Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH)

6 rue de l’Est
92100 Boulogne-Billancourt
Tél. : 01 41 22 10 70
E-mail : fnh@fnh.org
Site : http://www.fondation-nature-homme.org

Profil

Ayant profité longtemps de la notoriété de Nicolas Hulot, la FNH mène des actions de sensibilisation du grand public sur les questions environnementales. Elle multiplie les campagnes sur les bons gestes pour la planète, la publication de livrets sur l’environnement et le financement de quelques projets en faveur de l’environnement. Toutefois, la FNH a été ébranlée en novembre 2021 suite à l’affaire Nicolas Hulot, quand plusieurs femmes l’ont accusé d’agressions sexuelles et de viol. Après la démission de Nicolas Hulot de la FNH, Stéphanie Clément-Grandcourt, directrice générale de la Fondation, a réaffirmé «l’engagement de la Fondation, sa détermination à agir et à poursuivre ce combat urgent et vital qui nous rassemble».
La FNH a connu une influence importante sous les présidences de Jacques Chirac (dont Nicolas Hulot a été proche) et Nicolas Sarkozy. L’impact médiatique des actions de la FNH a par exemple permis de réunir 750.000 signatures pour le Pacte écologique, dont celles des principaux candidats à l’élection présidentielle de 2007.
Dans cette même dynamique, la FNH est devenue une force de lobbying considérable, grâce notamment aux «experts» de son Comité de veille écologique (rebaptisé «conseil scientifique»). Ces «experts» ont été régulièrement sollicités pour briefer les ministres ou les conseillers du Président de la République. En 2012, la FNH a mis en place son Think Tank, regroupant plusieurs dizaines d’experts «avec l’ambition de devenir un organe consultatif de référence en Europe». La FNH a été clé dans l’organisation du Grenelle de l’environnement et a aussi été fort présente dans les Conférences environnementales. En 2017, elle acquiert une force encore plus stratégique, suite à la nomination de Nicolas Hulot au poste de ministre de la Transition écologique et solidaire.
Outre ses liens avec les milieux institutionnels, la FNH a constamment bénéficié du soutien de nombreuses entreprises et multinationales, comme L’Oréal, EDF, TF1, Veolia Environnement… Cet aspect rend les associations écologistes radicales assez méfiantes vis-à-vis de la FNH. Si celle-ci peut travailler ponctuellement avec Greenpeace sur des campagnes comme le réchauffement climatique ou la défense des cétacés, ou s’associer avec les Amis de la Terre et la Confédération Paysanne pour la réforme de la PAC, la FNH est plus à l’aise avec des associations institutionnelles comme FNE, la LPO ou le Comité français de l’UICN dont elle est membre.
Bien que Nicolas Hulot, sous l’impulsion de son ami Jean-Paul Besset, ait progressivement adopté un discours plus radical, la FNH a toujours privilégié une approche consensuelle, sans doute afin de préserver ses précieux sponsors industriels. Le journaliste de Reporterre Hervé Kempf a interpelé Nicolas Hulot à ce sujet : «Depuis longtemps, tu  fais financer (la Fondation Nicolas Hulot) par divers groupes économiques importants. On t’a suffisamment reproché EDF, n’y revenons pas. Mais avais-tu vraiment besoin d’ajouter récemment à tes soutiens Avril, le groupe agro-industriel dirigé par Xavier Beulin ? Tu connais le rôle néfaste de ce groupe sur l’agriculture française. (…) La Fondation Nicolas Hulot reçoit aussi le soutien de Vinci Autoroutes. Tu sais quand même que Vinci veut construire un aéroport à Notre Dame des Landes, non ?»
Après un passage à vide en 2013 et 2014, sans doute en raison de la radicalisation du discours de Nicolas Hulot et de sa malheureuse tentative à l’élection présidentielle, la FNH a entrepris en 2014 «un travail de réexamen de notre stratégie qui nous a amené à remettre la mobilisation citoyenne comme un des axes majeurs de notre action». Cette réflexion, en collaboration avec l’agence Havas Paris, a donné naissance à la campagne «My Positive Impact» en vue de la COP21.

Structure

Fondation créée en 1990 sous le nom de «Fondation Ushuaïa», rebaptisée en janvier 1995 «Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme». Elle a pris le nom «Fondation pour la nature et l’homme» en 2011, pendant la période où Nicolas Hulot a décidé de se présenter à l’élection présidentielle, ainsi qu’en 2017, lors de son passage au gouvernement, et enfin à partir de 2021, suite à l’affaire Hulot. Elle a été reconnue d’utilité publique en 1996 et a obtenu en 2011 l’agrément du Comité de la Charte du don en confiance.

Dirigeants

Bureau

  • Gildas Bonnel : président
  • Michèle Pappalardo : vice-présidente
  • Anne de Béthencourt : trésorier

Conseil d’administration

Collège des fondateurs

  • Béatrice Debosque : API Restauration
  • Mikaël Lemarchand : SNCF
  • Charles Kloboukoff : Léa Nature

Collège des amis de la Fondation

  • Helle Frank Liautaud
  • Frédérique Nicoli Ly
  • Axel Othelet

Collège des personnalités qualifiées

  • Gildas Bonnel
  • Michèle Pappalardo
  • Leah Ball
  • Laurent Piermont
  • Anne de Béthencourt
  • Christian de Boisdeffre (commissaire du gouvernement)

Equipe

  • Stéphanie Clément-Grandcourt : directrice générale
  • Sylvie Marmol : directrice administrative et financière
  • Marianne Rozier : responsable administrative, soutiens et Fondations abritées
  • Frédérique Egazan : secrétariat
  • Matar Cisse : responsable comptable
  • Manuela Lorand : directrice de la communication
  • Sophie Lepinay : responsable de projet PAO et informatique
  • Nathanaëlle Courtois : responsable digital
  • Elodie Lenoir : responsable projet communication
  • Paula Torrente : chargée de projet communication
  • Bérengère Michel : chargée de projet communication
  • Diane Vanier : rédactrice bénévole
  • Sarah Pecas : directrice de la Mobilisation des acteurs du territoire
  • Anne Lise Rodier : responsable mobilisation des territoires
  • Patrice Raveneau : responsable de projet « Mon Restau Responsable »
  • Jérémy Fretin : directeur du Mécénat
  • Claude Pouvreau : directeur de la collecte grand public – Fundraising
  • Clotilde Desagulier : responsable fundraising
  • Thomas Uthayakumar : directeur des programmes et du plaidoyer
  • Marie Delannoy : coordinatrice des programmes
  • Elyne Etienne : responsable élevages
  • Julien Beltoise : responsable mobilités
  • Enzo Armaroli : responsable agriculture
  • Louise Le Provost : chargée de mission alimentation durable
  • Félix Mailly : chargé de mission artificialisation des sols

Conseil scientifique

  • François Gemenne : président
  • Thierry Libaert : vice-président
  • Clémentine Baldon
  • Julien Betaille
  • Nathalie Blanc
  • Loïc Blondiaux
  • Nicolas Bouleau
  • Yuna Chiffoleau
  • Marion Cohen
  • Marie-Anne Cohendet
  • Patrick Criqui
  • Philippe Cury
  • Anneliese Depoux
  • Marc Dufumier
  • Marie Duru-Bellat
  • Jeanne Fagnani
  • Jean-Baptiste Fressoz
  • Pierre Friedlingstein
  • Philippe  Garrigues
  • Pierre-Henri Gouyon
  • Alain Grandjean
  • Charlotte Halpern
  • Alain Karsenty
  • Marc Lachièze Rey
  • Jacques Lecomte
  • Yvon Le Maho
  • Chantal Le Mouël
  • Pascal Mayol
  • Marie-Antoinette Mélières
  • Cécile Renouard
  • Nathalie Ros
  • Laurence Scialom
  • José Tissier
  • Sophie Swaton

Historique

A sa création en 1990, la Fondation a pour ambition de mobiliser le public d’Ushuaïa avec des projets de sensibilisation à l’environnement, notamment par le biais de la publication de petits guides. Ce sont Claude Chirac et Dominique Cantien (TF1) qui font le nécessaire pour que des entreprises s’impliquent financièrement dans le projet. Ainsi, le financement de la Fondation est au départ assuré par quatre mécènes : EDF, la Mairie de Paris, Rhône-Poulenc et L’Oréal. Ce n’est qu’en 1999 que la FNH crée son Comité de veille écologique (CVE) profitant du carnet d’adresse du philosophe Dominique Bourg, devenu le «mentor» de Nicolas Hulot un an plus tôt. C’est à partir de là que la FNH, avec son CVE, deviendra une force de lobbying.

Activités

Campagnes : En 1997, la FNH démarre ses actions de mobilisation du grand public, en participant à l’opération «La mer n’est pas une poubelle» organisée par l’Aquarium de La Rochelle. En 1999, elle lance sa campagne «Ma ville ça me regarde». En 2003, elle lance une campagne d’affichage choc où l’on voit en gros plan le sein d’une femme d’où s’écoule un lait pollué. Cette campagne sera critiquée par plusieurs associations féministes.
En 2005, la FNH a lancé, avec l’Ademe, le Défi pour la Terre, une campagne de mobilisation nationale qui incite chacun à adopter des gestes écocitoyens au quotidien pour réduire son impact sur l’environnement. En 2014, le Défi pour la Terre compte plus de 935.000 engagés. Autre action d’envergure, le Pacte écologique en 2006, qui établit 10 objectifs et 5 propositions concrètes sur la protection de l’environnement. Il a été vendu à 200.000 exemplaires et signé par les principaux candidats à la présidentielle ainsi que par 750.000 personnes. En avril 2007, la FNH a organisé un rassemblement de plus de 10.000 personnes place du Trocadéro. La même année, elle lance sa campagne «Des fraises au printemps». En octobre 2010 et en partenariat avec l’Ademe, la FNH a lancé le Coach Carbone, un «outil d’aide à la décision et à l’action, pour réduire les émissions de carbone des ménages». En 2011, la FNH a lancé sa campagne «Qu’est-ce qu’on mange ?». En 2012, et en collaboration avec le Réseau Action Climat, la FNH a organisé la campagne «Stop aux subventions à la pollution». Début 2013, la FNH, en collaboration avec le groupe PAC 2013, a lancé la campagne «I Field Good», afin «d’orienter la prochaine réforme de la PAC vers un système d’aide plus juste, plus écologique et plus responsable».
En 2015, la FNH lance la campagne «My Positive Impact» en vue de la COP21. Il s’agit de soumettre au vote du public 100 initiatives portées par des PME, des collectivités et des associations, qui répondent aux problèmes du changement climatique. Une deuxième édition de «My Positive Impact» est organisée deux ans plus tard.
En 2017, la FNH, avec le réseau Restau’Co qui regroupe 10.000 restaurants collectifs publics et privés, crée Mon Restau Responsable®, une forme de label censé valoriser leurs efforts pour une alimentation durable. En 2020, la FNH a annoncé que 226 structures, représentant 1578 sites de restauration et servant 368.000 repas par jour, sont engagées dans la démarche Mon Restau Responsable.
En 2018, la FNH avec Oxfam France, Greenpeace et Notre Affaire à Tous ont lancé l’Affaire du siècle, un recours en justice contre l’État français pour inaction face à l’urgence climatique. En quelques jours, cette initiative recevait le soutien de plus de 2 millions de personnes.
En mai 2020, la FNH lance la campagne «Le temps est venu…», sur une formule empruntée à un discours de Nelson Mandela, dans laquelle «Nicolas Hulot a choisi de décliner 100 principes pour appeler chacun et chacune à changer d’état d’esprit».
Communication : En 2010, la FNH a créé la plateforme «jagispourlanature.org» «pour objectif d’offrir à un large public la possibilité de s’engager sur le terrain pour la protection de notre patrimoine naturel de proximité ».
La fondation lance aussi des pétitions, comme en mai 2015, sur le thème «Stop au massacre des abeilles» pour obtenir un moratoire sur les pesticides néonicotinoïdes et récolte près de 670.000 signatures.
En 2017, la FNH a développé une collection de courtes vidéos d’animation sur les sujets suivants : Qu’est-ce qu’un OGM caché ?, Partir en vacances : comment choisir son mode de transport ?, Pourquoi et comment changer sa façon de se déplacer au quotidien ?, Conséquences des inégalité sociales sur l’environnement.
La FNH publie de nombreux livrets promouvant les «écogestes», comme Repères pour faire ses courses ou Biodiversité & assiette. En décembre 2017, la FNH a publié une étude prospective qui évalue les risques et opportunités de déploiement du véhicule électrique dans le cadre de la transition écologique, à l’horizon 2030. Dans le contexte de la crise du Covid-19, la FNH a publié plusieurs notes sur le plan de relance pour «faire des propositions pour qu’il puisse construire les bases d’un modèle économique nouveau».
En octobre 2019, la FNH est partenaire de l’Emission pour la Terre, diffusée sur toutes les antennes de France TV.
Lobbying : La FNH déclare avoir dépensé annuellement entre 200.000 et 300.000 euros entre 2017 et 2020 pour des activités de lobbying auprès des députés et sénateurs. L’association a déclaré 8 actions de lobbying en 2017, 6 actions en 2018, 7 actions en 2019 et 6 actions en 2020.
La FNH siège ou est représentée dans de nombreuses instances officielles : Conseil national de la transition écologique, Conseil économique social et environnemental, Conseil national de l’alimentation, Conseil national de la restauration collective, Conseil national de l’air. La FNH a été très impliquée dans toutes les commissions du Grenelle de l’environnement et participe dans de nombreuses négociations ou groupes de travail. En 2008, FNH a rédigé, avec la LPO et FNE, des propositions d’amendements aux parlementaires lors du vote de la loi OGM. La FNH a mené une veille parlementaire (analyse des lois, rédaction d’amendements, auditions par les parlementaires) avec Humanité et Biodiversité, la LPO et FNE, dans le cadre du suivi de la loi Grenelle 2. Les experts de la FNH et de son conseil scientifique ont participé pendant 4 mois aux groupes de travail du Grenelle de la Mer, lancé en février 2009. La FNH a été engagée dans les différentes Conférences environnementales.
Pour accroître son impact, la FNH fait partie de différents réseaux de lobbying : Réseau Action Climat, Comité français de l’UICN, Collectif Nourrir, Transport et Environnement, Forum Citoyen pour la RSE…
Soutiens financiers : Depuis 2014, la FNH accorde des primes «J’agis pour la nature». En 2019, la FNH a apporté un soutien financier à 36 projets pour un total de 33.736 euros (en 2018, 60.657 euros pour 69 projets ; en 2017, 41.493 euros pour 48 projets). En 2020, dans le cadre du «Bénévolat Nature», la FNH a octroyé 390.781 euros de dons.
En 2016, la FNH et le FORIM ont créé Génération Climat, un programme «pour favoriser, accompagner et renforcer l’engagement des jeunes de moins de 35 ans dans la lutte contre les dérèglements climatiques en France et à l’international». En 2020, 230.000 euros ont été attribués à 73 projets dans le cadre de ce programme (en 2019, plus de 67.000 euros ; en 2018, 90.000 euros pour 35 initiatives ; 2017, 76.971 euros pour 28 initiatives).
En 2015, en partenariat avec la Fondation de France et le Parc de Branféré, la FNH a créé le programme Rajako pour «soutenir durablement des actions visant la protection des primates et de leurs milieux naturels». En 2020, le montant de l’aide apporté par le programme Rajako s’élevait à plus de 103.000 euros (contre 70.000 euros en 2019 ; en 2018, plus de 40.000 euros octroyés à trois projets ; en 2017, plus de 70.000 euros pour trois projets). Toujours en 2019, un gala a été organisé permettant de récolter 211.800 euros «pour la rénovation de l’espace de vie des orangs-outans à la Ménagerie du Jardin des Plantes mais aussi contribuer à la conservation des chimpanzés sauvages en Ouganda».

Finances

En 2023, la FNH a cinq sources de revenus : dons (5500 donateurs) et legs de particuliers, mécénat d’entreprise (financier et de compé­tence), subventions de ministères ou d’organismes publics, contributions financières d’organismes privés, ressources propres (produits financiers, prestations de services, boutique, etc.).
Les comptes des deux fondations abritées (Fondation Valorem et Fondation Breizh Biodiv) ont été incorporés dans les comptes de la FNH. Ils intègrent 377.752 euros de produits et 377.752 euros de charges. Les conventions qui liaient la FNH et les fondations abritées ont pris fin au 31 décembre 2023. Le solde des fonds de la Fondation Valorem a été transféré au Fonds de dotation Watt for Change. Le solde des fonds de la Fondation Breizh Biodiv a été transféré à la Fondation de France.
En 2018, Audrey Pulvar a déclaré que la «Fondation demeure fragile, financièrement», précisant que «le départ de Nicolas Hulot et la disparition de son nom, dans la raison sociale de la FNH ont eu de fortes conséquences sur les dons de particuliers et les partenariats avec des entreprises mécènes». Elle propose en conséquence de «consolider la marque FNH auprès des médias et du grand public, redéfinir notre stratégie en tenant compte de nos nouvelles contraintes».
En février 2014, Nicolas Hulot a déclaré que la FNH «traverse la pire difficulté depuis qu’elle existe (…) comme la plupart des ONG françaises. Nous sommes tous en énorme difficulté car nous avons à faire face conjointement à une multiplication des demandes et des sollicitations, jouant à une sorte de médiateur entre les différents partenaires, privés, sociaux, politiques et économiques, et la réduction plus que brutale des financements.» En effet, les ressources ont drastiquement diminué entre 2011 et 2014, empêchant d’équilibrer le budget en 2012 et en 2013. Ainsi, des mesures de réduction des frais de fonctionnement de la Fondation ont été mises en œuvre au début 2014, avec notamment la fin du bail d’une partie des locaux du siège et une réduction des effectifs de huit personnes.

AnnéeProduitsChargesRésultat
20233.807.888 €3.647.466 €160.422 €
20225.006.089 €4.999.969 €6120 €
20215.476.735 €5.822.236 €-345.502 €
20205.618.277 €5.864.704 €-246.428 €
20195.424.778 €5.340.261 €84.517 €
20185.717.781 €5.678.339 €-39.442 €
20175.292.849 €5.384.105 €-91.256 €
20165.229.464 €4.342.585 €886.878 €
20154.628.325 €4.014.721 €613.604 €
20143.365.398 €3.163.412 €201.986 €
20133.487.224 €3.980.752 €-493.528 €
20123.868.109 €4.374.129 €-506.020 €
20114.253.783 €4.365.954 €-112.171 €
20105.296.412 €5.301.117 €-4705 €
20095.059.287 €4.882.834 €176.453 €
20084.567.754 €5.264.292 €-696.538 €
20075.525.127 €5.208.021 €317.106 €

Répartition des financements
 

Principales sources extérieures de financement
Concernant les principales sources extérieures de financement, la FNH est opaque concernant les montants attribués par chaque partenaire ou mécènes. En 2023, la FNH affiche ses partenaires suivants : Léa Nature, MAIF, Mobivia, SNCF, ADEME, API Restauration, Caisse des Dépôts et Consignations, Do­morrow, European Climate Foundation, Fondation Caras­so, Fondation de France, Ministère de la Transition Écolo­gique et de la Cohésion des Territoires, Office Français de la Biodiversité, Goodeed, Lilo.
En 2023, la FNH a reçu au total 513.774 euros de subventions publiques (ministère de la Transition écologique et solidaire, l’ADEME, la Caisse des dépôts et consignations, l’Office français de la biodiversité), contre 643.607 euros en 2022, 688.005 euros en 2021, 832.109 euros en 2020, 641.059 euros en 2019, 620.530 euros en 2018, 702.000 euros  en 2017 et 472.000 euros en 2016. En décembre 2019, l’Agence française de développement accorde une subvention de 600.000 euros pour une période de trois ans. Il y a notamment les différents ministères (160.000 euros en 2023 et en 2022, 175.000 euros en 2021, 180.000 euros en 2020), l’ADEME (344.430 euros en 2011, 39.868 euros en 2010, 106.433 euros en 2009) et la Région Ile-de-France (20.000 euros en 2016, 60.181 euros en 2013, 58.522 euros en 2012, 9914 euros en 2011).
En 2017, TF1 et L’Oréal ont participé au financement de l’ensemble des activités de la FNH en tant que partenaires fondateurs. Jusqu’en 2012, EDF était Partenaire Fondateur, donnant annuellement 460.000 euros. Depuis, EDF donne 100.000 euros par an. De 2012 à 2017, Veolia a donné 200.000 euros par an à la FNH. En 2014 et 2015, Vinci a donné 30.000 euros. En 2013, la FNH a aussi reçu le soutien de la Fondation Léa Nature et la Fondation Ekibio pour sa campagne «I Field Good». Selon une enquête de 2017 du Canard Enchaîné, TF1, L’Oréal, Bouygues Télécom et la SCNF versent chacun entre 30.000 et 250.000 euros par an.
Certaines entreprises apportent un soutien en nature, à l’instar de Havas Worldwilde Paris qui a apporté en 2017 son soutien pour la communication de la FNH pour une valeur de 263.554 euros (contre 282.000 euros en 2015). En 2023, France Télévisions a apporté une aide pour une valeur de 257.913 euros. En 2019, Maisons du Monde a mis à disposition du personnel à la Fondation Maisons du Monde, sous égide de la Fondation pour la Nature et l’Homme : une chargée de projet à plein temps, la directrice de la RSE à mi-temps et d’autres salariés à temps partiel (valeur de 178.019 euros). Depuis plusieurs années, EDF met à disposition un salarié à temps partiel, dans le cadre d’un mécénat de compétence, afin de travailler sur la rédaction de divers rapports. En 2020, cette aide a été évaluée à 24.333 euros. Depuis mai 2020, la BNP met à disposition un salarié pour un montant de 65.988 euros.
Concernant la réserve parlementaire, en 2017, la FNH a reçu 62.000 euros du député UDI Bertrand Pancher, 12.000 euros des députés écologistes Denis Baupin et Sergio Coronado, 10.000 euros de la sénatrice Chantal Jouanno (UDI-UC). En 2016, la FNH a reçu 8000 euros de la réserve parlementaire du groupe écologiste à l’Assemblée nationale (et la même somme en 2015), 5000 euros du député écologiste François-Michel Lambert, 5000 euros du député PS Jean-Paul Chanteguet (et la même somme en 2015) et 10.000 euros de la sénatrice Chantal Jouanno (UDI-UC). En 2015, la FNH a aussi reçu 10.000 euros de la réserve parlementaire du sénateur EELV Joël Labbé, 4000 euros de la sénatrice EELV Corinne Bouchoux, 9500 euros du député écologiste François-Michel Lambert, 10.000 euros du députés PS Arnaud Leroy.  En 2014, la FNH a reçu 5000 euros de la réserve parlementaire de la députée PS Delphine Batho, 10.000 euros du député EELV Denis Baupin, 10.000 euros du député écologiste François de Rugy et 5000 euros de la sénatrice UDI Chantal Jouanno.

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Zero Waste France

1, passage Emma Calvé
75012 Paris
Tél. : 09 86 54 38 88
E-mail : adherent@zerowastefrance.org
Site : http://www.zerowastefrance.org

Profil

logo-zero-wasteZero Waste France (ZWF) est spécialisé dans la problématique des déchets et affiche comme objectif «une société zéro déchet, zéro gaspillages». Avec ses 4404 adhérents et 130 groupes locaux, ZWF mène campagne en faveur d’une gestion écologique des déchets, notamment avec leur réduction à la source (en quantité et en toxicité). La bataille contre l’enfouissement et l’incinération des déchets constitue l’un des axes forts de l’association, avec en particulier la mobilisation contre la reconstruction de l’incinérateur Ivry-Paris 13. ZWF propose notamment aux collectivités locales de changer leur gestion des déchets par différents moyens : détourner les déchets des filières dites «d’élimination» avec une politique de compostage domestique ou collectif, valorisation de l’organique en milieu urbain, mise en place de la redevance incitative, etc.
Depuis 2003, ZWF est fortement critiqué par le professeur en toxicologie Jean-François Narbonne sur le dossier des incinérateurs, les qualifiant de «démagogues (…) qui apeurent les foules», alors que l’ensemble des incinérateurs «rejette moitié moins de dioxine que les feux de cheminées». L’association, qui travaille surtout avec des campagnes de lobbying auprès des élus locaux et du grand public, a participé au Grenelle de l’environnement au sein du groupe «déchets». Toutefois, ZWF est toujours resté très critique sur les avancées du Grenelle dans ce domaine, allant même manifester le 4 mai 2010 devant l’Assemblée nationale «pour dénoncer la mainmise des lobbies sur le processus Grenelle».
Pour élargir son lobbying à l’échelle internationale, l’association a rejoint au début des années 2000, le réseau GAIA (Global Alliance for Incineration Alternatives) qui rassemble prés de 800 organisations militant contre l’incinération. En 2010, plusieurs organisations membres de GAIA (dont ZWF) ont créé le réseau Zero Waste Europe.

Structure

Association de la loi de 1901, créée en 1997. L’association est agréé pour la protection de l’environnement depuis 2007. En septembre 2014, le CNIID est rebaptisé «Zero Waste France». En 2021, ZWF revendique 130 groupes locaux, notamment à Lyon, Grenoble, Paris, Strasbourg, Vence, Rochefort, Rouen, Nice, Aix-Marseille, Montpellier, Corse.

Dirigeants

Conseil d’administration

  • Jörg Adamczewski
  • Nicolas Chatal
  • Fiona Cosson
  • Marion Jarillot
  • Michel Knoerr
  • Soizic Le Lann
  • Alexia Le Quilliec
  • Salvo Manzone
  • Anaïs Rumeau
  • Paul Stouls
  • Benjamin Thiant

Equipe salariée

  • Juliette Franquet : Directrice de l’association
  • Charlotte Béal : Chargée des relations adhérent·es et des partenariats
  • Marine Bonavita : Chargée de projets
  • Pauline Debrabandere : Coordinatrice de campagnes
  • Chloë Dumas : Responsable de la mobilisation citoyenne auprès des groupes locaux
  • Bénédicte Kjær Kahlat : Responsable des affaires juridiques
  • Hélène Ngo : Responsable administrative et financière
  • Manon Richert : Responsable communication
  • Charlotte Soulary : Responsable du plaidoyer

Activités

Zero Waste France (ZWF) organise régulièrement des conférences ou des projections de documentaires avec débats (une vingtaine en 2011). Depuis 2008, l’association propose des formations sur la gestion des déchets. Ainsi, en janvier 2015, ZWF organise la première formation sur la mise en œuvre de la démarche Zero Waste en France (1280 euros par personne pour deux journées). En 2015, ZWF a organisé deux formations dans le cadre de son programme «Territoires Zero Waste», visant en particulier les collectivités territoriales.
En septembre 2010, ZWF a publié, en collaboration avec Les Amis de la Terre, une étude intitulée L’obsolescence programmée, symbole de la société du gaspillage, prenant comme exemple les appareils électriques et électroniques. ZWF n’hésite pas non plus à mener des actions plus militantes, comme en juin 2010, il est intervenu (avec Les Amis de la Terre et Agir pour l’environnement) lors d’une conférence de presse d’Eco-Emballages «pour informer les journalistes sur les dérives et dysfonctionnements liés à l’éco-organisme». Lors de la Semaine européenne de la réduction des déchets 2010, ZWF avait proposé une «autopsie» de poubelle en public, «afin de mettre en évidence le potentiel de réduction de nos déchets». Cette démarche bien relayée par les médias a incité ZWF à la renouveler, notamment sur des stands de sensibilisation. En novembre 2016, ZWF et sa quinzaine de groupes locaux se sont mobilisés dans le cadre de la Semaine européenne de la réduction des déchets.
En septembre 2010, ZWF a publié un guide à destination des élus locaux intitulé Agir localement pour une nouvelle politique déchet : clés de compréhension et bonnes pratiques. En avril 2011, ZWF a initié dans le 11e arrondissement de Paris, le projet «Mon commerçant m’emballe durablement». Cette initiative vise à développer l’utilisation d’emballages réutilisables et la réintroduction de la consigne dans le commerce alimentaire de proximité. En 2015, ZWF  a créé et anime le Réseau VRAC afin d’aider les professionnels à mettre en place la vente en vrac. Avec plus de 300 membres début 2016, le Réseau VRAC va devenir une véritable association professionnelle.
Fin 2011, ZWF a été mandaté par l’association étudiante Sciences Po environnement pour réaliser un audit de la gestion des déchets sur le campus parisien de Sciences Po et proposer des pistes d’amélioration. En 2012, ZWF s’est engagé aux côtés d’une trentaine d’autres associations dans la campagne «Stop aux subventions à la pollution» lancée par le Réseau Action Climat France et la Fondation Nicolas Hulot. L’association a aussi publié un dictionnaire de 56 pages pour «donner une autre lecture des mots du vocabulaire déchets les plus compliqués». En juin 2013, ZWF lance sa campagne de mobilisation nationale «Je veux mon bac bio» pour le tri à la source des biodéchets, avec notamment une pétition qui rassemble près de 10.000 signataires. A l’occasion des élections européennes en mai 2014, ZWF a demandé aux candidats de s’engager sur ses propositions pour la révision des directives européennes sur les déchets qui commence en 2014. En novembre 2014, l’association publie le livre Le scénario Zero Waste. L’ouvrage sera vendu à plus de 5000 exemplaires. En parallèle, ZWF a lancé une pétition pour «la mise en œuvre d’une société Zero Waste». En septembre 2015, ZWF et le Collectif 3R ont présenté un Plan pour la Baisse des Ordures Ménagères, une alternative citoyenne zéro déchet à la reconstruction de l’incinérateur Ivry-Paris 13. En octobre 2015, en amont de la COP21, En amont de la COP 21, Zero Waste France, Zero Waste Europe et ACR+ ont présenté un rapport sur l’impact climatique de la gestion des déchets et les bénéfices des démarches Zero Waste en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Fin 2015, ZWF a été mobilisé à l’occasion de la COP21, notamment au sein de la Coalition Climat 21, organisant conférences, animations et formations. Dans ce contexte, l’association et le Collectif 3R ont organisé une action pour dénoncer l’incinérateur d’IP13. En novembre et décembre 2015, ZWF a organisé une «Caravane du droit» qui a sillonné la France pour aider dans leurs démarches juridiques des associations et collectifs qui se mobilisent autour de la question des déchets. En mai 2016, ZWF s’associe à ShareLex pour lancer un «LaboLex» afin de répondre aux questions concrètes sur l’ouverture de structures du réemploi et de la réutilisation. En juillet 2016 s’est déroulé le premier Festival Zero Waste avec quelque 5000 participants à 200 sessions (atelier pratique, conférences…) du Festival. En octobre 2016, ZWF récolte 31.115 euros grâce à un financement participatif afin de mettre en place dès 2017 la «Maison du Zéro déchet»,  «le premier lieu entièrement consacré aux démarches zéro déchet (individuelles, territoriales, entrepreneuriales) en France, et plus globalement à l’économie circulaire, la consommation responsable et solidaire». En juin 2017, ZWF dénonce «l’introduction de nouveaux couverts jetables et d’un suremballage supplémentaire chez McDonald’s». Le 1er juillet 2017, la Maison du Zéro déchet ouvre ses portes. Elle comporte une boutique et organise des ateliers pratiques, conférences, projections-débat ou encore formations.
Contentieux : ZWF est engagé dans des recours juridiques, souvent avec d’autres associations. En 2021, l’association (avec deux autres associations) a déposé un recours contre un projet d’incinérateur en Ile-de-France, à Créteil. Elle est aussi engagée dans un recours à l’encontre de l’incinérateur de la Chapelle-Saint-Luc dans l’Aube ainsi qu’un autre contre la reconstruction de l’incinérateur d’Ivry-Paris XIII en région parisienne.
Lobbying : ZWF déclare avoir dépensé entre 10.000 et 25.000 euros en 2019 et en 2020 pour des activités de lobbying auprès des députés et sénateurs. L’association n’a pas déclaré ses dépenses de lobbying pour 2017, 2018 et 2021. Elle a déclaré 8 actions de lobbying en 2021 (contre 4 en 2020, 2 en 2019, 6 actions en 2018 et 2 actions en 2017).

Finances

AnnéeProduitsChargesRésultat
2023580.356 €541.297 €39.059 €
2022739.898 e684.824 €55.074 €
2021640.391 €629.297 €11.095 €
2020663.633 €639.066 €24.567 €
2019 575.040 €561.263 €13.777 €
2018601.977 €509.583 €92.393 €
2017402.325 €398.830 €3495 €
2016462.709 €454.883 €7826 €
2015436.474 €438.263 €-1789 €
2014409.085 €426.373 €-17.288 €
2013235.696 €238.349 €-2653 €
2012229.115 €223.105 €6010 €
2011234.217 €223.565 €10.652 €
2010240.799 €213.976 €26.823 €
2009222.992 €240.631 €-17.639 €

Répartition des financements

Principales sources extérieures de financement

2023
Ademe43.000 €
Fondation pour le progrès de l'Homme40.000 €
Enowe30.000 €
Ministère de l'Ecologie30.000 €
MAIF20.000 €
Break Free From Plastic19.300 €
Zero Waste Europe16.875 €
RATP10.000 €
Banque de France7600 €

2022
Ademe66.577 €
Fondation pour le progrès de l'Homme40.000 €
MAIF30.000 €
Ministère de l'Ecologie30.000 €
WWF22.000 €
Zero Waste Europe15.200 €
DRIEAT Ile-de-France5000 €

2021
Ademe80.000 €
MAIF40.000 €
Fondation pour le progrès de l'Homme40.000 €
Ministère de l'Ecologie30.000 €
Aides à l'emploi (IDF)10.247 €
Zero Waste Europe8600 €

2020
Ademe142.319 €
MAIF40.000 €
Ministère de l'Ecologie30.000 €
Green Friday18.923 €
1% for the Planet17.645 €
Aides à l'emploi (IDF)11.104 €
Subventions européennes7000 €

2019
Ademe40.000 €
Ministère de l'Ecologie30.000 €
Subventions européennes17.500 €
DRJSCS - FDVA13.000 €
Aides à l'emploi (IDF)12.333 €
Ville de Paris10.000 €
Vitamont7500 €
Recyclivre6445 €
DRIEE6000 €
Fondation Léa Nature5000 €

2018
Ademe81.400 €
Ministère de l'Ecologie30.000 €
Aides à l'emploi (IDF)27.760 €
Maif20.000 €
Secours Catholique20.000 €
Fondation Léa Nature10.000 €
Green Friday8000 €
Camif5509 €
Zero Waste Europe4500 €
Spareka3500 €

2017
Aides à l'emploi (IDF)33.801 €
Ministère de l'Ecologie30.000 €
Fondation Changing Market19.000 €
Mairie de Paris17.400 €
Fondation Lemarchand10.000 €
Day by Day7850 €
Région Ile-De-France5000 €
La Poste5000 €
Réserve parlementaire2000 €

2016
Fondation Carasso54.420 €
Aides à l'emploi (IDF)43.427 €
Ministère de l'Ecologie30.000 €
Ademe20.000 €
Fondation Changing Market19.000 €
Région Ile-de-France11.750 €
Réserve parlementaire5000 €
Fondation Vitamont5000 €
Fondation Léa Nature3500 €

2015
Fondation Carasso54.420 €
Région Ile-de-France
38.750 €
Aides à l'emploi (IDF)29.368 €
Ministère de l'Ecologie28.000 €
Mairie de Paris13.500 €
Réserve parlementaire EELV6000 €
Réserve parlementaire Arnaud Leroy (PS)6000 €
Fondation Léa Nature1500 €

2014
Fondation Carasso117.000 €
Ministère de l'Ecologie33.000 €
Région Ile-de-France15.000 €
Réserve parlementaire EELV15.000 €
Aides à l'emploi (IDF)12.932 €

2013
Ministère de l'Ecologie16.219 €
Aides à l'emploi (IDF)10.917 €
Patagonia Foundation8879 €
Réserve parlementaire EELV8000 €
Lush5000 €

2012
Aides à l'emploi (IDF)13.833 €
Ministère de l'Ecologie15.000 €
Patagonia Foundation8125 €
Citizen Green7000 €
Fondation Un monde par tous5000 €
Réserve parlementaire3500 €

2011
Aides à l'emploi (IDF)17.744 €
Ministère de l'Ecologie19.000 €
Patagonia Foundation8125 €
Citizen Green7000 €
Fondation Un monde par tous5000 €
Fondation Nicolas Hulot5000 €
Réserve parlementaire4000 €

2010
Aides à l'emploi (IDF)29.750 €
Ministère de l'Ecologie15.000 €
Patagonia Foundation5852 €
Réserve parlementaire4000 €
WWF3600 €
Health Care Without Harm1474 €

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1% for the Planet France

111, allée le Chêne
74290 Bluffy
Tél. :
04.50.45.91.50
Email :
membres@onepercentfortheplanet.org
Site :
https://www.onepercentfortheplanet.fr

Profil

Présidé au début par Charles Kloboukoff, le PDG du groupe Léa Nature, 1% for the Planet est l’entité française de l’association américaine éponyme créée en 2002 par le milliardaire Yvon Chouinard, fondateur et propriétaire de l’entreprise de vêtements Patagonia. En septembre 2022, ce dernier a transféré la propriété de Patagonia, évaluée à environ 3 milliards de dollars, à deux fonds chargés de consacrer les bénéfices — une centaine de millions de dollars par an — à l’environnement. La directrice actuelle de 1% for the Planet France, Isabelle Susini, a été pendant plus de treize ans Manager RSE chez Patagonia Europe.
1% for the Planet vise à favoriser la philanthropie environnementale. Il s’agit en fait d’un club d’entreprises qui s’engagent à donner 1% de leur chiffre d’affaires (de toute l’entreprise, d’une marque ou d’une ligne de produits) pour des actions écologistes et environnementales. Ce 1% doit être au moins à 50% sous forme de dons financiers (déductibles des impôts), le reste pouvant être sous forme de dons de produits, de service ou de mécénat de compétences. Les entreprises membres choisissent ensuite quelles associations elles veulent aider parmi celles agréées par 1% for the Planet. Charles Kloboukoff justifie cette démarche car il se dit «convaincu que la transition écologique viendra plus des citoyens, des ONG et des entreprises que des gouvernements».
Fin 2024, 1% for the Planet affirme avoir 1122 entreprises et marques membres en France, 853 associations agréées et aurait reversé plus de 83 millions d’euros depuis 2004. L’objectif de lu Fonds de dotation est d’atteindre à 100 millions de dons cumulés d’ici 2026. Au niveau mondial, on recense plus de 4138 entreprises et marques membres et 7413 associations agréées. Chaque entreprise membre distribue elle-même ses fonds aux associations, ou via le fonds de dotation 1% for the Planet. En retour, les entreprises membres peuvent utiliser le logo afin de communiquer leur engagement à leurs clients. Selon 1% for the Planet, «des millions de produits et services portent notre logo dans le monde entier, proposés par plus de 6000 membres internationaux». Dans le cadre du 1% for the Planet à l’échelle mondiale, c’est plus de 784 millions de dollars qui ont été reversés aux associations écologistes depuis 2002. En 2024, 1% for the Planet a décidé d’élargir les aides aux médias de la sphère écologiste et alternative. Isabelle Susini explique : «Dans un contexte de désinformation croissante, de traitement inégal des enjeux écologiques dans les médias généralistes et de fragilité économique des médias indépendants engagés, soutenir ceux qui luttent pour rendre visibles les faits scientifiques, les alternatives, les récits d’avenir doit devenir une priorité stratégique.»
En 2024, 1% for the Planet a organisé 21 événements et 10 cafés «afterworks». Mais les Rencontres pour la planète (RPP) constituent leur événement phare. Une quarantaine d’associations présentent leur projet à des philanthropes (fondations et entreprises) à l’aide d’un pitch de 15 minutes. Ces projets sont répartis en plusieurs thématiques (agriculture et alimentation, climat/énergie, forêts et vie sauvage, mouvements écocitoyens, pédagogie active au contact de la nature, rivières et océans, enjeux climatiques et justice sociale). A la fin de l’événement, les «meilleurs projets» sont soutenus immédiatement grâce à une levée de fonds préalablement opérée par 1% for the Planet.
En 2021, en collaboration avec HelloAsso, Maisons du Monde Foundation, la Fondation Léa Nature, la Fondation Lemarchand, la MAIF, la Fondation Nature & Découvertes et Vrai, 1% for the Planet a lancé la campagne «Ensemble pour la Biodiversité», avec une plateforme en ligne «pour permettre aux citoyens de trouver et de contribuer à une action concrète en faveur de la biodiversité». Une opération qui a permis le versement de 460.000 euros par le grand public, et le reversement de 57.600 euros par 1% for the Planet.

Structure

Fonds de dotation créé en 2014, mais son activité a véritablement démarré en janvier 2016, avec l’ouverture d’un compte en banque lui permettant de recevoir des dons.

Historique

En 2002, Yvon Chouinard, fondateur et propriétaire de l’entreprise de vêtements Patagonia, et Craig Mathews, ex-propriétaire de la boutique d’articles de pêche «Blue Ribbon Flies», ont créé aux Etats-Unis une organisation à but non lucratif dénommée 1% for the Planet. En 2014, une branche française est constituée, avec à sa direction Isabelle Susini, ancienne directrice RSE de Patagonia pour l’Europe.

Dirigeants

Fondateurs

  • Yvon Chouinard (fondateur de Patagonia)
  • Craig Mathews (fondateur de Blue Ribbon Files)

Conseil d’administration

  • Kate Williams (CEO 1% for the Planet Global)
  • Benjamin Peeters (administrateur de 1% for the Planet Global)
  • Laure Vincent (Terre d’Oc et présidente de 1% for the Planet France)
  • Florence Baitinger (Heisei)
  • Aurélie Jourdon (Omeva)
  • Arnaud Vanpoperinghe (Tikamoon)
  • Pierre Lemarchand (Fondation Lemarchand)
  • Tancrède du Réau (Cosmogonies)
  • Françoise Vernet (Terre et Humanisme)
  • Charlotte Meyrueis (Cœur de Forêts)
  • Aurélie Pontal (WWF)
  • Olivier Thevenet (Ocean Peak)
  • Christophe Sommet (Ushuaia TV)
  • Christophe Agnus (Pyrénées magazine)
  • Emilie Kovacs (The Good)

Equipe

  • Isabelle Susini : directrice du 1% for the Planet France
  • Sonia Bourderye : Small Business Accounts & Senior RH Manager
  • Amélie Piollat : Business Development & Events manager
  • Agathe Chatellet : Communication Manager & Graphic Designer
  • Jonathan Guyot : Environmental Programs and Partners Senior Manager
  • Antoine Leguin : Business Account Manager & Development
  • Laurence Doire : Accounting Senior Specialist
  • Jeanne Sallard : Business Account Specialist & Development

Finances

Parmi ses ressources, 1% for the Planet a reçu 2.258.792 euros en 2024 en mécénat (contre 1.750.687 en 2023, 2.222.786 euros en 2022, 1.428.405 euros en 2021, 15.118 euros en 2020). En outre, chaque entreprise membre verse une cotisation annuelle déduite du calcul du 1%. En 2024, la structure a encaissé 946.096 euros de cotisations, avec ou sans contrepartie.
Aucun fonds ni en entrée ni en sortie n’a transité sur l’année fiscale 2014 puisque la structure ne possédait à l’époque aucun compte bancaires. Les comptes 2015 n’ont pas été établis car ils ont fait l’objet d’une simple tenue trésorerie.

AnnéeProduitsChargesRésultat
20244.293.852 €4.204.592 €89.261 €
20233.593.80 €3.376.301 €217.499 €
20222.493.759 €2.267.139 €226.620 €
20211.493.493 €1.233.914 €259.579 €
20201.060.543 €813.706 €246.837 €
2019668.627 €586.683 €81.945 €
2018516.387 €415.068 €101.319 €
2017277.210 € 238.906 €38.303 €
2016140.058 €100.666 €39.392 €
2015non connunon connunon connu

Chaque année depuis 2016, 1% for the Planet organise les Rencontres pour la planète (RPP), l’occasion de remettre des financements à des associations.
En 2024, 2,2 millions d’euros (contre 1,2 million d’euros en 2023, 936.000 euros en 2022, 1 million d’euros en 2021) ont été levés auprès d’entreprises et de fondations : 1.415.053 € de promesses de don des philanthropes, 657.526 € de soutien par 1% for the Planet France et 175.258 € collectés auprès de la société civile. En 2023, les financements comprenaient : les dons des mécènes pour 602.700 €, le soutien pluriannuel de 1% for the Planet à 7 projets clefs pour 210.000 €, le montant collecté grâce au crowdfunding pour 149.500 €, l’abondement 1% for the Planet pour 110.700 €, les votes des mécènes au profit de leurs projets coup de coeur pour 60.200 € et les sommes ajoutées par 1% for the Planet pour 47.850 €. En 2022, 936.000 euros ont été levés (428.000 euros des mécènes, 137.000 euros du grand public, dons doublés par 1% pour 120.000 euros, 8 projets clefs pour 180.000 euros et 70.000 euros pour 7 projets «coup de cœur»  votés par les entreprises membres 1%). En 2021, 1 million d’euros ont été reversés (635.000 euros de mécènes, 115.000 euros de dons du grand public abondés de 100.000 euros par 1% for the Planet, et 150.000 euros de 1% for the Planet à 5 projets clefs).
Parmi les mécènes donateurs des dernières éditions, on peut notamment mentionner : Fondation Une goutte d’eau pour notre planète, Fondation Léa Nature, Triballat Noyal (Vrai), La Boulangère Bio, Fondation Lemarchand, Ekibio, Fondation Nature & Découvertes, Ari Pictures, Lyro, Terre d’Oc, Laboratoires Catalyons, SEVES, Nutergia, Baussant Conseil, Ekibio, Fondation Daniel & Nina Carasso, Fondation de France, The Ocean Foundation.
En 2024, 1% for the Planet a créé un Calendrier de l’Avent, «mettant en lumière 24 projets soigneusement présélectionnés», pour inciter la «société civile» à les financer. Le Fonds de dotation a ensuite versé 92.747 euros aux 24 associations, en complément des 142.897 euros récoltés auprès du public.

Liste des associations récipiendaires lors des RPP

2024

  • Fonds pour l’arbre : 335.600 €
  • Terre de Liens : 226.470 €
  • NaturDive : 84.182 €
  • Secrets Toxiques : 79 925 €
  • Groupe Mammalogique Normand : 76.500 €
  • Générations Futures : 60.910 €
  • Coral Guardian : 60.900 €
  • Pleine Mer : 52.050 €
  • Aux arbres citoyens ! : 50.549 €
  • Canopée : 50.000 €
  • No Plastic ln My SEA : 39.845 €
  • NégaWatt : 37.370 €
  • Label Vie : 37.000 €
  • Envol Vert : 36.191 €
  • Pays de l’ours Adet : 34.255 €
  • Inf’OGM : 34.222 €
  • HOP : 32.860 €
  • La Fabrique des Communs Pédagogiques : 32.825 €
  • Bloom : 32.170 €
  • Intérêt à Agir : 30.110 €
  • Les Nouvelles Voix : 29.410 €
  • FNE Ile-de-France : 28.013 €
  • Centre Athénas : 27.310 €
  • All4trees : 26.550 €
  • Sylv’ACCTES : 25.420 €
  • INTI Energies Solidaires : 23.727 €
  • Football Ecologie France : 23.622 €
  • HISA : 23.411 €
  • Eau & Rivières de Bretagne : 20.509 €
  • HISA : 20.000 €
  • Gbobétô : 19.700 €
  • Projet Primates : 18.820 €
  • Le Cri de l’œuf : 18.560 €
  • Pôle Biologique Massif Central : 18.510 €
  • Meuse Nature Environnement : 16.788 €
  • La Transporterie : 15.000 €
  • Vent d’Ouest : 15.000 €
  • AVRIL : 15.000 €
  • Les Jeunes Pousses : 15.000 €
  • Nature Rights : 15.000 €
  • WECF France : 13.000 €
  • Association Francis Hallé : 30.000 € (pour 3 ans)
  • AVES France : 30.000 € (pour 3 ans)
  • EKO! : 45.000 € (pour 3 ans)
  • Ethic Ocean : 45.000 € (pour 3 ans)
  • Frene : 45.000 € (pour 3 ans)
  • Kynarou : 30.000 € (pour 3 ans)
  • La Terre en Partage :
  • Réseau Compost Citoyen : 30.000 € (pour 3 ans)
  • Mountain Wilderness France : 30.000 € (pour 3 ans)
  • P-WAC : 30.000 € (pour 3 ans)
  • Pro Silva France : 30.000 € (pour 3 ans)
  • Réensauvager la ferme : 30.000 € (pour 3 ans)
  • Réseau Action Climat France : 36.000 € (pour 3 ans)

2023

  • NATUREVOLUTION : 62.946 €
  • SOS Loire Vivante ERN : 42.849 €
  • Canopée : 41.057 €
  • Graines de Troc : 39.003 €
  • Wild & Légal : 33.686 €
  • La Terre en Partage : 31.563 €
  • EKO! : 30.454 €
  • Terre de Liens : 30.125 €
  • Pro Silva France : 29.200 €
  • Label Vie : 28.667 €
  • Arthropologia : 27.511 €
  • MiniBigForest : 24.171 €
  • Aux enfants la ville : 23.936 €
  • AVES France : 23.635 €
  • Halte à l’Obsolescence Programmée : 23.088 €
  • Coral Guardian : 23.050 €
  • L’École Comestible : 22.825 €
  • Cœur de Forêt : 20.938 €
  • Association des Centrales Villageoises : 20.450 €
  • Assiettes Végétales : 20.448 €
  • On Est Prêt : 20.118 €
  • Reclaim Finance : 18.364 €
  • Nos Vies Bas Carbone : 17.966 €
  • Eau & Rivières de Bretagne : 17.514 €
  • Bloom : 17.344 €
  • Les Jeunes Pousses : 16.582 €
  • Conservatoire d’Espaces Naturels d’Auvergne : 16.245 €
  • Makesense : 15.412 €
  • HUMY : 14.301 €
  • Fondation Énergies pour le Monde : 14.097 €
  • Educ’Alpes : 13.982 €
  • Ticket for Change : 13.149 €
  • Terre des Hommes France : 12.724 €
  • GÉE AUDE : 12.417 €
  • Maraîchage Sol Vivant Grand-Est : 11.995 €
  • Surfrider Fondation Europe : 11.730 €
  • Montagne Verte Morzine : 10.427 €
  • Zéro Déchet Touraine : 10.153 €
  • École Pratique de la Nature et des Savoirs : 10.009 €
  • Ferus : 9950 €
  • Animatrices et animateurs pour la Terre et l’Humanisme : 30.000 € (sur 3 ans)
  • Artemisia : 36.000 € (sur 3 ans)
  • All4trees : 27.000 € (sur 3 ans)
  • Convergence Animaux Politique : 33.000 € (sur 3 ans)
  • Réseau Centre Soins Faune Sauvage : 30.000 € (sur 3 ans)
  • Dernière Rénovation : 30.000 € (sur 3 ans)
  • Réseau Étudiant pour une Société Écologique et Solidaire : 24.000 € (sur 3 ans)

2022

  • 3PA : 63.137 €
  • Secrets Toxiques : 42.029 €
  • NégaWatt : 35.673 €
  • P-WAC : 35.592 €
  • MerTerre : 33.230 €
  • Inventons nos vies bas carbone : 30.831 €
  • Fédération des Conservatoires d’Espaces Naturels : 29.670 €
  • Mountain Wilderness France : 29.396 €
  • Reclaim Finance : 27.550 €
  • Human Initiatives to Save Animals : 26.640 €
  • Du Pain & des Roses : 24.644 €
  • Intérêt à Agir : 23.600 €
  • People and the Sea : 20.815 €
  • No Plastic In My Sea : 20.690 €
  • Campus de la transition : 19.287 €
  • Envol Vert : 19.145 €
  • Colibris : 18.350 €
  • Sources d’Envol : 17.500 €
  • Veni Verdi : 17.000 €
  • Ethic Ocean : 16.732 €
  • GRAINE Poitou-Charentes : 15.540 €
  • Sol : 15.160 €
  • Terre & Cité : 14.196 €
  • Football Ecologie France : 13.894 €
  • Miraceti : 13.410 €
  • Assiettes Végétales : 11.660 €
  • Gbobètô : 11.264 €
  • Fonds pour la conservation des rivières sauvages : 11.200 €
  • Univers-Sel : 11.160 €
  • Convergence Animaux Politique : 9950 €
  • Women Engage for a Common Future : 9310 €
  • Centrales Villageoises : 9250 €
  • Zero Waste France : 8860 €
  • UNISOAP : 8848 €
  • G’Rhin de Sel : 8800 €
  • La Voûte Nubienne : 7790 €
  • Protect Our Winters France : 7236 €
  • FNE Alpes de Haute-Provence : 6234 €
  • La Sauge : 6035 €
  • Le Moulin Nature : 5385 €

2021

  • Naturevolution : 62.000 €
  • Reclaim Finance : 35.500€
  • L’École des semeurs : 35.000 €
  • MerTerre : 28.300 €
  • Wings of the Ocean : 25.000 €
  • Earthship Sisters : 22.550 €
  • Fondation Eau Neige et Glace : 22.500 €
  • On est Prêt : 20.400 €
  • Des enfants et des arbres : 22.000 €
  • Résensauvager la ferme : 21.000 €
  • Biloba : 21.000 €
  • La terre en partage : 20.300 €
  • EKO! : 20.000€
  • Forêts en Vie : 20.000 €
  • Aux arbres citoyens : 16.750 €
  • Voix Libres : 16.000 €
  • Collectif les pieds dans le plat : 16.000€
  • Graines de Noé : 15.000 €
  • Association Francis Hallé pour la forêt primaire : 11.600 €
  • 3PA : 11.000 €
  • L’école comestible : 11.000 €
  • Projet Primates France : 11.000 €
  • Fermes d’Avenir : 10.400 €
  • Terre et Humanisme : 10.000 €
  • Envol Vert : 10.000 €
  • Pleine Mer : 10.000 €
  • Alternatiba : 10.000€
  • Aide et Partage Burkina : 10.000 €
  • Association Végétarienne de France : 8700 €
  • ETIC emballages : 6000 €
  • Wild & Legal : 5500 €
  • Passerelles.info : 5300 €
  • es Cols Verts : 5000 €
  • e-graine : 5000 €
  • AVES France : 4000 €
  • Planète Urgence : 3300 €
  • Humy : 2500 €
  • HISA : 2300 €
  • Wayanga : 2000 €
  • Greenminded : 1000 €

2020

  • L’École des semeurs : 36.000 €
  • P-WAC : 30.000 €
  • Sea Shepherd : 28.500 €
  • Surfrider Foundation Europe : 27.500 €
  • Terre de liens : 25.000 €
  • Kalaweit : 22.000 €
  • Artpiculture : 15.000 €
  • Terre d’Abeilles : 15.000 €
  • Cœur de forêt : 13.000 €
  • Veni Verdi : 12.000 €
  • AFAC : 12.000 €
  • Alternatiba : 12.000 €
  • Earthwake : 12.000 €
  • École de la nature et des savoirs : 12.000 €
  • Justice Pesticides : 12.000 €
  • Voix libres : 12.000 €
  • Artemisia : 12.000 €
  • ETIC Emballages : 11.850 €
  • Reporters d’Espoirs : 10.100 €
  • Colibris : 9300 €
  • Pleine mer : 7000 €
  • APECS : 7000 €
  • Ticket for Change : 5900 €
  • For my planet : 3000 €
  • Bloom : 2500 €
  • Zero Waste France : 2375 €
  • Générations Futures : 2000 €
  • Association Francis Hallé pour la forêt primaire : 2000 €
  • Le grand secret du lien : 2000 €
  • Ethic Océan : 2000 €
  • Les Amis des Bonobos en Europe : 2000 €
  • Les cols verts : 2000 €
  • ASPAS : 2000 €
  • Conscience et impact écologique : 1700 €
  • Globice : 1000 €

2019

  • Nous voulons des coquelicots : 50.000 €
  • P-WAC : 30.000 €
  • Mini Big Forest : 28.000 €
  • Association végétarienne de France : 25.000 €
  • Générations Futures : 25.000 €
  • Zero Waste France : 25.000 €
  • Fondation Zoein : 20.000 €
  • Alternatiba : 10.000 €
  • Artpiculture : 10.000 €
  • Graines de Troc : 10.000 €
  • Réseau Semences Paysannes
  • Artemisia
  • La Terre en partage
  • SOL
  • Handicap Travail Solidarité
  • Spark Vie
  • Justice Pesticides
  • Parti Poétique
  • Kalaweit
  • Wildlife Angel
  • Canopée
  • Bloom
  • Naturevolution
  • Surfrider Foundation Europe
  • La Cloche
  • Reporters d’espoirs
  • Réseau pour les Alternatives forestières

2018

  • Générations Futures :40.000 €
  • Reporterre : 30.000 €
  • Bloom : 30.000 €
  • Planète Urgence : 30.000 €
  • Plastic Odissey : 20.000 €
  • Gold of Bengal : 20.000 €
  • Terre et Humanisme : 20.000 €
  • Inf’OGM : 10.000 €
  • 6Labs : 10.000 €
  • REFEDD : 10.000 €
  • Mille variétés anciennes : 10.000 €
  • La Tricyclerie : 10.000 €
  • Mountain Riders : 10.000 €
  • Graines de Troc : 10.000 €
  • Terre de Liens : 10.000 €
  • ASPAS
  • Wildlife Angel
  • Naturevolution : 5000 €
  • APECS
  • Ethic Ocean
  • Fondation Tara Expéditions
  • Longitude 181
  • NaturEvolution
  • Sea Shepherd France
  • Kynarou
  • WECF
  • Conscience & Impact Ecologique

2017

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Sea Shepherd France

22 rue Boulard
75014 Paris
Email : contact@seashepherd.fr
Site : http://www.seashepherd.fr/

Profil

logo-sscsSpécialisée dans la défense des océans, l’activité principale de la Sea Shepherd est d’utiliser plusieurs grands bateaux dans des actions directes en mer contre notamment la chasse à la baleine, aux phoques, contre la pêche aux requins, au thon rouge, etc. L’association est fortement centrée sur la personnalité charismatique de son fondateur, Paul Watson, considéré comme un héros par les membres de la Sea Shepherd. Cofondateur de Greenpeace, Paul Watson estime en 2019 que «d’ici 2048 il n’y aura plus de pêche parce qu’il n’y aura plus de poissons. Si on veut protéger les océans, il faut un moratoire de 50 ans sur la pêche industrielle dès maintenant».
Certaines de ces actions sont violentes, comme des éperonnages, des abordages en pleine mer et des sabotages sur des navires à quai. L’association n’a pas hésité pas à utiliser des bombes fumigènes et chimiques, ou des mines sous-marines. Par le passé, SSCS s’est targuée d’avoir coulé une dizaine de navires et en avoir éperonnés autant. En août 2017, l’ONG a cependant déclaré la fin de son combat contre les baleiniers japonais, qui disposent selon elle d’une «technologie de niveau militaire» qui la rend impuissante.
En septembre 2022, les deux antennes internationales — Sea Shepherd Global et Sea Shepherd Conservation Society (SSCS) — ont évincé Paul Watson du conseil d’administration, aboutissant à une scission du mouvement. Selon Paul Watson, «tout cela découle de la volonté du président de SSCS Pritam Singh, de changer l’objectif et la direction de Sea Shepherd aux USA : abandonnant toute stratégie d’action directe, toute campagne controversée et toute confrontation avec des braconniers». Paul Watson crée alors la Sea Shepherd Origins (SSO) avec Lamya Essemlali, fondatrice et présidente de Sea Shepherd France. La SSO est composée de cinq branches de la Sea Shepherd (France, Brésil, Royaume-Uni, Nouvelle-Calédonie, Hongrie) et de la Paul Watson Foundation.
En France, Sea Shepherd France (SSF) revendique une centaine de volontaires et s’occupe principalement de récolter des fonds pour les actions en mer, dont un tiers a été destiné aux campagnes internationales en 2020. La branche française mène aussi des opérations, par exemple «pour alerter sur le sort des dauphins», car «des milliers de dauphins sont sacrifiés chaque année en France pour satisfaire notre appétit de poisson». Fin 2019, Sea Shepherd avec d’autres ONG ont racheté le zoo breton de Pont-Scorff dans le but affiché de rendre les animaux à la vie sauvage. Toutefois, l’opération tourne au fiasco et, en 2021, le zoo est au bord de la ruine, sans avoir mené une seule réintroduction à bien. Par ailleurs, avec 14 groupes locaux en France, SSF mène des campagnes de communication, en particulier en étant présent lors de foires et salons. L’antenne française participe à plus de 150 évènements par an.
Lamya Essemlali, la présidente de SSF, est aussi vice-présidente du parti politique antispéciste Révolution écologique pour le vivant (REV), fondé par l’essayiste Aymeric Caron. En 2020, elle a obtenu 3,5% des suffrages aux municipales dans le 14e arrondissement de Paris, suite à un accord entre la REV et La France Insoumise. Elle estime notamment que «7 milliards d’humains qui mangent de la viande et du poisson, c’est injouable. (…) Si nous ne sommes pas capables d’adapter notre régime alimentaire à la démographie qu’on a atteint, on va dévorer cette planète vivante. C’est darwinien, les espèces qui n’évoluent pas disparaissent. Prenons trois signes avant-coureurs de l’extinction d’une espèce : l’explosion démographique, la surexploitation de ressources et l’occupation de toutes les niches écologiques. On est dedans. On est sur le chemin vers l’extinction.»
La violence des actions de la Sea Shepherd est cohérente avec la pensée écologiste ultra-radicale de Paul Watson. Ce dernier est antispéciste, refusant de placer l’homme au-dessus des autres espèces d’animaux. Ainsi, à propos de la mort de quatre chasseurs de phoques, Paul Watson avait déclaré que c’est «une tragédie, mais le massacre de centaines de milliers de bébés phoques est une tragédie beaucoup plus grave». Ami de Brigitte Bardot, Paul Watson se définit lui-même comme un «conservationniste conservateur» et défend des thèses malthusiennes extrémistes : «Nous devons radicalement et intelligemment réduire la population humaine à moins d’un milliard d’individus. (…) Soigner le corps d’un cancer nécessite une thérapie invasive et radicale, et par conséquent, soigner la biosphère du virus humain devra aussi nécessiter une approche invasive et radicale.» Il assume avoir décrit les être humains comme étant le «Sida de la Terre» et estime qu’il faudrait accorder un droit de faire des enfants qu’aux personnes «intelligentes» et «responsables».
Malgré ces positions radicales, Sea Shepherd a bénéficié de parrainages de «people», comme les comédiens Leonardo DiCaprio, Michelle Rodriguez, Pamela Anderson, etc., et a conclu des partenariats avec des Etats comme le Bénin, le Libéria, le Gabon ou encore le Sierra Leone.

Structure

Association de la loi 1901, créée en 2006. En 2020, l’association revendique 11 groupes locaux en France. En 2012, la Sea Shepherd Boutique, une société par actions simplifiée à associé unique, a été créée afin de vendre des produits à l’effigie de la SSF. La SSF est propriétaire du capital de la Sea Shepherd Boutique. En 2022, l’association de la loi 1901 Sea Shepherd Origins est créée, dont la fonction est «d’être un “gardien du temple” des valeurs de Sea Shepherd, c’est une alliance d’antennes de Sea Shepherd (et d’autres organisations) qui s’inscrivent dans la droite ligne éthique du mouvement originel».

Dirigeants

Conseil d’administration

  • Paul Watson : membre d’honneur
  • Lamya Essemlali : présidente
  • Dominique de Malliard : trésorière
  • Coralie Defours : secrétaire

Equipe

  • Lamya Essemlali
  • Lamya Essemlali
  • Thomas Le Coz
  • Damien Chaumillon
  • Natacha Rault
  • Enrique Petit
  • Guyve Hosseinpour

Historique

Dans les années 70, au sein de Greenpeace, Paul Watson participe aux premières actions en mer contre la chasse à la baleine. En 1977, il emmène, avec d’autres membres de Greenpeace, Brigitte Bardot sur la banquise, au large des côtes du Labrador, pour attirer l’attention de la communauté internationale sur la chasse aux phoques. La même année, il quitte Greenpeace et fonde l’Earthforce Environmental Society. Avec le soutien financier de Fund For Animals et de la Royal Society for the Prevention Of Cruelty to Animals, Paul Watson achète en 1978 un ancien chalutier britannique, le Westella, qu’il rebaptise le Sea Shepherd. Le 6 avril 1981, la Sea Shepherd Conservation Society (SSCS) est officiellement enregistrée comme association caritative dans l’Oregon aux Etats-Unis. En 2022, Paul Watson rompt avec la SSCS et Sea Shepherd Global, les accusant de ne plus vouloir mener des actions directes. Cette scission aboutit à la création de Sea Shepherd Origins par Lamya Essemlali, présidente de SSF, et Paul Watson.

Activités

Campagnes. Depuis plusieurs années, SSF mène l’opération Dolphin Bycatch, dans le golfe de Gascogne et en Atlantique, afin de dénoncer la prise accidentelle de dauphins. L’opération Nyamba vise à lutter contre le braconnage à Mayotte, «principale menace qui pèse sur la survie des tortues marines». Depuis 2017, SSF comptabilise plus de 1500 patrouilles nocturnes dans le cadre de cette opération. En juin 2019, l’association lance une campagne «Fumer tue l’océan» pour lutter contre les mégots dans les océans. En août 2015, Sea Shepherd France a organisé un rassemblement dans plusieurs villes françaises sous la bannière #StandUp250, en mémoire des centaines de dauphins tués aux îles Féroé. En décembre 2015, des équipes de SSF ont organisé au Cap Roux des patrouilles anti-braconnage pour «enrayer la pêche illégale qu’elle soit professionnelle ou récréative». De juin à septembre 2015, Sea Shepherd France s’est associé au Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage «Volée de Piafs» pour venir en aide aux poussins goélands et aux adultes blessés durant leur période de nidification. En juillet 2015, Sea Shepherd a lancé l’opération Mare Nostrum qui vise à dénoncer la pollution marine en Méditerranée. Dans ce cadre, plusieurs plongées ont été organisées pour ramasser des déchets qui tapissent les fonds marins, qui seront par la suite recyclés.
En décembre 2019, avec le soutien du journaliste Hugo Clément, Sea Shepherd avec d’autres ONG rachètent le zoo breton de Pont-Scorff afin de libérer les animaux captifs en les réintroduisant dès que possible dans leur milieu naturel. Toutefois, l’opération tourne au fiasco et, en 2021, le zoo est en liquidation judiciaire, sans avoir mené une seule réintroduction à bien. En mai 2021, SSF fait une proposition de reprise afin de créer un centre de soins et un espace d’accueil ouvert au public sans animaux et dédié aux projets culturels. La proposition est retoquée par le tribunal de commerce de Lorient.
En 2012, l’association s’est beaucoup mobilisée avec une campagne «SOS, sauvez notre capitaine», suite à l’arrestation de leur leader à l’aéroport de Francfort-sur-le-Main, suite à un mandat d’arrêt émis par le Costa Rica portant sur des faits datant de 2002. Paul Watson avait en effet été accusé d’avoir mis en danger un équipage de bateau lors d’une opération contre la chasse aux requins en 2002. En mai 2012, Paul Watson est libéré sous caution de 250.000 euros payés par l’acteur Pierce Brosnan et, en juillet, il est en cavale. Interpol a émis une notice rouge le concernant. En juillet 2014, il s’est réfugié en France, où il a été accueilli par son amis Brigitte Bardot. Exilé pendant deux ans en France, où il a notamment rencontré José Bové et son ami Nicolas Hulot, Paul Watson est retourné aux Etats-Unis en août 2016.
Communication : En France, 142 bénévoles répartis dans 11 groupes locaux de SSF participent à de nombreux événements de propagande et de récolte de fonds. Ils interviennent principalement à des foires et des salons (Marjolaine, Salon de la Plongée, Nautic, Mondial du tatouage, etc.), mais aussi lors de concerts (Hellfest, Lollapalooza, Shaka Ponk, M, etc.) et à des conférences. L’association participe aussi à des manifestations (Marche pour la Fin du Spécisme, Vegan Place, etc.)
Contentieux. En 2020, l’association affirme que «près de 40 affaires judiciaires au total ont été menées ou gagnées cette année». Fin 2021, SSF aurait une cinquantaine de procédures en cours. En avril 2019, par exemple, l’association a déposé plainte auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer contre l’aquarium Nausicaà après la mort prématurée des 30 requins-marteaux du centre aquatique. L’association mentionne aussi «plusieurs batailles juridiques pour la défense des requins à La Réunion, des dauphins dans le Golfe de Gascogne et des tortues à Mayotte, mais également contre les activités illégales de pollution et les questions de captivité (plusieurs poursuites judiciaires contre des aquariums pour détention illégale de phoques et des conditions illégales de détention de requins)».
Lobbying. L’association déclare avoir dépensé entre 50.000 et 75.000 euros en 2020, entre 25.000 et 50.000 euros en 2021 pour des activités de lobbying auprès des députés et sénateurs. L’association a déclaré 1 action de lobbying en 2020, 2 actions en 2021. SSF a été épaulé par le cabinet de lobbying MGH Partners.

Finances

Fin 2023, SSF déclare que 92,5% de ses ressources proviennent de 41.704 donateurs et que «87% de nos dépenses (sont) attribués aux actions directes pour les océans». Avant la scission, SSF reversait une partie de ses ressources (30% en 2020) à SSCS et Sea Shepherd Global pour les campagnes internationales. Il est un fait que SSF n’a aucun loyer (son adresse est celle de l’hôtel géré par Franck Laval, président d’Ecologie sans Frontière) et a moins de 10 salariés. L’association précise : «Les 290 bénévoles de Sea Shepherd France permettent à l’association de maintenir des frais de fonctionnement exceptionnellement bas.»
SSF affirme ne pas accepter de subventions publiques «pour rester libre de ses prises de positions et de ses choix de campagnes». En 2022, l’association a doublé son budget en recevant 2,5 millions d’euros après le marathon caritatif en ligne ZEvent. La même année, SSF a reçu 12.000 euros de la Fondation de France pour leur campagne Dolphin Bycatch et 1000 euros de 30 Millions d’amis. En 2020, l’association a récolté 630.116 euros par le biais du financement participatif et a reçu des subventions de la fondation Philanthropia et de la JMG Foundation pour une somme totale de 20.000 euros. A l’occasion des Rencontres Associations et Philanthropes (RAP) de 2020 organisées par 1% for the Planet, l’association a reçu 28.500 euros de la Fondation Léa Nature, Ekibio et Physiologicvet. SSF a reçu également des subventions à l’occasion des RAP de 2018 et 2017, mais les montants ne sont pas connus. En 2018, SSF a reçu 15.000 euros de la Fondation Nature & Découvertes. En 2016, la Fondation Léa Nature a octroyé une subvention de 10.000 euros à SSF et une somme identique en 2015.
Par ailleurs, la SAS Sea Shepherd Boutique a été créée en 2012 afin de vendre en ligne des produits avec la marque «Sea Shepherd». L’association détient 100% des actions de cette société commerciale. Il est expliqué que «le produit des ventes réalisées sur la boutique en ligne Sea Shepherd aura vocation à financer les actions de l’Association Sea Shepherd». La société a été dirigée jusqu’en septembre 2016 par Lamya Essemlali. Aujourd’hui, elle est présidée par Guyve Hosseinpour. En 2024, le bénéfice de l’exercice 2024 était de 879.672 euros (contre 482.521 euros en 2023, 178.141 euros en 2022, 225.383 euros en 2021). En 2023, la Sea Shepherd Boutique a reversé 179.210 euros à la SSF (contre 225.000 euros en 2022, 218.000 euros pour SSF et 222.394 euros pour la Sea Shepherd Global en 2021, 321.000 euros pour SSF et 251.905 euros pour la Sea Shepherd Global en 2020, 196.000 euros en 2019, 225.000 euros en 2018, 211.000 euros en 2017 et 64.849 euros en 2016).
L’association a mis en place un fond de dotation permettant de recevoir des legs.

AnnéeProduitsChargesRésultat
20233.388.798 €2.851.227 €537.571 €
20225.766.521 €2.744.386 €3.022.135 €
20212.998.786 €2.052.362 €946.424 €
20202.694.991 €1.483.831 €1.211.160 €
20192.058.461 €1.883.020 €175.441 €
20181.452.001 €1.653.929 €-201.927 €
20171.313.126 €1.251.662 €61.465 €
20161.225.607 €1.327.507 €-101.900 €
20151.058.433 €715.031 €343.402 €
2014non connunon connunon connu
2013700.750 €534.318 €166.432 €
2012454.745 €426.009 €28.736 €
2011316.894 €316.039 €855 €
2010151.974 €167.577 €-15.603 €

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CRIIGEN (Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique)

Moulin Glô
Chemin du Moulin Glaud
56230 Questembert

Tél. : 07 83 63 29 03
Email : criigen@protonmail.com
Site : http://www.criigen.org

Profil

Fondé par l’avocate et ancienne ministre Corinne Lepage, Jean-Marie Pelt, le chercheur militant Gilles-Eric Séralini et Chantal Jaquet (Carrefour), le CRIIGEN a comme objectif de semer le doute sur l’innocuité des OGM et de fournir des arguments avec le label «scientifique et indépendant» aux militants anti-OGM. Jusqu’au départ de l’association de Gilles-Eric Séralini fin 2018, l’activité du CRIIGEN a principalement reposé  sur les nombreux travaux de celui-ci, ciblant en particulier les OGM et les produits phytosanitaires de la société Monsanto. Sans base militante, l’association n’hésite pas à faire du sensationnalisme et à jouer sur les peurs. Comme en 2012, lorsqu’à la suite d’une étude réalisée par Gilles-Eric Séralini, et invalidée depuis par trois expertises françaises et européennes, le CRIIGEN avait défrayé la chronique en exhibant les photos de rats malades nourris avec un maïs OGM.
Le CRIIGEN a souvent bénéficié d’une couverture médiatique plutôt complaisante car l’association se défend de tout parti pris idéologique. Dans ses statuts, l’association se définit d’ailleurs comme «indépendante des pouvoirs publics, civils et militaires, de toute organisation extérieure, quelle qu’elle soit, et de toute tutelle individuelle et collective, en ce qui concerne les buts qu’elle poursuit et le mode d’action qui lui est propre». Si le CRIIGEN est en effet indépendant des producteurs d’OGM, il est toutefois dépendant de ses clients anti-OGM, comme l’a reconnu Gilles-Eric Séralini : «Nous sommes indépendants des producteurs d’OGM, nous ne sommes pas indépendants de nos adhérents ! Nous sommes bien sûr dépendants des citoyens qui veulent bien nous aider, même des industriels qui veulent bien nous demander des contre-expertises.»
On a en effet pu observer une grande proximité entre les grands groupes de la distribution et le CRIIGEN. Ainsi, Carrefour, qui a aidé financièrement l’association anti-OGM dès le départ, a fait partie du conseil d’administration du CRIIGEN jusqu’en 2010. En outre, Gérard Mulliez, ancien patron et fondateur d’Auchan, a créé l’association Ceres qui a financé le CRIIGEN à hauteur de 2 millions d’euros l’étude de 2012 sur un maïs OGM. On constate aussi des liens entre le CRIIGEN et le lobby du bio, puisque l’association a reçu des financements du Groupe Léa Nature, de Biocoop, de Botanic, de la Fondation Ekibio, de l’Institut de l’Alimentation Bio et de la Sustainable Food Alliance.
Quant au caractère «non-militant» de leur activité, il est de façade, puisque plusieurs responsables du CRIIGEN sont aussi des militants anti-OGM, comme Arnaud Apoteker, Michael Antoniou ou Angelika Hilbeck. Plusieurs responsables du CRIIGEN sont déjà venus témoigner en faveur des Faucheurs Volontaires d’OGM lors de leurs procès.
Après le départ de Gilles-Eric Séralini, c’est principalement le biologiste Christian Vélot qui a alimenté la communication du CRIIGEN, s’en prenant en particulier aux «nouveaux OGM». Il a aussi, dans le contexte de la crise du Covid-19, produit en décembre 2020 un Rapport d’expertise sur les vaccins ayant recours aux technologies OGM, «en particulier ceux de dernière génération avec les risques potentiels qu’ils peuvent engendrer». Bien qu’expliquant qu’il ne s’agit «en aucune sorte une prise de position anti ou pro-vaccinale», ce rapport est venu en soutien à un recours juridique mené par diverses associations connues pour leur militantisme antivaccin. Ces prises de position ont créé une crise au sein du CRIIGEN, l’association arrêtant pratiquement toutes ses activités d’octobre 2021 à novembre 2023. A la mi-août 2021, certains administrateurs du CRIIGEN et membres de son conseil scientifique (Christian Vélot, Benoît Biteau, Jean-Paul Bourdinaud et Isabelle Chivilo), hostiles aux vaccins à ARN, ont été, selon leurs propres termes, «démissionnaires ou évincés», et se sont rassemblés sous l’étiquette «CRIIGEN Atterrés», avant de lancer des procédures juridiques à l’encontre du président du CRIIGEN. Ce dernier a déploré que le site a «subi trois piratages» et a déclaré que, concernant les vaccins à ARN, «les prises de position de certains membres des conseils scientifique et d’administration du CRIIGEN auraient dû rester personnelles».

Structure

Association de la loi 1901, créée en 1999.

Dirigeants

Conseil d’administration

  • Joël Spiroux de Vendômois : président
  • Dominique Merlhès : trésorier
  • Colette Coussement : secrétaire
  • Arnaud Apoteker
  • Etienne Dervieux
  • Emilie Gaillard
  • Miguel Garcia Casas
  • Alain Grimfeld

Conseil scientifique

  • Joël Spiroux de Vendômois
  • Michael Antoniou
  • Angelika Hilbeck
  • Alain Grimfeld
  • Nicolas Defarge
  • Charles Sultan
  • Robin Mesnage
  • Frédéric Poitou

Présidente d’honneur : Corinne Lepage

Historique

Corinne Lepage a créé l’association en 1999 sur le modèle de la CRIIRAD, association antinucléaire fondée par son amie Michèle Rivasi. Pour cela, elle a été rejointe par Jean-Marie Pelt, à l’origine en 1996 d’un appel de scientifiques pour un moratoire de 5 ans sur les OGM, dont l’un des signataires n’était autre que Gilles-Eric Séralini. L’idée du CRIIGEN naîtra de discussions entre Jean Marie Pelt et Gilles Eric Séralini, lors des rencontres Sciences Frontières de février 1998. Selon Corinne Lepage, «les premières études commandées par Carrefour qui souhaitait, sous l’impulsion de Chantal Jaquet, se doter d’une filière sans OGM arrivent et le CRIIGEN se développe au-delà de toute espérance, en particulier grâce au travail colossal de GES qui lance des études à la fois sur les pesticides et sur les OGM.» Donc, dès le début de l’association et jusqu’en 2018, l’expertise du CRIIGEN a reposé exclusivement sur les travaux de Gilles-Eric Séralini.

Activités

Etudes et communication. Jusque fin 2018, les activités du CRIIGEN ont été centrées sur les études effectuées par Gilles-Eric Séralini et son équipe pour démontrer le danger des OGM et du Roundup. Si de nombreuses études ont été publiées par le CRIIGEN, c’est surtout en 2012 que l’association anti-OGM a défrayé la chronique en dévoilant en exclusivité dans le Nouvel Obs les résultats d’une étude réalisée par Gilles-Eric Séralini sur des rats nourris pendant 2 ans avec un maïs OGM. Mais cette étude a été désavouée et retirée en novembre 2013 par Food and Chemical Toxicology, la revue qui l’avait acceptée. En 2018, trois expertises françaises et européennes (GRACE, G-TwYST et OGM90+) ont invalidé les conclusions de l’étude décriée du CRIIGEN. L’association anti-OGM estime que les résultats de ces études  «ne remettent pas en cause les résultats de l’étude “Séralini 2012” car les protocoles et les objectifs sont trop différents».
En 2010, Christian Vélot débute une étude sur 4 ans afin de remettre en cause le principe d’équivalence en substance, avec comme partenaires la Région Ile-de-France, le CRIIGEN et Générations Futures. Un colloque de restitution «Evaluation et réglementation des OGM et Pesticides» a été coorganisé en novembre 2015. En mai 2019, le CRIIGEN a sorti deux DVD des conférences de Christian Vélot, l’une «sur les techniques de manipulation génétique (incluant celles conduisant aux nouveaux OGM et le forçage génétique)», l’autre «sur les perturbateurs endocriniens et leurs impacts sur nos gènes (épigénétique)». En janvier 2020, publication d’une étude de Christian Vélot sur les effets du Roundup sur un champignon du sol, réalisée dans le cadre d’un projet impliquant Générations Futures et le CRIIGEN.
En décembre 2020, Christian Vélot a rédigé un Rapport d’expertise sur les vaccins ayant recours aux technologies OGM, «en particulier ceux de dernière génération avec les risques potentiels qu’ils peuvent engendrer». Il a également enregistré une vidéo à ce sujet qui a eu près de 1,6 million de vues.
Juridique. Le CRIIGEN mène aussi, sous l’impulsion de Corinne Lepage, des actions sur le plan légal. En mai 2009, le CRIIGEN a attaqué, en vain, la composition du Haut Conseil sur les biotechnologies devant le Conseil d’Etat car «aucun membre du Criigen (…) n’a été retenu». En juin 2009, à la suite des études menées par Gilles-Eric Séralini, le CRIIGEN a saisi le ministre de l’Agriculture d’une demande de suspension de l’autorisation de mise sur le marché du Roundup. Dans le même temps, le CRIIGEN a saisi le Conseil d’Etat d’un recours dirigé contre le décret du 19 mars 2007 relatif aux OGM. De plus, par arrêt du 24 juillet 2009 rendu à la demande du CRIIGEN, le Conseil d’Etat a annulé deux décrets de 2007 relatifs à l’obligation d’information du public sur la culture en plein champ d’OGM expérimentaux. En avril 2017, le CRIIGEN, représenté par Maître Corinne Lepage, a déposé un recours contre l’autorisation par l’ANSES d’un nouvel herbicide à base de glyphosate, le Roundup Pro360. En janvier 2019, le tribunal administratif de Lyon a donné raison au CRIIGEN et a annulé l’autorisation de mise sur le marché de cet herbicide. En février 2021, le Conseil d’État rejette les requêtes en référé du CRIIGEN, d’Agir pour l’environnement et de collectifs de maires qui contestaient les distances d’épandages de pesticides. Au même moment, le Conseil d’Etat a rejeté la demande du CRIIGEN et d’autres structures pour suspendre l’arrêté de réautorisation temporaire des néonicotinoïdes.
Conférences et formations. Le CRIIGEN organise de temps à autres des conférences comme en novembre 2009 sur le thème «Vaccins issus du Génie Génétique: quels risques ?» ou comme un séminaire international intitulé «Transparency and open-science» en mars 2014. Les 11 et 12 mars 2010, le CRIIGEN organise avec l’université de Caen un colloque sur le thème «Innovation & Précaution». Du 24 au 26 mars 2011, le CRIIGEN a co-organisé l’Université de Caen, l’ENSSER et Sciences Citoyennes une conférence intitulée «Sustainability and holistic assessment of technologies and biotechnologies». En 2016, il y a eu les Assises Technologos/CRIIGEN sur le thème « Techniques, médecine et santé – Les envers d’un mythe du progrès ».
En février 2018, le CRIIGEN a organisé avec Sciences Citoyennes une formation sur «les nouvelles techniques de manipulation du génome», destinée essentiellement à des représentants de différentes associations ainsi qu’à des juristes. De 2012 à 2018, le CRIIGEN a été impliqué dans l’organisation d’une quinzaine de séminaires de formation à l’hôtel-restaurant «Le Mas de Rivet». Le premier séminaire en 2012 a porté sur le thème «OGM et pesticides», le deuxième sur «Médecine environnementale et détoxification» (avec la participation de la société Sevene Pharma). En 2013, les thèmes ont été : «Pesticides : comment et pourquoi une toxicité, quelles alternatives ?» et «L’environnement et ses différentes pollutions, médecine environnementale et détoxification». En 2014, la formation a porté sur «Médecine environnementale, plantes et détoxification, OGM, pesticides» et sur «Pollutions et détoxifications», en présence notamment du Dr Milbert, proche du mouvement Invitation à la Vie (IVI).
Réseau. Le CRIIGEN est membre de l’ENSSER (European Network of Scientists for Social and Environmental Responsibility). Ce groupe de scientifiques militants, calqué sur le modèle de l’Union of Concerned Scientists, en collaboration avec Sciences Citoyennes et la Fondation pour le progrès de l’homme, compte parmi ses responsables plusieurs administrateurs du CRIIGEN. En 2018, le CRIIGEN est l’un des membres fondateurs de La Maison des lanceurs d’alerte, une association coprésidée par Arnaud Apoteker, administrateur du CRIIGEN. Au même moment, le CRIIGEN promeut et s’associe à la pétition de «Nous voulons des coquelicots» demandant le retrait de tous les pesticides de synthèse en France.

Finances

Le CRIIGEN est totalement opaque en ce qui concerne ses financements. Sur son site, il n’y a aucun rapport financier ni rapport d’activités. Selon un prévisionnel établi fin 2017 pour 2018, le CRIIGEN avait un résultat de 239.608 euros fin décembre 2017 et 35.500 euros fin 2018. Les subventions «recherche» cumulées en 2017 et 2018 s’élevaient à 220.500 euros, dédiées aux études respectives de Gilles-Eric Séralini (180.000 euros), de Joël Spiroux (20.000 euros) et de Christian Vélot (23.000 euros). Les subventions dédiées au fonctionnement étaient de 27.500 euros pour l’année 2018 (dont 25.000 apportés par Léa Nature). A cela s’ajoutaient les dons, adhésions, conférences… pour environ 40.000 euros. Le prévisionnel 2018 des dépenses pour le fonctionnement du CRIIGEN incluaient 104.000 euros pour les frais de procès et les frais fixes (comptable, commissaire aux comptes, entretien site, flyers…), 29.000 euros de frais de salaire et de charges, et 220.500 euros pour les dépenses «recherche».
Il est établi que le groupe Carrefour a été un contributeur régulier pour les travaux du CRIIGEN, au moins entre 1998 et 2010. Pour l’étude de 2012 sur l’OGM NK603, l’association a bénéficié de 2 millions de l’association Ceres, créée par le fondateur et ancien patron d’Auchan Gérard Mulliez et regroupant une cinquantaine d’entreprises. Outre le Groupe Léa Nature qui apporte des subventions depuis 2007, on peut mentionner : Botanic (2013), Cafés Malongo (2013-2014), Ekibio (2012-2017), Institut de l’Alimentation Bio (2016-2017), Biocoop (2016-2018). En 2009, la société Sevene Pharma a participé au financement d’une étude sur le glyphosate.
Diverses fondations participent aussi au financement du CRIIGEN. Lors d’un procès de Gilles-Eric Séralini en 2011, il a été mentionné que la Fondation pour une Terre humaine a octroyé la somme totale de 55.000 euros pour les années 2007, 2008 et 2009. La Fondation Denis Guichard, dirigée par une administratrice de la société Sevene Pharma, a cofinancé une douzaine d’études du CRIIGEN. On peut aussi mentionner la Fondation pour le progrès de l’homme qui a octroyé 1,1 million d’euros pour l’étude de 2012, l’Institut Bio Forschung Austria (2014) et la JMG Foundation (2011-2012).
Côté fonds publics, la Région Ile-de-France a voté en 2013 une aide de 20.000 euros au CRIIGEN et de 23.000 euros en 2015 et en 2016. En 2011, le Conseil régional de Rhône-Alpes a donné une subvention de 12.000 euros. Le Conseil régional de Basse-Normandie a cofinancé des bourses doctorales entre 2005 et 2011. Pour l’étude sur le maïs NK603, le député UMP François Grosdidier a donné 100.000 euros de sa réserve parlementaire, et le CRIIGEN affirme avoir reçu 100.000 euros du ministère de la Recherche.
Pour les ONG écologistes, on sait qu’en 2007 Greenpeace a déboursé 17.000 euros pour une étude sur le maïs transgénique MON863. En 2008, Greenpeace Inde a commandé une autre étude au CRIIGEN, cette fois-ci concernant l’aubergine Bt en Inde. Le Sustainable Food Trust a apporté son aide en 2012-2013 et TestBiotech Allemagne en 2010-2012.
Sur son site, l’association mentionne aussi les soutiens suivants : Biothalassol, Ministry of Environment of Vienna, Nature Vivante, Sustainable Food Alliance, Vélier S.p.a., Fondation Un monde par tous, 1% pour la Planète
Pour ce qui est de l’autofinancement, outre les cotisations, l’association vend des DVD. Ainsi, en septembre 2019, le CRIIGEN avait vendu environ 300 DVD, ce qui a rapporté 3000 euros dont 1500 euros pour l’association. En janvier 2020, le CRIIGEN a vendu environ 700 DVD, pour une somme de 6736 euros dont 50% vont à l’association.

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Michèle Rivasi †

Députée européenne d’Europe Ecologie-Les Verts
Membre du groupe des Verts/ALE
Membre de la Délégation à l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE
Membre de la Commission du développement
Membre de la Commission du contrôle budgétaire
Membre de la Commission spéciale sur la pandémie de COVID-19
Coprésidente du Groupe d’intérêt sur la médecine intégrative et la santé
Fondatrice de la CRIIRAD
Fondatrice du CRIIREM
Présidente de l’Association Zones Blanches
Administratrice de Justice Pesticides
Administratrice de la Fondation Danielle Mitterrand

Profil

Décédée le 29 novembre 2023, Michèle Rivasi s’est fait connaître en 1986, juste après l’accident de Tchernobyl, avec la création de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD). Mettant en avant sa formation scientifique, elle devient la pionnière de la contre-expertise militante. Loin d’être indépendante comme elle prétend l’être, la CRIIRAD est conçue par Michèle Rivasi comme un outil de propagande au service des associations écologistes. Ce type de structure a inspiré Corinne Lepage, amie de Michèle Rivasi, pour créer le CRIIGEN sur la question des OGM. De son côté, Michèle Rivasi a repris le même modèle pour créer le CRIIREM sur les rayonnements électromagnétiques, considérant que «cette nouvelle source de pollution peut être le scandale de l’amiante du 21ème siècle», d’où son combat acharné contre les compteurs Linky ou la 5G.
Elle dénonce de façon virulente les conflits d’intérêts et les lobbies, remettant par exemple en cause l’intégrité des médecins sur la question de la vaccination : «Peut-être que si les médecins étaient plus intègres dans leurs explications sur l’intérêt de la vaccination, n’en niant pas les effets secondaires éventuels, plutôt que d’être à la botte du discours des laboratoires pharmaceutiques, les patients seraient sans doute plus sereins et moins anti-vaccins “primaires”.» Toutefois, en janvier 2020, elle a écrit l’introduction d’un rapport de l’ECHAMP, une structure de lobbying regroupant les principaux industriels des produits homéopathiques et de médecine anthroposophique. Elle y confirme son engagement pour ce secteur, affirmant : «En tant qu’utilisatrice attentive et observatrice de longue date des médicaments homéopathiques, j’ai une expérience personnelle directe du rôle important que ces thérapies jouent dans la médecine complémentaire et intégrative. Je m’engage à faire en sorte qu’elles prennent toute la place qui leur revient au sein des soins de santé européens.»
Par ailleurs, elle n’hésite pas à s’exprimer en janvier 2017 à une émission de Nicole Delépine sur TV Libertés, un média classé à l’extrême droite, ou à coécrire un livre avec le militant antivaccin Serge Rader, familier de la réacosphère. En juin 2020, elle diffuse sur sa chaîne Youtube, un entretien de plus de 2 heures sur le Covid-19 avec Gérard Delépine, qui a aussi été un intervenant régulier sur TV Libertés ou auprès des milieux proches d’Alain Soral. De plus, Michèle Rivasi est intervenue sur la webradio BTLV spécialisée sur les sujets d’occultisme et de New Age, ou encore sur Hym.media et sur Nexus, qui diffusent des théories conspirationnistes et ésotériques.
Même si ses interventions se font souvent sur les dossiers sanitaires (OGM, vaccination, Covid-19, nucléaire, etc.), Michèle Rivasi estime de façon plus générale que le développement durable n’est pas allé assez loin et qu’«il s’agit uniquement de marketing et de capitalisme vert. Tout ceci est illusoire. Il faut aller plus loin, en changeant de paradigme et en créant un nouveau modèle». Pour elle, «il y a urgence à inventer un modèle de société fondé sur le Bien-Vivre ayant renoncé à la croissance et au productivisme/consumérisme comme horizon absolu». En novembre 2016, avec 45% des voix, elle est battue par Yannick Jadot au second tour de la primaire écologiste en vue de se présenter à l’élection présidentielle de 2017. Pour la présidentielle de 2022, elle estime en novembre 2021 que «la gauche doit absolument dépasser les partis et se rassembler» et «invite Yannick Jadot à rejoindre la
Elle a suscité l’indignation quand, en 2013, elle laisse entendre que l’annonce par Angelina Jolie de l’ablation de ses seins était en fait un coup médiatique des industriels de la prothèse mammaire. Michèle Rivasi, qui se déclare vaccino-sceptique, a aussi déclenché une vive polémique quand, en février 2017, elle a projeté d’organiser dans les locaux bruxellois du Parlement européen, une projection-débat autour de Vaxxed, un film soutenant la thèse d’un lien entre autisme et vaccination, alors que son auteur a été radié de la médecine par ses pairs car reconnu coupable de fraude scientifique. Durant la crise du Covid-19, elle est recadrée plusieurs fois par des responsables écologistes. Ainsi, quand Michèle Rivasi fait le lien entre extension du passe sanitaire et apartheid, le secrétaire national d’EELV Julien Bayou déclare : «Cette comparaison est aussi idiote qu’indigne.»
Pleinement engagée au sein d’Europe Ecologie-Les Verts, elle garde certaines rancœurs vis-à-vis de certains responsables de Greenpeace, association dont elle a pris la tête en 2003 et qu’elle a quittée après seulement neuf mois. Selon elle, «Greenpeace est une très belle orga, hyperefficace, mais l’ambiance y est infantile. Il n’y a aucune prise en compte de l’humain. En tant qu’individu, vous n’existez pas. Je n’ai pas d’animosité contre Jadot et Rebelle, mais quand j’ai voulu faire une organisation plus démocratique, ils ont refusé. Le monde meilleur qu’on défendait, il fallait aussi qu’il soit à l’intérieur de Greenpeace. Au fond, Jadot et Rebelle, c’est le même genre de mecs, des mecs qui en veulent, qui ont des ego». En revanche, Bruno Rebelle charge Michèle Rivasi et pointe son incapacité à gérer Greenpeace : «C’est moi qui suis allé la chercher. Après, en l’espace de quelques mois, elle a mis le feu à la maison, elle n’a pas su gérer une équipe de cinquante personnes et n’a pas su gérer la composante française d’une organisation internationale. C’est parti en vrille.»

Parcours

Née le 9 février 1953 à Montélimar, Michèle Rivasi est ancienne élève de l’École normale supérieure de Fontenay-aux Roses et agrégée en biologie. Entre 1980 et 1997, elle est professeur à l’IUFM de Valence et s’engage dans le militantisme après l’accident de Tchernobyl, en fondant en 1986 la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD). Forte de sa notoriété obtenue grâce à ses interventions alarmistes sur le nucléaire, elle est sollicitée par le PS et les Verts pour se présenter aux élections législatives en 1997. Elle est alors élue députée de la Drôme apparentée PS à l’Assemblée nationale. Battue aux législatives en 2002, elle cofonde avec Corinne Lepage l’Observatoire de vigilance et d’alerte écologique (Ovale) et rejoint le PS, qu’elle quittera en 2003. De 2002 à 2003, elle est professeur à l’IUFM de Grenoble, poste qu’elle quitte pour devenir directrice de Greenpeace France de septembre 2003 à novembre 2004. Elle travaille ensuite comme professeur au lycée de Pierrelatte jusqu’en 2007 avant de reprendre son poste à l’IUFM de Grenoble pendant deux ans. En 2005, Michèle Rivasi rejoint Les Verts et fonde le Centre de recherche indépendant sur les rayonnements électromagnétiques (CRIIREM), association qu’elle préside encore aujourd’hui. En 2008, elle est élue conseillère générale de la Drôme et conseillère municipale et adjointe au maire de Valence. Elle devient présidente d’ATMO Drôme-Ardèche jusqu’à sa dissolution début 2012. Aux élections européennes de 2009, elle est élue sur la liste Rassemblement Europe Ecologie sur la circonscription Sud-Est et quitte son poste de conseillère régionale. La Ville de Valence la nomme Conseillère déléguée à la recherche de financements européens, et lui confie «la mission de trouver des financements européens pour la ville». En mai 2013, elle laisse entendre que l’annonce par Angelina Jolie d’avoir subi une double mastectomie aurait été un coup médiatique de l’industrie des prothèses mammaires : «Conséquence du scoop planétaire sorti la veille de l’ouverture du festival de Cannes, l’issue du procès PIP est restée inaudible, pour ne pas dire étouffée. C’est donc ainsi que le message “attention aux prothèses mammaires, danger !” a été subrepticement remplacé et précédé par son contraire: “vive la mastectomie préventive qui sauve des vies et des familles !”. De là à supposer que l’industrie de la prothèse mammaire s’inquiétait des effets collatéraux du procès PIP et avait besoin de se refaire une santé, il n’y a qu’un pas.» En elle devient présidente de Nuclear Transparency Watch mais démissionne en octobre 2016 «pour ne pas continuer à cautionner des projets qui ne correspondaient plus à mes attentes».
En mars 2014, elle se présente aux élections municipales à Valence mais la liste «Union de la gauche» est battue au second tour. Michèle Rivasi siège dès lors comme conseillère municipale de l’opposition jusqu’en 2020. En avril 2014, elle demande un moratoire sur un vaccin qui prévient l’apparition de cancers du col de l’utérus. Aux élections européennes de mai 2014, elle est réélue sur une liste EELV dans la circonscription Sud-Est, avec 9,31% des voix. En janvier 2015, elle lance un appel pour une «opération mains propres sur la santé», estimant qu’il y a «des conflits d’intérêt de partout» à tel point que «le système français est complètement pourri». En juin 2015, dans une tribune publiée par Le Monde, elle appelle à la fin du remboursement par la Sécurité sociale de certains antidépresseurs. En octobre 2016, elle arrive en deuxième position derrière Yannick Jadot lors du premier tour de la primaire écologiste, en vue la prochaine élection présidentielle de 2017. Au second tour, elle est nettement battue, avec 40,75% des voix. En juin 2017, elle participe au lancement de Vigilobb, une réseau ciblant les pratiques des lobbys et les cas de corruption, car «les lobbyistes industriels, tels des “Draculas économiques”, ne peuvent vivre à la lumière». En février 2018, elle demande un moratoire sur le compteur électrique LINKY déployé par ENEDIS. Michèle Rivasi est à l’origine de «La marche des cobayes» (ou marche «Vérité et justice pour la santé environnementale») qui s’est déroulée du 1er mai au 30 juin 2018. Elle est désignée n°2 de la liste EELV aux Européennes de 2019 et est réélue députée. En mai 2019, elle annonce vouloir déposer plainte contre X dans l’affaire du fichier Monsanto.
En janvier 2020, elle écrit l’introduction d’un rapport de l’ECHAMP, une structure de lobbying regroupant les principaux industriels des produits homéopathiques et de médecine anthroposophique. Elle y confirme son soutien pour ce secteur, affirmant son engagement «à faire en sorte qu’elles (thérapies alternatives) prennent toute la place qui leur revient au sein des soins de santé européens.» En avril 2020, Michèle Rivasi s’inquiète, sur Twitter, de la potentielle inefficacité du futur vaccin contre le Covid-19 : «Les vaccins contre la grippe saisonnière ne fonctionnent pas à 100%. Loin de là. Comment envisager qu’un vaccin contre le coronavirus, qui mute sans arrêt, puisse être réellement efficace ?» Désavouée par Julien Bayou, ainsi que par Yannick Jadot qui a considéré que «ce message de Michèle Rivasi est une faute», l’eurodéputée a enlevé son tweet controversé. En juillet 2020, elle déclare s’opposer aux «vaccins OGM». Elle participe à plusieurs reprises aux réunions du «Conseil scientifique indépendant» du collectif Réinfocovid, fondé par le militant antivaccin Louis Fouché. En octobre 2020, elle intervient lors d’un symposium sur la contribution de la médecine anthroposophique à l’oncologie, coorganisé par la Fédération internationale des associations de médecins anthroposophes. A cette occasion elle déclare que la médecine anthroposophique est fondée sur des preuves et présente le traitement du cancer par le gui, préconisé par les anthroposophes, comme une thérapie admise par certains médecins. Cela amène la Commission santé d’EELV à faire une mise au point et à se désolidariser de ses propos. En février 2022, elle participe à une conférence de presse organisée par le magazine conspirationniste Nexus sur le thème «Libérons nos droits».
Elle est l’auteur de plusieurs rapports (gestion des déchets nucléaires, syndrome du Golfe, responsabilité des produits défectueux) et est régulièrement intervenue sur la question du vaccin contre la grippe H1N1.
Michèle Rivasi est décédée le 29 novembre 2023, des suites d’une crise cardiaque, à Bruxelles, avant de se rendre au Parlement européen.

Bibliographie

  • Ce nucléaire qu’on nous cache, avec Hélène Crié, Albin Michel, 1998.
  • Survivre au téléphone mobile et aux réseaux sans fil, avec Catherine Gouhier et Maxence Layet, Le Courrier du Livre, 2009.
  • Le Racket des laboratoires pharmaceutiques et comment en sortir, avec Marie-Odile Bertella-Geffroy et Serge Rader, Les Petits Matins, 2015.

 

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Les Ecologistes (ex-EELV)

3 rue de Vincennes
93100 Montreuil
Tél. : 01.49.88.53.53
Email : contact@eelv.fr
Site : https://lesecologistes.fr/

Profil

Les Ecologistes (ex-EELV) visent, au-delà de la défense de l’environnement, à changer radicalement la société. Partant du dogme des ressources limitées, ils veulent sortir de la société industrielle et critique tout système économique basé sur la croissance des biens. La secrétaire nationale Marine Tondelier affirme que «l’écologie est radicale, notre projet est radical, la manière dont on le porte est radical». Pour elle, «il n’y a plus de place pour la demi mesure quand c’est la survie de l’humanité, celle de nos enfants dans trente ans qui est en question. (…) Je veux que les personnes qui font mal, qui font contre ou qui ne font pas, sachent comment ils seront jugés par l’histoire». Elle a notamment déclaré qu’elle voulait «une France sans milliardaires», estimant que sur les émissions de CO2, «même si 90% font bien, ça ne suffit pas si on ne change pas le comportement des 10% les plus riches.» Logiquement, au nom de la sauvegarde de la planète et de la solidarité avec les pays du Sud, Les Ecologistes considèrent inéluctable une politique de décroissance.
Outre les différentes positions sur les thèmes écologistes (contre le nucléaire, les biotechnologies végétales, les pesticides, etc.), le parti défend des positions altermondialistes ainsi qu’un fédéralisme et une relocalisation de l’économie, en opposition au centralisme étatique. Il propose la création d’emplois «verts» notamment dans le domaine des énergies renouvelables, des transports durables, du recyclage, des services à la personne et par le développement de l’agriculture biologique. Le parti dénonce aussi l’emprise des lobbies économiques, bien que permettant à Claude Gruffat, président de Biocoop pendant quinze ans, d’être élu sur leur liste européenne de 2019. De même, il propose «de promouvoir les médecines alternatives», et Yannick Jadot a pris position en faveur de l’homéopathie, s’alignant sur les arguments des laboratoires Boiron, bien qu’il ait affirmé vouloir «sortir les lobbys pharmaceutiques de la décision publique».
Profitant d’un contexte favorable notamment avec les marches pour le climat, les bons résultats aux Européennes de 2019, avec plus de 13% des voix, et aux Municipales de 2020 avec la conquête de huit grands villes, ont permis aux Ecologistes de mettre fin à une longue désagrégation du parti depuis 2012. En effet, souffrant de ses luttes internes, le parti écologiste a longtemps été déserté par ses adhérents : estimés à 16.452 en novembre 2013, ils n’étaient qu’à peine 4150 en septembre 2018 pour remonter à 11.106 fin 2022. Toutefois, le candidat écologiste Yannick Jadot n’a obtenu que 4,6% des suffrages à la présidentielle de 2022. Suite à ce score médiocre, le parti écologiste a rejoint La France insoumise pour les législatives au sein de la Nouvelle union populaire écologique et solidaire, obtenant 15 députés à l’Assemblée nationale. Marine Tondelier ambitionne désormais de former un grand parti : «On doit être 1 million en 5 ans.» Elle ajoute en février 2023 : «Nous nous laissons cent cinquante jours pour bâtir un nouveau mouvement de manière démocratique, ouverte et participative.»

Structure

EELV a été fondé en novembre 2010, suite à la fusion des Verts avec Europe Ecologie lors d’Assises à Lyon. Le parti revendique 11.106 adhérents fin 2022. En octobre 2023, le parti entérine son changement de nom pour devenir «Les Ecologistes».

Dirigeants

Bureau exécutif

  • Marine Tondelier : secrétaire national
  • Sophie Bussière : porte-parole nationale
  • Aminata Niakaté : porte-parole nationale
  • François Thiollet : secrétaire national adjoint
  • Claire Desmares : secrétaire nationale adjointe
  • Léa Balage El Mariky : porte-parole du groupe Ecologiste et Social
  • Mélissa Camara
  • Nour Durand-Rocher
  • Hélène Hardy
  • Alain Coulombel
  • Samia Lakehal
  • Marina Verronneau
  • Olivier Bertrand
  • Benjamin Badouard

Bureau du Conseil Fédéral

  • Frédéric Benhaim
  • Stéphanie Dembak
  • Régis Godec
  • Anne Mikolajczak

Conseil Statutaire

  • Jean-Louis Bource (Centre-Val-de-Loire)
  • Alain Dubois (Bretagne)
  • Nina Cormier (Normandie)
  • Martine Lebranchu (Île-de-France)
  • Joséphine Landormi (Normandie)
  • Michel Olivier (Provence-Alpes-Côte d’Azur)
  • Maryse Oudjaoudi (Rhône-Alpes)
  • Hélène Pelletier (Auvergne)

Historique

Suite à la débâcle électorale de Dominique Voynet à la présidentielle de 2007, Les Verts acceptent, sous l’impulsion de Daniel Cohn-Bendit, d’élargir leurs alliances avec des responsables de la société civile et de diverses associations écologistes en vue des Européennes de 2009. Daniel Cohn-Bendit réussit ainsi à rassembler sous l’étiquette Europe Ecologie une coalition très large avec des représentants de divers mouvements écologistes ou sympathisants à la cause écologiste, comme Jean-Paul Besset (FNH), José Bové (Faucheurs Volontaires), Yannick Jadot (Greenpeace), Sandrine Bélier (France Nature Environnement), François Dufour (Confédération paysanne), permettant un excellent résultat aux Européennes, puis au scrutin des Régionales de 2010. Le 9 novembre 2010, la fusion des Verts avec Europe Ecologie est consacrée lors d’Assises à Lyon. Le parti est rebaptisé «Les Ecologistes» fin 2023.

Elections

Le bon score de 13,47% des voix aux Européennes de 2019, mettant fin aux dernières débâcles électorales d’EELV, laissait espérer de grandes ambitions pour la présidentielle de 2022. Toutefois, le candidat écologiste Yannick Jadot a déçu, avec à peine 4,6% des suffrages. Les législatives de 2022 permettant à EELV d’obtenir 15 députés issus d’EELV.
À l’issue des élections municipales de 2014, EELV dirige 47 mairies, mais à part celle de Grenoble, toutes les autres municipalités remportées sont de petites communes. Pour les municipales 2020, EELV décroche 8 grandes villes : Lyon, Marseille, Tours, Annecy, Besançon, Poitiers, Grenoble, Strasbourg.
Les résultats électoraux d’EELV aux derniers scrutins ont été les suivants :

Élections européennes

  • 2009 : 14 élus
  • 2014 : 6 élus (mais 1 élu a quitté le parti durant son mandat)
  • 2019 : 13 élus (mais 1 élu a quitté le parti durant son mandat)

Élections régionales

  • 2010 : 247 élus
  • 2015 : 65 élus

Élections sénatoriales

  • 2011 : 10 élus (mais 6 élus ont quitté le parti durant leur mandat)
  • 2017 : 3 élus
  • 2020 : 6 élus (mais 1 élue a été exclue du parti durant son mandat)

Élections départementales

  • 2011 : 54 élus
  • 2015 : 32 élus (mais 2 élus ont quitté le parti durant leur mandat)

Élection présidentielle

  • 2012 : 2,31 %
  • 2017 : pas de candidat
  • 2022 : 4,6 %

Élections législatives

  • 2012 : 17 élus (mais 8 élus ont quitté le parti durant leur mandat)
  • 2017 : pas d’élus
  • 2022 : 15 élus

Finances

En novembre 2011, le magazine Marianne révèle qu’EELV est au bord de la faillite et explique que «pour sauver leur organisation de la débâcle financière et pour soutenir la campagne de leur candidate Eva Joly, EELV a besoin d’un accord électoral avec le PS qui leur garantisse un nombre de voix important et un groupe parlementaire».
En juin 2015, EELV est encore confronté à de grandes difficultés financières, principalement à cause du mauvais score de la candidate écologiste à la présidentielle de 2012 et du non-remboursement partiel des frais de campagne, mais aussi de la baisse de l’enveloppe des financements publics aux partis et de la chute du nombre de ses adhérents. Ces difficultés contraignent EELV à vendre son siège parisien. En 2016, EELV a procédé à la cession de 2 biens immobiliers : un immeuble du faubourg Saint-Martin (10ème) pour un prix total de 2,9 millions d’euros et un immeuble de la rue d’Arcueil (13ème) pour le prix de 378.000 euros.
Selon un article du Canard Enchaîné de juillet 2017, il n’y aura plus que 3 permanents au mois d’août à EELV contre 18 en 2016, car «les écolos (…) sont ruinés» et que la vente de leur siège n’a pas suffit. Il ajoute que leur plan social a été annoncé «sans aucune concertation» et «sans envisager le moins du monde la réduction du nombre de membres du bureau exécutif de 15 à 11, possibilité pourtant prévue par les statuts du parti. Les 15 heureux élus n’ont pas, non plus, songé à renoncer à leurs indemnités : 150.000 euros par an, à se partager».
Pour l’exercice 2017, le coût total des élections législatives de 2017 a représenté 21,91% du total des charges du compte de résultat consolidé. Le coût total du plan de départ volontaire et des licenciements pour cause économique du siège national s’élève à 525.000 euros.
Avec la présidentielle de 2022, EELV connaît à nouveau une crise financière importante. Julien Bayou a déclaré : «La situation est critique, le fait de rater la barre des 5% nous met dans une très très grande difficulté. On avait fort heureusement baissé la voilure et dépensé moins que ce que nous avions prévu», évoquant des dépenses pour la campagne de premier tour «aux alentours de 6 millions d’euros». Il ajoute : «Dans l’immédiat, nous avons une échéance majeure à la fin du mois de mai et donc nous devons trouver 2 millions d’euros dans les cinq semaines qui viennent.» En effet, lors d’un Conseil fédéral du 9 janvier 2022, EELV expliquait : «Nos négociations ont abouti à l’accord d’un prêt, signifié le 22 décembre dernier, à hauteur de 8 500 000 € par le Crédit Coopératif. Ce prêt nous est accordé pour une période de 12 mois, le déblocage des fonds se fera en deux temps : 1er déblocage à hauteur de 6.400.000 euros maximum (80% du demi-plafond). Le second déblocage sera porté à 2.100.000 euros maximum en cas de présence du candidat au second tour. EELV se porte garant pour le candidat et s’engage à prendre en charge le remboursement du prêt quel que soit le résultat.»

AnnéeProduitsChargesRésultat
202210.187.242 €9.385.209 €802.032 €
20218.691.580 €6.983.981 €1.707.598 €
20206.188.400 €5.260.865 €927.535 €
20194.429.908 €3.669.502 €760.406 €
20183.911.941 €3.339.667 €571.674 €
20175.813.594 €5.797.038 €16.556 €
20169.118.003 €6.679.8647 €2.438.139 €
20158.747.272 €7.589.180 €1.158.292 €
20147.947.244 €7.635.499 €311.745 €
20138.586.132 €7.669.132 €917.000 €
20127.817.716 €9.295.720 €-1.478.004 €
20118.612.097 €8.592.113 €19.984 €
20108.781.458 €8.684.388 €97.070 €

Sources de financement

2022
contributions des élus2.707.212 €
financement public2.175.531 €
dons de personnes physiques1.995.182 €
cotisations des adhérents1.026.084 €
Reprises sur amortissements, dépréciations, provisions et transferts de charges981.362 €
prestations de services aux candidats733.996 €
vente de marchandises174.251 €
autres produits162.629 €
contributions financières d'autres partis54.155 €
prestations de services48.360 €
2021
contributions des élus2.452.196 €
financement public2.162.727 €
prestations de services aux candidats1.753.333 €
cotisations des adhérents1.094.270 €
dons de personnes physiques227.900 €
vente de marchandises226.771 €
prestations de services113.400 €
contributions financières d'autres partis36.030 €
2020
prestations de services aux candidats1.530.153 €
financement public1.419.571 €
contributions des élus1.339.229 €
cotisations des adhérents1.047.114 €
dons de personnes physiques351.027 €
autres464.880 €

2019
financement public1.417.185 €
contributions des élus1.078.227 €
cotisations des adhérents840.144 €
prestations de services aux candidats263.710 €
dons de personnes physiques257.131 €
prestations de services (manifestations et colloques)107.668 €
autres408.052 €

2018
financement public1.419.374 €
contributions des élus1.050.175 €
cotisations des adhérents623.638 €
reprises de provisions535.567 €
dons de personnes physiques136.846 €
autres93.356 €
prestations12.077 €

2017
financement public2.803.975 €
contributions des élus1.193.726 €
cotisations des adhérents676.847 €
reprises de provisions438.185 €
produits d'exploitation374.317 €
dons de personnes physiques250.434 €
produits exceptionnels62.876 €
produits financiers9949 €

2016
produits exceptionnels3.299.367 €
financement public2.797.156 €
contributions des élus1.376.090 €
cotisations des adhérents872.437 €
dons de personnes physiques400.318 €
produits d'exploitation200.203 €
reprises de provisions141.483 €
autres20.841 €
produits financiers10.108 €

2015
financement public3.136.865 €
contributions des élus2.110.634 €
produits d'exploitation1.243.931 €
cotisations des adhérents1.002.399 €
reprises de provisions592.923 €
dons de personnes physiques409.390 €
produits de manifestations et colloques112.420 €
produits exceptionnels103.707 €
autres26.279 €
produits financiers8724 €

2014
financement public3.167.918 €
contributions des élus2.198.773 €
cotisations des adhérents1.128.933 €
ventes et prestations671.161 €
reprises de provisions296.635 €
dons de personnes physiques285.051 €
transferts de charge78.550 €
produits exceptionnels71.076 €
autres54.147 €

2013
financement public3.521.793 €
contributions des élus2.754.248 €
cotisations des adhérents1.291.779 €
dons de personnes physiques262.208 €
produits de manifestations et colloques187.354 €
reprises sur provisions et amortissements168.085 €
produits exceptionnels167.342 €
produits d'exploitation140.586 €
autres92.557 €

2012
contributions des élus2.592.644 €
financement public1.959.902 €
cotisations des adhérents1.262.602 €
produits d'exploitation946.199 €
reprises sur provisions et amortissements19.445 €
dons de personnes physiques373.738 €
produits exceptionnels319.840 €
produits de manifestations et colloques175.226 €
autres168.120 €

2011
contributions des élus2.445.512 €
financement public1.835.455 €
cotisations des adhérents1.621.588 €
produits d'exploitation1.229.225 €
reprises sur provisions et amortissements517.179 €
dons de personnes physiques317.418 €
produits exceptionnels315.859 €
produits de manifestations et colloques259.927 €
autres69.934 €

2010
produits d'exploitation2.987.212 €
contributions des élus 2.065.467 €
financement public1.793.314 €
cotisations des adhérents1.044.544 €
dons de personnes physiques439.467 €
produits de manifestations et colloques245.567 €
produits exceptionnels148.320 €
autres57.567 €

Publié dans Partis politique | Marqué avec | Commentaires fermés sur Les Ecologistes (ex-EELV)

Greenpeace

13, rue d’Enghien
75010 Paris
Tél. : 01 80 96 96 96
E-mail : contact-france@fr.greenpeace.org
Site : http://www.greenpeace.org/france

Profil

Avec 3500 salariés répartis dans un réseau de 25 structures nationales et régionales présentes dans plus de 55 pays et des ressources globales de plus de 460 millions d’euros en 2022, Greenpeace constitue une véritable multinationale écologiste. Greenpeace France, sa filiale française forte de 150 salariés, entend «mettre en oeuvre un nouveau modèle sociétal», afin «d’amorcer la nécessaire rupture avec une vision productiviste et consumériste». L’association a récemment redéfini ses objectifs stratégiques pour la période 2023-2025 : «Notre mouvement doit changer d’échelle et se compter non plus en dizaines de milliers de personnes dans la rue, mais en millions de personnes engagées à tous les niveaux. Nous devons contribuer à renforcer le niveau d’exigence et de radicalité de la société dans son ensemble.» Dans ce cadre, Greenpeace privilégie 4 axes : «toxification des hydrocarbures et sortie des énergies fossiles» ; «dénonciation de l’élevage industriel et mise en avant d’un changement de modèle agricole» ; «protection de la haute mer, sanctuarisation des fonds marins, protection des forêts tropicales et lutte contre la déforestation importée» ; «promotion de la transition énergétique».
Par rapport aux autres organisations écologistes, l’image de marque de Greenpeace réside dans ses actions «non violentes» spectaculaires et médiatiques. Sa communication est très professionnelle, Greenpeace s’occupant de la production et de la diffusion des images de ses actions commandos, pour que celles-ci soient ensuite livrées aux médias et exploitables en tant que telles. Pour certaines campagnes en France, Greenpeace a souvent fait appel à l’agence DDB, 3ème groupe de communication en France. D’ailleurs, Axel Renaudin, le directeur de la communication de Greenpeace entre 2009 et 2015, avait travaillé auparavant à DDB pendant plusieurs années, notamment sur les comptes Pepsi Co et Greenpeace. Pour accroître son impact médiatique, l’association fait aussi appel à des people comme les comédiennes Marion Cotillard et Mélanie Laurent.
Greenpeace privilégie aussi les actions spectaculaires de «guérilla marketing», stigmatisant directement des entreprises, comme Petit Navire sur la problématique de la pêche, Mattel sur celle de la déforestation ou encore différentes marques de mode «épinglées pour des produits toxiques dans leurs vêtements». Jean-François Julliard,  directeur général de Greenpeace France, explique leur stratégie : «Généralement, nous ciblons les plus gros. Nous savons par expérience que cela a plus d’influence sur le secteur. Dans un secteur ultra-concurrentiel comme la grande distribution, nous savons que si Leclerc bouge, les autres enseignes suivront.» Il ajoute : «Nous refusons les partenariats pour des raisons d’indépendance économique, politique et financière.» Cependant, il existe des collaborations entre Greenpeace et des entreprises, Jean-François Julliard admettant par exemple que «Michelin fait partie des entreprises avec lesquelles nous avons des relations que je qualifierais de constructives». De même, pendant la campagne contre les OGM, il y avait une collaboration de fait avec Carrefour, comme en témoigne Arnaud Apoteker : «Ce que faisait Carrefour aidait la campagne de Greenpeace, et ce que faisait Greenpeace, évidemment, aidait sans doute le travail de Carrefour, y compris pour la recherche de fournisseurs et d’autres opérateurs.» En outre, en 2005, en partenariat notamment avec Biocoop La Nef et les Amis de la Terre, Greenpeace a cofondé Enercoop, «un fournisseur alternatif d’énergie 100% renouvelable».
Les opérations spectaculaires ne sont plus, depuis plusieurs années, le seul mode d’opérer de Greenpeace. L’association s’est donc impliquée dans le lobbying auprès des instances nationales et internationales, à l’instar de sa participation au Grenelle de l’environnement, aux Conférences environnementales ou aux Etats généraux de l’alimentation. Greenpeace France s’est aussi engagée dans un travail d’expertise, publiant régulièrement des études ou des enquêtes sur des thématiques diverses.
La priorité des campagnes et des actions n’est pas décidée par Greenpeace France, mais au siège international de l’association à Amsterdam. Les responsables de Greenpeace France ont certes des marges de manœuvre, mais la structure est verrouillée et peu démocratique. Ils sont avant tout des salariés de l’association, se soumettant donc aux impératifs et argumentaires décidés par leur employeur, le siège international.
Avec l’arrivée en 2005 de Pascal Husting comme directeur général, Greenpeace a connu une plus grande professionnalisation, ce qui a entraîné de nombreuses tensions internes. Comme l’a admis Pascal Husting, «sur les 45 salariés présents au moment de mon arrivée, 25 ont quitté Greenpeace». En octobre 2023, Le Monde a reçu «une vingtaine de témoignages de salariés, ex-salariés et militants qui font état d’une charge de travail élevée et d’un climat social très difficile dans le bureau français de l’ONG internationale». Jean-François Julliard déclare être conscient de ces difficultés et souligne la nécessité de travailler sur quatre axes : «Comment augmenter nos ressources financières, réduire nos charges, optimiser le fonctionnement des équipes, et mener une réflexion sur le modèle de la gouvernance. En mai, j’ai dit qu’on avait un modèle qui ne tenait plus, à Greenpeace France. Si on ne change pas les choses à différents niveaux, on va dans le mur.»
Mais déjà bien avant cette professionnalisation, dès les années 90, certains anciens responsables de Greenpeace critiquaient déjà les dérives supposées de l’association, comme Paul Watson, fondateur de la Sea Shepherd Society, qui va même jusqu’à qualifier la multinationale verte de «machine à fric». Ou encore Jacky Bonnemains, ex-président de Greenpeace France, qui estime que «Greenpeace est devenu la caricature du nouveau riche. Ils ne savent pas quoi faire de leur argent mais ils le gardent soigneusement.»

Structure

Association de la loi de 1901, créée en 1977. Depuis janvier 1993, Greenpeace est agréé pour la protection de l’environnement. L’association a créé un fonds de dotation en août 2009. En 2022, Greenpeace revendique 35 groupes locaux.

Dirigeants

Equipe

  • Jean-François Julliard : directeur général
  • Laurent Wainer : directeur Administratif et financier
  • Jérôme Frignet : directeur des programmes
  • Laurence Veyne : directrice de communication
  • Mélanie Veillaux : chargée de communication média
  • Héloïse Pichon : chargée de communication média
  • Guillaumine Lickel : chargée de communication média
  • Cécile Cailliez : chargée de communication média
  • Jenny Joussemet : chargée de campagne Climat
  • Sarah Fayolle : chargée de campagne Climat
  • Nicolas Nace : chargé de campagne pour la transition énergétique
  • Kim Dallet : chargée de communication Climat
  • Yannick Rousselet : chargé de campagne Nucléaire
  • Suzanne Dalle : chargée de campagne Agriculture
  • Eric Moranval : chargé de campagne Forêts
  • Clara Jamart : responsable campagne agriculture et alimentation
  • Hélène Bourges : responsable des campagnes Pétrole et Océans
  • Edina Ifticene : chargée de campagne Océans
  • François Chartier : chargé de campagne Océans
  • Cécile Génot : campagnes Energies renouvelables et Océans
  • Elodie Ferra : responsable Campagnes Citoyennes
  • Vincent Marchand : responsable de projet
  • Elodie Paluszezak Chantrel : chargée de mobilisation
  • Eléonore Thélot : Institutional communication
  • Sélyne Ferrero : Head Of Digital
  • Elsa Palito : responsable pôle photo et vidéo
  • Alexis Chailloux : responsable voyage bas-carbone
  • Swapna Filatriau : directrice des Ressources Humaines
  • Frédérique Claisse : responsable des Ressources humaines
  • Chloé Saller : responsable Recrutement Diversité et Inclusion
  • Léa Schwarcz : Fundraiser & Digital Acquisition Manager
  • Virginie Champalle : responsable fidélisation
  • Cédric Gervet : chef de projet
  • Anne-Marie Schmit : directrice de la Collecte de Fonds et des Relations Adhérents
  • Suzanne Dell’Orto : responsable des programmes grands donateurs, legs, fondations
  • José Santos : manager de Programmes de Collecte de Fonds
  • Marie-Ève Lhuillier : directrice de Collecte de Fonds
  • Gandou Bertrand : responsable Mobilisation
  • Guillaume Bienvenu : responsable des parcours d’engagement
  • Pierre Klipfel : directeur artistique
  • Laurent Le Gouanvic : Digital Campaigner
  • Jean-Baptiste Paulhet : Digital Strategist
  • Fabio Gbadoe : Traffic Manager
  • Sylvianne Turri : coordinatrice du Recrutement des Ressources Humaines pour Face à Face
  • François Courtine : comptable général

Conseil d’administration

  • Stéphane Barde: président du Conseil d’Administration
  • Eric Burgstahler : secrétaire
  • Nathalie Biteau : trésorière
  • Eloïse Amini
  • Eve Karoubi
  • Déborah Poulvelarie

Assemblée Statutaire

Membres élus

  • Eloïse Amini
  • Fanny Berlingen
  • Titouan Billon
  • Catherine Blanc
  • Sylvie Bocquet
  • Natacha Cavatz
  • Elisabeth Charvet
  • Juliette Douchet
  • Malou Février
  • Chloé Gourmel
  • Eve Karoubi
  • Véronique Laveissière
  • Lina Nekipelov

Membres nommés

  • Evelyne Antonio
  • Bernard Baissat
  • Stéphane Barde
  • Nathalie Biteau
  • Thomas Bonduelle
  • Sylvain Breuzard
  • Éric Burgstahler
  • Martial Cozette
  • Philippe Dorleans
  • Kim Gordon-Bates
  • Sabine Hilaire-Betbeder
  • Déborah Poulvelarie
  • Anne-Marie Schmit
  • Valérie Thomas

Historique

L’histoire de Greenpeace commence avec un petit groupe de militants qui, en 1973, décide de mener campagne contre les essais nucléaires français à Mururoa. Les militaires français arraisonnent le bateau de Greenpeace, et l’un des militants, David McTaggart, est blessé. Les images de l’agression, prises par un membre de l’équipage, seront reprises dans la presse internationale. L’émergence de Greenpeace dans les années suivantes est liée à la personnalité trouble de David McTaggart, un Canadien soupçonné d’escroquerie. En 1977, David McTaggart, alors qu’il n’est pas un membre fondateur de Greenpeace, fait un putsch : il fonde sa propre branche de Greenpeace, créant des bureaux à Paris et à Londres avant d’installer le siège de Greenpeace International à Amsterdam.
La branche française est principalement créée par Katia Kanas et Jacky Bonnemains. En 1987, deux ans après l’attentat contre le Rainbow Warrior, Greenpeace France doit fermer ses portes. Greenpeace France redémarrera en 1989. Mais c’est surtout à partir de 1997, quand Bruno Rebelle devient directeur exécutif de Greenpeace France, que l’association prend véritablement son essor. Bruno Rebelle fait passer en quelques années le nombre d’adhérents de 18.000 à 65.000 et l’équipe salariée progresse de 7 à 47 permanents.

Activités

Communication : En 2022, Greenpeace France estime avoir eu 14.000 retombées médias. L’association est surtout connue pour ses actions spectaculaires à visées médiatiques ainsi que ses campagnes publicitaires (photo ou vidéo).  Par exemple, en septembre 2023, des activistes de Greenpeace ont fait obstacle à l’arrivée du terminal méthanier avant son arrivée au port du Havre. En juillet 2023, Greenpeace a déversé une tonne d’algues vertes devant les portes de la préfecture du Finistère. En février 2022, Greenpeace France a mené une action devant les portes du Salon de l’Agriculture avec une banderole géante sur laquelle était écrit «Pour une agriculture durable – Non aux nouveaux OGM». En juillet 2020, Greenpeace a déployé une banderole sur la grue surplombant Notre-Dame-de-Paris pour dénoncer l’inaction climatique de la France. En mars 2017, des militants de l’ONG Greenpeace ont déversé quelque 3000 litres de mélasse devant le siège de Total, à La Défense, pour protester contre un projet d’exploration pétrolière, sur le fleuve Amazone. En octobre 2017, des militants de Greenpeace ont allumé un feu d’artifice sur le site nucléaire de Cattenom ; ils ont été condamnés à des peines de cinq mois de prison avec sursis à deux mois ferme.
Ces dernières années, l’association a régulièrement collaboré avec l’agence publicitaire 84.Paris. En décembre 2017, ils signent un film catastrophe «sur l’impact dramatique sur la planète de la surconsommation et la surproduction de viandes liées à l’élevage industriel». En juillet 2018, ils diffusent un spot contre l’élevage industriel. En décembre 2019, ils lancent une publicité dans laquelle Star Wars est détourné pour dénoncer le côté obscur d’Emmanuel Macron au sujet du climat. En mars 2020, Greenpeace France lance campagne de communication conçue avec l’agence Strike pour dénoncer l’inaction climatique des décideurs politiques. Toutefois, la régie Mediatransports et plusieurs cinémas n’ont pas accepté de diffuser cette campagne.
Campagnes : L’association mène en France plusieurs campagnes principales. En 2022, la budget est réparti à 36% sur la thématique «Océans-Pétrole», 32%  sur «Climat-Energie» et 32% sur «Agriculture-Forêts».
Sur «Climat-Energie», l’association mène des actions de lobbying auprès des responsables français, mais cible aussi les entreprises impliquées dans les énergies fossiles, comme avec la campagne contre l’exploitation des sables bitumineux par Total ou celle contre Volkswagen qui «s’oppose à deux lois européennes stratégiques pour la protection du climat». Quant au nucléaire, il a toujours été une campagne privilégiée de Greenpeace, avec des actions contre l’EPR et des blocages de convois de déchets nucléaires. Avec l’accident de Fukushima de mars 2011, Greenpeace a refait du nucléaire une de ses campagnes phares. En 2019, dans le cadre de l’action «L’affaire du siècle», Greenpeace s’est associé à Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH) et Oxfam France afin d’assigner l’État en justice pour inaction face aux changements climatiques, et non-respect de ses obligations internationales, européennes et françaises.
Sur la problématique «Pétrole», l’association a lancé en 2021 une large campagne contre la multinationale Total, expliquant qu’elle «use de son immense pouvoir d’influence pour garantir la pérennité de son modèle économique basé sur les énergies fossiles. À notre insu, Total est partout dans nos vies : écoles, musées, stades…»
Sur la question agricole, Greenpeace France a longtemps mené campagne contre les OGM jusqu’à la loi sur les OGM en 2008 (alors qu’aux Etats-Unis, Greenpeace a très peu fait campagne sur les OGM). Avec le moratoire sur la culture du maïs transgénique MON810 en France, Greenpeace France a progressivement réorienté sa campagne. Aujourd’hui, elle cible en particulier les pesticides. Depuis mai 2015, Greenpeace a lancé une «course zéro pesticide» entre les 6 principales enseignes de la distribution française. En juin 2015, elle publie par exemple un rapport intitulé Pommes empoisonnées – Mettre fin à la contamination des vergers par les pesticides grâce à l’agriculture écologique. Depuis 2018, l’association s’attaque à la consommation de viande et a lancé une campagne de mobilisations pour demander deux menus sans viande ni poisson par semaine dans les cantines d’écoles. En 2021, Greenpeace mène une campagne contre les «OGM masqués», estimant que «les nouveaux OGM présentent les mêmes risques que les précédents : il n’y a donc aucune raison qu’ils échappent au cadre réglementaire en vigueur». En février 2023, Greenpeace demande un moratoire sur les «fermes-usines», affirmant que «environ 60% des animaux d’élevage sont concentrés dans 3010 fermes-usines, qui ne représentent pourtant que 3% des fermes d’élevage».
La campagne «Forêts» vise principalement à dénoncer l’importation en France de bois illégal ou provenant de déforestations. Début 2013 à Caen, quinze militants procèdent à une saisie de bois illégal, accusant le gouvernement de ne pas appliquer le règlement sur le bois de l’Union européenne. En juin 2011, Greenpeace a notamment ciblé le fabricant de jouets Mattel, car «il s’approvisionne en papier d’emballage auprès d’Asia Pulp and Paper (APP), entreprise tristement célèbre pour son impact destructeur sur les forêts». En mars 2013, Greenpeace lance un défi à la haute couture sur trois segments de leurs chaînes d’approvisionnement : le cuir, le papier d’emballage et le textile. Ciblant notamment Hermès et Chanel, Greenpeace considère que «les modes de production de ces matières peuvent contribuer à la destruction des forêts en Indonésie, en Amazonie, et à la contamination toxique des ressources en eaux de la planète». Greenpeace est aussi engagée dans une campagne dénonçant l’industrie de l’huile de palme.
Enfin, la campagne «Océans» a surtout porté sur la pêche du thon rouge et l’association demande un moratoire sur la pêche industrielle. Depuis 2014, Greenpeace cible l’entreprise Petit Navire, leader du thon en boîte sur le marché français. En juillet 2017, Greenpeace s’est félicité que Thai Union, la maison-mère de Petit Navire, s’est engagé sur la voie de la pêche durable.
Lobbying : Greenpeace déclare avoir dépensé entre 25.000 et 50.000 euros en 2022 pour des activités de lobbying auprès des députés et sénateurs (contre 700.000 et 800.000 euros en 2017, entre 200.000 et 300.000 euros en 2018 et 2019, entre 10.000 et 25.000 euros en 2020, et 25.000 et 50.000 euros en 2021). L’association a déclaré 24 actions de lobbying en 2017, 9 actions en 2018, 14 actions en 2019, 12 actions en 2020, 7 actions en 2021 et 9 actions en 2022.
Pétitions : Parmi les pétitions en cours : «Stop aux énergies fossiles !» avec plus de 287.000 signatures, «Dites non aux fermes-usines en France !» avec plus de 148.000 signatures, «Non à l’exploitation minière en eaux profondes» avec plus de 407.000 signatures, «Déforestation et élevage : stop au massacre» avec plus de 111.000 signatures et «Non aux OGM masqués !» avec plus de 72.800 signatures.

Finances

AnnéeProduitsChargesRésultat
202333.143.995 €33.268.575 €-124.580
202231.844.707 €32.199.517 €-354.809 €
202130.738.817 €29.017.372 €1.721.446 €
202028.360.407 €26.383.069 €1.977.337 €
201926.692.657 €25.468.662 €1.223.995 €
201824.945.647 €24.012.494 €933.154 €
201721.520.579 €21.518.658 €1921 €
201619.776.900 €19.439.590 €337.311 €
201518.751.320 €18.277.832 €473.488 €
201416.749.012 €16.440.376 €308.636 €
201315.865.010 €15.625.068 €239.942 €
201214.581.338 €14.627.032 €-45.694 €
201114.158.788 €14.507.201 €-348.313 €
201012.272.087 €11.615.628 €656.459 €
200910.676.419 €10.046.194 €630.225 €
20089.504.230 €7.406.405 €2.097.825 €
20079.004.475 €7.070.843 €1.933.632 €

Greenpeace France a plus que doublé ses recettes en dix ans. Toutefois, en 2023 et en 2022, l’association a connu un résultat déficitaire après une dizaine d’années de progression et de résultats positifs, et ce malgré les «économies réalisées par l’ensemble de l’équipe salariée (gel des augmentations, reports de projets…)». Elle explique cela par la diminution du nombre de donateurs, qui est passé de 238.655 en 2021 à 225.494 en 2023, c’est-à-dire une baisse de plus de 5%, «le plus souvent pour des raisons financières», et aussi par le fait que «les réserves et provisions sont en banque sur des placements très éthiques qui génèrent trop peu de produits financiers pour compenser un tant soit peu l’inflation».
L’association est en autofinancement total, puisqu’elle refuse les dons des institutions privées et publiques. Cependant, cet autofinancement est réalisé par un important effort de collecte de fonds puisqu’il représente environ 21% de son budget, c’est-à-dire 7 millions d’euros en 2023. En fait, Greenpeace embauche des «recruteurs» (et non des militants) qui vont ensuite dans la rue pour récolter des fonds auprès du grand public. Cette approche marketing et professionnelle est totalement assumée par les responsables de Greenpeace. Ainsi, Pascal Husting, ancien directeur général de Greenpeace France, explique : «Nous avons été les développeurs de ce mode opératoire au milieu des années 1990. Aujourd’hui, en France, 90% du marché du “street marketing” est géré par des anciens de Greenpeace.»
Environ 44% des recettes sont directement consacrés aux campagnes en France (13,7 millions d’euros). De plus, en 2023, Greenpeace France a reversé 32% de ses dons collectés (9,3 millions d’euros) à Greenpeace International, qui s’est ensuite chargée de les répartir vers des bureaux prioritaires. Déjà en octobre 2012, un rapport de la Cour des comptes avait noté que la Cour «s’est trouvée dans l’impossibilité de se prononcer sur l’emploi des fonds versés par Greenpeace France à la fondation Greenpeace International, qui représentent environ 20 % des ressources collectées par Greenpeace France». Elle ajoute : «Sous cette réserve, les dépenses exposées par Greenpeace France, que la Cour a examinées, sont conformes tant aux statuts de l’association qu’aux objectifs poursuivis par ses appels à la générosité publique. La Cour juge souhaitable qu’à terme, la part des dépenses de l’association consacrées à ses missions sociales s’accroisse.»

Principales sources extérieures de financement

«Pour garantir son indépendance d’action et sa liberté de parole», Greenpeace France se targue de refuser «toute subvention et n’accepte que les dons de ses adhérents». Cependant, Greenpeace International ou différentes branches nationales acceptent des dons d’associations et de fondations. Ainsi, entre 2019 et 2023, Greenpeace USA a par exemple reçu 7,5 millions de dollars de la David and Lucile Packard Foundation, ou encore 3,7 millions de dollars de la William and Flora Hewlett Foundation depuis 2014. Greenpeace USA a régulièrement reçu des dons de fondations comme la Climate and Land Use Alliance (une initiative de plusieurs fondations, dont la Fondation Ford), Rockefeller Brothers Fund (325.000 dollars en 2019), Turner Foundation, John D. & Catherine T. MacArthur Foundation, V. Kann Rasmussen Foundation, Blue Moon Fund, Trust for Mutual Understanding, Marisla Foundation, Charles Stewart Mott Foundation, Wallace Global Fund.
Il est un fait aussi que Greenpeace International a son siège dans la paradis fiscal des Pays-Bas, avec plusieurs fondations opaques : Stichting Greenpeace Council, Stichting Phoenix, Stichting Iris, Stichting Rubicon, Stichting Theseus, Stichting Varuna, Greenpeace Licensing B.V.

Le Fonds de dotation Greenpeace France

N’étant pas reconnue d’utilité publique, Greenpeace France n’est pas habilitée à recevoir des libéralités (legs ou donations). C’est pourquoi l’association a créé son fonds de dotation dès août 2009. En 2023, ce fonds a financé les campagnes de l’association à hauteur de 1.050.000 euros, dont 500.000 euros pour la campagne Énergie/Climat, 300.000 euros pour la campagne Agriculture/Forêts et 250.000 euros pour la campagne Pétrole. En 2023, les dotations consomptibles s’élèvent à 1.138.470 euros pour 19 legs et/ou assurances vie.

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Les Soulèvements de la Terre

Association pour la défense des terres
Liminbout
44130 Notre-Dame-des-Landes
E-mail : contact@lessoulevementsdelaterre.org
Site : https://lessoulevementsdelaterre.org/

Profil

Créés début 2021 à l’initiative d’activistes de la Confédération paysanne, de l’ultragauche issue de la mouvance politique autonome anticapitaliste, et d’anciens membres de la zone à défendre (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes, Les Soulèvements de la terre (SLT) sont rapidement devenus le fer de lance de la lutte écologiste radicale. Voulant «arracher des terres à l’exploitation capitaliste», les SLT ont réussi à séduire divers autres acteurs, comme les comités de locaux écologistes (par exemple Bassines Non Merci), la «génération climat» (Extinction Rebellion, Youth For Climate France), et des associations militantes nationales (Amis de la Terre France, ATTAC France), ou encore des syndicats comme la CGT ou Solidaires.
Le mouvement identifie trois menaces principales sur les terres agricoles : «Leur accaparement sans reste par l’agro-industrie, qui les épuise et dilapide la ressource en eau ; celle de l’artificialisation croissante des sols, de leur “bétonisation”, par l’urbanisme et par l’activisme économique des géants du bâtiment et des travaux publics ; celle de la destruction irréversible de la vie des sols par les engrais, pesticides, fongicides et herbicides déversés partout sur la terre par les multinationales de la pétrochimie». La lutte contre les retenues d’eau agricoles, qualifiées de «mégabassines», est notamment devenue emblématique du mouvement. De façon plus générale, les SLT estiment que «seul un basculement radical – un soulèvement – pourrait permettre d’enrayer le réchauffement climatique et la 6ème extinction massive des espèces déjà en cours. Au fond, nous le savons, il ne nous reste aujourd’hui plus d’autre voie que de mettre toutes nos forces dans la bataille pour enrayer le désastre en cours, et abattre le système économique dévorant qui l’engendre.»
Concernant leur stratégie, un représentant du mouvement a déclaré que «pour faire face à des projets destructeurs d’aménagement capitaliste du territoire, et pour y faire face victorieusement, il faut combiner des recours légaux, des manifestations de masse, un travail de conscientisation et d’engagement dans un ensemble de cercles sociaux très divers, mais aussi, face à la police et aux tractopelles, des capacités de résistance physique sur le terrain. En d’autres termes, des formes qui assument un certain niveau de conflit plutôt que de le neutraliser mais sans se laisser isoler politiquement». Depuis leur création, les SLT sont à l’origine d’une trentaine d’actions coup de poing, organisées en différentes «saisons» et «actes», privilégiant l’action directe et n’hésitant pas au recours à la violence. Des actions de sabotage ont, par exemple, été organisée en octobre 2022, en coupant les canalisations destinées à alimenter la future réserve d’eau de Sainte-Soline, ou encore sur plusieurs sites de Lafarge, en décembre 2022, avec sabotage de l’incinérateur et de dispositifs électriques, câbles sectionnés, sacs de ciments éventrés, véhicules et engins de chantiers endommagés… Les SLT privilégie le terme «désarmement» en raison de la «stigmatisation des actions de sabotage».
Les SLT ont défrayé la chronique suite aux échauffourées lors de l’action du 25 mars 2023 organisée avec la Confédération paysanne et Bassines Non Merci «contre les mégabassines» à Sainte-Soline, avec un bilan de 47 gendarmes blessés et 200 manifestants blessés. En effet, un des cortèges des SLT était composé d’activistes violents, venus avec des haches, des bombes artisanales et des boules de pétanques. Comme l’explique la députée écologiste Delphine Batho, «il n’y avait aucun doute sur l’intention des organisateurs d’aller à l’affrontement». Toutefois, selon le porte-parole des SLT Basile Dutertre, il ne s’agissait que d’«autodéfense». Un activiste qui avait participé à une action contre Lafarge avait justifié l’usage de la violence ainsi : «La violence vient avant tout de ces entreprises qui investissent des milliards pour continuer à produire en polluant.» Malgré cette violence assumée, de nombreuses personnalités ont pris la défense des SLT suite aux menaces de dissolution du mouvement, parmi lesquelles : Vincent Verzat (chaîne Partager C’est Sympa), Dominique Bourg, Marine Tondelier (EELV), Benoît Biteau (EELV), Cyril Dion, Clémence Guetté (LFI), la climatologue Valérie Masson-Delmotte, Nicolas Girod (Confédération paysanne)…
En même temps, certains s’interrogent sur les actions à venir. Ainsi, le porte-parole national de la Conf’ Nicolas Girod explique : «On a assisté ce jour-là des modes d’actions qui ne sont pas les nôtres. Quelque chose de violent et difficile. On ne se sentait pas toujours à notre place (…) Cela nous a desservis. Nous réfléchissons avec nos partenaires à de nouveaux modes d’actions». L’eurodéputé Benoît Biteau abonde dans le même sens : «Avec les Soulèvements de la terre et Bassines non merci, nous cherchons des modalités qui empêcheraient les blacks bloc de préempter notre mouvement en allant confronter les forces de l’ordre. Nous ne voulons pas être pris en otage.». Enfin, José Bové critique l’action de Sainte-Soline, estimant que «la violence n’est jamais une solution. Elle appelle la répression qui appelle elle-même la violence… (…) Tout ça criminalise le mouvement global de l’écologie et on ne parle pas du fond (…). C’est une erreur.»

Structure

Il n’existe pas de structures légales dénommées «Les Soulèvements de la Terre». En revanche, les SLT reçoivent des dons de l’Association pour la défense des terres, constituée en août 2021. En avril 2023, les SLT revendiquent environ 35 comités locaux, dont un en Suisse et un autre en Belgique.

Dirigeants

Porte-paroles

  • Benoît Feuillu
  • Basile Dutertre

Coprésidence de l’Association pour la défense des terres

  • Christophe Bonneuil
  • Isabelle Stengers
  • Baptiste Morizot
  • Corinne Morel Darleux
  • Jean-Claude Balbot
  • Jérôme Baschet
  • Renaud Dumas
  • Bénédicte Bonzi
  • Genevieve Azam
  • Sophie Gosselin
  • Maxime Laisney
  • Aurélien Berlan
  • Virginie Maris
  • Isabelle Cambourakis
  • Audrey Vernon
  • Alessandro Pignocchi
  • Celia Izoard
  • Marie Pochon
  • Philippe Descola
  • François Jarrige

Historique

Comme le relate Samuel Bodin de la Confédération paysanne, le mouvement des SLT est issu d’une réflexion qui a commencé en 2019, dans le sillage de l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, quand des «jeunes de la Confédération paysanne se sont retrouvés dans le Limousin, rejoints par des copains de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes». En janvier 2021, l’assemblée fondatrice des SLT s’est tenue sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, avec le lancement d’un «Appel à reprendre les terres et à bloquer les industries qui les dévorent».
Constituée en août 2021, l’Association pour la défense des terres a pour activité d’apporter «du soutien logistique, matériel ou communicationnel d’associations locales de défense des terres», dont les deux premiers coprésidents seront Nicolas Garrigues et Joan Monga.

Activités

Actions : Les mobilisations contre les «mégabassines», organisées avec la Confédération paysanne et Bassines Non Merci, constituent des actions phares des SLT : dégradation d’une réserve d’eau agricole en novembre 2021 à Cram-Chaban ; fin octobre 2022, environ 4000 personnes manifestent contre une retenue d’eau à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres ; une autre manifestation a lieu à Sainte-Soline en mars 2023, réunissant 30.000 participants.
Lafarge, qualifié de «géant écocidaire du béton», est aussi une cible privilégiée des SLT : en juin 2021, occupation simultanée et démontage de plusieurs sites Lafarge à Saint-Colomban, contre l’extension des carrières de sable ; en décembre 2022, 200 personnes ont pénétré sur un site de Lafarge à Marseille, détruisant du matériel.
Parmi les autres actions, il y a eu notamment : mobilisation contre le projet d’écoquartier des Vaîtes (mars 2021), «Week-end festif» contre la déviation de la RN88 en Haute-Loire (mai 2021), marches de quelques centaines d’activistes contre l’artificialisation des terres en Ile-de-France (octobre 2021), 1500 à 2000 personnes ont manifesté à Lyon contre la présence de Bayer-Monsanto dans la ville (mars 2022), 800 personnes ont manifesté contre l’extension de la zone d’activité économique de Pertuis (mai 2022), mobilisation contre les retenues collinaires et l’artificialisation de la montagne à La Clusaz (juin 2022)…
Formations : Selon une note des renseignements territoriaux, les SLT dispensent des formations à la sécurité numérique et aux techniques de combat contre les forces de l’ordre. Ainsi, une cinquantaine de jeunes militants auraient été formés à ces techniques sous un chapiteau en marge de la manifestation à Sainte-Soline de 2023.

Finances

Les SLT sont soutenus financièrement par l’Association pour la défense des terres (ADT), pouvant recevoir des dons provenant essentiellement de plateformes de financement comme HelloAsso. Mais le mouvement est totalement opaque en ce qui concerne ses financements puisque, sur son site, il n’y a aucun rapport financier ni rapport d’activités de l’ADT.

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Génération Ecologie

48, rue Paul Balbastre
34070 Montpellier
Email : contact@generationecologie.fr
Site : http://generationecologie.fr

Profil

Fondé en 1990 par Brice Lalonde sous l’impulsion de François Mitterrand, Générations Ecologie (GE) a rapidement connu scissions et défections. Il a ainsi périclité sans jamais se relever. En 2018, GE revendique 2000 adhérents, un chiffre peu crédible en considérant les 4800 euros de cotisations encaissés par le parti.
GE compte surtout relancer une dynamique avec l’arrivée à sa tête en septembre 2018 de l’ancienne ministre de l’Environnement Delphine Batho, transfuge du Parti socialiste. Elle entend défendre l’«écologie intégrale», concept emprunté au pape François dans son encyclique Laudato si’. Delphine Batho déclare : «Mon objectif est de faire de Génération écologie le parti d’une révolution non violente, celui de l’écologie intégrale. Je veux que l’écologie ne soit plus considérée comme une force d’appoint ou marginale, mais centrale et hégémonique.» Pour elle, «le vrai clivage est entre les Terriens, c’est-à-dire ceux qui sont lucides sur cette situation et qui veulent y apporter une solution et ceux qui sont dans le camp des “écocideurs”, qui font preuve ou d’aveuglement ou, c’est plus grave, de cynisme». Elle considère par ailleurs que la «croissance est incompatible avec l’écologie», expliquant que «la croissance, c’est l’indice de destruction de la nature. La croissance du PIB est la mesure de la consommation d’énergie, elle est la mesure de la destruction des écosystèmes». En conséquence, Delphine Batho estime que «tous les discours sur la croissance verte (…) sont obsolètes».
Selon la motion d’orientation adoptée en septembre 2018, GE défend l’écologie intégrale, c’est-à-dire qu’ils entendent «aborder TOUS les défis économiques, sociaux, numériques, sanitaires, culturels, éducatifs, démocratiques et géopolitiques de notre époque sous l’angle de l’écologie». Selon cette motion, «La lutte contre la malbouffe et les perturbateurs endocriniens, pour la sauvegarde de la biodiversité, pour la qualité de l’eau et un habitat décent, pour la sobriété énergétique, les énergies renouvelables ou encore contre la pollution de l’air – troisième cause de mortalité en France ! – sont au centre de notre projet politique.» Militant pour les économies d’énergie, la sortie des énergies fossiles, un nouvel aménagement du territoire, une transformation profonde du modèle agricole et productif, GE considère que «cette révolution passe par une décentralisation accrue, de nouveaux modes de distribution et d’échanges, et s’appuie sur le savoir-faire des PME et des TPE, principales créatrices d’emplois», et cela avec «des modes de production circulaires». Enfin, GE entend mener un «combat sans merci contre les lobbies et la technocratie qui organisent dans les coulisses l’impuissance publique», précisant : «Nous voulons la fin des domaines réservés de la décision, cette conception qui a permis la construction du nucléaire sans jamais imaginer comment en sortir, d’une agriculture biberonnée aux poisons chimiques, d’une pollution à grande échelle qui fait régresser la santé publique.»
Pour les Européennes de 2019, Génération Ecologie obtient 1,82% des voix sur la liste baptisée Urgence Ecologie, intégrant le Mouvement écologiste indépendant, le Mouvement des progressistes et l’Union des démocrates et des écologistes. Pour les municipales de 2020, GE a conclu un accord avec EELV et plusieurs autres petits partis (Alliance écologiste indépendante, Mouvement écologiste indépendant et CAP21/LRC). Pour les législatives de 2022, GE rejoint la Nouvelle union populaire écologiste et solidaire et obtient deux députés à l’Assemblée nationale.

Structure

Association de la loi 1901, déclarée à la préfecture de Paris en 1990.

Dirigeants

Conseil exécutif

  • Delphine Batho : présidente, coordinatrice nationale
  • France Gamerre : présidente d’honneur
  • Quentin Guillemain : coordinateur adjoint, porte-parole, chargé des relations avec les formations politiques
  • Anaïs Widiez : secrétaire générale
  • Stéphane Meriau : trésorier, chargé des questions statutaires
  • Cécile Faure : chargée de communication
  • Sébastien Pietrasanta : délégué du conseil exécutif chargé de la construction des groupes locaux
  • Nina Géron : chargée des relations avec les ONG et du lien avec le festival
  • Abel Cuvidad : chargé du lien avec l’équipe du projet « Vivre autrement »
  • Anne-Laure Bedu : chargée des relations avec les partenaires sociaux et de la santé environnementale
  • Laure Haag-Cassaigne : chargée du réseau des élues et élus locaux et du lien avec la « municipales académie »
  • Jean-Luc Cosme : chargé de l’animation territoriale
  • Mathieu Havsali : chargé du lien avec l’équipe du parcours d’accueil des nouveaux membres
  • Vincent Defaud : chargé des Outre-Mer
  • Estelle Narbonne : directrice du développement

Historique

Génération Ecologie a été fondé en 1990 par Brice Lalonde, Jean-Louis Borloo, Yves Pietrasanta,  Corinne Lepage et Noël Mamère, avec l’impulsion de François Mitterrand et du Parti socialiste afin de concurrencer Les Verts et de préempter l’espace de l’écologie politique au seul profit du PS. En 1993, GE et Les Verts présentent des candidats communs dans le cadre de «l’Entente des Ecologistes». En 1994, GE connait le départ de nombreux responsables et se rapproche de la droite. En 1995, GE appelle à voter pour Jacques Chirac à l’élection présidentielle et entame des accords avec Démocratie Libérale afin de regrouper les écologistes «non Verts». Après l’échec des législatives de 2002, Brice Lalonde démissionne et est remplacé par France Gamerre. GE tente diverses alliances avec d’autres groupuscules écologistes comme le Mouvement écologiste indépendant, la France en Action ou Le Trèfle. En 2011, Yves Pietrasanta devient président du parti et conclut avec le Parti radical de gauche la création d’un «Pôle radical et écologiste». Avec l’arrivée de Delphine Batho à la tête du parti en 2018, GE espère entamer une nouvelle dynamique.

Elections

En 2005, France Gamerre annonce son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2007, mais elle ne parviendra pas à réunir les 500 parrainages nécessaires.

Aux législatives de 2007, Génération Ecologie a récolté 1,06 % des voix. En 2017, GE a présenté des candidats en commun avec le PRG dans plus de 50 circonscriptions. Au sein de la Nouvelle union populaire écologiste et solidaire, GE a obtenu deux députés à l’Assemblée nationale lors des législatives de 2022.

GE compterait en 2017 une trentaine d’élus en France.

En 2019, la liste Urgence Ecologie soutenue par GE a obtenu 1,82% des voix.

Pour les municipales de 2020, GE a conclu un accord avec EELV et plusieurs autres petits partis (Alliance écologiste indépendante, Mouvement écologiste indépendant et CAP21/LRC).

Finances

Jusqu’en 2017, plus de la moitié des faibles revenus de GE provient du Parti radical de gauche (PRG), suite à un accord lors de la campagne aux élections législatives de 2012. Il s’agit de subventions correspondant à une quote-part de reversement de la dotation publique du PRG.

AnnéeProduitsChargesRésultat
2022261.333 €169.971 €91.363 €
2021275.507 €223.426 €52.081 €
2020107.277 €67.760 €39.516 €
201995.925 €96.803 €-878 €
201819.723 €16.062 €3661 €
201724.256 €16.501 €7755 €
201621.440 €28.482 €-7042 €
201521.200 €30.199 €-8999 €
201425.351 €22.117 €3234 €
20139116 €10.316 €-1200 €
201213.858 €7848 €6010 €
201116.686 €25.564 €8878 €
201014.178 €13.058 €1120 €
200924.445 €9680 €14.765 €
200811.475 €12.342 €-867 €
2007109.378 €240.752 €-131.374 €
2006105.955 €76.403 €29.552 €

Sources de financement

2022
contributions financières de partis114.077 €
cotisation des élus45.730 €
cotisations des adhérents32.217 €
dons de personnes physiques30.025 €
2021
contributions financières de partis113.459 €
dons de personnes physiques 84.541 €
cotisation des élus40.373 €
cotisations des adhérents36.396 €
autre739 €
2020
contributions financières de partis55.739 €
cotisations des adhérents 21.975 €
Dons de personnes physiques 16.784 €
cotisation des élus12.488 €
autre290 €
2019
dons de personnes physiques74.692 €
cotisations des adhérents 11.566 €
cotisation des élus4674 €
contribution de partis ou groupements politiques3644 €
autre1348 €
2018
dons de personnes physiques13.005 €
cotisations des adhérents 4832 €
autres1886 €
2017
contributions reçues d’autres formations politiques13.181 €
dons de personnes physiques6800 €
cotisations des adhérents 3101 €
autres369 €
2016
contributions reçues d’autres formations politiques13.163 €
dons de personnes physiques4237 €
cotisations des adhérents 2840 €
autres1200 €
2015
contributions reçues d’autres formations politiques13.181 €
dons de personnes physiques5690 €
cotisations des adhérents 2285 €
autres44 €
2014
contributions reçues d’autres formations politiques14.568 €
cotisations des adhérents 4755 €
dons de personnes physiques4240 €
autres1716 €
2013
contributions reçues d’autres formations politiques4568 €
cotisations des adhérents 3270 €
autres1278 €
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