Révolution écologique pour le vivant (REV)

22, rue Boulard
75014 Paris
Email : contact@rev-parti.fr
Site : https://rev-parti.fr

Profil

Fondée par l’essayiste Aymeric Caron, la REV est un parti écologiste et antispéciste. En février 2019, son fondateur revendiquait 5000 adhérents mais ce chiffre ne correspond pas aux 6290 euros de cotisations encaissés par le parti en 2019, et encore moins en 2022 avec seulement 3035 euros de cotisations. Depuis janvier 2024, l’adhésion à la REV est gratuite. La notoriété de la REV tient principalement à la présence régulière d’Aymeric Caron dans les médias. La REV bénéficie du soutien de diverses associations antispécistes et de défense de la cause animale, comme Sea Shepherd France (dont la responsable est vice-présidente de la REV), One Voice, Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS), Convention Vie et Nature, RAssemblement pour une France sans Chasse ou encore la Fédération des Luttes pour l’Abolition des Corridas.
Aymeric Caron explique que son parti est antispéciste et donc «réclame la fin de toute forme d’exploitation animale». Notamment dans le domaine agricole, il propose d’«abandonner l’élevage» car «la viande est en effet l’une des causes du réchauffement climatique». Il ajoute : «Mais il convient d’aller encore plus loin en supprimant complètement la viande de notre alimentation.» La REV «prône aussi la sortie totale du nucléaire, une réduction du temps de travail à 25 heures par semaine, un revenu “universel” en échange d’une quantité de travail garanti et choisi, une refonte totale de nos institutions et nos modes de scrutin afin qu’ils soient réellement démocratiques ou encore un contrôle de la population mondiale pour enrayer la surpopulation».
Concernant son positionnement, la REV se démarque d’EELV qui «prône encore une écologie trop anthropocentrée», ajoutant : «EELV s’accommode du modèle économique néolibéral et de sa violence intrinsèque, se contentant de lutter contre ses conséquences les plus néfastes pour la planète – ce qui explique sa participation à des gouvernements libéraux. On peut qualifier ce modèle d’“écologie molle”.» Le parti s’est rapproché de La France insoumise. Aux Municipales de 2020, par exemple, Lamya Essemlali, vice-présidente de la REV, s’est présentée sous l’étiquette LFI. En mars 2022, la REV rejoint l’Union Populaire de LFI et soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon, «afin d’y porter les valeurs d’une écologie cohérente car antispéciste et anti-productiviste», avant de rejoindre la NUPES pour les élections législatives.
Lors de la campagne des législatives de 2022, le revue Marianne a évoqué quelques polémiques concernant des candidats de la REV, comme le fait pour Aymeric Caron d’avoir proposé d’instaurer «un permis de voter, exactement comme il y a un permis de conduire». La porte-parole de la REV et candidate en Haute-Loire, Azelma Sigaux, a pour sa part été épinglée pour une trop grande complaisance vis-à-vis de Dieudonné et pour avoir mis en cause les forces de l’ordre lors de l’incendie de la préfecture du Puy-en-Velay provoqué par des gilets jaunes en 2018.

Structure

Le Rassemblement des écologistes pour le vivant a été fondé en février 2018, à l’initiative d’Aymeric Caron. L’association a été déclarée en août 2019 et rebaptisée «Révolution écologique pour le vivant» en 2020.

Dirigeants

Bureau et conseil d’administration

  • Aymeric Caron : président et fondateur
  • Lamya Essemlali : vice-présidente
  • Victor Pailhac : trésorier, coordinateur national
  • Sandro Rato
  • Jean-Marc Gancille

Communication

  • Yann Moreaux : Référent Communication
  • Azelma Sigaux : porte-parole
  • Fiona Vanston : chargée de dons et de développement
  • Astrid Prévost : Référente réseaux sociaux

Elections

Aux Municipales de 2020, la REV a eu une seule liste indépendante, à Conflans-Sainte-Honorine, qui a obtenu 4,22% des suffrages. Elle s’est alliée à quatre autres listes (Paris, Strasbourg, Montpellier, Colomiers), dont trois soutenues par La France insoumise.
Aux élections régionales de 2021, l’unique liste REV a réalisé 1,9% en Ile-de-France.
Aux législatives de 2022, 6 candidats de la REV ont été investis par la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale, dont Aymeric Caron dans la 18e circonscription de Paris.

Finances

AnnéeProduitsChargesRésultat
202220.693 €53.674 €-32.981 €
202115.186 €29.716 €-14.530 €
202012.090 €7268 €4822 €
201916.425 €13.042 €3383 €
201827.247 €25.776 €1471 €

Sources de financement

2022
Reprises sur amortissements, dépréciations, provisions et transferts de charges8000 €
dons de personnes physiques4172 €
cotisations des adhérents 3035 €
ventes de marchandises477 €
2021
dons de personnes physiques9939 €
cotisations des adhérents 3900 €
contributions financières de partis1200 €
ventes de marchandises147 €
2020
dons de personnes physiques6910 €
cotisations des adhérents 5000 €
ventes de marchandises180 €
2019
dons de personnes physiques9004 €
cotisations des adhérents 6290 €
ventes de marchandises1131 €
2018
dons de personnes physiques18.450 €
cotisations des adhérents 7040 €
ventes de marchandises1757 €
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Mouvement écologiste indépendant (MEI)

Chez M. Jacques Mauhourat
27, chemin Vignau
64510 ASSAT
Tél. : 06 40 89 30 89
Email : contact@les-ecologistes-mei.org
Site : https://www.les-ecologistes-mei.org/

Profil

logo-meiQuand Les Verts décident en 1994 de s’allier à la gauche, Antoine Waechter quitte le parti pour fonder le MEI. En effet, partisan du «ni gauche ni droite», il considère l’écologisme comme un projet politique à part entière. Malgré sa notoriété, Antoine Waechter n’arrive pas à faire du MEI le pôle de l’écologie politique en France. Le parti doit compter à peine quelques centaines d’adhérents, étant donné que le revenu des cotisations en 2017 n’atteint pas les 5000 euros.
Le MEI incarne une écologie issue du courant du naturalisme conservateur, dans la ligne de pensée de Robert Hainard, opposé à la Nouvelle Gauche libertaire et anti-autoritaire. En 2017, son président Antoine Waechter, dans un livre co-écrit avec Fabien Niezgoda, affirme que «la voie de l’écologie politique» est «conservatrice et révolutionnaire tout à la fois». Dans un ouvrage antérieur, il défend un «“régionalisme” conçu comme une défense des identités locales» qui «est un des piliers fondateurs de l’écologie politique française (Denis de Rougemont, Jacques Ellul, Bernard Charbonneau)».
D’ailleurs, le parti flirte depuis longtemps avec certains milieux conservateurs. Dès 1999, des cadres du MEI dénoncent les relations douteuses d’Antoine Waechter avec l’association Nouvelle écologie et son chef, Laurent Ozon, évoluant dans la mouvance de la «Nouvelle droite» d’Alain de Benoist. Fabien Niezgoda, un contributeur d’Eléments, la revue de la Nouvelle droite d’Alain de Benoist, a été vice-président du MEI jusqu’en 2018 et membre de son conseil national jusqu’en avril 2019. Niezgoda a participé, «à titre personnel», à un colloque de la droite identitaire organisé en 2016 par Robert Ménard et a appelé à voter Marine Le Pen en 2017. Le MEI n’a pas hésité non plus à avoir pendant plusieurs années le sulfureux Jean Brière comme l’un de ses responsables. Jean Brière avait été auparavant expulsé des Verts, dont il était porte-parole, pour propos antisémites.
Conformément à l’idéologie écologiste conservatrice, le MEI considère que la croissance démographique constitue l’un des problèmes majeurs pour la dégradation de la planète, alors que ce sujet est devenu tabou dans les autres milieux écologistes. Ainsi, le MEI estime que la crise des migrants a pour origine «tout d’abord, la démographie non maîtrisée» de l’Afrique subsaharienne et qu’«accueillir davantage d’immigrés en Europe ne pourrait qu’aggraver les tensions identitaires déjà fortes dans plusieurs pays du continent». Le parti estime que «pour stabiliser au niveau de 2005 l’impact de l’Humanité sur les ressources et les écosystèmes de la Terre, tout en permettant à chacun de vivre selon les standards français, la population devrait se réduire à 1,7 ou 2 milliards d’individus». Le MEI émet aussi des réserves sur le projet de loi qui étend la PMA aux femmes seules ou vivant dans un couple homosexuel : «L’enfant est idéalement le produit d’un acte d’amour qui implique, au-delà de la nécessité biologique, la présence d’un père et d’une mère, dont la vocation est de former le nid qui permettra au jeune de grandir. (…) une personnalité épanouie procède du masculin et du féminin. Si des psychanalystes et des psychiatres s’accordent sur le fait que le repère bisexué n’est pas essentiel au développement de l’enfant, il faut néanmoins s’interroger de ce que peut être une société qui aurait supprimé la figure du père. (…) Tous les totalitarismes envisagent la dissolution de la famille, lieu de résistance potentielle à l’ordre établi.»
Pour émerger, le MEI tente des alliances depuis plusieurs années. C’est ainsi que lors des présidentielles de 2007, Antoine Waechter appelle à voter pour François Bayrou. En 2009, le MEI décide de participer aux Européennes sous la bannière de l’Alliance écologiste indépendante qui regroupe Génération Ecologie et La France en action. En novembre 2009, Antoine Waechter annonce que le MEI rejoint la dynamique d’Europe Ecologie en Alsace à l’occasion des élections régionales et est élu au second tour, après avoir accepté une fusion avec la liste du Parti socialiste. Le MEI n’est désormais plus membre de l’Alliance écologiste indépendante. A partir de 2010, le parti d’Antoine Waechter noue des alliances électorales ponctuelles avec EELV et aussi Cap21. Fin 2015, le MEI des Pays de la Loire a noué une alliance électorale avec Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, notamment pour «la résistance des valeurs de la famille face aux idéologies», expliquant que «le MEI des Pays de la Loire avait participé à La Manif pour Tous au moment de la crise du mariage gay». En 2007 comme en 2017, le MEI a échoué à réunir les 500 parrainages nécessaires pour pouvoir présenter Antoine Waechter à l’élection présidentielle. En 2019, le MEI fait alliance avec Génération Ecologie au sein d’Urgence Ecologie en vue des Européennes. Pour les municipales de 2020, le MEI a conclu un accord avec EELV et plusieurs autres petits partis (Alliance écologiste indépendante, Génération Ecologie et CAP21/LRC).

Structure

Le MEI a été fondé en 1994, suite au départ d’Antoine Waechter des Verts.

Dirigeants

Bureau national

  • Antoine Waechter : fondateur du MEI et coprésident
  • Jacques Mauhourat : coprésident, représentant légal du mouvement, accueil des adhérents
  • Didier Barthès : coprésident
  • Erwan Rohou : trésorier
  • Laure Grosheitsch : trésorière de l’association de financement, communication numérique, commissions thématiques
  • Alexis Dominiak : secrétaire national en charge des élections
  • Marie-Eve Perru : secrétaire nationale en charge des élus

Elections

Aux Européennes de 1999, la liste menée par Antoine Waechter fait 1,52%. Aux élections cantonales et municipales de 2001, le MEI arrive à obtenir quelques élus. En 2004, le MEI ne se présente que dans la circonscription interrégionale Est, où il fait 2,76%. Aux élections régionales de 2004, le MEI obtient 1,59% des voix, mais atteint 7,4% en Alsace avec Antoine Waechter. Le MEI est présent dans 133 circonscriptions lors des législatives de 2007 et obtient la reconduction de son financement public puisque 84 candidats ont passé la barre de 1%. Aux municipales de 2008, le MEI obtient une trentaine d’élus, en majorité dans de petites communes. En 2009, il fait 3,6% au sein de l’Alliance écologiste indépendante, qui regroupe le MEI, La France en action et Génération Ecologie. Aux régionales de 2010, le MEI s’allie à Europe Ecologie en Alsace, et Antoine Waechter est élu au deuxième tour. Aux élections cantonales de 2011, les candidats du MEI, soutenus par EELV, réalisent des scores au premier tour de 8 à 26%.
Aux élections municipales de 2014, le MEI ne présente que 6 listes autonomes. Aux Européennes de 2014, 5 candidats du MEI, dont Antoine Waechter, sont présents sur les listes d’EELV mais aucun est élu. Aux Régionales de 2015, Antoine Waechter est tête de liste pour EELV et le MEI dans le Haut-Rhin, mais il n’est pas réélu. Aux législatives de 2017, le MEI a présenté 45 candidats avec une moyenne de 1,33% des voix (le maximum a été de 4,97% pour Antoine Waechter). Lors de ces élections, le MEI a fait partie de la Confédération pour l’Homme, l’Animal et la Planète (avec le MHAN et le Trèfle), qui a présenté en tout 142 candidats. Pour les Européennes de 2019, Francine Herbaut Dauptain (co-présidente du MEI) était placée numéro 2 sur Urgence Ecologie, une liste soutenue par le MEI, Génération Ecologie, le Mouvement des progressistes et l’Union des démocrates et des écologistes. La liste a obtenu 1,82% des voix. Pour les municipales de 2020, le MEI a conclu un accord avec EELV et plusieurs autres petits partis (Alliance écologiste indépendante, Génération Ecologie et CAP21/LRC).

Finances

En 2019, le MEI déclare que «la poursuite de l’activité de la formation politique est liée aux délais de paiement accordés par les principaux fournisseurs (imprimeurs), et aux prêts obtenus des adhérents». En novembre 2019, une convention de partenariat de 16 mois a été conclue entre le MEI et le parti La France qui ose. Elle prévoyait que les dons destinés au MEI soient perçus par le La France qui ose. En effet, en raison du non-respect par le MEI des obligations légales au titre de l’exercice 2016, ses donateurs ne pouvaient plus bénéficier de la réduction d’impôt jusqu’au 31 décembre 2020. Cela correspond aux sommes apparaissant dans les «contributions financières de partis politiques». Comme cette convention permettait de contourner la décision de la Commission, les deux partis ont dû mettre un terme à la convention de partenariat en cause en janvier 2021.
En mars 2018, la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques indique que le MEI n’a pas déposé ses comptes.
En 2017, les réserves suivantes avaient été émises par des commissaires aux comptes : «Quatre comptes bancaires figurent à l’actif du bilan pour un total de 7996 euros au 31/12/2015. En l’absence d’éléments mis à notre disposition justifiant des mouvements et des soldes concernant ces quatre comptes bancaires, nous ne sommes pas en mesure d’apprécier la réalité des sommes inscrites à ce titre à l’actif de la formation politique.» La Commission chargée du contrôle et de la publication des comptes annuels des partis politique a observé : «Au regard des réserves émises par les commissaires aux comptes pour la troisième année consécutive, il a été demandé au parti, (…), de transmettre à la commission l’ensemble des pièces relatives aux quatre comptes bancaires. Le courrier adressé au responsable du parti a été retourné à la commission avec la mention “destinataire inconnu à l’adresse”.»

AnnéeProduitsChargesRésultat
202241.844 €63.503 €-21.659 €
202141.962 €17.884 €24.078 €
202051.944 €13.179 €38.765 €
201930.745 €45.828 €-15.083 €
201857.834 €34.518 €23.316 €
201746.980 €118.757 €-71.777 €
2016non connunon connunon connu
201542.082 €28.765 €13.317 €
201432.004 €29.094 €2910 €
201337.586 €50.577 €-12.991 €
2012155.540 €200.827 €-45.287 €
2011183.850 €80.959 €102.891 €
2010174.620 €165.522 €9098 €
2009166.259 €67.057 €99.202 €
2008177.530 €107.874 €69.656 €
2007238.388 €559.959 €-321.571 €
2006179.023 €100.856 €78.167 €

Sources de financement

2022
contributions financières de partis politiques24.425 €
dons de personnes physiques11.035 €
cotisations des élus4434 €
cotisations des adhérents1950 €
2021
contributions financières de partis politiques25.687 €
dons de personnes physiques11.595 €
cotisations des élus3212 €
cotisations des adhérents1468 €
2020
contributions financières de partis politiques26.011 €
dons de personnes physiques21.832 €
cotisation des élus4101 €
2019
contributions financières de partis politiques26.342 €
dons de personnes physiques500 €
cotisations des adhérents 3903 €
2018
contributions financières de partis politiques26.734 €
dons de personnes physiques25.452 €
cotisations des adhérents 5648 €
2017
dons de personnes physiques34.225 €
cotisations des adhérents 4982 €
produits exceptionnels7773 €
2015
dons de personnes physiques29.363 €
cotisations des adhérents 4883 €
contributions des élus3650 €
autres4186 €
2014
dons de personnes physiques15.850 €
contributions des élus9380 €
cotisations des adhérents4883 €
autres1891 €
2013
dons de personnes physiques24.838 €
contributions des élus7817 €
cotisations des adhérents3713 €
contributions reçues d’autres formations politiques1218 €
2012
financement public121.756 €
cotisations des adhérents5488 €
dons de personnes physiques19.137 €
autres9159 €
2011
financement public123.530 €
cotisations des adhérents10.196 €
dons de personnes physiques32.902 €
autres17.222 €
2010
financement public123.714 €
cotisations des adhérents6065 €
dons de personnes physiques41.244 €
autres356 €
2009
financement public123.733 €
cotisations des adhérents9036 €
dons de personnes physiques31.721 €
autres1729 €
2008
financement public123.357 €
cotisations des adhérents9892 €
dons de personnes physiques27.267 €
produits exceptionnels15.028 €

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Ecologie au centre (ex-Alliance écologiste indépendante)

6, rue Emile Gilbert
75012 Paris
Tél. : 06 25 45 30 01
Email : info@ecologieaucentre2022.fr
Site : https://ecologieaucentre2022.fr/

Profil

Ecologie au centre (ex-Alliance écologiste indépendante, AEI) est un parti politique centré sur son fondateur et principal financeur, à savoir l’ancien chef d’entreprise Jean-Marc Governatori. Avec à peine 100 adhérents, l’Ecologie au centre tente de percer en scellant des alliances au moment des échéances électorales, soit avec de petits partis comme elle, soit avec des partis plus importants, comme en 2019 avec Europe Ecologie-les Verts pour les Européennes, Jean-Marc Governatori devenant notamment «référent végétarien végan pour la liste». Ce pari a d’ailleurs été payant, puisque deux responsables du parti ont été élus au Parlement européen sur la liste de Yannick Jadot. Pour les municipales de 2020, l’Ecologie au centre a conclu un nouvel accord avec EELV et Jean-Marc Governatori est ainsi devenu tête de liste à Nice, avec le soutien du parti de Yannick Jadot, ce dernier affirmant «que nous défendons globalement le même projet, les mêmes valeurs».
L’Ecologie au centre se positionne «au-delà de la droite et de la gauche» et «veut dépasser notre société de consommation productiviste et individualiste pour aller vers une société coopérative où prospère la frugalité heureuse». Le parti s’aligne sur les combats écologistes habituels (opposition au nucléaire, aux OGM, aux pesticides…) et notamment le rejet de la croissance. Jean-Marc Governatori affirme ainsi que «la recherche de croissance économique est un mythe dangereux et inutile», précisant que «cette obsession de croissance n’est pas la solution, c’est le problème». Toutefois, son parti insiste en particulier sur deux thématiques. D’abord, la protection animale, à tel point que l’Ecologie au centre a proposé en 2010 à Brigitte Bardot de se présenter à la présidentielle car «nous pensons à vous comme la meilleure personne qui pourrait nous représenter à la présidentielle de 2012 », et cela malgré les accointances de l’ancienne vedette avec l’extrême droite. Ensuite, la santé. Jean-Marc Governatori affirme avoir «été formé à la naturopathie dans mon adolescence par Pierre Valentin Marchesseau», fondateur de l’Institut d’Hygiène Vitale. Son parti recommande ainsi de «reconnaître les médecines non-conventionnelles» et affirme : «La cause de la maladie, c’est le manque d’harmonie. On peut “guérir” la maladie avant qu’elle ne s’installe. Quand la disharmonie commence à pénétrer en nous (la jalousie, la désespérance, la médisance, les surcharges en tous genres), c’est déjà la maladie qui s’installe car elle n’est rien d’autre qu’un désordre. Si l’harmonie est en nous, elle repousse le désordre.» Dans un de ses ouvrages, Jean-Marc Governatori n’hésite pas à dénoncer la «bombe médicamenteuse», cautionnant même les idées complotistes selon lesquelles «le virus du sida est le fruit de tests scientifiques américains avec des vaccins». On trouve d’ailleurs ponctuellement des praticiens de pseudo-médecines sur les listes de l’Ecologie au centre, ou des militants antivaccins comme Sylvie Simon.
En 2007, quelques jours avant le premier tour des législatives, l’ancien juge et député UMP Georges Fenech avait pointé les «liens» entre des représentants de l’Ecologie au centre (alors baptisée La France en action) et diverses mouvances sectaires comme l’Eglise de scientologie. Jean-Marc Governatori a poursuivi, sans succès, l’ancien juge, tout en admettant que «6 de nos 960 candidats et suppléants avaient, à un moment donné de leur vie, été membres d’une organisation considérée sectaire». L’Ecologie au centre voit également graviter autour d’elle certaines personnalités proches des milieux réactionnaires. Ainsi, en 2017, en vue des législatives, Jean-Marc Governatori a créé le Mouvement 100%, dont l’un des porte-parole est Nicole Delépine qui, notamment, animait en 2016-2017 une émission sur TV Libertés, une webtélé d’extrême droite fondée par des anciens du FN. Lors de ces élections, l’un des candidats du parti était feu Patrick d’Hondt (alias Tepa), animateur de la webtélé Meta TV, réputée dans la fachosphère et les milieux conspirationnistes.

Structure

Association de la loi de 1901, créée en 2004, d’abord sous le nom de La France d’en bas. En 2005, le nom devient La France en action, avant de venir L’Alliance écologiste indépendante en 2012 et Ecologie au centre en 2022. Par ailleurs, et à la même adresse, on trouve les associations Alliance écologiste indépendante créée en 2009 et Mouvement alliance écologiste indépendante créée en 2011.

Dirigeants

Co-présidents nationaux

Co-porte-parole nationaux

  • Philippe Bouriachi
  • Patrice Miran
  • Sophie Spennato

Bureau politique

  • Jean-Marc Governatori
  • Amina Bouatlaoui Dehbi
  • Antoine Forchi
  • Jean Marc Governatori
  • Patrice Miran
  • Loïc Rousselle
  • Sylvie Roy
  • Sophie Spennato
  • Ghislain Wysocinski

Historique

Au départ, l’Alliance écologiste indépendante (AEI) est créée en 2009 pour fédérer trois partis politiques : La France en action, Génération Ecologie (GE) et le Mouvement écologiste indépendant (MEI). Fin 2010, GE et le MEI quittent l’AEI. En 2012, Jean-Marc Governatori change le nom de son parti, La France en action, et le rebaptise Alliance écologiste indépendante, puis Ecologie au centre.

Elections

En 2006, en 2011 et en 2022, Jean-Marc Governatori déclare sa candidature à l’élection présidentielle mais il n’a jamais réussi à réunir les 500 signatures nécessaires. Aux législatives de 2012, 351 candidats se présentent et le meilleur score est de 2,18%. Pour les législatives de 2017, le parti a fédéré une trentaine de petits partis au sein du Mouvement 100% et a revendiqué 330 candidats, mais le parti n’a jamais communiqué sur leurs résultats (une bonne partie des candidats n’a pas dépassé 1% des voix). Grâce à l’alliance avec la liste d’EELV, le parti a obtenu deux élus.

Élections européennes

  • 2009 : 3,63 %
  • 2014 : 1,12 %
  • 2019 : 2 élus (mais 1 élue a quitté le parti durant son mandat)

Élections régionales 2015

  • PACA : 4,05 %
  • Bourgogne – Franche-Comté : 2,14 %
  • Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine : 4,73%

Finances

Début juin 2007, l’Ecologie au centre, alors dénommée La France en action, explique que le parti est entièrement financé par Jean-Marc Governatori : «Les faits, rien que les faits : si nous acceptions dons et cotisations, JMG financerait 85% du mouvement et pas 100%. Son impact financier serait-il moins indispensable ? ! (…) A partir de juin 2007, les financements publics remplaceront le banquier GOVERNATORI.» Jean-Marc Governatori explique l’origine de sa fortune par la revente, en 2000, du groupe Governatori (spécialisé dans l’informatique, la communication, l’immobilier et l’équipement de la maison) aux Alsaciens de Mobilier européen, pour un montant de 14 millions d’euros.
Depuis plusieurs années, l’Ecologie au centre accepte les dons et les cotisations mais ceux-ci restent assez faibles, de l’ordre de 15% des revenus. Malgré des financements publics, le parti a toujours été largement déficitaire, vivant sous perfusion des finances de Jean-Marc Governatori. En 2020, les emprunts et dettes financières divers s’élèvent à 4.554.957 euros (contre 4.589.891 euros en 2019, 4.654.517 euros en 2018, 4.696.701 euros en 2017). En 2022, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a noté qu’afin de se conformer aux dispositions de la loi du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique, Jean-Marc Governatori avait cessé «tout prêt à l’ALLIANCE ECOLOGISTE INDEPENDANTE à compter du 1er janvier 2018» et avait convenu d’un remboursement annuel à hauteur de 80.000 euros en sa faveur. Au titre de l’exercice 2020, l’échéance de remboursement de 80.000 euros a été respectée. Toutefois, la CNCCFP remarque : «Un montant et une durée de remboursement trop importants sont susceptibles de conférer à un prêt la nature d’une libéralité.»
A noter qu’avant 2012, les finances concernent le parti sous l’appellation La France en action.

AnnéeProduitsChargesRésultat
2022135.091 €88.243 €46.848 €
2021175.567 €144.193 €31.374 €
2020273.901 €209.910 €63.991 €
2019151.418 €85.955 €65.423 €
2018119.566 €76.155 €43.411 €
2017169.871 €677.899 €-508.028 €
2016156.704 €207.262 €-50.558 €
2015152.842 €206.588 €-53.746 €
2014162.998 €353.462 €-190.464 €
2013172.332 €202.132 €-29.800 €
201212.783 €345.928 €-333.145 €
20117937 €283.265 €-275.328 €
20108562 €299.809 €-291.247 €
200942.819 €311.162 €-268.343 €
200817.116 €232.194 €-215.078 €
200722.726 €966.831 €-944.105 €
200612.331 €453.179 €-440.848 €

Sources de financement

2022
financement public105.888 €
dons de personnes physiques19.955 €
cotisations des élus7856 €
cotisations des adhérents1390 €
2021
financement public105.893 €
cotisations des élus33.445 €
dons de personnes physiques20.920 €
prestations de services aux candidats14.229 €
cotisations des adhérents1080 €
2020
prestations de services aux candidats107.230 €
financement public105.976 €
cotisations des élus47.760 €
dons de personnes physiques11.555 €
cotisations des adhérents1380 €
2019
financement public105.791 €
cotisations des élus23.880 €
dons de personnes physiques20.425 €
cotisations des adhérents1260 €
autre60 €
2018
financement public105.919 €
dons de personnes physiques12.435 €
cotisations des adhérents1150 €
autre62 €
2017
financement public139.450 €
dons de personnes physiques24.775 €
cotisations des adhérents3905 €
produits1741 €
2016
financement public139.360 €
dons de personnes physiques13.958 €
cotisations des adhérents3360 €
produits26 €
2015
financement public139.388 €
dons de personnes physiques9734 €
cotisations des adhérents3670 €
produits50 €
2014
financement public139.429 €
dons de personnes physiques10.288 €
cotisations des adhérents8805 €
produits4476 €
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CAP 21/Le Rassemblement Citoyen

47 rue Marcel Dassault
92100 Boulogne-Billancourt
Email : cap21infos@gmail.com
Site : https://cap21-lrc.fr/

Profil

logo-cap21lrcN’ayant plus de site Internet actif entre 2018 et février 2020 et avec un budget d’environ 15.000 euros depuis 2015, CAP21/LRC — le parti de Corinne Lepage — était plutôt discret. L’apathie de CAP21 s’expliquait aussi par le fait que Corinne Lepage a déclaré début 2018 qu’elle ne fait «pratiquement plus de politique aujourd’hui». Toutefois, après le succès électoral d’EELV aux Européennes de 2019, Corinne Lepage a déclaré vouloir «relancer de manière très active CAP21». D’où ses négociations opportunes avec EELV, pour grappiller quelques places au moment des échéances électorales. Ainsi, pour les municipales de 2020 ainsi que pour les futures élections régionales et départementales, CAP21/LRC a conclu un accord avec EELV et plusieurs autres partis comme l’Alliance écologiste indépendante et Génération Ecologie. De même, CAP21 a coorganisé avec EELV les Journées d’été des écologistes en août 2020.
Pourtant, au départ, la fusion en 2014 de CAP 21, le parti de Corinne Lepage, avec Le Rassemblement Citoyen, également fondé par l’ancienne ministre, avait l’ambition de créer un pôle écologiste au centre de l’échiquier politique. Cette «coopérative politique», centrée autour de la personnalité de Corinne Lepage (d’ailleurs, le siège du mouvement se trouve au Cabinet d’avocats Huglo-Lepage), s’était inspirée du succès de Daniel Cohn-Bendit avec Europe Ecologie en 2009. Toutefois, les résultats se sont révélés médiocres aux élections européennes de 2014, les listes du Rassemblement Citoyen ne dépassant pas 1%, exceptée celle de Corinne Lepage qui est arrivée péniblement à 2,28% des voix. Même échec en vue de la présidentielle de 2017. Associé à d’autres structures (Génération Citoyens, Bleu Blanc Zèbre, La Transition, etc.) pour lancer la Primaire des Français, qui avait pour but de désigner un candidat issu de la société civile à l’élection présidentielle de 2017,  CAP21/LRC n’avait pu récolter que 75.000 signatures sur un objectif de 500.000.
Concernant son positionnement, la présidente du parti estime en juin 2020 que «l’ancrage à gauche, voir à l’extrême gauche de l’écologie n’est pas favorable à une forte progression de l’écologie dans la vie politique française». Elle ajoute : «L’écologie française doit faire sa mutation comme les Grünen ont su faire la leur. La présence d’une écologie réaliste, pragmatique, qui ne rêve pas de détruire l’entreprise mais veut la transformer est indispensable au succès de l’écologie. La réunion au sein d’un pôle commun de toutes les mouvances de cette écologie est un impératif, non seulement pour peser dans le rapport de forces, mais surtout pour défendre une écologie qui peut convaincre une majorité de Français.» CAP21 a aussi annoncé un «renouvellement de notre programme». Auparavant, quatre axes étaient particulièrement mis en avant : la transition économique avec «la 3e révolution industrielle» (nouveau modèle énergétique et internet, économie circulaire et circuits courts, agroécologie, etc.) pour «sortir de la société du pétrole et du nucléaire» ; la transition sociétale «avec la sécurité humaine comme objectif pour gérer les risques dans la société complexe et incertaine qui est la nôtre» ; la transition politique (laïcité, l’égalité et la lutte contre toutes les discriminations, l’éthique du pacte républicain, lutte contre la corruption, les trafics d’influence, les conflits d’intérêt, etc.) ; la transition dans le modèle de construction de l’Europe, contre «l’Europe des lobbys».

Structure

Association de la loi 1901, déclarée à la préfecture de police de Paris le 8 mars 2013. En mars 2015, elle adopte le nom «CAP21/Le Rassemblement Citoyen».

Dirigeants

Bureau

  • Corinne Lepage : présidente
  • Chantal Cutajar : présidente exécutive
  • François Damerval : trésorier
  • Franck Poirier : secrétaire général
  • Fanny Puppinck
  • Evelyne Gareaux
  • Fazia Hamiche

Equipe

  • Amandine Rapenne : secrétaire générale adjointe
  • Thierry Deneuve : secrétaire général adjoint & administrateur de site Web
  • Victor Ferreira : référent controverse
  • André Tessier du Cros : référent des questions de finance
  • Chantal Cutajar : relations avec les partis politiques

Délégués régionaux

  • Jean Rapenne : Bourgogne Franche Comté
  • Franck Poirier : Bretagne
  • Charles Girardin : Centre Val de Loire
  • François Damerval : Ile-de-France
  • Virginie Votier : Paris
  • Didier Cugy : Nouvelle Aquitaine
  • Dominique Souchaud : Nouvelle Aquitaine
  • Chantal Cutajar : Grand Est
  • Harry Hodebourg : Guyane
  • Jeanne Loyher : La Réunion
  • Sanya Youssouf : Mayotte
  • Jimmy Vakauliafa : Polynésie
  • Alexandre Arnassant : Occitanie Languedoc
  • Grégoire Jauneault : Pays de la Loire

Historique

Le 1er mai 2010, une réunion est organisée à l’initiative de Corinne Lepage sur le thème «Un nouvel espace politique démocrate, écologiste et humaniste», afin de poser les bases d’une refondation de CAP 21. A cette occasion, Corinne Lepage explique : «Quand on s’est lancés dans cette aventure de refondation, on avait deux solutions : une solution qui consiste à dire “On rase tout et on fait autre chose et les différents mouvements CAP 21 et autres viendront s’agréger dans cette autre chose”. Et puis ça nous paru difficile, d’abord parce recréer de zéro n’est jamais simple, et deuxièmement parce qu’il y a des questions liées au fonctionnement des partis politiques en France (association de financement). Donc on s’est dit “On va essayer de faire la même chose en ne repartant pas de zéro, de refonder complètement le mouvement quitte à changer de nom”.»
La création du Rassemblement Citoyen est décidée lors d’une réunion le 17 février 2013 rassemblant Corinne Lepage, Stéphane Gemmani, Stéphane Guyot, Jean Rapenne, Nicolas Berthe, Dominique Lemoine, Christian Romain et Grégoire Jauneault. Le congrès fondateur réunit environ 200 personnes le 24 mars 2013 et la convention nationale s’est tenue le 29 juin 2013. Le 27 juin 2015, CAP21 Le Rassemblement Citoyen a tenu sa première convention nationale.

Elections

Le parti revendique 4 conseillers régionaux, 5 maires de petites communes et 19 conseillers municipaux. CAP21/Le Rassemblement Citoyen a présenté une poignée de candidats sur quelques listes aux municipales de 2014, Corinne Lepage admettant  que leur «concept de coopérative est plus opérationnel pour des petites villes».
Aux élections européennes de 2014, Corinne Lepage avait annoncé la présence de huit listes du Rassemblement Citoyen sous l’étiquette «Europe Citoyenne». Cependant, la liste Ouest menée par Dorothée Benoit-Browaeys, fondatrice de l’association VivAgora, et la liste Sud-Est menée par Véronique Debue n’ont finalement pas abouti. A part Corinne Lepage qui obtient 2,28% des voix, les autres listes «Europe Citoyenne» obtiennent des scores inférieurs à 1%.
Aux élections régionales de 2015, CAP21/LRC a eu des candidats sur les listes PS d’Auvergne-Rhône-Alpes, de Bourgogne-Franche-Comté, de Centre-Val de Loire, de Pays de la Loire et de Normandie, sur la liste EELV d’Ile-de-France, sur la liste Union des démocrates et des écologistes de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.
Pour les municipales de 2020 ainsi que pour les futures élections régionales et départementales, CAP21/LRC a conclu un accord avec EELV et plusieurs autres partis comme l’Alliance écologiste indépendante et Génération Ecologie.

Finances

Fin 2014, CAP21/LRC avait une dette de 236.173 euros vis-à-vis d’un imprimeur pour des prestations dans le cadre des élections européennes de 2014. En 2016, le parti précise : «La dette auprès de l’imprimeur s’établit à (…) 226.173 euros au 31 décembre 2016. Cette dette […] était échelonnée […] pour un montant annuel de 83.724 euros (protocole du 10 décembre 2014). Le 15 décembre 2015, un avenant à la convention du 10 décembre 2014 a redéfini l’échéancier, avec un apurement d’une première partie de la dette, au cours de l’année 2017 et le solde de ladite dette, avant 2020.» La Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP) ajoute pour sa part : «Le parti a indiqué être à la recherche d’un accord financier avec la formation politique “La république en marche” pour le règlement de cette dette.» Depuis lors, CAP21/LRC a cependant précisé à la CNCCFP : «L’apurement prévu en 2017 n’a cependant pu être mis en œuvre et la formation politique est en attente d’un potentiel financement public à verser en 2018 par rapport aux résultats électoraux de l’année 2017.»
Sur l’exercice 2019, il a été versé à l’imprimeur une somme de 3000 euros et aucun versement n’a été opéré sur l’année 2020. En mai 2021, CAP21/LRC a informé la CNCCFP qu’en fait le parti avait subi un préjudice dû au fait que «les quantités livrées étaient inférieures aux quantités commandées et qu’en outre les qualités d’impression étaient très inférieures aux standards attendus en cette matière». En 2022, le parti a effectué un remboursement de 1500 euros de la dette du parti envers l’imprimeur Print France offset. La CNCCFP a commenté : «Ce montant est dérisoire au regard du montant de la dette fournisseur du parti et l’on ne voit pas de perspective réaliste d’extinction de cette dette. La CNCCFP persiste à estimer que le concours ainsi apporté au parti CAP 21 – LE RASSEMBLEMENT CITOYEN par son fournisseur est contraire à l’esprit de la loi du 11 mars 1988 sur la transparence de la vie politique.»

AnnéeProduitsChargesRésultat
202210.077 €4654 €5423 €
202116.907 €14.980 €1926 €
202013.783 €10.487 €3296 €
201918.552 €24.050 €-5498 €
201811.688 €20.264 €-8576 €
20177618 €13.830 €-6212 €
201629.095 €18.599 €10.496 €
201544.198 €16.847 €27.351 €
2014110.235 €381.070 €-270.835 €
201311.282 €10.583 €699 €

Sources de financement

2022
dons de personnes physiques10.077 €
2021
dons de personnes physiques14.912 €
cotisations605 €
autres1390 €
2020
cotisations13.783 €
2019
cotisation des élus18.140 €
2018
cotisation des adhérents11.688 €
2017
dons des personnes physiques7618 €
2016
cotisations des adhérents29.095 €
2015
cotisations des adhérents43.951
autres247 €
2014
dons de personnes physiques88.864 €
contributions des élus9600 €
cotisations des adhérents6004 €
produits de manifestations et colloques5336 €
autres431 €
2013
dons de personnes physiques7000 €
produits de manifestations et colloques2196 €
cotisations des adhérents1265 €
autres821 €
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ARTAC (Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse)

57/59 rue de la Convention
75015 Paris.
Tél : 01.45.78.53.53
E-mail : artac.cerc@gmail.com
Site : http://www.artac.info

Profil

logo-artac

Au départ, l’ARTAC est une association anticancéreuse ayant de nombreux administrateurs représentant l’industrie pharmaceutique, comme les laboratoires Servier, Sanofi, Pasteur-Vaccin, etc. Au milieu des années 90, l’ARTAC connaît des difficultés financières à cause d’«une diminution des sous-traitances commanditées par l’industrie pharmaceutique». Au début des années 2000, l’activité d’ARTAC n’est plus principalement orientée vers la recherche thérapeutique, mais consiste à prouver que l’accroissement de la plupart des maladies, dont le cancer, est dû à la pollution. Aujourd’hui, «l’équipe» de recherche se résume à deux personnes : le professeur Dominique Belpomme et le biochimiste Philippe Irigaray. De plus, le cancer n’est pas la seule maladie sur laquelle travaille l’association aujourd’hui puisqu’une bonne partie de son activité concerne par exemple l’électrosensibilité et les effets des champs électromagnétiques sur la santé.
L’association est entièrement centrée sur la personnalité du professeur Belpomme, exploitant son aura de cancérologue dans les médias et dans les conférences pour lancer des messages alarmistes concernant les dangers de la pollution sur la santé. D’ailleurs, l’ARTAC est peu connue, alors que le professeur Belpomme jouit d’une certaine notoriété publique. Le site de l’ARTAC oriente notamment vers les consultations en cancérologie et en santé environnementale du professeur Belpomme.
Bien qu’elle se soit appuyée sur différentes ONG écologistes pour se lancer dans le créneau de la santé environnementale, l’ARTAC tente de garder quelque peu ses distances avec elles, du moins en apparence, afin de limiter son image militante et préserver son image d’institut de recherche. Pour atténuer son image militante, l’ARTAC cible désormais davantage les membres de la profession médicale. Ainsi, le Troisième colloque de l’Appel de Paris organisé par l’ARTAC en avril 2011 s’est adressé aux médecins et autres professionnels de santé. En outre, depuis cette date, l’ARTAC organise des formations en santé environnementale. Dans la même dynamique, l’ARTAC est devenue la représentante en France de l’International Society of Doctors for Environment (ISDE). Enfin, Dominique Belpomme ambitionne d’être un acteur de lobbying européen, en créant, avec notamment Corinne Lepage, une sorte d’ARTAC européenne – l’European Cancer and Environment Research Institute (ECERI) – en juillet 2011 à Bruxelles.

Structure

Association de la loi de 1901, créée en 1984. L’ARTAC tente depuis plusieurs années d’obtenir la Reconnaissance d’utilité publique. En juin 2016, l’administration avait refusé en demandant à l’association «un plus grand nombre d’adhérents présents lors des AG», de convoquer une assemblée générale extraordinaire pour faire valider les nouveaux statuts et d’avoir un exercice financier à l’équilibre pour 2016. Un nouveau dossier a dû être déposé en février 2018.

Dirigeants

Bureau

  • Anne Langlois : présidente
  • Dominique Belpomme : ancien président
  • Jean-François Armanini : vice-président d’honneur
  • Etienne Riondet : secrétaire général
  • Jean Salomon : trésorier
  • Dominique Belpomme : conseiller de la présidente
  • Michel Peyraud : conseiller de la présidente

Equipe

  • Phillipe Irigaray : délégué général – directeur des recherches scientifiques
  • Fatou Diop : assistante de direction

Historique

De 1984 à 2002, l’ARTAC s’est concentrée sur son objet, à savoir la recherche thérapeutique sur le cancer. En 2002, le professeur Dominique Belpomme se convertit aux thèses écologistes concernant l’impact de la pollution sur l’accroissement des maladies. A l’époque, le créneau de la santé environnementale en France n’est occupé par personne, et le professeur Belpomme décide de façon opportune de l’occuper. Pour se faire connaître auprès des milieux écologistes qui lui sont totalement étrangers, Dominique Belpomme va s’appuyer en particulier sur l’aide de François Veillerette ainsi que de la revue L’Ecologiste. En 2004, le professeur Dominique Belpomme va acquérir une notoriété publique avec le succès de son livre Ces maladies créées par l’homme, dans lequel il dresse un tableau apocalyptique concernant l’impact de la société industrielle sur la santé publique, et avec le succès d’un colloque international organisé par l’association sur le thème «Cancer, environnement et société». C’est à l’issue de ce colloque que sera lancé l’Appel de Paris contre la pollution, présenté par Dominique Belpomme et quelques personnalités médiatiques comme Corinne Lepage, Nicolas Hulot, le professeur Luc Montagnier et le professeur Lucien Israël, Appel qui aura un important retentissement médiatique.

Activités

Les activités de l’ARTAC sont ponctuées par les multiples interventions du professeur Belpomme dans les médias et dans des conférences. Depuis le succès de leur colloque à l’UNESCO en 2004 avec la promulgation de l’Appel de Paris, l’ARTAC organise régulièrement un événement de ce type. Ainsi, en 2006 un deuxième colloque a été organisé afin de présenter un «Mémorandum» de 164 mesures pour lutter pour une «santé durable». Un troisième colloque a eu lieu en avril 2011 sur la question de la santé des enfants, en ciblant comme public les professionnels de la santé. Depuis lors, l’association dispense régulièrement des formations en santé environnementale destinées aux professionnels de la santé. Un quatrième colloque s’est déroulé en novembre 2014 avec l’idée de «faire reconnaître les atteintes à la santé et à l’environnement comme crime contre l’humanité». En mais 2015, un cinquième colloque a eu lieu à Bruxelles pour faire «état de nos découvertes en matière d’électrohypersensibilité (EHS) et de sensibilité multiple aux produits chimiques (MCS)».
En 2007, l’ARTAC a été impliquée dans le dossier du chlordécone aux Antilles, suite à la publication du rapport polémique réalisé sur le sujet en 2007 par Dominique Belpomme. Depuis ces dernières années, l’ARTAC est très présent sur les thématiques de l’électrosensibilité et des effets des champs électromagnétiques sur la santé. En avril 2010, l’ARTAC et le CRIIREM, en étroite collaboration avec Robin des Toits ont décidé d’unir leurs efforts dans un cadre commun dénommé «Alliance Scientifique pour le Traitement et la Reconnaissance des malades Electrosensibles» (ASTRÉ). Début 2014, l’ARTAC a créé un site dédié EHS & MCS à l’hypersensibilité aux champs électromagnétiques et/ou aux produits chimiques. Il y a aussi des interventions régulières contre les incinérateurs.
Fin juillet 2011, à l’initiative de l’ARTAC, l’European Cancer and Environment Research Institute (ECERI) a été créé avec son siège à Bruxelles. Parmi les membres fondateurs de l’institut, mentionnons : Dominique Belpomme, Corinne Lepage, Paul Lannoye (ex-député européen du parti Ecolo), Jean Huss (député vert luxembourgeois et président de la commission santé-environnement du Conseil de l’Europe). L’ECERI a vocation à devenir l’équivalent de l’ARTAC à l’échelon européen. Corinne Lepage justifie l’intérêt de créer l’ECERI car «le système actuel d’expertise est largement dans les mains des lobbies et prive la société d’une expertise indépendante menée dans le seul but de servir l’intérêt général». Fin 2013, l’ECERI a publié une expertise concernant 5 produits phytosanitaires utilisés par épandage aérien aux Antilles à la demande de l’Association Médicale pour la Sauvegarde de la Santé et de l’Environnement en Martinique.
En mars 2017, l’ARTAC annonce rédiger un Guide de santé, axé sur la prévention du cancer et des autres maladies d’origine environnementale, sous l’égide de la Fondation Léa Nature.
L’ARTAC affirme avoir découvert un marqueur métabolique naturel des cancers, «permettant un diagnostic plus précoce et surtout le développement d’une nouvelle voie thérapeutique», et a déposé deux demandes de brevet en 2014. L’obtention du brevet a été publiée au Bulletin européen des brevets en octobre 2017, avec l’appellation «Utilisation du methylglyoxal pour la détection précoce et le diagnostique des cancers ».

Finances

Les partenaires affichés de l’ARTAC sont : Groupe Léa Nature, Kudzu Science, ColisConsult et Bodhisens. Toutefois, l’association est opaque concernant les sommes octroyées par les donateurs. En 2010, l’ARTAC affichait un autofinancement de 99% (44% pour les dons, 31% pour les conférences, 10% pour les legs, 10% pour les dons en nature, 4% pour les cotisations) et seulement 1% de subvention. Fin 2016, l’ARTAC comptait 317 adhérents à jour de cotisation. En décembre 2017, l’ARTAC déclare faire face à une baisse croissante des adhésions, des dons et des legs.
On sait par exemple que l’ARTAC a reçu une subvention d’Osato Research Institute pour l’un de ses protocoles de recherche. Concernant des travaux de l’ARTAC sur le chlordécone, publiés en septembre 2011, il est établi que l’ARTAC a reçu des subventions du Groupe Léa Nature ainsi que de deux structures dépendant de la Grande Loge Nationale Française – l’Oeuvre d’Assistante Fraternelle et la Fondation pour la promotion de l’homme. Cette dernière a aussi contribué pour l’organisation du 3e Colloque de l’Appel de Paris en 2001, tout comme la Mutuelle des Pays de Vilaine. Comme autre source de financement, l’ARTAC organise depuis 2011 des formations en médecine environnementale qui s’adressent aux professionnels de la santé. Ces sessions se font dans le cadre de la Société internationale des docteurs pour l’environnement (ISDE), représentée en France par l’ARTAC. En mars 2017, un concert a été organisé permettant de récolter plus de 3500 euros au bénéfice de l’ARTAC.

AnnéeProduitsChargesRésultat
2016342.785 €335.936 €6.849 €
2015494.184 €478.340 €15.844 €
2014321.316 €314.963 €6353 €
2013non connunon connunon connu
2012non connunon connunon connu
2011278.872 €271.511 €7301 €
2010253.535 €246.745 €6790 €
2009278.872 €209.050 €69.822 €
2008206.895 €189.799 €17.096 €
2007234.900 €230.600 €4300 €
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Marie-Monique Robin

Journaliste et réalisatrice
Associée de M2R Films
Administratrice de Justice Pesticides
Membre du Parlement de la NUPES
Marraine du Tribunal International Monsanto
Marraine de Générations Cobayes
Marraine du Collectif pour le Triangle de Gonesse
Membre du comité de soutien de Bio Consom’acteurs
http://www.m2rfilms.com
https://blog.m2rfilms.com/

Profil

Depuis son documentaire et son livre Le Monde selon Monsanto (2008), Marie-Monique Robin est devenue un personnage important dans le milieu de l’écologisme militant. Elle ne le cache pas puisqu’en sortant son film sur Monsanto, elle avait déclaré : «J’espère qu’il servira à alimenter un débat enfin sérieux sur les OGM, et qu’en France, il contribuera à en interdire la culture et la consommation.» Ce statut de militante écologiste s’est encore renforcé avec son film Notre poison quotidien, dans lequel elle dénonce la présence de produits chimiques dans la chaîne alimentaire qu’elle accuse d’être responsables du développement des maladies chroniques dans les pays industrialisés. Dans son film Sacrée croissance !, Marie-Monique Robin remet en cause les fondements de la société en dénonçant le «dogme» de la croissance et en reprenant les thèses de la décroissance. Dénonçant le «modèle productiviste capitaliste», elle parcourt la France et d’autres pays afin de participer à des projections-débats pour prêcher ses convictions. Biocoop, le géant de la distribution bio, a été partenaire sur plusieurs de ses films. A l’occasion des élections européennes de 2019, elle annonce qu’elle va voter pour EELV, «car nous avons besoin d’un groupe Verts fort au parlement européen», et en 2022, elle rejoint le parlement de la NUPES.
L’intérêt récent de Marie-Monique Robin pour les questions d’environnement s’inscrit dans un engagement plus large que l’on peut assimiler à la gauche altermondialiste. Dans sa jeunesse, elle s’est beaucoup identifiée aux pays d’Amérique latine (où elle s’est rendue plus de 80 fois), et les conflits qui les ont opposé aux Etats-Unis, au point même de participer à une brigade de solidarité au Nicaragua. Ce qui peut expliquer son aversion pour les Etats-Unis et les multinationales, et sa connivence avec les milieux de défense des droits de l’homme, comme la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), et des personnalités comme William Bourdon, son avocat, responsable de l’association Sherpa et ancien responsable de la FIDH. Elle a aussi une certaine complicité avec François Gèze, patron des éditions de La Découverte, décrit par un journal altermondialiste comme «militant de la première heure des luttes révolutionnaires qui ont marqué l’époque». François Gèze et Marie-Monique Robin ont également comme ami commun le millionnaire Olivier Legrain, ancien de Rhône-Poulenc et de Materis, qui a fait fortune avec des produits financiers à hauts risques, les LBO. Selon Libération, c’est grâce à un chèque de 16.000 euros de Legrain en 2009 que la réalisatrice est parvenue «à boucler un documentaire».
Avec le courant altermondialiste, elle partage souvent une vision conspirationniste et manichéenne du monde. Elle voit notamment la firme Monsanto derrière «un vaste projet hégémonique menaçant la sécurité alimentaire du monde, mais aussi l’équilibre écologique de la planète, et qui s’inscrit dans la droite ligne de l’histoire sulfureuse de Monsanto, dont il constituerait même l’apogée». Elle considère aussi que les instances d’évaluation sont corrompues, infiltrées par des scientifiques au service des multinationales de l’agrochimie. Elle explique ainsi que les agences réglementaires «ne sont que des faire-valoir pour les fabricants. Elles servent les intérêts de l’industrie, au détriment de la santé des citoyens». Au moment de la pandémie de Covid, en juillet 2021, elle fustige Emmanuel Macron qui «déclare la guerre au Covid, un virus très peu mortel» et tweete un interview du vaccinosceptique Christian Vélot réalisé par le site France Soir.
Quant aux alternatives qu’elle défend, elle cite en exemple, dans son film Notre poison quotidien, l’Etat de l’Orissa (Inde) où l’agriculture se fait sans pesticides. Elle y constate avec satisfaction un faible pourcentage d’obèses, sans préciser que c’est un Etat où une bonne partie de la population souffre de malnutrition. Dans un autre documentaire, elle n’hésite pas à ériger en modèle le royaume du Bhoutan, en occultant que l’un de ses piliers – la promotion de la culture bhoutanaise – a donné lieu dans les années 1990 à l’exil forcé  de 100.000 Lhotsampas, une minorité d’origine népalaise considérée indésirable. En janvier 2023, elle propose d’encourager les producteurs de betteraves sucrières «à arrêter les monocultures qui causent la prolifération des pucerons», alors que la monoculture de betterave n’existe pas.
Par ailleurs, Marie-Monique Robin promeut la pratique ésotérique de l’agriculture biodynamique, imaginée par le penseur occultiste Rudolf Steiner, créateur de l’anthroposophie. Elle a notamment été marraine du Congrès de biodynamie en 2011 fêtant le 150e anniversaire de Steiner, et a consacré de longues pages à ces pratiques dans son livre Les moissons du futur.
Concernant son travail, il avait été durement critiqué par le jury Albert Londres à propos de son reportage Voleur d’yeux : «Marie Monique Robin nous semble s’être laissée porter par l’émotion. A la fois discutable et honorable, cette émotion a contribué à influencer son regard comme son langage. Son reportage est ainsi devenu trop souvent une démonstration, l’illustration d’une thèse.» A propos de Notre poison quotidien, le toxicologue Jean-François Narbonne a apporté une critique similaire : «Marie-Monique Robin n’ayant pas de formation en toxicologie, elle accumule les approximations, pour livrer au final un reportage uniquement à charge. Certes, beaucoup de faits qu’elle rapporte sont exacts – et connus –, mais sa dérive commence par une interprétation erronée, et débouche sur une présentation orientée.» La grande habilité de Marie-Monique Robin est de mener des enquêtes minutieuses, mais en gardant seulement les faits qui confirment sa thèse et en excluant tous ceux ce qui pourraient la contredire.
Enfin, Marie-Monique Robin est actionnaire de la société de production M2R Films, gérée par son compagnon, et qui a eu un chiffre d’affaires de 25.600 euros en 2021 (contre 131.500 euros en 2020, 264.400 euros en 2019, 387.600 euros en 2018, 293.200 euros en 2017, 505.054 euros en 2016, 456.079 euros en 2015, 935.962 euros en 2014, 246.973 euros en 2013 et 924.724 euros en 2012).

Parcours

Fille d’agriculteurs militants dans la Jeunesse agricole catholique, Marie-Monique Robin étudie les Sciences Politiques à l’Université de Saarbrücken et est diplômée du Centre universitaire d’enseignement du journalisme de Strasbourg. Très rapidement, elle s’engage, avec un intérêt particulier pour l’Amérique du Sud et Cuba. Elle participe notamment à une brigade de solidarité au Nicaragua.
Elle débute sa carrière de journaliste à France 3 Région entre 1983 et 1986, puis en tant que journaliste indépendante à Point du Jour, Gamma TV et VI Presse. En 1990, elle rejoint l’agence CAPA. C’est à cette époque qu’elle réalise un documentaire sur le trafic d’organes – Voleur d’yeux – qui défrayera aussi la chronique, puisque certains contesteront le cas, présenté dans le film, d’un enfant colombien à qui les yeux auraient été soustrait. Malgré ces péripéties et en raison de sa bonne foi, Marie-Monique Robin reçoit le prix Albert Londres pour ce reportage. En 1999, elle publie Les 100 photos du siècle, qui sera un véritable succès de librairie avec 680.000 exemplaires vendus dans sept langues. Entre 1999 et 2001, elle travaille pour Point du Jour avant de redevenir journaliste indépendante. Depuis 1989, elle a réalisé une quarantaine de films d’investigation et obtenu une trentaine de prix. Elle aborde souvent des sujets polémiques comme le trafic d’organes (Voleur d’yeux, 1993), l’implication de l’armée française dans l’Opération Condor (Escadrons de la mort, l’école française, 2003) ou la torture aux Etats-Unis (Torture made in USA, 2009).
Depuis 2004, Marie-Monique Robin s’intéresse plus particulièrement aux menaces qui pèsent sur la biodiversité et à l’appropriation du vivant par les géants de la biotechnologie, en réalisant trois documentaires sur ce sujet : Les pirates du vivant (2005), Blé : chronique d’une mort annoncée (2005) et Le monde selon Monsanto (2008). Ce dernier a connu un vif succès puisqu’il a été vu par 1,4 million de personnes, lors de sa diffusion sur Arte. Son DVD s’est vendu à plus 50.000 exemplaires et son livre éponyme, préfacé par Nicolas Hulot, a été vendu à plus de 100.000 exemplaires et traduit dans une quinzaine de langues. Dans cette dynamique, et grâce notamment au financement de la Fondation pour le progrès de l’homme, un collectif d’associations regroupant Greenpeace, les Amis de la Terre, ATTAC, Fondation Sciences Citoyennes, Sherpa et Via Campesina, a créé un site «combat-monsanto.org» afin de réunir un maximum d’informations contre la firme de Saint-Louis. Depuis 2004 également, elle a entamé une collaboration étroite avec les éditions La Découverte, très marquée à gauche, qui ont publié la plupart de ses derniers livres. En 2010, elle devient la marraine de Générations Cobayes. Le 15 mars 2011, son film Notre poison quotidien, est diffusé sur Arte. Elle y affirme que les traces infimes de produits chimiques retrouvés dans la chaîne alimentaire sont responsables du développement des maladies chroniques dans les pays industrialisés. Comme avec Le monde selon Monsanto, elle bénéficie pour ce documentaire d’une très importante couverture médiatique.
En février 2011, elle crée une société de production baptisée M2R Films, gérée par son compagnon David Charasse, afin, dit-elle, d’être «désormais propriétaire des images et interviews que je réalise». M2R Films produit ou coproduit désormais les films de Marie-Monique Robin. En novembre 2011, elle est marraine du Congrès de la biodynamie. En 2012, elle est marraine de la Greenpride. Depuis 2013, elle est marraine d’Alternatiba, «village des alternatives locales». En novembre 2013, elle a participé au lancement de Nouvelle Donne, apportant son soutien à ce parti politique pour les élections européennes de 2014. En 2014, son enquête Sacrée croissance ! dénonce le «dogme» de la croissance et promeut les thèses de la décroissance. En mai 2016, France 3 diffuse Sacré village !, sur le village alsacien Ungersheim, considéré comme un modèle de la transition écologique vers l’après-pétrole. En juin 2016, elle reçoit le Prix Christophe de Ponfilly «pour l’ensemble de son œuvre». En octobre 2016, elle participe au Tribunal Monsanto à La Haye, dont elle est la marraine. A cette occasion, Biocoop a apporté un soutien financier de 50.000 euros aux coordinateurs du Tribunal dont Marie-Monique Robin.
Pour la première fois, et tentant de profiter du succès de Demain, elle sort un film directement au cinéma en novembre 2016 : Qu’est-ce qu’on attend ?, une version longue de son reportage Sacré village ! En juillet 2016, il est annoncé que le film a fait 80.000 entrées mais qu’il manque encore 20.000 entrées pour équilibrer le budget. En septembre 2017, elle devient administratrice de l’association Justice Pesticides. En octobre 2017, Arte diffuse son reportage Le Roundup face à ses juges. En 2018, elle devient marraine du Collectif pour le Triangle de Gonesse qui lutte contre le projet de centre commercial EuropaCity dans le Val-d’Oise. En août 2018, elle intervient aux Journées d’été des écologistes organisées par EELV. En septembre 2018, elle est l’une des personnalités signataires de l’Appel des coquelicots exigeant l’interdiction de tous les pesticides de synthèse. Pour les élections européennes de 2019, elle appelle à voter pour EELV. En novembre 2019, elle sort au cinéma son film Nouvelle cordée, «l’histoire de l’expérimentation “Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée”, qui a été lancée dans l’agglomération de Mauléon en 2015». En 2021, elle promeut la Primaire Populaire pour «créer un Front Populaire écologique» mais après son échec, Marie-Monique Robin annonce qu’elle va voter pour Jean-Luc Mélenchon. En 2022, elle rejoint le parlement de la NUPES (Nouvelle union populaire écologique et sociale).
Marie-Monique Robin a été décorée le 8 juin 2013 de la Légion d’honneur à Notre-Dame-des-Landes, remise par la sociologue Dominique Méda.

Bibliographie

  • Voleurs d’organes, Enquête sur un trafic, Éditions Bayard, 1996
  • Les 100 photos du siècle, Éditions du Chêne, (Éditions Tachen et France Loisirs), 1999.
  • Grand reportage. Les Héritiers d’Albert Londres, Œuvre collective, Éd. Florent Massot, 2001.
  • Le sixième sens, en collaboration avec Mario Varvoglis, Éditions du Chêne, 2002
  • Escadrons de la mort, l’école française, La Découverte, 2004.
  • L’école du soupçon : les dérives de la lutte contre la pédophilie, La Découverte, 2005.
  • Le Monde selon Monsanto, La Découverte, 2008.
  • 100 photos du XXIe siècle, La Martinière, 2010, avec son conjoint David Charrasse.
  • Notre poison quotidien, La Découverte, 2011.
  • Les moissons du futur : Comment l’agroécologie peut nourrir le monde, La Découverte, 2012.
  • Sacrée croissance !, La Découverte, 2014.
  • Le Roundup face à ses juges, La Découverte, 2017.
  • La fabrique des pandémies, La Découverte, 2021.

Filmographie

  • Sida et révolution, 26′, 1989.
  • Cuba si, Cuba no, 52′, 1990.
  • Apartheid dans le sud Tyrol, 26′, 1990.
  • Les jacqueries du bocage, 26′, 1990.
  • Mama coca, 26’, 1990.
  • La vallée des centenaires, 26′, 1990.
  • Ça n’arrive qu’ailleurs, 26′, 1992,
  • Voleurs d’organes, 52′, Planète Câble/Canal+ Espagne/ARD, 1993.
  • Cuba, l’histoire d’un mythe, 2 x 52′, 1994.
  • Le plus bel endroit du monde, 26’, 1994.
  • Voleurs d’yeux, 40′, M6, 1995.
  • Le théâtre des mules, 52′, 1995.
  • Le guérillero des laboratoires, 52′,1995.
  • Mon père, le Che, 62’, 1997
  • La faillite des paysans, 26′, 1997
  • Les cent photos du siècle, de février 1998 à février 2000 sur Arte.
  • Petites et grande histoire du stade de France, 90’, 1998.
  • La révolte des femmes battues, 75′, 2000.
  • Paroles de flics, 52′, 2000.
  • Cuba: l’île aux trésors, 52′, 2001.
  • Paroles d’agents, 52’, 2001.
  • Paroles de profs, 52’, 2001.
  • L’ère du soupçon, 52′, 2002.
  • Escale à Cuba, 75′, 2002.
  • Escadrons de la mort, l’école française, 60’, 2003, CANAL+/Arte.
  • Chasse au pédophile : quand la rumeur tue, 40’, 2004.
  • La science face au paranormal, 52′, Canal +, 2004.
  • Argentine, le soja de la faim, 26’, 2005.
  • Les pirates du vivant, 57’, Arte, 2005.
  • Blé : chronique d’une mort annoncée ?, 52’, 2005.
  • On les appelait les dames du planning, 52’, 2006
  • L’école du soupçon, 52’, 2007.
  • Le Monde selon Monsanto, 108’, Arte, ONF, 2008.
  • Torture made in USA, 85’, 2009.
  • Notre poison quotidien, 113’,2010, Arte France et INA France, 2010.
  • Les déportés du libre-échange, 26′, Arte, 2011.
  • Terre souillée, 26′, M2R Films, 2012.
  • Les Moissons du futur, 96′, M2R Films, 2012.
  • Au pays du bonheur national brut, M2R Films, 2014.
  • Sacrée croissance !, 82′, M2R Films, 2014.
  • Femmes pour la planète, 52′, 2015.
  • Sacré village !, 52’, M2R Films, 2016.
  • Qu’est-ce qu’on attend ?, 119’, M2R Films, 2016.
  • Le Roundup face à ses juges, 90′, M2R Films, Arte, 2017.
  • Du travail pour tous, France 2, 2018.
  • Nouvelle cordée, M2R Films, 2019.
  • La fabrique des pandémies, M2R Films, 2022.
Journaliste et réalisatrice
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Justice Pesticides

42, rue de Lisbonne
75018 Paris
Email : contact@justicepesticides.org
Site : https://www.justicepesticides.org/

Profil

Fondée et présidée par Corinne Lepage, l’association Justice Pesticides a comme principale activité de recenser sur son site «l’ensemble des cas contentieux concernant les pesticides dans le monde». L’objectif est de mettre en place «un grand réseau physique et virtuel collaboratif pour mutualiser toutes les actions dans le monde qui mettent en cause les pesticides afin d’établir une base juridique et scientifique internationale qui permettra de renforcer les actions en justice». Cette initiative est présentée comme la suite du Tribunal international Monsanto, un simulacre de procès organisé en 2016-2017 dont le coordinateur, Arnaud Apoteker, est devenu le délégué général de Justice Pesticides.
L’association explique avoir «pour objectif final l’interdiction des pesticides qui mettent en péril la santé humaine et l’environnement», Arnaud Apoteker précisant : «Nous voulons contribuer à la multiplication des procès contre les empoisonneurs et augmenter leurs chances de succès.(…) C’est la multiplication de ces victoires qui obligera les compagnies à changer leurs activités, soit directement par la loi qui les contraindra, soit indirectement par les contraintes financières, les amendes et les dédommagements, qui pourraient inciter les actionnaires de ces entreprises à se désengager avant les faillites ». L’association est en train de constituer un réseau international d’avocats impliqués dans ces affaires afin d’élaborer une stratégie juridique internationale.
Outre des personnalités de la nébuleuse antipesticides (François Veillerette, Michèle Rivasi, Marie-Monique Robin…), on trouve parmi les responsables de l’association des représentants du secteur économique bio, comme le Policy Manager de l’IFOAM EU, principal lobby bio, ou encore le responsable du Groupe Éléphant Vert, qui «propose des amendements et engrais organiques, des biostimulants et des produits de biocontrôle». D’ailleurs, Corinne Lepage admet que «ce site marche grâce à des entreprises, issues du domaine de la bio, qui nous financent – je le dis clairement, car autrement un travail pareil ne serait pas possible». Justice Pesticides compte une quarantaine de partenaires ou soutiens en France et à l’international, comme le CRIIGEN, Inf’OGM, Générations Futures, PAN Europe, WECF, Sciences Citoyennes, Agir pour l’environnement, Fondation pour la Nature et l’Homme, Réseau Environnement Santé, la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, Organic Consumers Association…
Enfin, le siège de Justice Pesticides se trouve à la même adresse que le cabinet Huglo Lepage Avocats, avec lequel l’association entretient un partenariat. En effet, début 2018, Corinne Lepage et son mari Christian Huglo ont décidé de lancer «un cabinet en open innovation», expliquant : «Je participe à une série d’entités qui, pour moi, ont toutes une cohérence. Je me suis donc dit qu’il serait intéressant de les réunir et de les faire graviter autour du cabinet Huglo Lepage.» C’est donc le cas de Justice Pesticides, Corinne Lepage considérant que «les combats de santé-environnement vont devenir absolument majeurs».

Structure

Association de la loi 1901, créée en 2017.

Dirigeants

Conseil d’administration

Equipe

Clothilde Dominique : déléguée générale

Activités

La principale activité de l’association est le recensement dans sa base de données des procès concernant les pesticides. Début 2023, il y a 525 affaires enregistrées. Justice Pesticides a constitué un fichier d’avocats qui ont œuvré dans les décisions publiées sur le site, et leur a proposé «de participer à un réseau mondial d’avocats défenseurs des victimes de pesticides». Ce réseau existe depuis 2022 et a sa troisième réunion début février 2023, avec une cinquantaine d’avocats participants.
L’association produit régulièrement un bulletin d’information trimestriel sur l’actualité ayant trait aux pesticides. En 2020, grâce au financement par le Groupe européen Les Verts/ALE, l’association a produit deux brochures : Les pesticides néonicotinoïdes au tribunal, en France, en Europe et dans le monde ; Glyphosate et herbicides à base de glyphosate au Tribunal. La publication de ces brochures a été accompagnée d’un webinaire organisé par l’eurodéputé EELV Claude Gruffat, ancien PDG de Biocoop.
Justice Pesticides participe à des actions menées par des collectifs ou d’autres associations. Ainsi, Justice Pesticides participe à la Semaine sans pesticides organisée par Générations Futures, ou cosigne des lettres ouvertes, comme en 2022 avec 84 autres ONG, demandant à l’Union européenne «de ne pas saboter ses stratégies “de la ferme à la fourchette” et “biodiversité” sous prétexte que la sécurité alimentaire européenne est menacée par la guerre actuelle entre la Russie et l’Ukraine». L’association participe aussi à des pétitions, comme celle en 2021 demandant au Président de la République Emmanuel Macron «que la France prenne position contre le renouvellement de l’autorisation du glyphosate dans l’UE, qui expire fin 2022».
Depuis 2020, la rédaction des bulletins d’information, des actualités et des brochures a pu être réalisé grâce à un partenariat avec la clinique de droit de l’Université Paris Saclay.

Finances

Justice Pesticides est totalement opaque en ce qui concerne ses financements. Sur son site, il n’y a aucun rapport financier ni rapport d’activités. En 2021, l’association déclare avoir un budget de 80.000 euros par an.
Pour le lancement de l’association, le CRIIGEN a encaissé 50.000 euros de l’entreprise Eléphant Vert, couvrant diverses charges comme la création du site et un contrat de six mois pour Arnaud Apoteker, qui avait «une mission de recherche des bases de constitution d’un réseau regroupant les différentes association représentant et défendant les victimes des pesticides». Eléphant Vert maintient une importante aide financière, donnant notamment 35.000 euros en 2021. La même année, Justice Pesticides a reçu une subvention de 10.000 euros de Biocoop.
En 2020, dans le cadre des Rencontres pour la planète organisées par 1% for the Planet, Justice Pesticides a reçu 12.000 euros de la Fondation Léa Nature. L’association a aussi reçu deux financements de 7000 euros du Groupe européen Les Verts/ALE en contrepartie de l’écriture de deux brochures portant sur les pesticides.
Sur son site, Justice Pesticides donne la liste de ses sponsors : La Maison de la Bio, Groupe Eléphant Vert, Biocoop, Fondation Léa Nature, Oak Foundation, Aurelia Stiftung, Fondation Lemarchand, Fondation Daniel et Nina Carasso.

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Reporterre

La ruche
24 rue de l’Est
75020 Paris
Tél. : 01 88 33 57 55
Email : planete@reporterre.net
Site : http://www.reporterre.net

Profil

Convaincu que «l’écologie est politique, et ne peut se réduire à des questions de nature et de pollution», Reporterre est un webmédia dans la mouvance de l’écologie politique et de l’extrême gauche, promouvant un journalisme «plus proche des ZAD que des couloirs de l’Assemblée». Avec 1,6 million de visiteurs mensuels, Reporterre s’est d’abord fait connaître au moment de la couverture des manifestations anti-barrage de Sivens, obtenant par exemple en exclusivité, le témoignage de la famille de Rémi Fraisse, ce jeune homme tué par un jet de grenade. Reporterre a aussi assuré un suivi très régulier de la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Entre et , des journalistes de Reporterre ont été chroniqueurs sur France Inter, en partenariat avec l’émission «La Tête au carré» animée par Mathieu Vidard, sur des thèmes environnementaux. Cette chronique a repris régulièrement depuis septembre 2020 dans l’émission «La Terre au carré». Depuis 2014, Reporterre a publié une vingtaine d’ouvrages dans une collection en partenariat avec les éditions du Seuil.
La ligne éditoriale est orientée par le fondateur de Reporterre, l’ancien journaliste du Monde Hervé Kempf. Ce dernier se définit comme «objecteur de croissance» et fustige le capitalisme, les riches et l’oligarchie, les accusant d’être responsables de la crise écologique. Hervé Kempf estime que le niveau de vie occidental «doit changer, ce qui se traduira par une baisse du niveau de vie matériel. C’est le défi majeur de nos sociétés». Il voit l’écologisme comme une lutte contre «les dominants» : «Si l’écologie a enfin pénétré la grande arène de l’actualité, elle ouvre l’ère de la dispute. N’en déplaise à beaucoup, elle génère le conflit, et non le consensus. Il n’y a pas d’accord possible avec des milliardaires comme Bernard Arnault qui prennent l’avion comme nous prenons la bicyclette. Et globalement, l’enjeu crucial pour réaliser la mutation écologique du monde est de redistribuer les richesses. Ce que les dominants ne ne veulent pas, poussant le “technosolutionnisme”, c’est-à-dire l’idée que la technique — les OGM, le nucléaire, la croissance verte, le numérique, la géo-ingénierie — va régler le problème sans qu’on ait à transformer la société». 
En juin 2017, il déplore que «dans le maelström politique de l’année 2017, l’écologie politique (…) a, de fait, disparu. (…) Faute, sans doute, de n’avoir pas trouvé une expression commune de sa critique du capitalisme, de la croissance, de l’empire de la technologie, face à la puissance du néolibéralisme mondialisé». Et s’interroge : «Peut-on à la fois parler d’effondrement, d’anthropocène, de décroissance, et continuer à tutoyer le système?» Tout naturellement, Hervé Kempf et Reporterre militent pour un rapprochement des écologistes avec l’extrême gauche : «Une des bonnes nouvelles de 2022 avait été l’union de la gauche et des écologistes. Et puis, l’automne a brisé l’élan. Il faut le réveiller, rallumer la flamme, et c’est ce que nous sommes heureux de faire, (…) en organisant la réunion de la gauche et des écologistes pour relancer la bataille des retraites, la bataille du temps libre, la bataille du bonheur.»
Reporterre affirme être «impartial» tout en ajoutant être «en empathie avec les mouvements écologiste, altermondialiste, et alternatif». Le webmédia met, par exemple, en ligne une «carte des luttes» qui recense 300 collectifs en lutte contre des «projets inutiles», se réjouissant que «ces combats révèlent une nouvelle vision du monde, un nouvel imaginaire de la résilience, de la sobriété, de la décroissance que tous ces collectifs sont en train de dessiner». Selon Reporterre, «la crise écologique est le problème fondamental», à tel point que le média cherche les causes du terrorisme «du côté du changement climatique» et explique que «les migrants venus de Syrie sont aussi des réfugiés climatiques».
En avril 2018, Reporterre a été critiqué pour avoir été le premier média à avoir diffusé la fake news selon laquelle il y aurait eu un blessé grave à l’occasion de l’évacuation du site de Tolbiac de l’université Paris-I.

Structure

La structure de soutien du site Reporterre, sur les plans juridique et financier, est La Pile (Association pour une presse libre et écologique), une association de la loi de 1901, créée en décembre 2012 et présidée par Olivier Mugler, gérant d’un magasin Biocoop.

Dirigeants

Administrateurs de La Pile

  • Olivier Mugler : président
  • Christine Laurent
  • Pascale Solana
  • Véronique Kempf
  • Laurence Nguyen

La Rédaction

  • Hervé Kempf : rédacteur en chef
  • Charles Dannaud : rédacteur en chef adjoint
  • Marie Astier : journaliste permanente
  • Emmanuel Clévenot : journaliste permanent
  • Emilie Massemin : journaliste permanente
  • Catherine Marin : journaliste
  • Alexandre-Reza Kokabi : journaliste permanent
  • Elsa Bastien : journaliste et secrétaire de rédaction
  • Fabienne Loiseau : journaliste permanente
  • Laury-Anne Cholez : journaliste permanente
  • Hortense Chauvin : journaliste permanente
  • Pierre-Olivier Chaput : journaliste et secrétaire de rédaction
  • Vincent Lucchese : journaliste permanent
  • Lorène Avocat : journaliste permanente
  • Juliette Redivo : journaliste et secrétaire de rédaction
  • Justine Guitton-Boussion : journaliste permanente
  • Gaspard d’Allens : journaliste permanent

Equipe support

  • Renan Guichard : directeur général adjoint
  • Marion Susini : responsable communication
  • Zoé Serafinowicz : responsable communication
  • Mercedes Conde : responsable administrative et comptable
  • Pol Carré : développeur web
  • Florent Triquet : développeur web

Contributeurs réguliers

  • Amélie Quentel : journaliste
  • Tommy : dessinateur
  • Etienne Gendrin : dessinateur
  • Moran Kerinec : journaliste pigiste
  • NnoMan : photographe
  • Mathieu Génon : photographe

Historique

En 1989, suite à l’accident de Tchernobyl, Hervé Kempf décide de lancer Reporterre, le premier magazine sur l’écologie à paraître depuis La Gueule Ouverte et Le Sauvage, dans les années 70. Avec 4400 abonnés payants et vendu en moyenne 26.000 exemplaires par mois, Reporterre s’interrompt après neuf numéros, faute de moyens financiers insuffisants. Devenu chroniqueur du Monde sur les questions environnementales, Hervé Kempf crée en 2007 un blog baptisé Reporterre, qui «veut être le forum de tous ceux qui imaginent le nouveau monde, un monde où l’on arrêtera de détruire l’environnement et qui retrouvera l’idéal de la justice». En septembre 2013, Hervé Kempf quitte Le Monde, justifiant son départ «par le refus répété de la direction du Monde de le laisser réaliser des reportages à propos du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes». Début 2013, l’association La Pile (Association pour une presse indépendante, libre et écologique) est constituée pour structurer le site, l’animer collectivement et le développer.

Finances

En 2023, Reporterre déclare que ses ressources viennent à 98% de dons de lecteurs, grâce à 39.315 donateurs qui soutiennent le quotidien. Depuis 2017, Reporterre lance des campagnes de financement participatif afin «de vivre à 100 % du soutien de ses lecteurs, avec un avenir assuré par des dons mensuels».

AnnéeProduitsChargesRésultat
20232.603.788 €2.165.086 €438.702 €
20221.974.308 €1.720.808 €253.500 €
20211.620.504 €1.369.049 €251.456 €
20201.737.080 €892.207 €844.873 €
2019931.470 €716.973 €214.496 €
2018679.034 €473.125 €205.909 €
2017348.776 € 379.915 €-30.584 €
2016309.380 €340.856 €-28.673 €
2015306.041 € 243.058 €62.983 €
2014135.664 €108.574 €27.090 €
2013non connunon connunon connu

Principales sources extérieures de financement

Reporterre est opaque concernant les montants des subventions reçues. En 2019 et en 2020, la Fondation Ekibio a octroyé 5000 euros à Reporterre, pour la rédaction de 15 articles «sur le thème des alternatives agricoles et alimentaires». Les partenaires financiers en 2019 ont été : Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France, Mairie de Paris, Fondation Léa Nature, 1% pour la planète, Fondation Maisons du monde, Fondation Un Monde par tous et Fondation Luciole.
En 2019, Reporterre a reçu 18.000 euros de subvention publique dans le cadre d’un «projet d’éducation artistique et culturelle (EAC) à dominante jeunes» (contre 20.000 euros en 2018). En 2016, Reporterre a reçu une subvention de 12.188 euros de la Région Ile-de-France, et de 15.000 euros en 2015 pour «l’édition d’un guide illustré et attrayant à destination des professionnels de la presse et responsables associatifs sur les questions entourant la COP21». En 2018, la Mairie de Paris a attribué une subvention de 5000 euros (contre 5000 euros en 2017, 2000 euros en 2015).
Sur son site Reporterre affirme ne pas recevoir de subventions de l’Etat. Pourtant, en 2017, Reporterre a reçu 16.000 euros du ministère de la Culture en «soutien aux institutions et lieux de création et de diffusion en matière de spectacle vivant». En 2015, Reporterre a reçu 12.500 euros du ministère de la Culture et 10.000 euros du ministère de l’Ecologie.
En 2014, Reporterre a reçu 10.000 euros du groupe écologiste à l’Assemblée nationale et, en 2015, 3000 euros de la Réserve parlementaire du député écologiste André Gattolin. En 2016, il a reçu 3000 euros de la Réserve parlementaire du député écologiste Noël Mamère. En 2017, il a reçu 5000 euros du député socialiste Pouria Amirshahi.

2017
Fondation Un monde par tous20.000 €
Fondation de France20.000 €
Ministère de la Culture14.281 €
Fondation La Luciole10.000 €
Mairie de Paris5000 €
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WECF France (Women Engage for a Common Future)

Cité de la Solidarité Internationale
13, avenue Emile Zola
74100 Annemasse
Tél. : 04.50.83.48.10
Email : wecf.france@wecf.eu
Site : https://wecf-france.org

Profil

Voulant porter la voix des femmes dans le développement durable, WECF France est la branche française de WECF International, un réseau d’une centaine d’organisations féminines et écologistes intervenant dans une cinquantaine de pays. S’inscrivant dans le courant écoféministe, ces structures entretiennent aussi une proximité avec les milieux de l’écologie politique, puisque la présidente de WECF France est Véronique Moreira, vice-présidente EELV de la Métropole de Lyon, et que la structure internationale est présidée par Corinne Lepage, dirigeante du parti écologiste CAP21.
Les actions de WECF France reposent sur trois piliers autour de l’égalité de genre : la promotion d’un environnement sans substances toxiques, la mise en œuvre des objectifs du développement durable (ODD) et l’économie circulaire. Tout en évitant d’adopter une posture militante, l’association diffuse un discours anxiogène sur diverses thématiques comme la santé environnementale (en particulier en ce qui concerne les femmes enceintes et les enfants), le changement climatique, l’agriculture et l’alimentation… D’autant plus que l’expertise sur ces problématiques provient souvent d’associations écologistes alarmistes dont WECF France est partenaire, comme Générations Futures sur les pesticides et les perturbateurs endocriniens, la CRIIRAD au sujet du nucléaire, ou le CRIIREM au sujet des ondes. WECF France peut même cautionner des personnages hautement controversés. Ainsi, dans un document de septembre 2017, l’association affirme que le vaccin trivalent ROR est mis en cause dans la survenue post-vaccinale de l’autisme, «comme le montre le documentaire Vaxxed du Dr Andrew Wakefield», alors que ce dernier a été radié en 2010 pour fraude sur cette question.
Une des activités phares de WECF, ce sont les formations dispensées au personnel de santé, notamment au sein des maternités, en matière de santé environnementale, afin d’en faire des relais de leur communication. Comme l’explique l’association, «l’objectif est de donner à ces personnes relais un socle de connaissance suffisant pour leur permettre d’informer et de sensibiliser le grand public à l’impact des polluants de notre environnement sur la santé des plus jeunes». Par ailleurs, l’association met en œuvre des projets d’assainissement écologique ou d’énergies renouvelables dans des zones rurales de pays en voie de développement.
L’association mène aussi un travail de lobbying auprès des pouvoirs publics, comme par exemple en s’impliquant dans le suivi du Plan national santé environnement 3 (PNSE) et de la Stratégie nationale perturbateurs endocriniens 2, ou encore dans l’élaboration du PNSE 4. Ayant un statut ECOSOC (ONG observateur), WECF participe à ce titre à diverses conventions internationales liées à l’environnement. Elle intervient souvent en partenariat avec d’autres associations, comme avec le Réseau Environnement Santé à l’occasion du dossier des «bébés sans bras» en France. C’est le cas aussi au niveau européen en s’engageant avec la coalition de 70 ONG «EDC-Free Europe» exigeant «la suppression des perturbateurs endocriniens dans notre vie quotidienne» ou encore dans la campagne de communication «Good Food For All», sur «l’alimentation durable», dans le cadre du projet européen Make Europe Sustainable for All.
Enfin, WECF France n’hésite pas non plus à collaborer ponctuellement avec la nébuleuse écologiste ésotérique. L’association a, par exemple, eu comme «expert» Maxence Layet, attaché parlementaire de Michèle Rivasi, fondateur d’une revue ésotérique et militant antivaccin, et comme «administratrice» Claire Laurant, adepte du mouvement Invitation à la vie et auteur d’une étude sur l’«harmonisation» en tant qu’«outil spirituel» à visée thérapeutique.

Structure

Association de la loi de 1901, créée en 2008 sous le nom «Women in Europe for a Common Future». En 2017, elle est rebaptisée «Women Engage for a Common Future».

Dirigeants

Conseil d’administration

  • Véronique Moreira : présidente
  • Marie-Jeanne Husset : vice-présidente
  • Victor Ferreira : trésorier
  • Julien Carretier
  • Sabrina Debusquat
  • Marie-Christine Monnier
  • Claire Gérentet de Saluneaux
  • Jeanne Garric -Gouisset

Equipe

  • Malika Berkaine : assistante de direction
  • Anne Gomel : responsable formation
  • Sylvie Platel : responsable plaidoyer santé environnement
  • Mélanie Chevalier : responsable pédagogique
  • Maëva Bréau : responsable de projets et plaidoyer genre
  • Léah Khayat : chargée de projets REGAIN
  • Olivia Ralison : chargée de mission
  • Céline Burdin : chargée de projets
  • Marie-Lou Fobis : assistante de projets et de formation
  • Amélie Owen : assistante de recherche et de plaidoyer

Historique

WECF International a d’abord été établi en 1994 aux Pays-Bas en tant que fondation, suite au Sommet de la Terre de Rio de 1992. C’est la militante écologiste hollandaise Marie Kranendonk, coordinatrice du Landelijk Milieu Overleg, une plateforme réunissant les principales associations écologistes des Pays-Bas, qui en a eu l’initiative. Elle explique : «La voix des femmes est devenue incroyablement importante. Des réseaux de femmes jouant un rôle important dans l’environnement et le développement durable sont apparus partout : aux États-Unis, en Amérique latine, en Afrique et en Asie du Sud-Est. L’Europe ne dispose pas encore d’un tel réseau. Il fallait donc en créer un !» Dès 1995, à l’occasion de la conférence mondiale sur les femmes organisée à Pékin, WECF prend le leadership sur les questions de santé et d’environnement. Outre la branche hollandaise, WECF International chapeaute quatre autres bureaux nationaux qui ont été créés par la suite en Allemagne (2001), en France (2008), en Suisse (2013) et en Géorgie (2015). WECF a le statut d’ONG auprès du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), membre de la Women and Gender Constituency, qui est partenaire organisateur auprès de l’ONU, au sein du Comité de coordination mondiale du Groupe Majeur Femmes.

Activités

Campagnes : WECF France est engagé dans plusieurs campagnes du projet européen Make Europe Sustainable for All (MESA). De juillet 2018 à juillet 2019, une campagne relative à la réduction des inégalités, avec diverses initiatives, telles que la création d’un compostage collectif, d’une ressourcerie, ou encore la mise en place de jardins collectifs. De novembre 2018 à octobre 2019, une campagne de communication intitulée #GoodFood4All consacrée à l’alimentation et à l’agriculture durable. De janvier 2020 à juin 2020, une campagne thématique consacrée à la mode éthique et durable. Fin mai-début juin 2021, une campagne digitale  Campagne «(In)égalités de genre et santé». En 2021, l’association a visé principalement les politiques de prévention primaire des expositions aux pollutions environnementales, en particulier au cours de la période des 1000 premiers jours.
Depuis 2013, WECF France a rejoint la coalition de 70 ONG «EDC-Free Europe» exigeant «la suppression des perturbateurs endocriniens dans notre vie quotidienne».
Communication : En 2021, WECF France a publié une étude intitulée Cosmétiques : trop de substances préoccupantes. En mars 2020, WECF France a republié huit guides «Protéger les enfants» mis à jour, sur les thématiques suivantes : cosmétiques bébés, cosmétiques féminins, radiofréquences, textiles enfants, produits ménagers, jouets, rénovation/décoration, perturbateurs endocriniens. Près de 60.000 exemplaires de ces guides sont censés être diffusés auprès du grand public, de structures petite enfance et de professionnels de santé. En 2019, WECF France, avec l’association 4D, a coordonné la rédaction d’un rapport sur l’état des inégalités en France intitulé Remède à l’inégaloscepticisme. En 2018, WECF France a publié 11 fiches pratiques Santé-environnement. Depuis 2011, WECF France contribue à J’attends un enfant et J’élève mon enfant (éditions Horay), les ouvrages initiés par Laurence Pernoud.
Formation : Depuis 2009, WECF France propose des activités de formation dans le cadre de leur projet Nesting. Il s’agit de former du personnel de santé afin qu’il puisse ensuite animer auprès des femmes enceintes et des futures parents des ateliers Nesting qui consistent à les sensibiliser «à l’impact de l’environnement sur la santé». Il y a aussi les ateliers Ma Maison Ma Santé (MMMS) qui sont une déclinaison thématique de l’atelier Nesting où toutes les sources de polluants sont abordées : produits ménagers et l’air intérieur, aliments et leurs contenants, cosmétiques, jouets, décoration, textiles, champs électromagnétiques ou la gestion des déchets. De plus, en 2013, WECF France en collaboration avec Philippe Perrin, éco-infirmier et «expert» de WECF France, ont créé l’IFSEN, un institut de formation continue qui dispense «une formation longue en santé environnementale à destination des professionnels de santé et du secteur social» (durée de 189 h). L’IFSEN travaille avec divers partenaires comme l’association antinucléaire CRIIRAD, des associations spécialisées sur la santé-environnement (SERA, C2DS, ATC), ou encore le laboratoire Sevene Pharma, fondé par des adeptes du mouvement ésotérique Invitation à la vie. Toutes ces formations sont gérées par Anne Gomel, salariée de l’IFSEN et membre de l’équipe de WECF France.
En 2021, et malgré le contexte sanitaire, il y a eu plus de 400 ateliers Nesting et MMMS en France (contre 705  en 2019 et 570 en 2018). L’association précise : «Avec près d’une soixantaine de maternités en France en mesure de proposer des ateliers Nesting, ce sont plus de 300 sages-femmes, infirmières, auxiliaires de puériculture ou gynécologues formées qui accompagnent au quotidien lors de leur consultation ou d’animation d’ateliers Nesting les futurs et jeunes parents.» Pour 2021, l’association affirmqe que «379 professionnel·les ont été formé·es à la santé-environnement. Il s’agit essentiellement de personnel de santé (soin ou santé communautaire) mais aussi de professionnel·les de la petite enfance ou de formateur∙ices». De plus, l’Assistance Public-Hôpitaux de Paris leur a confié en 2019 l’organisation de formations pour les professionnels de santé et, donc, dans six hôpitaux parisiens, «31 professionnels de santé sont aujourd’hui en mesure d’animer des ateliers de sensibilisation santé-environnement (Nesting ou MMMS) et de sensibiliser leur public à l’impact de l’environnement sur la santé».
Projets : WECF France met en œuvre des projets d’assainissement écologique (toilettes sèches à compost), ou d’énergies renouvelables (solaire thermique, biomasse, biogaz), dans des zones rurales du Maroc, d’Arménie ou du Khirgizistan. L’association apporte également un soutien au réseau Femmes rurales, créé en 2011 en région Rhône-Alpes, et est impliqué dans un projet de jardins potagers à Annemasse.
Lobbying : L’association mène un travail d’influence auprès des pouvoirs publics, comme par exemple en s’impliquant dans le suivi du Plan national santé environnement 3 (PNSE) et de la Stratégie nationale perturbateurs endocriniens 2, ou encore dans l’élaboration du PNSE 4. Ayant un statut ECOSOC (ONG observateur), WECF participe à ce titre aux conventions internationales : Convention sur la Biodiversité, Convention de Stockholm, Convention sur le Changement climatique, Protocole sur l’Eau et la santé, Convention d’Aahrus sur l’information et la participation du public…

Finances

En 2023, les ressources de WECF France dépendent à plus de 70% de subventions publiques. L’importante augmentation des ressources et des charges en 2020 s’explique par l’augmentation de la part des subventions publiques acquises par WECF France et reversée à ses partenaires, notamment pour la réalisation des projets de terrain au Maroc et au Sénégal.

AnnéeProduitsChargesRésultat
20231.403.106 €1.488.381 €-15.367 €
20221.914.902 €1.868.617 €46.285 €
20211.446.313 €1.406.093 €40.264 €
20201.267.374 €1 253.798 €13.576 €
2019523.786 €505.398 €18.388 €
2018601.689 €580.862 €20.827 €
2017513.648 €497.365 €15.980 €
2016493.205 €473.451 €19.754 €
2015430.371 €413.317 €17.054 €
2014491.749 €472.819 €18.930 €

Sources extérieures de financement

WECF France est opaque concernant les sommes octroyées par chaque partenaire. Il est établi qu’en 2020, l’Agence française de développement (AFD) a octroyé 450.000 euros pour un projet au Sénégal sur deux ans intitulé «Femmes engagées pour le développement inclusif et l’autonomie alimentaire de leurs communes». En 2019, l’AFD a donné 380.000 euros dans le cadre d’un projet sur trois ans au Maroc. En 2023, l’association a reçu 91.655 euros des ministères (contre 99.900 euros en 2022, 79.434 euros en 2021, 88.000 euros en 2020, 82.400 euros en 2019, 75.000 euros en 2018, 71.200 euros en 2017 et 108.200 euros en 2016). En 2024, l’association a reçu 10.000 euros de la Mairie de Paris (contre 15.000 euros en 2023, 2022 et 2021, 17.500 euros en 2019 et 11.000 euros en 2018) et, en 2020, 10.000 euros de la ville d’Annemasse. La Fondation Ecodota a donné 5306 euros en 2019.
En 2020, dans le suivi des fonds dédiés, on peut mentionner les subventions suivantes pour les formations Nesting : 51.306 euros de l’ARS Aquitaine, 19.697 euros de l’ARS PACA, 13.318 euros de l’ARS Pays de Loire, 7500 euros de l’ARS IDF, 7000 euros de l’Eurométropole de Strasbourg (contre 8000 euros en 2018), 6966 euros de la Ville de Paris.
En 2023, WECF France mentionne d’autres partenaires financiers comme 1% for the Planet, Fondation Raja, Fondation Léa Nature, Ocellia, Ademe, Healthy Food Helathy Planet, Union européenne…

 

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Sandrine Rousseau

Députée EELV
Fondatrice de l’association En Parler
Site : https://sandrinerousseau.fr

Profil

Economiste s’étant engagée en politique avec Europe Ecologie en 2009, Sandrine Rousseau s’est d’abord fait connaître par le témoignage de souffrances vécues. D’abord en 2013, quand elle révèle le suicide de sa mère atteinte d’un cancer en phase terminale, et réclame «la légalisation du suicide assisté». Ensuite en 2016, quand elle accuse, avec trois autres élues, le député Denis Baupin de harcèlement sexuel et d’agressions sexuelles. Après avoir quitté EELV en 2017, Sandrine Rousseau annonce en 2020 sa ré-adhésion au parti écologiste et se porte candidate à la primaire des écologistes pour l’élection présidentielle de 2022. Elle accède au second tour de la primaire avec 25,14% des suffrages. Aux législatives de 2022, elle est élue députée avec 57,9% des suffrages.
Depuis l’affaire Baupin, Sandrine Rousseau s’inscrit dans le courant écoféministe, expliquant : «Longtemps, j’ai été féministe et écologiste, mais je menais ces deux combats de manière séparée, sans faire la jonction. Or ce qui les réunit est pourtant fondamental : c’est le refus de la prédation.» Elle précise : «La prédation dans notre rapport à l’autre en tant qu’humain, et tout particulièrement aux femmes ou aux personnes racisées – et, de manière plus générale, aux personnes vulnérables. Mais aussi la prédation à l’égard de la terre, de la nature, des ressources.» Elle dénonce ainsi «le point de départ de notre système capitaliste», c’est-à-dire «l’appropriation sauvage de la terre, qui n’est plus dès lors un bien commun, mais devient un bien privé au profit des plus riches, dont découle ensuite une forte répression des femmes, qui sont justement celles qui utilisaient le plus ces communs et qui ont lutté contre cet accaparement. C’est là que s’est noué le mouvement des sorcières (…), lorsqu’on brûlait les femmes qui résistaient, qu’on va ensuite chercher à domestiquer, à enfermer». En août 2022, elle a appelé à «changer de mentalité pour que manger une entrecôte cuite sur un barbecue ne soit plus un symbole de virilité». En septembre 2022, Sandrine Rousseau déplore sur France 5 «des comportements qui sont de nature à briser la santé morale» de plusieurs femmes dans la vie sentimentale de Julien Bayou, entraînant la démission de ce dernier  dans les instances écologistes.
Pendant la campagne des primaires, elle n’hésite pas à multiplier les déclarations polémiques, comme quand elle confie à Charlie Hebdo : «Le monde crève de trop de rationalité, de décisions prises par des ingénieurs. Je préfère des femmes qui jettent des sorts plutôt que des hommes qui construisent des EPR.» De même, elle a appelé à la «fin d’une époque de souillure», dénonçant un «système»«nous prenons, nous utilisons et nous jetons le corps des femmes et le corps des racisés». Elle estime aussi qu’un rapport sacré à la nature peut émanciper des religions, «qui sont toutes patriarcales». Concernant les réfugiés venant d’Afghanistan, elle affirme : «S’il y a vraiment des personnes qui sont dangereuses, de potentiels terroristes, ce n’est pas parce qu’ils restent en Afghanistan qu’ils sont moins dangereux (…). Quelque part, les avoir en France ça permet aussi de les surveiller.»
Parmi les mesures phares qu’elle prône, il y a notamment la mise en place d’un revenu d’existence à 850 euros «pour tout le monde», d’une taxation carbone des entreprises, remplaçant une partie des taxes sur la production, d’un statut juridique des animaux, avec une possibilité de se constituer en justice en défense des animaux. Sur le volet agricole, elle «pense qu’il faut un choc de productivité négatif dans l’agriculture. Il faut accepter une baisse de rendement mais aussi que l’agriculture sans pesticides soit plus intensive en main-d’œuvre. Oui, le travail sera plus pénible. Il faudra donc passer un contrat social avec les agriculteurs avec une protection sociale, des droits à la retraite, des garanties de salaire supérieurs à aujourd’hui…». Sur la question énergétique, elle estime possible de produire une énergie d’origine 100% renouvelable d’ici à 2050, et plaide pour une sortie du nucléaire : «Le nucléaire ne nous conduit pas à revoir nos modes de consommation. Aujourd’hui, la question, c’est comment on diminue la quantité d’électricité que l’on produit.» Enfin, elle propose de créer un «délit de non-partage des tâches domestiques»

Parcours

Née en mars 1972 à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), elle s’inscrit dans un cursus économique à l’Université de Poitiers, avant de poursuivre ses études à l’Université de Lille 1. Etudiante, elle s’engage à Chiche !, les jeunes écolos alternatifs. Elle obtient un doctorat en économie en 2002 et devient maître de conférences en sciences économiques à l’Université Lille 1. Devenue enseignante, elle s’investit au sein du Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP). En 2005, elle intègre le comité de rédaction de la revue EcoRev’. En 2008, elle est coordinatrice du dossier «Ecologie et féminisme» de la revue.
En 2009, elle rejoint Europe Ecologie et est en 5ème position sur la liste Nord-Ouest aux Européennes. En mars 2010, elle est candidate aux élections régionales pour le Nord-Pas-de-Calais. Elue, elle devient vice-présidente du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, chargée de l’Enseignement supérieur et de la recherche (2010-2015). En juin 2011, elle intègre le bureau exécutif d’EELV à l’issue du congrès de La Rochelle. Elle est chargée du projet et de l’organisation des Journées d’été et coordonne l’écriture du projet «Vivre mieux» présenté par EELV pour l’élection présidentielle et les élections législatives de 2012. En juin 2012, elle est candidate investie par EELV et le Parti socialiste dans la 21ème circonscription du Nord et recueille 16,71 % des suffrages. En 2013, elle nommée porte-parole du bureau exécutif d’EELV. En décembre 2013, Sandrine Rousseau relance le débat sur l’euthanasie en révélant le suicide de sa mère atteinte d’un cancer en phase terminale, et réclame «la légalisation du suicide assisté». En mars 2014, elle mène la liste écologiste aux élections municipales de Villeneuve-d’Ascq et obtient 9,94 % des suffrages au premier tour. En 2015, elle est tête de liste d’un rassemblement citoyen comprenant EELV, le Parti de gauche, la Nouvelle Gauche socialiste et de Nouvelle Donne dans le cadre des élections régionales françaises de 2015 en Nord-Pas de Calais-Picardie et recueille 4,83 % des voix. En mai 2016, elle fait partie des quatre élues avec Isabelle Attard, Elen Debost et Annie Lahmer qui accusent le député Denis Baupin de harcèlement sexuel et d’agressions sexuelles. Trois semaines après la révélation de l’affaire Baupin, Sandrine Rousseau brigue la tête du parti mais sans succès. En juin 2016, Sandrine Rousseau devient secrétaire nationale adjointe d’EELV. En mars 2017, l’affaire Baupin est classée sans suite, pour prescription. En 2017, elle obtient 4,74 % des suffrages aux élections législatives dans la 9ème circonscription du Nord.
En septembre 2017, elle révèle qu’elle n’a plus de fonction au sein d’EELV. Sandrine Rousseau crée l’association Parler (rebaptisée plus tard «En Parler»), une association d’entraide entre victimes de violences sexuelles. En novembre 2019, elle lance avec Coralie Miller une tribune signée par près de 200 femmes (Marlène Schiappa, Charlotte Gainsbourg, Muriel Robin…) réhabilitant la figure de la sorcière pour en faire un symbole féministe. En septembre 2020, Sandrine Rousseau annonce sa ré-adhésion à EELV, puis déclare en octobre sa volonté de se porter candidate à la primaire des écologistes pour l’élection présidentielle de 2022. Elle démissionne de la présidence de la Conférence Permanente des chargé.e.s de mission Egalité et Diversité. Le 19 septembre, elle récolte 25,14% des suffrages et accède au second tour de la primaire. En décembre 2021, elle ne se représente pas au poste de vice-présidente chargée de la «Vie étudiante, Vie de Campus/Développement durable et Égalité Femmes-Hommes» de l’université de Lille. Aux législatives de 2022, elle est élue députée avec 57,9% des suffrages. En septembre 2022, Sandrine Rousseau déplore sur France 5 «des comportements qui sont de nature à briser la santé morale» de plusieurs femmes dans la vie sentimentale de Julien Bayou, entraînant la démission de ce dernier  dans les instances écologistes.

Bibliographie

  • Par-delà l’androcène, avec Adélaïde Bon et Sandrine Roudaut, Seuil, 2022
  • Parler : Violences sexuelles : pour en finir avec la loi du silence, Flammarion, coll. «Documents, témoignages», 2017
  • Manuel de survie à destination des femmes en politique, Les Petits matins, 2015
  • Le chômage, avec François-Xavier Devetter, Rue Des Ecoles, 2015.
  • Oui, l’écologie, c’est social !, Les Petits matins, 2012
  • Du balai : essai sur le ménage à domicile et le retour de la domesticité, avec François-Xavier Devetter, Raisons d’agir éditions, 2011
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