5000 €
Satoriz2000 €
Fondation Humus2000 €

2019
Fondation pour le progrès de l'homme100.000 €
Fondation Buffard45.000 €
Fondation Un monde par tous25.000 €
Fondation Léa Nature17.500 €
Vrai/Triballat15.000 €
Ministère de l'Ecologie12.000 €
Biocoop10.000 €
Fondation Bjorg Bonneterre & Citoyens7000 €
Eurodéputé Benoît Biteau6000 €
La Boulangère & Co5000 €
Fondation Humus5000 €
Fondation Ekibio4000 €
Fondation Nature & Découvertes3000 €
Fondation Lemarchand3000 €
Satoriz2000 €
Mairie de Paris2000 €

2018
Fondation pour le progrès de l'homme100.000 €
Fondation Buffard40.000 €
Ministère de l'Ecologie12.000 €
Fondation Léa Nature7500 €
Fondation Un monde par tous7000 €
Biocoop5000 €
Vrai-Triballat5000 €
Fondation Bjorg3000 €
Fondation Humus3000 €
Fondation Lemarchand3000 €
Satoriz2000 €
Biocash1500 €
Aides à l'emploi1122 €

2017
Fondation pour le progrès de l'homme70.000 €
Fondation Buffard55.000 €
Biocoop10.000 €
Fondation Léa Nature7000 €
Ministère de l'Ecologie7000 €
Fondation Un monde par tous7000 €
Aides à l'emploi5400 €
Groupe des Verts (José Bové)5000 €
Vrai-Triballat5000 €
Ass. Nat. Coll. Sans OGM5000 €
Réserve parlementaire de la députée EELV Isabelle Attard4000 €
Fondation Humus3000 €
Fondation Lemarchand3000 €
RAP 20173000 €
Ritimo2500 €
Réserve parlementaire du député PS Bernard Lesterlin2000 €
Satoriz2000 €

2016
Fondation pour le progrès de l'homme80.000 €
Fondation Buffard50.000 €
Goldsmith Foundation10.000 €
Biocoop10.000 €
Fondation Léa Nature7500 €
Ministère de l'Ecologie7000 €
Fondation Un monde par tous7000 €
Réserve parlementaire groupe EELV à l'Assemblée nationale5000 €
Bjorg Bonneterre5000 €
Ass. Nat. Coll. Sans OGM5000 €
Fondation Humus3000 €
Réserve parlementaire d'André Gattolin3000 €
Réserve parlementaire de Noël Mamère2000 €
Réserve parlementaire de Brigitte Allain2000 €
Satoriz2000 €
Mairie de Paris1500 €

2015
Fondation pour le progrès de l'homme70.000 €
Fondation Buffard50.000 €
Goldsmith Foundation20.000 €
Biocoop10.000 €
Réserve parlementaire groupe EELV à l'Assemblée nationale10.000 €
Fondation Léa Nature7500 €
Ministère de l'Ecologie7000 €
Terra Symbiosis5000 €
Fondation Un monde par tous5000 €
Bjorg Bonneterre5000 €
Ass. Nat. Coll. Sans OGM5000 €
Réserve parlementaire de Leila Aïchi5000 €
Fondation Lemarchand3000 €
Réserve parlementaire d'André Gattolin3000 €
Patagonia Foundation 2657 €
Fondation Humus2000 €
Satoriz2000 €
Crédit coopératif1000 €

2014
Fondation pour le progrès de l'homme70.000 €
Fondation Buffard35.000 €
Aides à l'emploi (CR IDF)10.250 €
Biocoop10.000 €
Ministère de l'Ecologie10.000 €
Terra Symbiosis10.000 €
Réserve parlementaire groupe EELV à l'Assemblée nationale10.000 €
Fondation Léa Nature7500 €
Conseillers régionaux5800 €
Patagonia Foundation 5313 €
Fondation Un monde par tous5000 €
Distriborg5000 €
Réserve parlementaire d'André Gattolin4500 €
Fondation Lemarchand3000 €
Fondation La Ferthé3000 €
Réserve parlementaire de Geneviève Gaillard1500 €
Réserve parlementaire de Frédéric Roig1000 €
Conseil régional de Lorraine1000 €

2013
Fondation pour le progrès de l'homme70.000 €
Fondation de France40.000 €
Fondation pour une Terre humaine12.990 €
Aides à l'emploi11.250 €
Goldsmith Foundation10.000 €
Réserve parlementaire groupe EELV au Sénat10.000 €
Réserve parlementaire groupe EELV à l'Assemblée nationale10.000 €
Fondation Léa Nature10.000 €
Terra Symbiosis10.000 €
Un monde par tous5000 €
Fondation Lemarchand5000 €
Coredem3000 €
Fondation la Ferthé2000 €
Fondation Nature & Découvertes2000 €

2011
Fondation pour le progrès de l'homme76.337 €
Fondation de France30.000 €
Aides à l'emploi20.916 €
Goldsmith Foundation20.000 €
Réserve parlementaire16.500 €
Groupe Léa Nature15.000 €
Ministère de l'Ecologie10.000 €
Terra Symbiosis5000 €
Un monde par tous5000 €
Patagonia Foundation3489 €
Fondation Denis Guichard2500 €
Crédit Coopératif2200 €

2010
Fondation pour le progrès de l'homme57.500 €
Fondation de France45.250 €
Aides à l'emploi27.500 €
Goldsmith Foundation20.000 €
Groupe Léa Nature15.000 €
Fondation pour une Terre humaine7700 €
Un monde par tous7000 €
Députés Verts6000 €
Patagonia Foundation4800 €
Réserve parlementaire de Delphine Batho3000 €
Fondation Denis Guichard2500 €

Publié dans association, Inf'OGM | Commentaires fermés sur Inf’OGM

Arnaud Apoteker †

Coprésident de la Maison des lanceurs d’alerte
Administrateur de Justice Pesticides
Administrateur du CRIIGEN
Administrateur de Sciences Citoyennes
Administrateur de l’ENSSER
Consultant OGM

Profil

Décédé en janvier 2026, Arnaud Apoteker a longtemps été responsable de la campagne OGM pour Greenpeace France avant de devenir consultant et administrateur de l’association Justice Pesticides. Doté d’une formation scientifique, il a été l’un des acteurs clés pour obtenir l’interdiction de la culture des OGM en France en 2008. Entre mai 2011 et mars 2015, il a mené cette bataille à l’échelle européenne pour le compte du Groupe Les Verts/ALE au Parlement européen avant de rejoindre le CRIIGEN en 2015. Intervenant ponctuellement dans des conférences et dans les médias, Arnaud Apoteker a aussi été le coordinateur général du Tribunal International Monsanto qui a eu lieu en octobre 2016.
Favorable à l’interdiction de la culture et l’importation d’OGM, il a cependant toujours adopté une approche plutôt pragmatique en exigeant des mesures restrictives et de transparence censées freiner le développement des plantes transgéniques. Cette approche pragmatique est illustrée par les échanges qu’il a eus avec le géant de la distribution Carrefour dans leur opposition commune aux OGM. Arnaud Apoteker raconte : «Lorsque Carrefour a mis au point sa filière sur l’alimentation animale, nous avons publiquement salué sa démarche. (…) Nous avons eu des échanges d’informations détaillées, simplement parce que nous avons la chance d’être une organisation internationale et de très bien connaître les processus politiques. (…) Ce que faisait Carrefour aidait la campagne de Greenpeace, et ce que faisait Greenpeace, évidemment, aidait sans doute le travail de Carrefour, y compris pour la recherche de fournisseurs et d’autres opérateurs.»
Arnaud Apoteker sort rarement du débat sur les pesticides ou encore sur les OGM qu’il considère comme le «dernier avatar» de l’agriculture industrielle. Même s’il n’a jamais appelé à faucher les OGM, il rappelle que «Greenpeace est tout à fait solidaire des Faucheurs Volontaires» et lui-même a déjà participé à des actions organisées par les Faucheurs Volontaires d’OGM. Concernant le glyphosate, il déclare : «Les herbicides c’est comme des drogues, une fois qu’on l’a utilisé c’est très difficile de s’en passer. Et aujourd’hui, c’est plus facile quand on a de mauvaises herbes de passer des herbicides que la binette.» Il défend une interdiction rapide de cet herbicide, tout en expliquant qu’il va «sans doute y avoir un coup économique pour deux raisons : parce que le Roundup est moins cher et les agriculteurs ne savent plus faire sans. Cela risque donc de faire augmenter les prix de la production agricole. Mais la solution serait d’aller très vite et de compenser les pertes des revenues des agriculteurs à qui on imposerait l’arrêt de l’utilisation du Roundup».
Arnaud Apoteker se laisse peu entraîner sur les questions idéologiques et reste en général discret et flou sur sa vision du monde écologiste. Toutefois, il rejette publiquement la société de croissance et affirmant qu’«aujourd’hui, l’agriculture est devenue l’activité humaine sans doute la plus polluante.» Pour lui, «tout le commerce doit être équitable tout comme le bio doit devenir l’agriculture dominante», rappelant que «faute de moyens, neuf agriculteurs du monde sur dix sont déjà en train de produire bio». Il plaide aussi pour un changement dans les habitudes de consommation : «Nous aurons toujours besoin de tomates, mais pas de tomates en hiver, pas de tomates transportées sur des milliers de kilomètres. Impossible de supporter la poursuite de cette tendance.» Il dénonce régulièrement l’Etat qui «ne va pas au bout de ses positions et cède aux lobbies».

Parcours

Il découvre l’environnement en 1972 par la lecture du rapport du Club de Rome Halte à la croissance. Après avoir obtenu son bac en 1973, il choisit, à l’université Paris-VII, la discipline des «études du milieu». En 1974, il participe à la campagne présidentielle de René Dumont, le premier candidat écologiste. Il obtient maîtrise et DEA, puis, en 1981, il soutient une thèse de 3e cycle sur «l’influence de l’élévation de la température sur les réactions de biodégradation». Doté d’une bourse de recherche, il part à l’université d’Arizona faire un post-doc jusqu’en 1983. En 1985, il a ensuite travaillé quelques années en collaboration avec l’ORSTOM (Office de la recherche scientifique et technique outre-mer) à La Paz (Bolivie), d’abord comme attaché de recherche puis comme consultant et enfin régisseur. Entre 1987 et 1989, il a aussi été consultant pour l’agence de tourisme TAWA à La Paz.
De retour en France en 1989, il travaille pendant un an à InterEditions avant de devenir, en 1990, chargé de mission de Greenpeace France sur les toxiques, en particulier sur les pesticides. A partir de 1996, il devient responsable de la campagne contre les OGM de Greenpeace France. Il est administrateur d’Inf’OGM depuis sa création en 1999 jusqu’en 2011. En 2000, il est fait chevalier de l’Ordre National du Mérite. En avril 2006, il s’introduit, avec des Faucheurs volontaires et des militants de la Confédération paysanne, dans l’un des sites de production et de stockage de semences de Monsanto à Trèbes (Aude). Lors du Grenelle de l’environnement, il a fait partie du groupe sur l’agriculture et de l’inter-groupe sur les OGM. De 2009 à 2011, il représente Greenpeace au comité économique, éthique et social du Haut Conseil des biotechnologies. En mai 2011, il quitte Greenpeace pour rejoindre le Groupe parlementaire Les Verts/ALE au Parlement européen, dont il devient le responsable de la campagne OGM jusqu’en mars 2015. Depuis 2012, il fait aussi partie de l’ENSSER (European Network of Scientists for Social and Environmental Responsibility), une organisation de scientifiques européens militant contre les OGM. Il en devient administrateur en octobre 2018. En juillet 2015, il rejoint le conseil d’administration du CRIIGEN et, au même moment, se met à son compte comme consultant. En décembre 2015, il devient le coordinateur général du Tribunal International Monsanto qui a eu lieu en octobre 2016 à La Haye (Pays-Bas). Sous l’impulsion de Corinne Lepage, il participe en septembre 2017 à la création de l’association Justice Pesticides, dont il est le délégué général jusqu’en 2022, qui a «pour objet de mettre à la disposition de tous, et en particulier des victimes des pesticides, quelles qu’elles soient (…) l’ensemble des affaires juridiques qui ont trait aux pesticides dans le monde sur un site internet collaboratif».

Bibliographie

  • Du poisson dans les fraises. Notre alimentation manipulée, La Découverte, 1999.
Publié dans Acteurs, Apoteker | Commentaires fermés sur Arnaud Apoteker †

France Nature Environnement

Oasis 21 – 2 Rue de la Clôture
75019 Paris
Tél. : 09 88 19 55 80
Email : information@fne.asso.fr
Site : http://www.fne.asso.fr

Profil

Avec une équipe nationale composée de 180 bénévoles et 45 salariés, la force de FNE repose sur un large maillage associatif, puisque l’association réunit 467 associations adhérentes (et 6209 associations affiliées, membres des associations adhérentes). Présente dans près de 400 instances de concertation, FNE est incontournable dans les négociations environnementales. Son ancrage local, son expérience de la négociation et son expertise en font un interlocuteur privilégié des pouvoirs publics. Cela s’explique aussi par une forte dépendance de FNE vis-à-vis des ministères, puisque ceux-ci assurent environ un tiers des recettes de l’association écologiste. FNE travaille donc de façon étroite et régulière avec le ministère de l’Ecologie. Même si FNE a un déficit de notoriété par rapport aux autres grandes associations écologistes, la fédération revendique être la «3e ONG française la plus présente dans les médias».
De façon générale, FNE fustige le «dogme de la croissance économique», affirmant qu’«une croissance économique illimitée est incompatible avec la protection viable de la nature et de l’environnement». Dans le cadre de son plan stratégique 2030, FNE s’est fixé comme objectif d’«accompagner l’émergence d’une société plus sobre, avec une empreinte carbone réduite à 1,5 planète en 2030 et 1 planète en 2050». Préférant le terme «sobriété» à celui de «décroissance», l’association veut «changer de modèle de développement», et propose notamment la «réduction de la consommation d’énergie, la sortie des énergies fossiles et du nucléaire et le développement des énergies renouvelables.»
Concernant ses campagnes, FNE était à l’origine centrée sur la protection de la faune et de la flore, et a ensuite progressivement investi les autres thèmes écologistes comme le nucléaire, la 5G, les OGM, les pesticides ou encore la santé environnementale. Récemment, l’association a réorganisé ses dix réseaux thématiques au sein de trois grands pôles : pôle Nature (réseaux Biodiversité, Eau et Milieux aquatiques, Forêt et Océans, mers et littoraux) ; pôle Prévention (réseaux Prévention et gestion des déchets, Santé-environnement et Risques et impacts industriels) ; pôle Transition (réseaux Agriculture, Energie et Territoires et mobilités durables).
Même si FNE a défendu les Soulèvements de la Terre quand ils ont été menacés de dissolution, l’association ne pratique pas les actions de désobéissance civile et «condamne toute forme de violence, quel que soit son auteur». L’association préfère les divers outils de lobbying auprès des politiques et des institutions. Elle organise aussi des «mini-formation» pour les journalistes afin que ceux-ci reprennent leurs analyses dans les médias. Les actions en justice constituent un autre levier d’action de choix. Ainsi, en 2022, le réseau juridique de FNE a suivi 370 affaires en justice, avec un taux de réussite de 67% en moyenne. En outre, la fédération affirme privilégier une «culture du dialogue» et, en effet, l’association est engagée dans des partenariats importants avec des acteurs du monde économique, comme Paprec Group, Fondation Bouygues Télécom, PSA, Lafarge, Suez ou Veolia. Des partenariats jugés par certains écologistes comme des compromissions de FNE. Ainsi, le journaliste écologiste Fabrice Nicolino dénonce «une petite bureaucratie» qui est «perpétuellement à la recherche de breloques et de sous», et déplore qu’«ils s’acoquinent régulièrement avec des industriels dans le cadre de partenariats qu’ils jugent nécessaires». Et de fustiger le «pacte inouï» signé avec Keolis, MOBIVIA et la fondation PSA Peugeot Citroën. Dans le même temps, FNE peut adopter des positions radicales peu favorables au dialogue, comme quand elle a signé l’appel des coquelicots, initiative de Fabrice Nicolino, exigeant l’interdiction de tous les pesticides de synthèse.

Structure

Association de la loi de 1901, créée en 1968, reconnue d’utilité publique en 1976.

Dirigeants

Bureau

  • Antoine Gatet : président
  • Arnaud Schwartz : vice-président
  • Anne Durand : vice-présidente
  • Caroline Donge : vice-présidente
  • Cécile Claveirole : vice-présidente, secrétaire nationale
  • Ginette Vastel : vice-présidente
  • Nicolas Richard : vice-président, trésorier
  • Rita Fahd : vice-présidente

Conseil d’administration

  • Alain Grapinet
  • Anne Bénard
  • Anne Lassman-Trappier
  • Armelle Jung
  • Arnaud Berger
  • François Vetter
  • Frédéric Jacquemart
  • Frédérique Resche-Rigon
  • Jean-François Narducci
  • Jérôme Partos
  • Marion Fourtune
  • Muriel Martin-Dupray
  • Odile Gannier
  • Patrice Hirbec
  • Paulette Dubard
  • Pierre Gallet de Saint-Aurin
  • Raymond Léost
  • Rémi Luglia
  • Thierry Dereux

Equipe salariée

  • Bénédicte Hermelin : Directrice générale
  • Adeline Mathien : Cheffe de projet Transitions
  • Alexandra Froment : Animatrice du réseau Santé Environnement
  • Alexis Guilpart : Animateur du réseau Eau et Milieux aquatiques
  • Alexis Vannier : Directeur de la Communication, du Plaidoyer et du Développement
  • Anna Cohen Boulakia Nabeiro : Cheffe de projet Alimentation et Agriculture
  • Anne Roques : Juriste environnement
  • Antoine Delalande : Chef de projet web
  • Axèle Gibert : Animatrice des réseaux Prévention, gestion des déchets et Risques, impacts industriels
  • Bernard Labat : Attaché de groupe « Environnement & Nature » du CESE
  • Camille Cuenot : Chargée de développement
  • Cécile Grelat : Comptable
  • Chloé Godefroy : Chargée de plaidoyer européen
  • Christian Hosy : Animateur des réseaux Biodiversité et Forêt
  • Demba Diedhiou : Directeur des programmes
  • Elodie Pajot : Assistante administrative
  • Éloi Pérignon : Chargé des Relations Presse
  • Estelle Palussière : Cheffe de projet web
  • Florian Marchal : Community Manager
  • Frédéric Briant : Chargé développement dons et libéralités
  • Frédéric Cousin : Directeur des Systèmes d’information
  • Guillaume Pannier : Responsable du service développement
  • Jean-Pierre Coudouy : Chargé de mission du lien fédéral et de la vie associative
  • Julia Lépicier : Cheffe de projet des Systèmes d’information
  • Julie Durand : Chargée de mission du lien fédéral et de la vie associative
  • Laura Chiron : Cheffe de projet Prévention
  • Laure Piolle : Animatrice du réseau Agriculture et Alimentation
  • Leïla Ayouch : Directrice des Ressources Humaines
  • Lisa Einhorn : Directrice Lien fédéral, Vie associative et éducation
  • Lisa Roche : Responsable du service Communication
  • Madihou Diop : Administrateur des Systèmes d’Information
  • Malou Boisson : Cheffe de projet Nature
  • Manua Heriteau : Cheffe de projet Transitions
  • Marie Zephyr : Assistante d’Équipe
  • Marwa Mohamed : Assistante Systèmes d’Information
  • Maxime Paquin : Chef de projet Biodiversité et Territoires
  • Mélinda Rolo : Animatrice des réseaux Energie et Territoires-Mobilité Durable
  • Morgane Piederrière : Responsable du service Plaidoyer
  • Nicolas Oddo : Chef de projet Nature
  • Nicolas Roura : Chef de projet Nature
  • Noémie Guion : Chargée de développement
  • Pia Savart : Juriste environnement
  • Pierrette Saupin : Responsable du pôle Prévention
  • Rachel Louiset : Coordinatrice du réseau Éducation et sensibilisation à l’environnement et à la nature
  • Romain Dries : Directeur Administratif et Financier
  • Solène Didion : Assistante Ressources Humaines
  • Sabrina Roze : Assistante administrative
  • Stéphanie Morelle : Animatrice des réseaux Biodiversité et Océans mers et littoraux
  • Thaïs Dol : Cheffe de projet Lien Fédéral et Vie associative
  • Thibault Leroux : Responsable du pôle Nature
  • Thomas Lesperrier : Responsable du pôle Transition
  • Ysaline Jean-Jacques : Cheffe de projet Prévention

Experts bénévoles

  • Denez L’Hostis : membre d’honneur
  • Christophe Chauvin
  • Christophe Le Visage
  • Geneviève Lafferere
  • Jean-David Abel
  • Johann Leconte
  • Sabine Martin

Historique

Dans les années 60, il y a une volonté commune de réunir les associations de protection de l’environnement nationales, régionales, départementales et locales en un même ensemble. Sous l’impulsion de François Hüe, alors président de la Société Nationale de Protection de la Nature, il est créé la Fédération Française des Sociétés de Protection de la Nature (FFSPN) en 1968. La mobilisation pour la défense du parc de la Vanoise (1969-1971) menacé par un programme d’aménagement touristique a été un catalyseur pour la toute jeune fédération. L’association sera rebaptisée France Nature Environnement en 1990.

Activités

FNE comprend trois grands pôles : pôle Nature (réseaux Biodiversité, Eau et Milieux aquatiques, Forêt et Océans, mers et littoraux) ; pôle Prévention (réseaux Prévention et gestion des déchets, Santé-environnement et Risques et impacts industriels) ; pôle Transition (réseaux Agriculture, Energie et Territoires et mobilités durables).
Opérations : A partir de 2017, FNE a mis en place le projet participatif Sentinelles de la Nature, avec un site dédié et une application, qui incite à «localiser et signaler sur le territoire des atteintes à l’environnement ou des initiatives qui lui sont favorables». En 2023, le site recense 5690 «alertes» et revendique 23175 «citoyens sentinelles».
Depuis 2018, FNE a lancé l’Opération hérisson, un programme de recensement du hérisson en France.
En 2022, France Télévisions organisait avec FNE une soirée évènement pour lancer une opération «Aux arbres, citoyens». Plus de 2 millions d’euros ont été collectés à cette occasion et l’association a sélectionné 39 projets «en faveur des arbres et des forêts».
FNE a été particulièrement impliquée dans le Grenelle de l’environnement, prenant clairement la posture de ceux qui veulent «jouer le jeu». Sur le climat, FNE s’est engagée à accompagner ses associations afin qu’elles impulsent et participent à la création de Plans Climat-Energie Territoriaux, outils des collectivités pour lutter contre le dérèglement climatique. FNE soutient la mise en place de la trame verte et bleue, réseau de milieux naturels qui doit permettre de préserver la biodiversité. Concernant les questions agricoles, FNE met à son actif un «lobbying pour une agriculture à haute valeur environnementale» dans les négociations au niveau national : contribuer à la certification «haute valeur environnementale» des exploitations, réorienter les aides publiques à l’agriculture vers les exploitations agricoles favorables à l’environnement et réduire de moitié les usages de pesticides en 10 ans. Sur la loi OGM, en 2008, FNE avait fait ses propres propositions d’amendement avec FNH et la LPO, différentes de celles élaborées entre autres par la Confédération paysanne et Greenpeace. FNE a participé très activement aux travaux du Comité de préfiguration qui a abouti à la suspension du MON810. La Fédération est aussi mobilisée sur différentes questions clefs : les algues vertes, les déchets, les méga-camions, les nanotechnologies, etc.
Début 2011, à la veille du Salon de l’agriculture, FNE a lancé une campagne d’affichage choc, stigmatisant le monde agricole à propos des OGM, des algues vertes et des pesticides. Cette méthode de communication agressive, inspirée par celle de Greenpeace, a permis à FNE de bénéficier d’une importante couverture médiatique. Après la polémique qu’a suscité cette campagne, FNE est revenu à des méthodes d’intervention plus classiques. Depuis 2011, FNE a engagé un partenariat avec l’INRA pour des «échanges sur l’agroécologie». En septembre 2012, FNE a participé à la Journée mondiale contre les gaz et pétrole de schiste, afin de mobiliser «contre l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, dangereux pour le climat, la santé et l’environnement». De décembre 2012 à juillet 2013, à l’occasion du débat national sur la transition énergétique, FNE a organisé 30 événements dans 16 régions différentes afin d’«engager notre société vers un modèle énergétique plus sobre, plus équitable et moins polluant». En 2013, FNE a publié un livret de recettes anti-gaspillage, À vos tabliers !,  leur objectif étant de réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2025. Dans le cadre de la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets, FNE organise chaque année des actions : en 2019, ce sont 60 associations membres et affiliées à FNE qui ont mis en place 168 actions partout en France.
En septembre 2017, FNE avec des organisations de la société civile et paysannes ont remis une pétition regroupant plus de 110.000 signatures contre les nouveaux OGM au ministre Nicolas Hulot.
En janvier 2018, FNE déplore que «la loi alimentation n’est en fait qu’une loi d’économie agricole». En février 2018, FNE avec d’autres associations s’oppose au nouveau «plan loup», expliquant que «l’État est incapable de mettre en évidence les bénéfices attendus du retour des prédateurs». En mars 2018, FNE cosigne une lettre ouverte appelant les ministres concernés «à ne pas délivrer de dérogation à l’utilisation des néonicotinoïdes». Au même moment, FNE accuse Nestlé Watters d’assécher la nappe phréatique de Vittel. En avril 2018, à l’occasion des expulsions à Notre-Dame-des-Mandes, FNE France Nature Environnement «dénonce une opération de manipulation médiatique qui fragilise le dialogue engagé avec l’ensemble des acteurs locaux autour du projet de territoire». En 2019, FNE, avec 19 organisations, a lancé le Pacte du pouvoir de vivre, «pour porter ensemble la convergence de l’écologie et du social». En septembre 2020, FNE, PRIARTEM et Agir pour l’Environnement plaident appellent à «bloquer le développement de la 5G tant qu’une évaluation sérieuse n’aura pas été conduite dans les règles de l’art».
Publications : FNE publie deux petites brochures (La Lettre du Hérisson et La Lettre Eau) ainsi que des guides pratiques sur divers sujets comme le bois énergie ou les mobilités durables.
Lobbying :
FNE déclare avoir dépensé entre 3,2 et 3,5 millions d’euros en 2022 pour des activités de lobbying auprès des députés et sénateurs (contre 2 à 2,2 millions d’euros en 2021, 2,5 à 2,7 millions en 2020, 2,2 à 2,5 millions en 2019 et en 2018, de 2,7 à 3 millions en 2017). Elle a déclaré 13 actions de lobbying en 2022 et en 2021 (contre 14 en 2020, 13 en 2019, 12 actions en 2018 et en 2017). FNE représente les associations de protection de la nature et de l’environnement au sein d’environ 400 instances de concertation (territoriales, nationales et internationales). Par exemple, au sein du Conseil économique, social et environnemental, FNE compte 6 représentants au sein du groupe Environnement et Nature.
Contentieux : FNE n’hésite pas à recourir à la justice. En 2022, FNE a engagé 48 nouvelles actions contentieuses. Devant le juge pénal, le réseau juridique a suivi 271 affaires ; devant le juge administratif, il a suivi plus de 62 affaires ; devant le juge civil, il a suivi 37 affaires. Le taux de réussite des actions contentieuses de FNE en 2022 est de 67%. FNE a notamment obtenu le coût d’arrêt au projet Montagne d’Or en Guyane et a gagné contre EDF sur le parc éolien d’Aumelas.

Finances

En 2022, les dons, cotisations et legs ont fortement augmenté, passant de 1,1 à 3,3 millions d’euros, en raison de l’opération «Aux arbres citoyens» portée par France 2 et qui a permis de récolter environ 2 millions d’euros auprès du public. Dans ce cadre, la chaîne de télévision publique a aussi donné 202.000 euros à FNE. L’association dépend en grande partie des subventions publiques, le ministère de l’Ecologie octroyant à lui seul 1,2 million d’euros à FNE en 2022. Le Crédit Coopératif soutient FNE avec la mise en place de produits bancaires solidaires qui ont apporté 246.430 euros en 2022.

AnnéeProduitsChargesRésultat
20246.090.358 €6.338.822 €-248.463 €
20238.673.081 €8.307.253 €365.828 €
20226.993.410 €6.698.648 €294.762 €
20214.473.238 €4.011.087 €462.151 €
20203.992.592 €3.666.953 €325.639 €
20194.077.716 €3.531.917 €545.799 €
20183.914.849 €3.603.888 €310.961 €
20173.688.394 €4.027.722 €-339.328 €
20163.644.075 €3.643.660 €415 €
20153.472.409 €3.689.423 €-217.014 €
20143.444.847 €3.442.525 €2322 €
20133.731.596 €3.515.693 €215.903 €
20123.461.269 €3.647.495 €-186.226 €
20113.789.368 €3.786.272 €3096 €
20103.007.712 €2.960.319 €47.393 €
20092.705.008 €2.690.877 €14.131 €
20082.281.856 €2.304.718 €-22.862 €
20071.543.664 €1.543.379 €285 €

Principales sources extérieures de financement

2024
Ministère de l'Ecologie1.265.100 €
Office français de la biodiversité488.034 €
Ademe169.809 €
Paprec Group165.000 €
SNCF Réseaux100.000 €
Séché Environnement90.000 €
Ministère de l'Agriculture87.500 €
RTE84.000 €
Aliapur80.000 €
European Climate Foundation76.667 €
CESE72.010 €
Fondation In Vivo62.500 €
CRDLA ESS60.370 €
Renewables Grid Initiative55.100 €
Citeo50.000 €
ONF50.000 €
Anses42.167 €
Axa36.000 €
GRT Gaz34.615 €
Fondation Meyer Louis-Dreyfus30.000 €
Fondation Carasso30.000 €
Reforest'action28.298 €
Aides à l'emploi28.140 €
Eqiom25.000 €
Veolia25.000 €
SNCF Groupe25.000 €
Client Earth22.345 €
Ecomaison18.750 €
Keolis15.000 €
UK Online Foundation14.521 €
Eau de Paris13.750 €
Ministère de l'éducation nationale10.200 €
Léa Nature10.000 €
Réseau Action Climat7826 €
Le Lautrec5833 €
Caisse des dépôts et consignations5000 €
Enedis4000 €
2023
Ministères1.320.000 €
France 2157.500 €
Paprec Group150.000 €
SNCF Réseaux100.000 €
RTE75.000 €
CESE69.244 €
Fondation In Vivo57.500 €
Renewable Grid Initiative52.440 €
Re-Fashion50.000 €
Citeo50.000 €
Engie45.455 €
Horace37.267 €
Client Earth37.050 €
Axa36.000 €
Séché Environnement31.935 €
Fondation Carasso30.000 €
Reforest'action28.299 €
Eqiom25.000 €
SNCF Groupe25.000 €
Veolia24.000 €
Keolis22.500 €
Aliapur20.000 €
Réseau Action Climat20.000 €
European Climate Foundation13.332 €
Jow10.000 €
UK Online Foundation6396 €
Eoliennes en mer6250 €
Ecomaison6250 €
Seas at Risk EU5727 €
Le Lautrec4167 €
Eustache1283 €
Ademenon connu
Office français de la biodiversiténon connu
ONFnon connu
2022
Ministère de l'Ecologie1.277.000 €
France 2202.500 €
Paprec Group150.000 €
Seas at Risk EU140.000 €
CFEEDD118.907 €
Office français de la biodiversité118.476 €
Fondation Bouygues80.000 €
RTE79.000 €
Ministère de l'Agriculture78.235 €
SNCF Réseaux75.000 €
SNCF Groupe75.000 €
Ademe68.615 €
Ministère de l'éducation nationale61.700 €
Crédit Mutuel60.000 €
GRT Gaz53.846 €
Citeo50.000 €
ONF50.000 €
McDonald's40.000 €
Fondation Carrasso30.000 €
Reforest'action25.608 €
Renewables Grid Initiative24.890 €
Engie24.545 € €
Veolia24.000 €
Keolis22.500 €
Fondation In Vivo22.500 €
Horace21.637 €
GRDF17.500 €
Aides à l'emploi15.344 €
Eau de Paris15.000 €
La Poste15.000 €
Axa12.000 €
Séché Environnement8065 €
Interbev7000 €
Eoliennes en mer6250 €
Boralex5000 €
Caisse des dépôts et consignations5000 €
Enedis4000 €
PEFC3500 €
2021
Ministère de l'Ecologie1.260.000 €
Office français de la biodiversité286.789 €
SNCF Réseaux210.000 €
Paprec Group150.000 €
Ademe129.758 €
Programme LIFE (UE)94.357 €
Ministère de l'Agriculture90.000 €
RTE79.000 €
GRDF70.000 €
Engie64.000 €
Galec52.000 €
Citeo50.000 €
Keolis30.000 €
Reforest'action25.616 €
SNCF Groupe20.000 €
CRDLA20.000 €
GRT Gaz50.000 €
Caisse des dépôts et consignations20.000 €
ONF50.000 €
La Poste15.000 €
Boralex15.000 €
Ecologic15.000 €
CFEEDD14.896 €
Horace12.549 €
Séché Environnement12.500 €
Eoliennes en mer12.500 €
Crédit coopératif12.180 €
Fonds pour le développement de la vie associative11.900 €
Vicat10.500 €
Cereco10.000 €
Spotify10.000 €
PEFC9537 €
Eau de Paris6750 €
Germanwatch4998 €
Enedis4000 €
2020
Ministère de l'Ecologie1.275.000 €
Office français de la biodiversité319.761 €
Paprec Group250.000 €
Ademe162.037 €
GRDF120.000 €
Ministère de l'Agriculture90.000 €
RTE75.137 €
Engie68.000 €
Crédit agricole50.000 €
Citeo50.000 €
Vicat45.500 €
Voies navigables de France40.000 €
ONF40.000 €
Agence de l'eau33.000 €
SNCF30.000 €
Keolis30.000 €
Reforest'action30.000 €
Caisse des dépôts et consignations25.000 €
Galec23.000 €
Germanwatch21.001 €
Boralex20.670 €
WPD16.667 €
Melvita15.000 €
Eau de Paris15.000 €
Programme LIFE (UE)14.940 €
Eoliennes en mer12.500 €
Crédit coopératif7500 €
Fonds pour le développement de la vie associative6650 €
CRM Services6365 €
Agence française pour la biodiversité6000 €
Eco TLC5000 €
Horace2670 €
PEFC1400 €
2019
Ministère de l'Ecologie1.300.000 €
Paprec Group350.000 €
Agence française pour la biodiversité225.539 €
Ademe217.285 €
PSA200.000 €
GRDF120.000 €
Ministère de l'Agriculture90.000 €
RTE66.363 €
Engie58.000 €
Leclerc55.000 €
Seas at Risk50.000 €
Citeo50.000 €
Vicat49.000 €
Voies navigables de France40.000 €
SNCF38.750 €
Réseau ferré de France25.000 €
Léa Nature25.000 €
Agence de l'eau Loire-Bretagne23.470 €
Eoliennes en mer22.500 €
Agence de l'eau Seine-Normandie 20.240 €
Keolis16.250 €
Melvita15.000 €
Reforest'action14.000 €
Nabu13.693 €
Mighty Earth11.764 €
Caisse des dépôts et consignations10.000 €
ONF10.000 €
Boralex9330 €
Avifaune8000 €
Bureau européen de l'environnement6000 €
Birdlife5875 €
Eco TLC5000 €
Fonds pour le développement de la vie associative4200 €
Programme LIFE (UE)4000 €
Ministère de l'Education nationale3000 €
Deloitte Développement Durablenon connu
Eau de Parisnon connu
GRT Gaznon connu
Office français de la biodiversiténon connu
Transitions DDnon connu
2018
Ministère de l'Ecologie1.350.000 €
Agence française pour la biodiversité233.695 €
PSA200.000 €
Paprec Group150.000 €
Engie130.000 €
Réseau ferré de France120.000 €
Ademe101.415 €
Ministère de l'Agriculture83.695 €
GRDF65.000 €
Caisse des dépôts et consignations60.000 €
SNCF55.000 €
Citeo50.000 €
GDF Suez49.375 €
Eoliennes en mer Dieppe Le Tréport45.000 €
Eoliennes en Mer Iles d'Yeu et de Noirmoutier45.000 €
RTE43.750 €
Keolis43.528 €
Agence de l'eau Loire-Bretagne39.600 €
Vicat35.000 €
Nabu27.658 €
EOLFI25.000 €
Léa Nature25.000 €
Programme LIFE (UE)20.000 €
Mobivia16.667 €
Onema13.740 €
Séché Environnement10.000 €
GRT Gaz10.000 €
Fonds pour le développement de la vie associative9800 €
ONF9100 €
Avifaune8000 €
Transitions DD7222 €
Agence de l'eau Seine-Normandie4049 €
Bureau européen de l'environnement4002 €
Birdlife3857 €
Ministère de l'Education nationale3000 €
Mighty Earth2756 €
Eoliennes en mer2500 €
CNAR Environnement2500 €
Reforest'action1000 €
2017
Ministère de l'Ecologie1.215.000 €
Ademe196.392 €
Crédit coopératif184.644 €
Agence française pour la biodiversité150.000 €
Eco Emballages100.000 €
Ministère de l'Agriculture90.000 €
Lyonnaise des eaux62.500 €
Onema65.457 €
Caisse des dépôts et consignations60.000 €
GRDF42.500 €
Agence de l'eau38.235 €
Réseau ferré de France30.000 €
SNCF15.000 €
ONF9400 €
CR DLA9179 €
Voies navigables de France8000 €
Réseau Action Climat6125 €
Ministère de l'Education nationale3000 €
2016
Ministère de l'Ecologie1.216.000 €
Ademe211.216 €
Eco Emballages100.000 €
Ministère de l'Agriculture90.000 €
GRDF70.000 €
Caisse des dépôts et consignations60.000 €
Lyonnaise des eaux53.125 €
Onema51.717 €
Lafarge50.000 €
Agence de l'eau36.050 €
Aires marines protégées30.953 €
Voies navigables de France29.330 €
GDF Suez28.333 €
Veolia20.833 €
Réseau ferré de France17.500 €
CR DLA10.640 €
Crédit coopératif10.000 €
ONF8750 €
Bureau européen de l'environnement6798 €
2015
Ministère de l'Ecologie1.092.000 €
Ademe264.296 €
Eco Emballages100.000 €
Bureau européen de l'environnement82.816 €
Ministère de l'Agriculture80.000 €
Caisse des dépôts et consignations80.000 €
Lyonnaise des eaux60.000 €
Lafarge58.333 €
GRDF52.500 €
GDF Suez50.000 €
Onema50.000 €
Veolia50.000 €
Aires marines protégées40.833 €
ONF35.000 €
Agence de l'eau33.000 €
Réseau ferré de France30.000 €
Voies navigables de France22.151 €
Crédit coopératif20.000 €
GDF Branche Energie France16.667 €
AFD15.000 €
CR DLA10.500 €
2014
Ministère de l'Ecologie1.102.000 €
Ademe154.342 €
Ministère de l'Agriculture107.800 €
Eco Emballages100.000 €
Lyonnaise des eaux80.000 €
Caisse des dépôts et consignations80.000 €
Lafarge70.000 €
Bureau européen de l'environnement61.000 €
Voies navigables de France57.883 €
GDF Suez50.000 €
Onema50.000 €
Veolia50.000 €
Fondation Macif40.000 €
ONF35.000 €
Réseau ferré de France30.000 €
AFD30.000 €
Agence de l'eau29.484 €
Aires marines protégées28.333 €
CR DLA27.736 €
Crédit coopératif20.000 €
GDF Branche Energie France20.000 €
Transport & Environment5000 €
SNCF2000 €
2013
Ministère de l'Ecologie1.166.475 €
Ademe197.854 €
Lyonnaise des eaux180.000 €
GDF Suez141.667 €
Ministère de l'Agriculture119.850 €
Réseau ferré de France107.500 €
Eco Emballages100.000 €
Caisse des dépôts et consignations80.000 €
Lafarge70.000 €
GDF Branche Energie France70.000 €
Onema50.000 €
PSA50.000 €
Agence de l'eau44.749 €
Voies navigables de France42.375 €
SNCF40.000 €
Fondation ECF38.750 €
RTE37.750 €
ONF35.000 €
Deutsche Um e.V32.059 €
Fondation Macif30.000 €
PEFC30.000 €
Veolia29.167 €
Aires marines protégées27.500 €
FNTP22.500 €
Transport & Environment22.000 €
Crédit coopératif20.000 €
Mobivia17.500 €
La Poste17.500 €
Aides à l'emploi16.408 €
AFD11.667 €
H&B11.000 €
Monoprix10.000 €
Michelin10.000 €
GRDF+GDF10.000 €
Smetrall9000 €
ERDF4000 €
Nestlé3000 €
Carrefour2500 €
Belin2000 €
Herta2000 €
2012
Ministère de l'Ecologie1.057.800 €
GDF Suez200.000 €
Caisse des dépôts et consignations150.000 €
Lyonnaise des eaux150.000 €
Ademe143.736 €
Ministère de l'Agriculture117.283 €
Réseau ferré de France80.000 €
Séché75.000 €
Lafarge70.000 €
SNCF60.000 €
Voies navigables de France55.630 €
Aides à l'emploi41.632 €
Agence de l'eau37.885 €
ONF36.250 €
PEFC32.500 €
Onema30.000 €
Alliance Carton Nature25.000 €
Crédit coopératif20.000 €
Deutsche Um e.V18.622 €
RTE16.250 €
Ministère des Sports14.616 €
Fondation ECF12.917 €
Fondation de France10.000 €
CNAR Environnement9000 €
AFD8333 €
Transport & Environment8167 €
GDF Branche Energie France6666 €
Nature & Découverte5000 €
Alliantis5000 €
Belin1975 €

 

Publié dans association, FNE | Commentaires fermés sur France Nature Environnement

Eau et Rivières de Bretagne

2, rue Crec’h Ugen
22810 Belle-Isle-en-Terre
Tél. : 02 96 43 08 39
Email : crir@eau-et-rivieres.org
Site : https://www.eau-et-rivieres.org

Profil

Avec 98 associations membres et 1752 adhérents, Eau & Rivières de Bretagne (ERB) intervient dans les quatre départements bretons, la Manche et la Loire-Atlantique, pour lutter contre la dégradation de la qualité de l’eau des sources, de rivières, des estuaires, du littoral. Au départ, ERB s’est cantonné à la défense du saumon avant d’élargir ses combats dans les années 70. Elle dénonce donc les pollutions (rejets industriels, urbains, pollutions agricoles), l’érosion des sols, favorisée par certaines méthodes de culture, la rectification des cours d’eau, la destruction des zones humides, la multiplication des plans d’eau et le gaspillage de l’eau. Plus généralement, le président d’ERB déplorait en 2011 qu’«on oublie d’accuser et de se questionner sur notre “modèle de société”, basé sur une croissance, pourtant si peu respectueuse des hommes et de leur environnement». En 2021, le président d’ERB prône «une transformation radicale de nos modèles de consommation et de production».
ERB est particulièrement mobilisée contre les nitrates et exige une réduction du cheptel animal en Bretagne, prenant régulièrement comme cible le «lobby agro-industriel». Pour ERB, il y a trop d’animaux et trop d’engrais. L’association dénonce par exemple les projets de «mégaporcheries». ERB s’oppose aussi à l’utilisation de pesticides. L’association participe chaque année à la Semaine sans pesticides organisée par Générations Futures et a rejoint l’appel demandant l’interdiction des pesticides de synthèse lancé par Nous voulons des coquelicots. En 2019, l’association a aussi lancé une opération «Stop aux champs orange», où elle incite à poster des photos de champs jaunis par les désherbants afin de stigmatiser les agriculteurs conventionnels.
Dans ses modes d’action, ERB privilégie le lobbying institutionnel, l’arme contentieuse ainsi que la sensibilisation (notamment des animations scolaires). Sur les actions d’écosabotage, l’association affirme ne pas promouvoir «ces modalités d’action», en ajoutant toutefois qu’«elle peut très facilement en comprendre les ressorts». Elle précise : «Le non respect ou contournement de nombreuses décisions de justices de l’État par le biais de régularisation, les reculs incessants sur des sujets majeurs comme la protection des riverains ou la pollution de l’eau du robinet par les pesticides, poussent la population vers une défiance vis-à-vis de l’autorité et finalement la désobéissance.»
ERB a un côté institutionnel, avec un financement public important, qui fait d’ERB une force de lobbying incontournable en Bretagne dans toutes les négociations concernant l’eau. En 2017, ERB et cinq autres associations ont créé la Fédération Bretagne Nature Environnement, rebaptisée en 2021 Fédération France Nature Environnement Bretagne (FNE-Bretagne), qui fédère près de 200 structures représentant plus de 25.000 adhérents.

Structure

Association de la loi de 1901, créée en 1969 et agréée par l’Etat au titre de la protection de la nature (depuis 1978), au titre de la défense et de l’information des consommateurs, au titre de l’éducation nationale, au titre de l’éducation populaire. En 2013, ERB a été habilitée à participer au débat sur l’environnement dans le cadre des instances consultatives de la région Bretagne. En 2014, ERB engage la demande de reconnaissance d’utilité publique. En avril 2017, ERB participe à la création de la Fédération Bretagne Nature Environnement.

Dirigeants

Conseil d’administration

  • Francis Nativel : président
  • Christophe Le Visage : vice-président
  • Nicolas Forray : secrétaire général
  • Evelyne Lorphelin : secrétaire générale adjointe
  • Pierre Loisel : trésorier
  • Rozenn Perrot : trésorière adjointe
  • Laurent Le Berre
  • Antoine Lauginie
  • Jean Laroche
  • Anne-Marie Pichon
  • Guy Le Hénaff
  • Jean-Luc Pichon
  • Philippe Derouillon-Roisné
  • Christian Desbois
  • Didier Bonneville
  • Jean-Pierre Le Lan
  • Claire Meriaux
  • Maëlle Turries
  • Anouck Bonjean

Equipe salariée

Pôle opérationnel

  • Aurélie Besenval : chargée de mission Eau et culture
  • Valérie Cirode : secrétaire
  • Arnaud Clugery : directeur opérationnel et porte-parole
  • Audrey Gosselin : chargée de mission bocage
  • Aurélie Le Goff : chargée de mission juridique
  • Dominique Le Goux : coordinatrice de la vie associative, animatrice territoriale Côtes d’Armor & chargée de mission Santé environnement
  • Anthony Martin : chargé de mission eau & climat, communes engagées pour l’eau
  • Estelle Le Guern : chargée de mission Agriculture
  • Marie Perez : chargée de communication
  • Emma Lemoux : animatrice territoriale Finistère
  • Pauline Pennober : animatrice territoriale Ille-et-Vilaine, chargée de mission Politiques de l’eau
  • Thomas Thellier : chargé de mission juridique
  • Anaïs Tremel : chargée de mécénat et dons
  • Maëlle Turriès : animatrice territoriale Morbihan, chargée de mission Mer et littoral

Pôle administratif et financier

  • Véronique Bouvard : gestionnaire ressource humaine et comptable
  • Vincent Lefebvre : directeur administratif, financier et pédagogique
  • Tomasz Szmarowski : responsable administratif et financier

Pôle pédagogique

  • Tatiana Auffret : chargée de développement de l’éducation à l’environnement Morbihan Est – Vannes
  • Axelle Bereza : chargée de développement de l’éducation à l’environnement Morbihan Ouest – Lorient
  • Erell Mendil : chargée de développement de l’éducation à l’environnement Finistère Nord – Brest
  • Anouck Bonjean : chargée de développement de l’éducation à l’environnement Finistère Sud & chargée de mission biodiversité – Quimper
  • Mélissa Chapelain : Chargé de développement de l’éducation à l’environnement Ille-et-Vilaine – Rennes
  • Michel Riou : chargé de développement de l’éducation à l’environnement Ille-et-Vilaine – Rennes

Centre régional d’initiation à la rivière

  • Georgina Arenas : animatrice pédagogique au centre régional d’initiation à la rivière, animatrice station sports et nature
  • Judicaël Hamon : animateur pédagogique au centre régional d’initiation à la rivière
  • Bruno Coquin : directeur adjoint centre régional d’initiation à la rivière
  • Alix Ferru : employé restauration au centre régional d’initiation à la rivière
  • Ronan Fontaine : responsable station sports et nature
  • David Guégan : responsable Aquarium des curieux de nature
  • Animateur pédagogique au centre régional d’initiation à la rivière
  • Maëlle Le Creurer : animatrice pédagogique au centre régional d’initiation à la rivière
  • Dominique Le Queré : employée restauration au centre régional d’initiation à la rivière
  • Yaëlle Moity : animatrice pédagogique au centre régional d’initiation à la rivière
  • Hilary Parkes : veilleuse de nuit
  • Muriel Peleau : employée restauration au centre régional d’initiation à la rivière
  • Christelle Rohon : animatrice pédagogique au centre régional d’initiation à la rivière

Historique

En 1969, des pêcheurs de saumon et des naturalistes inquiets de la disparition de ce poisson des rivières bretonnes fonde l’Association Pour la Protection du Saumon en Bretagne (APPSB). Dans les années 70, l’association mène des opérations «rivières propres», mobilisant des milliers de bénévoles pour le nettoyage des cours d’eau. En 1983, elle est rebaptisée «Eau & Rivières de Bretagne» et élargit son action et sa réflexion à l’ensemble des problèmes de gestion et de protection de l’eau et des milieux naturels, de la source à la mer.

Activités

Communication : ERB mène des actions de sensibilisation du grand public sur la question de l’eau, à travers différents documents comme par exemple des fiches techniques sur les nitrates et santé, sur les cyanobactéries ou sur la contamination de l’eau par les pesticides. Elle publie aussi des livrets pédagogiques comme, par exemple, sur les auxiliaires du jardin, la biodiversité en péril ou les libellules des rivières. ERB édite un magazine biannuel imprimé à 1800 exemplaires et diffusé auprès de 1450 personnes, dont l’ensemble des CDI bretons. En 2021, ERB a lancé Flak, un «petit magazine pour découvrir la nature, selon différents thèmes».
L’association a un site éducatif et a créé le Centre Régional d’Initiation à la Rivière (CRIR), une «structure permanente de sensibilisation, d’éducation et de formation dans le domaine de l’environnement» destinée aux milieux scolaires. Les nombreuses actions menées dans les établissements scolaires bénéficient d’un agrément de cinq ans régulièrement renouvelé par le recteur de l’Académie de Rennes. Une autre initiative pédagogique, baptisée L’aquarium des curieux de nature, a accueilli 2522 visiteurs en 2021.
ERB organise ponctuellement des conférences et des colloques, comme en décembre 2016, sur le thème «Pesticides, de l’eau à l’homme», ou en 2020 sur «L’artificialisation des sols». Chaque année, ERB organise différentes animations contre les pesticides, à l’occasion de la Semaine sans pesticides organisée par  Générations Futures. En 2008, ERB a publié un guide technique Réduire l’usage des pesticides. L’association organise aussi depuis 2004 la fête du jardinage et de l’agriculture paysanne au mois de mai qui attire entre 3500 et 4000 visiteurs.
Lobbying : ERB est représentée au sein de 600 commissions et groupes de travail dont 58 de niveau national, régional et départemental. L’association participe à différentes instances lorsqu’elle est choisie par les autorités publiques pour y représenter les usagers, par exemple pour participer aux Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE). En 2010, ERB a publié un guide destiné aux élus afin «d’apporter tout à la fois l’information utile sur les SAGE, de montrer aux travers d’exemples concrets et précis les mesures positives qui sont déjà mises en œuvre à travers notre région, et de donner des idées pour les SAGE en cours d’élaboration ou de révision».
Contentieux : En 2021, ce sont 27 décisions de justices qui ont été rendues : 15 décisions judiciaires dont 3 défavorables et 12 décisions administratives dont 3 défavorables. En 2020, 18 recours ont été engagés par l’association (dont 5 judiciaires et 13 contentieux administratifs) et 24 plaintes ont été déposées auprès des autorités judiciaires. Ces actions concernent par exemple des faits d’utilisation non-conforme de pesticides, de pollution des eaux, d’abandon de déchets, de destruction de zone humide, de non respect des règles d’épandage de lisier, etc.
Depuis 2017, ERB utilise un outil collaboratif «Sentinelles de la nature», partagé des associations du réseau de FNE, qui consiste à inciter à dénoncer certaines pratiques. Ainsi, en mars 2019, l’association a lancé une opération «Stop aux champs orange», où elle propose de poster des photos de champs jaunis par les désherbants afin de stigmatiser les agriculteurs conventionnels. En 2021, il y a eu 181 «signalements» (296 en 2020, 731  en 2019).

Finances

En 2024, plus d’un tiers des ressources provient de productions vendues (séjours de vacances au Crir, animations scolaires, sorties natures…), à savoir 617.821 euros. Les subventions publiques s’élèvent à 585.694 euros, c’est-à-dire 34% des produits d’ERB, et les subventions privées à 194.553 euros.

AnnéeProduitsChargesRésultat
20241.731.908 €1.733.132 €-1224 €
20231.664.490 €1.653.570 €10. 920 €
20221.370.486 €1.310.490 €69.996 €
20211.219.292 €1.122.916 €96.376 €
2020850.373 €867.584 €-17.211 €
20191.060.461 €1.095.064 €-34.504 €
2018943.424 €994.003 €-50.578 €
2017932.058 €949.977 €-17.919 €
2016903.848 €885.965 €17.883 €
2015930.251 €904.071 €26.180 €
2014856.845 €833.599 €23.246 €
2013816.880 €803.718 €13.162 €
2012848.103 €820.039 €28.064 €
2011828.188 €833.342 €-5154 €
2010858.537 €807.106 €51.431 €
2009917.365 €846.050 €71.315 €
2008869.972 €794.246 €75.726 €
2007791.639 €755.774 €35.865 €

Principales sources extérieures de financement

En 2024, le Conseil régional de Bretagne a octroyé un montant de 115.000 euros pour ERB (contre 119.000 euros en 2023, 118.000 euros en 2022), la DREAL a attribué 107.000 euros  (contre 107.000 euros en 2023, 102.000 en 2022). Depuis 2003, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne a une convention de partenariat avec ERB, avec une subvention de 82.400 euros en 2024 (contre 88.914 euros en 2023, 67.907 euros en 2022). Les conseils départementaux, agglos et métropoles ont donné 157.700 euros (contre 171.370 euros en 2023, 178.865 euros en 2022). L’OFB, l’Ademe et FNE ont donné 42.927 euros en 2024 (contre 51.030 euros en 2023, 46.338 euros en 2022).
Concernant les subventions privées, ERB déclare avoir 55 mécènes en 2024 (dont la Fondation Léa Nature, Biocoop, 1% for the Planet, la Fondation Lemarchand, La Vie Claire, Vitamont…) mais est opaque concernant les différentes sommes octroyées. En 2024, 1% for the Planet a donné 20.509 euros (contre 17.514 euros en 2023). Depuis de nombreuses années, plusieurs magasins du réseau Biocoop soutiennent ERB, notamment par la vente du magazine.

Publié dans association, Eau et Rivières de Bretagne | Commentaires fermés sur Eau et Rivières de Bretagne

Bretagne Vivante

19 rue de Gouesnou
29000 Brest
Tél. : 02.98.49.07.18
Email : contact@bretagne-vivante.org
Site : http://www.bretagne-vivante.org

Profil

logo-bretagne-vivanteDans la mouvance naturaliste, Bretagne Vivante mène principalement son action depuis une cinquantaine d’années sur la protection de la faune et de la flore. Avec 4781 adhérents et 76 salariés en 2024, Bretagne Vivante est l’une des plus importantes associations régionales de protection de la nature en France. L’association gère un réseau de 135 sites naturels en Bretagne, dont 2 réserves naturelles nationales et 2 réserves naturelles régionales, sur des terrains qui lui appartiennent ou dont la gestion lui a été confiée par les propriétaires publics ou privés. Cofondatrice de France Nature Environnement, l’association coordonne aussi des programmes de conservation, concernant par exemple le phragmite aquatique, la sterne de Dougall ou la moule perlière.
En 2009, à l’occasion de ses 50 ans, l’association a réactualisé son projet associatif, car elle «porte un projet sociétal, celui de faire connaître, reconnaître, protéger et intégrer la nature comme un bien commun». Ainsi, Bretagne Vivante souhaite jouer un rôle pilote sur les sujets suivants : la biodiversité en général, les espaces agricoles, forestiers, urbains-périurbains, littoraux et maritimes, la trame verte et bleue. L’association a cependant aussi un caractère militant, participant par exemple à la Marche contre Monsanto en 2015, afin de dénoncer le système agricole conventionnel dont «les conséquences sociales et environnementales du système agricole sont depuis trop longtemps désastreuses».
Dans sa lutte environnementale, Bretagne Vivante apparaît quelques fois comme un frein au développement de projets économiques. Elle est notamment engagée contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Elle a aussi été épinglée en mars 2013 par le Rapport parlementaire de la mission de lutte contre l’inflation normative. Les auteurs expliquent que le Stade Brestois a été contraint d’abandonner son projet de construction d’un centre de formation, car Bretagne Vivante avait trouvé sur le terrain du futur chantier des escargots de Quimper, espèce protégée au niveau national. Bretagne Vivante a répondu : «Oui, les normes concernant les espèces protégées sont strictes. Oui, les lois, conventions internationales et directives européennes sont strictes. Car la protection des espèces vulnérables et en danger n’est pas une variable d’ajustement, elle est vitale pour sauvegarder la diversité biologique et le patrimoine naturel.»

Structure

Association de la loi de 1901, créée en 1959. Elle est déclarée d’utilité publique depuis 1968 et est agréée pour la protection de l’environnement. Bretagne Vivante-SEPNB est membre fondateur de grandes structures nationales et régionales telles que France Nature Environnement, Réserves Naturelles de France et le Réseau d’Éducation à l’Environnement en Bretagne (REEB). L’association a 18 antennes locales.

Dirigeants

Conseil d’administration

  • Alexis Jaraud : président
  • Marie-Andrée Goraguer : secrétaire générale
  • Jean-Noël Ballot : trésorier / vice-président 29 Nord
  • Gwénola Kervingant : vice-présidente 44
  • Jean-Luc Maillard : vice-président 35/22
  • Marie-Hélène Philippe : vice-présidente 29 Sud
  • Patrick Philippon : vice-président 56
  • Olivier Babut
  • Noël Bayer
  • Sylvie Bouguet
  • Jean-Michel Budet
  • Martin Diraison
  • Philippe Frin
  • Christian Hily
  • Bernard Iliou : chargé du réseau réserves
  • Denez L’Hostis
  • Lili Mayot
  • Claire Tanguy

Historique

La Société pour l’Etude et la Protection de la Nature en Bretagne (SEPNB) est fondée en 1959, jouant un rôle précurseur en créant des réserves ornithologiques sur le littoral. Son champ d’action s’est rapidement élargi à tous les problèmes de défense de l’environnement se posant sur l’ensemble des cinq départements de la Bretagne historique. En 1968, l’association SEPNB est reconnue d’utilité publique. En 1998, la SEPNB change de nom et devient «Bretagne Vivante-SEPNB».

Activités

Une partie de l’activité de Bretagne Vivante consiste en la gestion d’un réseau de 120 sites naturels en Bretagne, dont 5 réserves naturelles nationales et 2 réserves naturelles régionales. L’association coordonne aussi des programmes de conservation, concernant par exemple le phragmite aquatique, la sterne de Dougall ou la moule perlière. Ainsi, depuis 2010 et jusqu’en 2016, l’association Bretagne Vivante coordonne un programme européen LIFE+Nature, consacré à la conservation de la moule perlière en Bretagne et en Basse-Normandie. Depuis 2012, Bretagne Vivante co-organise les Rencontres d’Ornithologie Bretonnes. Depuis 2013, Bretagne Vivante participe aux «24 h de la biodiversité», proposant animations et sorties découvertes. L’association est engagée contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et est présente depuis 2013, notamment pour les inventaires dominicaux et l’axe juridique. En janvier 2014, la Préfecture du Finistère met fin à des décennies de gestion de la Réserve Naturelle Nationale d’Iroise par Bretagne Vivante. En 2014, l’association est devenue partenaire de Disneynature, société française de production de film sur la nature du groupe Walt Disney, dans le cadre d’un nouveau site «Zoom by Disneynature». En novembre 2014, Bretagne Vivante organise à Brest un colloque sur le thème «Conservation et restauration des populations et de l’habitat de la mulette perlière». En 2015, Bretagne Vivante a organisé un programme de découverte des oiseaux d’eaux migrateurs à l’échelle régionale à l’occasion de la Journée Mondiale des Zones Humides. En février 2015, Bretagne Vivante dénonce le projet d’installer une ferme éolienne en pleine forêt de Lanouée. En mai 2015, Bretagne Vivante participe à la Marche contre Monsanto. Bretagne Vivant utilise également l’arme juridique, avec en 2015 le suivi de 80 dossiers dont 34 nouvelles affaires. Par exemple, en octobre 2015, Bretagne Vivante a fait condamner la société Bolloré en raison de plusieurs travaux qu’elle a menés sans autorisation sur l’île du Loch.
L’association est aussi impliquée dans des animations scolaires. Par exemple, depuis 2007, Bretagne Vivante a réalisé 1952 séances d’animation scolaire touchant 15.545 élèves de Brest métropole.
Publications : Bretagne Vivante publie quatre magazines. Bretagne Vivante, une revue semestrielle envoyée à tous les adhérents, Penn ar Bed (1069 abonnés et 60 lycées finistériens la reçoivent également), une revue naturaliste trimestrielle, L’Hermine Vagabonde (734 abonnés ; 1010 écoles des Côtes-d’Armor et du Finistère reçoivent également la revue, ainsi que 126 collèges de Loire-Atlantique), «pour découvrir la nature de façon ludique à partir de 8 ans», et Ar Vran (194 abonnés), une revue d’ornithologie bretonne.

Finances

L’association est très dépendante des subventions publiques puisqu’elles représentent en 2024 la moitié de ses ressources de Bretagne Vivante, c’est-à-dire 2.688.642 euros. Les prestations de service (expertises, inventaires, animations…) représentent 31% du budget alors que les dons et les adhésions représentent à peine 5%.
En 2024, l’Etat a octroyé  739.451 euros (contre 772.503 euros en 2023, 674.631 euros en 2022), l’OFB-AELB ont donné 858.097 euros (contre 293.830 euros en 2023, 234.468 euros en 2022), les collectivités locales ont donné 776.558 euros (contre 759.809 euros en 2023, 861.413 euros en 2022). Bretagne Vivante a reçu 210.395 euros de l’Union européenne en 2024 (contre 338.611 euros en 2023, 146.205 euros en 2022).
Parmi ses partenaires privés, l’association mentionne notamment : l’Union Nationale des Industries de Carrières et Matériaux de construction (UNICEM), la Fondation de France, le Groupe Jean Hénaff, la fondation du Groupe RATP, la Fondation EDF, Réseau de Transport d’Électricité (RTE), le Groupe La Poste, la SNCF, Yves Rocher, Oracle.

AnnéeProduitsChargesRésultat
20245.558.576 €5.458.387 €100.188 €
20234.335.852 €4.438.917 €-103.078 €
20224.463.953 €4.349.151 €114.802 €
20214.395.126 €4.259.502 €135.624 €
20203.597.510 €3.534.640 €62.870 €
20193.426.458 €3.573.899 €-147.441 €
20183.197.640 €3.316.605 €-118.965 €
20173.350.045 €3.217.429 €-132.616 €
20163.457.471 €3.638.299 €-180.828 €
20153.459.258 €
3.516.986 €-57.728 €
20143.557.777 €3.584.336 €-26.559 €
20133.267.017 €3.321.359 €-54.342 €
20123.164.767 €3.188.469 €-23.702 €
Publié dans Bretagne Vivante | Commentaires fermés sur Bretagne Vivante

WWF (Fonds mondial pour la nature)

35/37, rue Baudin
93310 Le Pré-Saint-Gervais
Tél. : 01.71.86.40.60
E-mail : contact@wwf.fr
Site : http://www.wwf.fr

Profil

logo-wwfAvec un budget dépassant les 40 millions d’euros, ses 122 salariés et plus de 2500 bénévoles, le WWF France est la plus grande ONG écologiste du pays. L’association fait aussi partie du plus vaste réseau écologiste au monde, avec près de 6 millions d’adhérents à l’échelle mondiale et sa présence dans plus de 100 pays.
Si le WWF est surtout connu pour ses actions en défense de la faune et de la flore, l’ONG s’est diversifiée dans ses thématiques ces dernières années, que ce soit sur l’impact climatique, la pollution, l’alimentation, ou encore le concept d’empreinte écologique qu’il a contribué à populariser. Pour 2020-2025, le WWF France s’était doté de sept orientations stratégiques : énergie et climat, agriculture et alimentation, vie des océans, vie sauvage, vie des forêts, eau douce, capital naturel et finance verte. Avec trois missions principales : «Protéger les espaces et les espèces, alerter sur l’état de la planète, transformer les politiques publiques et les marchés.» Mais constatant «une sorte de désengagement des Français et, bien sûr, un abandon de politiques publiques» sur les questions environnementales, la présidente du WWF France a annoncé une consultation auprès du grand public en juillet 2025 afin de redéfinir la meilleure façon de faire passer le message sur la crise climatique.
Cette multinationale verte a souvent été dirigée par des personnes issues de milieux institutionnels (monde des affaires, politique, aristocratie, etc.). Le WWF a compté comme dirigeants des aristocrates (le prince Bernhard des Pays-Bas, le prince Philip, duc d’Edimbourg…), ou encore des hommes d’affaires (John H. Loudon, ancien président de la Royal Dutch Shell, Anton Rupert, PDG des cigarettes Rothmans, Ronald Biegs, ancien directeur général de Coca-Cola en France et en Allemagne…). Le WWF France ne déroge pas à la règle et a aussi eu des dirigeants issus des milieux des affaires. D’ailleurs, l’actuelle présidente a été directrice générale RSE du groupe L’Oréal et, parmi les administrateurs, on trouve le président du Groupe Bel, un avocat d’affaires spécialisé dans les fusions-acquisitions ou encore le directeur général de Mirova, filiale de Natixis.
Donc, loin des milieux altermondialistes et décroissants, le WWF promeut une démarche de développement durable, de réformisme écologique pour une croissance économique verte. Pour cela, il a toujours privilégié comme mode d’opérer les négociations et le lobbying, en faisant fonctionner ses réseaux hauts placés. C’est ainsi que l’on voit le WWF France participer au Grenelle de l’environnement ou siéger dans une trentaine d’instances nationales. L’association dit clairement avoir «vocation à influencer toute décision publique intervenant dans sa sphère de compétences». Plusieurs responsables du WWF France ont été des conseillers du président Emmanuel Macron et de ses équipes sur les questions environnementales, et Monique Barbut, présidente du WWF France entre 2021 et 2023, est devenue ministre de la Transition écologique en octobre 2025.
Le WWF est aussi fortement impliqué dans une politique de label, à l’effigie de son petit panda, avec de nombreuses entreprises, dont certaines, comme Michelin, Carrefour ou Bouygues Constructions. Dans cette même logique, le WWF promeut le marché des obligations vertes (green bonds) «pour accélérer la transition écologique et énergétique grâce aux capitaux publics et privés qu’il permet de lever». De plus, le WWF organise des actions à fort impact médiatique, comme chaque année l’opération «Earth Hour», ou encore le Jour du dépassement qui consacre l’idée selon laquelle «si toute l’humanité vivait comme les Françaises et les Français, nous aurions déjà épuisé l’ensemble des ressources naturelles que la Terre est capable de régénérer en un an».
Les milieux de la décroissance sont très critiques à l’encontre du WWF pour ce qu’ils considèrent être des compromissions avec le monde de l’industrie. La participation en 2012 du WWF à la table ronde sur le soja responsable a, par exemple, été dénoncée par des associations comme les Amis de la Terre ou le Corporate Europe Observatory. L’ONG Survival International dénonce depuis plusieurs années le WWF pour avoir soutenu des actions violentes de milices privées paramilitaires contre le braconnage en Asie et en Afrique.

Structure

Association créée en 1973, reconnue d’utilité publique en 2004, mais le WWF opère en France sous deux entités juridiques :

  • la Fondation WWF, avec 122 salariés et créée en 2004, a pour objet de «promouvoir, encourager et assurer la protection et la conservation de la faune et de la flore, des sites, des eaux, des sols et des autres ressources naturelles, soit directement, soit indirectement, en associant d’autres organismes à la réalisation de ses actions et programmes» ;
  • Panda, une EURL avec 11 salariés et gérée par Alexandra Palt, créée en 1992, dont les ressources sont générées par les produits sous licence (partenariats entreprises), la vente par correspondance, les produits d’édition, les formations. La Fondation WWF France en est l’associé unique.

En 2004, la SAS WWF Domaine de Longchamp, avec 1 salarié, avait été créée dans le but d’exploiter la concession de domaine public et l’organisation d’activités en relation avec le développement durable et la protection de l’environnement. La Fondation WWF en était l’associé unique. En juillet 2015, la Mairie de Paris a autorisé la cession de la convention d’occupation du domaine public à la Fondation GoodPlanet. En conséquence, la SAS WWF Domaine de Longchamp a été liquidée en septembre 2016.

Dirigeants

Conseil d’administration

  • Alexandra Palt : présidente
  • Isabelle Autissier : présidente d’honneur
  • Christian Alibay : trésorier
  • Mathieu Rambaud : secrétaire
  • Antoine Housset
  • Philippe Zaouati
  • Thierry Boisseaux : représentant du ministre de la Transition Écologique et Solidaire
  • Olivier Wickers : représentante du ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance
  • Marie-Louise Simoni : représentant du ministère de l’Intérieur
  • Antoine Fievet : personnalité qualifiée
  • Jean-Luc Chotte : personnalité qualifiée

Comité exécutif

  • Véronique Andrieux : directeur général
  • Dominique Lê Van Truoc : directeur de la communication
  • Benoît Duchier : directeur de la générosité publique
  • Marie-Christine Korniloff : directrice déléguée au monde économique
  • Yann Laurans : directeur des programmes
  • Jean Burkard : directeur plaidoyer
  • Arnaud Salla : directeur administratif et financier
  • Laure Piron : directrice des ressources humaines

Historique

C’est en 1961, à Fontainebleau, que Max Nicholson, Sir Julian Huxley, Sir Peter Scott et Luc Hoffmann ont fondé le WWF, afin, au départ, de financer l’Union internationale pour la conservation de la nature. Le WWF est rapidement devenu la plus grande association de protection de l’environnement au monde. Il faut attendre 1973 pour que la branche française voit le jour. Le premier président emblématique du WWF France sera Luc Hoffmann, héritier des Laboratoires Hoffmann-Laroche. Si au départ le WWF s’est surtout occupé de projets de conservation de la nature, l’association s’est engagée progressivement sur les autres sujets écologistes, comme par exemple la lutte contre le danger de la pollution chimique ou le réchauffement climatique.

Activités

En 2023-2024, le WWF France a dépensé 16,3 millions d’euros pour ses activités en France et 5,4 millions d’euros pour ses missions réalisées à l’étranger. L’association a défini les priorités suivantes pour la France métropolitaine :
« • gérer durablement les forêts productives ;
• restaurer les zones humides ;
• favoriser une agriculture économe en eau ;
• lutter contre la criminalité liée aux espèces sauvages ;
• accompagner la transition des élevages et faire baisser la consommation et la production de protéines animales ;
• aider à la coexistence pacifique humains/espèces sauvages ».
Conservation : En France, le WWF déploie une stratégie d’acquisition foncière ciblée, en partenariat avec d’autres acteurs engagés, affirmant qu’«avec l’ensemble des propriétés que nous possédons ou soutenons, ce sont plus de 1500 hectares que nous protégeons». L’association mène aussi des actions de conservation Outre-mer ou à l’étranger, comme en Guyane, où elle lutte contre la pêche accidentelle des grands vertébrés marins, ou encore en 2023, quand elle a lancé le programme CIBEL qui vise à mettre en place des mesures de conservation au Cameroun, au Gabon, en République du Congo et à Madagascar, se concentrant notamment sur les éléphants et les grands singes.
Communication : Depuis 2007, le WWF organise l’opération symbolique Earth Hour qui demande d’éteindre la lumière. En 2025, plusieurs villes (Paris, Bordeaux, Grenoble, Lyon, Rouen et Lille) et entreprises (Parc des Princes, Groupe TF1, Radio France…) ont participé , ainsi que des monuments emblématiques de France (Tour Eiffel, Arc de Triomphe, Musée du Louvre, Notre-Dame de Paris, Avenue des Champs-Elysées, Grand Théâtre à Bordeaux…) qui ont éteint leurs illuminations durant 60 minutes.
Chaque année, en partenariat avec l’ONG Global Footprint Network, le WWF communique sur le «Jour du dépassement de la Terre» qui marquerait la date à laquelle l’humanité aura consommé l’ensemble des ressources que la planète peut renouveler en une année. En 2023, l’association a fait un focus sur l’eau douce «une ressource vitale sous pression» ; en 2024, elle a mis en avant «l’agriculture intensive (…) afin d’illustrer l’impact des activités humaines sur l’environnement» ; en 2025, le directeur du plaidoyer du WWF a dénoncé la loi Duplomb qui «aggrave un désastre annoncé».
Depuis 1998, le WWF publie tous les deux ans le Rapport Planète Vivante «qui mesure l’état de la biodiversité sur la planète». Dans l’édition 2024, l’association affirme qu’«au cours des cinquante dernières années (1970-2020), la taille moyenne des populations d’animaux sauvages suivies a diminué de 73%».
Partenariats : Le WWF développe des partenariats de deux types avec les entreprises, estimant que «l’entreprise est ainsi à la fois à la source du problème et au cœur de la solution» : une coopération technique, «via laquelle nous transformons les pratiques et activités de nos partenaires pour les aligner aux impératifs écologiques planétaires» ; du mécénat, «via lequel nous menons des projets pour préserver, restaurer et valoriser des écosystèmes naturels précieux». Par exemple, le WWF accompagne Bouygues Constructions, Smartwood ou Schmidt Groupe à renforcer la durabilité de leurs approvisionnements en bois, ou encore Michelin pour «transformer ensemble la culture et le marché de l’hévéa pour de meilleures pratiques».
En 2020, le WWF a signé avec le Comité d’organisation des Jeux Olympiques de Paris 2024 un partenariat afin de promouvoir des évènements sportifs plus respectueux des enjeux écologiques.
Pétitions et sondages : Le WWF lance ponctuellement des pétitions. En 2023, avec 200 ONG, le WWF diffuse la pétition pour que l’Union européenne adopte l’adoption une loi sur la restauration de la nature ambitieuse (1 million de signataires). L’association lance une pétition pour ne pas déclasser le loup de son statut actuel de protection stricte (200.000 signataires). En 2025, le WWF a lancé une pétition pour sauver les tortues marines.
En 2024, le WWF a publié un sondage qui «révèle que les Français sous-estiment les dangers des pesticides».
Lobbying : Le WWF est très impliqué dans le lobbying. L’association a été présente lors du Grenelle de l’environnement, ayant notamment contribué à la création de L’Alliance pour la planète. Elle a aussi participé aux différentes Conférences environnementales ou encore aux Conférences internationales sur le climat. Entre juillet et décembre 2017, le WWF a participé aux États généraux de l’alimentation, tout en concluant à un «bilan mitigé».
Le WWF déclare avoir dépensé entre 100.000 et 200.000 euros en 2023-2024 pour des activités de lobbying auprès des députés et sénateurs (contre 200.000 à 300.000 euros en 2022-2023, entre 500.000 et 600.000 euros en 2021-2022 et une somme similaire pour les trois exercices précédents). L’association a déclaré 24 actions de lobbying en 2023-2024 (contre 22 en 2022-2023, 18 en 2021-2022, 26 actions en 2020-2021, 23 actions en 2019-2020, 48 actions en 2018-2019).

Finances

Les ressources financières viennent en grande partie des dons du public, le WWF revendiquant environ 140.300 donateurs actifs en 2024. Cependant, cet autofinancement est réalisé par un important effort de collecte de fonds puisqu’il représente un cinquième de ses dépenses, c’est-à-dire 7,6 millions d’euros en 2023-2024, ce qui représente 22% du total des dépenses. Ces collectes de fonds ne sont pas confiées à des militants mais à des prestataires comme par exemple Direct Sud, Tawk’r, l’Agence Solidaire, Odeef et Cause à Effet. Les ressources de la filiale l’EURL Panda sont générées par les produits sous licence, les contrats de coopérations techniques, la vente par correspondance et les produits d’édition.
Dans un rapport d’avril 2018, la Cour des comptes a constaté «deux importantes défaillances qui nuisent tout particulièrement à la bonne information des donateurs». En premier lieu, alors que les messages d’appel à dons sont centrés sur la protection d’espèces emblématiques, «les messages des appels à dons ne mentionnent pas explicitement que le don effectué peut être utilisé pour des actions de sensibilisation, alors même que celles-ci représentent 40% des emplois en missions sociales». Ensuite, la Cour des comptes estime que «ce défaut majeur d’information se double d’une construction erronée du compte d’emploi des ressources, qui aboutit à minorer les frais de collecte et à majorer les dépenses de missions». La Cour des comptes déplore d’autre part l’«absence de traçabilité» des versements effectués par le WWF France au profit du réseau international, qui représentent «environ 16% des ressources collectées auprès du public».

AnnéeProduitsChargesRésultat
2023-202439.470.089 €41.694.658 €- 2.224.569 €
2022-202336.282.094 €36.840.615 €-558.521 €
2021-202234.267.667 €32.553.602 €1.714.065 €
2020-202129.383.109 €26.832.410 €2.550.699 €
2019-202028.049.925 €26.464.077 €1.585.848 €
2018-201926.219.351 €26.068.725 €150.626 €
2017-201823.263.278 €20.222.328 €3.040.950 €
2016-201725.421.941 €20.489.161 €4.932.780 €
2015-201621.138.220 €19.096.047 €2.042.171 €
2014-201517.082.701 €16.103.600 €979.101 €
2013-201415.899.790 €15.983.883 €-84.093 €
2012-201318.995.864 €20.323.911 €-1.328.047 €
2011-201216.248.737 €17.503.838 €-1.255.101 €
2010-201116.535.202 €15.763.840 €771.362 €
2009-201016.174.510 €15.799.291 €375.219 €
2008-200915.457.280 €14.886.519 €570.761 €
2007-200812.806.000 €12.702.000 €104.000 €
2006-200711.570.617 €11.219.846 €350.771 €

Chiffre d’affaires de l’EURL Panda

2023-20244.993.497 €
2022-20234.367.789 €
2021-20224.715.925 €
2020-20213.810.296 €
2019-20203.631.300 €
2018-20193.408.000 €
2017-20182.800.700 €
2016-20173.073.900 €
2015-20162.236.700 €
2014-20151.990.000 €
2013-20142.089.300 €
2012-20132.193.000 €
2011-20122.493.400 €
2010-20112.898.100 €

Principales sources extérieures de financement

En 2023-2024, le WWF a reçu 1.991.267 euros de subventions publiques (contre 3,3 millions en 2022-2023 et 4,4 millions en 2021-2022), principalement de l’Etat (Agence française de développement, Fonds Français pour l’Environnement Mondial, Expertise France…) et des collectivités locales. Il lui arrive de bénéficier de subventions de l’Union européenne : 225.119 euros en 2022-2023 (contre 440.706 euros en 2021-2022).
Sur la période 2022-2023, les revenus issus des partenariats représentent 92% du total des ressources de Panda EURL et les revenus issus des mécénats représentent 10% des ressources du WWF France. En 2025, le WWF France compte 39 grandes entreprises partenaires. Ci-dessous, les tableaux reprennent les informations données par le WWF concernant les budgets approximatifs de ces différents partenaires. Lancé fin 2018 par le WWF France, il y a aussi le Club Entreprendre Pour la Planète comprenant 55 PME en 2025.

2023-2024
AccorSupérieur à 500.000 €
Groupe BelSupérieur à 500.000 €
Groupe HermèsSupérieur à 500.000 €
Fondation MichelinSupérieur à 500.000 €
La Banque PostaleSupérieur à 500.000 €
Dior ParfumsSupérieur à 500.000 €
SodexoSupérieur à 500.000 €
Carte Noire300.000 €
CarrefourEntre 250.000 € et 500.000 €
Fontaine PajotEntre 250.000 € et 500.000 €
MelvitaEntre 250.000 € et 500.000 €
PRBEntre 250.000 € et 500.000 €
Unibail-Rodamco-WestfieldEntre 250.000 € et 500.000 €
CMA-CGMEntre 100.000 € et 500.000 €
La Compagnie FruitièreEntre 100.000 € et 250.000 €
CNP AssurancesEntre 100.000 € et 250.000 €
GRDFEntre 100.000 € et 250.000 €
HerigeEntre 100.000 € et 250.000 €
Kusmi TeaEntre 100.000 € et 250.000 €
La PosteEntre 100.000 € et 250.000 €
MichelinEntre 100.000 € et 250.000 €
Mirova FoundationEntre 100.000 € et 150.000 €
Rémy CointreauEntre 100.000 € et 250.000 €
Schmidt GroupeEntre 100.000 € et 250.000 €
SmartwoodEntre 100.000 € et 250.000 €
Sysco FranceEntre 100.000 € et 250.000 €
Fondation Carrefour100.000 €
RiansEntre 50.000 € et 100.000 €
RTEEntre 50.000 € et 100.000 €
SylvamoEntre 50.000 € et 100.000 €
AudenciaEntre 50.000 € et 100.000 €
Bouygues ConstructionEntre 50.000 € et 100.000 €
Française des jeuxEntre 50.000 € et 100.000 €
Moët Hennessy,Entre 50.000 € et 100.000 €

2022-2023
Groupe BelSupérieur à 500.000 €
Groupe HermèsSupérieur à 500.000 €
Groupe MichelinSupérieur à 500.000 €
La Banque PostaleSupérieur à 500.000 €
Dior ParfumsSupérieur à 500.000 €
CarrefourEntre 250.000 € et 500.000 €
CMA-CGMEntre 250.000 € et 500.000 €
Fontaine PajotEntre 250.000 € et 500.000 €
GRDFEntre 250.000 € et 500.000 €
MelvitaEntre 250.000 € et 500.000 €
PRBEntre 250.000 € et 500.000 €
SodexoEntre 250.000 € et 500.000 €
AxaEntre 100.000 € et 250.000 €
HerigeEntre 100.000 € et 250.000 €
Kusmi TeaEntre 100.000 € et 250.000 €
BoltonEntre 100.000 € et 250.000 €
La PosteEntre 100.000 € et 250.000 €
Fondation MichelinEntre 100.000 € et 250.000 €
Mirova FoundationEntre 100.000 € et 150.000 €
Schmidt GroupeEntre 100.000 € et 250.000 €
Sysco FranceEntre 100.000 € et 250.000 €
Bouygues ConstructionEntre 100.000 € et 250.000 €
Fondation CarrefourEntre 100.000 € et 250.000 €
La Compagnie FruitièreEntre 100.000 € et 250.000 €
DanoneEntre 100.000 € et 250.000 €
Carte NoireEntre 100.000 € et 150.000 €
Française des jeuxEntre 50.000 € et 100.000 €
Gordon and Betty Morre FoundationEntre 50.000 € et 100.000 €
Rémy CointreauEntre 50.000 € et 100.000 €
RTEEntre 50.000 € et 100.000 €
RiansEntre 50.000 € et 100.000 €
SmartwoodEntre 50.000 € et 100.000 €
SylvamoEntre 50.000 € et 100.000 €
AudenciaEntre 50.000 € et 100.000 €
CiteoEntre 50.000 € et 100.000 €

2021-2022
Groupe MichelinSupérieur à 500.000 €
Groupe HermèsSupérieur à 500.000 €
Groupe BelSupérieur à 500.000 €
SodexoSupérieur à 500.000 €
CMA-CGMEntre 100.000 € et 600.000 €
CarrefourEntre 250.000 € et 500.000 €
GRDFEntre 250.000 € et 500.000 €
AxaEntre 250.000 € et 500.000 €
HerigeEntre 100.000 € et 250.000 €
La Banque PostaleEntre 100.000 € et 250.000 €
La PosteEntre 100.000 € et 250.000 €
Fondation Coca-ColaEntre 100.000 € et 250.000 €
BoltonEntre 100.000 € et 250.000 €
Fondation CarrefourEntre 100.000 € et 250.000 €
Fondation MichelinEntre 100.000 € et 250.000 €
Bouygues ConstructionEntre 100.000 € et 250.000 €
SmartwoodEntre 100.000 € et 250.000 €
PRBEntre 100.000 € et 250.000 €
La Compagnie FruitièreEntre 100.000 € et 250.000 €
DanoneEntre 100.000 € et 250.000 €
Sysco FranceEntre 100.000 € et 250.000 €
Schmidt GroupeEntre 100.000 € et 250.000 €
Carte NoireEntre 100.000 € et 150.000 €
Mirova (Natixis Investment Managers)Entre 100.000 € et 150.000 €
Fondation Moore100.000 €
AudenciaEntre 50.000 € et 100.000 €
SylvamoEntre 50.000 € et 100.000 €
CiteoEntre 50.000 € et 100.000 €
RTEEntre 50.000 € et 100.000 €
Française des jeuxEntre 50.000 € et 100.000 €
RiansEntre 50.000 € et 100.000 €
Groupe Orientis (Kusmi Tea)Entre 50.000 € et 100.000 €

2020-2021
Groupe MichelinSupérieur à 500.000 €
Groupe BelSupérieur à 500.000 €
SodexoSupérieur à 500.000 €
Fondation Coca-Cola482.000 €
CarrefourEntre 250.000 € et 500.000 €
GRDFEntre 250.000 € et 500.000 €
AxaEntre 250.000 € et 500.000 €
HerigeEntre 100.000 € et 250.000 €
La PosteEntre 100.000 € et 250.000 €
Fondation CarrefourEntre 100.000 € et 250.000 €
Fondation MichelinEntre 100.000 € et 250.000 €
Bouygues ConstructionEntre 100.000 € et 250.000 €
SofidelEntre 100.000 € et 250.000 €
PRBEntre 100.000 € et 250.000 €
La Compagnie FruitièreEntre 100.000 € et 250.000 €
DanoneEntre 100.000 € et 250.000 €
Sysco FranceEntre 100.000 € et 250.000 €
Schmidt GroupeEntre 100.000 € et 250.000 €
Mirova (Natixis Investment Managers)Entre 100.000 € et 150.000 €
AudenciaEntre 50.000 € et 100.000 €
CiteoEntre 50.000 € et 100.000 €
RTEEntre 50.000 € et 100.000 €
Française des jeuxEntre 50.000 € et 100.000 €
RiansEntre 50.000 € et 100.000 €
Groupe Orientis (Kusmi Tea)Entre 50.000 € et 100.000 €
International PaperEntre 50.000 € et 100.000 €

2019-2020
Fondation Coca-ColaSupérieur à 500.000 €
Groupe BelSupérieur à 500.000 €
GRDFSupérieur à 500.000 €
Fondation MichelinSupérieur à 500.000 €
SodexoSupérieur à 500.000 €
CarrefourEntre 250.000 € et 500.000 €
Fondation CarrefourEntre 250.000 € et 500.000 €
AxaEntre 250.000 € et 500.000 €
Groupe RenaultEntre 250.000 € et 500.000 €
HermèsEntre 250.000 € et 500.000 €
MichelinEntre 100.000 € et 250.000 €
CaudalieEntre 100.000 € et 250.000 €
Bouygues Construction,Entre 100.000 € et 250.000 €
BoralexEntre 100.000 € et 250.000 €
PRBEntre 100.000 € et 250.000 €
La Compagnie FruitièreEntre 100.000 € et 250.000 €
DanoneEntre 100.000 € et 250.000 €
SuezEntre 100.000 € et 250.000 €
Sysco FranceEntre 100.000 € et 250.000 €
SofidelEntre 100.000 € et 250.000 €
Mirova (Natixis Investment Managers)Entre 100.000 € et 150.000 €
AudenciaEntre 50.000 € et 100.000 €
CiteoEntre 50.000 € et 100.000 €
Petit NavireEntre 50.000 € et 100.000 €
Française des jeuxEntre 50.000 € et 100.000 €
IngrediaEntre 50.000 € et 100.000 €
Groupe Orientis (Kusmi Tea)Entre 50.000 € et 100.000 €
Back MarketEntre 8000 € et 50.000 €
CheopsEntre 8000 € et 50.000 €
Costa SeafoodEntre 8000 € et 50.000 €
Crédit Coopératif
Entre 8000 € et 50.000 €
CRMS SNCFEntre 8000 € et 50.000 €
E-CenterEntre 8000 € et 50.000 €
GeoxEntre 8000 € et 50.000 €
Grand VisionEntre 8000 € et 50.000 €
H&MEntre 8000 € et 50.000 €
International PaperEntre 8000 € et 50.000 €
La Calédonienne des eauxEntre 8000 € et 50.000 €
MarriottEntre 8000 € et 50.000 €
MistigriffEntre 8000 € et 50.000 €
Nutrition & SantéEntre 8000 € et 50.000 €

2018-2019
Fondation Coca-Cola688.000 €
MichelinSupérieur à 500.000 €
SodexoSupérieur à 500.000 €
CarrefourSupérieur à 500.000 €
Groupe RenaultEntre 250.000 € et 500.000 €
GRDFEntre 250.000 € et 500.000 €
Groupe Bel,Entre 250.000 € et 500.000 €
HermèsEntre 250.000 € et 500.000 €
PicardEntre 250.000 € et 500.000 €
CaudalieEntre 250.000 € et 500.000 €
Bouygues Construction,Entre 100.000 € et 250.000 €
BoralexEntre 100.000 € et 250.000 €
Groupe SEBEntre 100.000 € et 250.000 €
La PosteEntre 100.000 € et 250.000 €
Arjowiggins GraphicEntre 100.000 € et 250.000 €
Petit NavireEntre 100.000 € et 250.000 €
La Compagnie FruitièreEntre 100.000 € et 250.000 €
Fondation MichelinEntre 100.000 € et 250.000 €
DanoneEntre 100.000 € et 250.000 €
SuezEntre 100.000 € et 250.000 €
Sysco FranceEntre 100.000 € et 250.000 €
SofidelEntre 100.000 € et 250.000 €
Mirova (Natixis Investment Managers)Entre 100.000 € et 150.000 €
AudenciaEntre 50.000 € et 100.000 €
CiteoEntre 50.000 € et 100.000 €
Fondation Air LiquideEntre 50.000 € et 100.000 €
Française des jeuxEntre 50.000 € et 100.000 €
IngrediaEntre 50.000 € et 100.000 €
Groupe Orientis (Kusmi Tea)Entre 50.000 € et 100.000 €

Publié dans association, WWF | Commentaires fermés sur WWF (Fonds mondial pour la nature)