JMG Foundation (Fondation Goldsmith)

c/o Sedes Treuhand Anstalt
Städtle 36
9490 Vaduz
Liechtenstein
Email : jon@jmgfoundation.org et infos@jmgfoundation.org

Profil

Logo JMGBasées au Liechtenstein et complètement opaques, la JMG Foundation et la Fondation Goldsmith ont été créées par le prédateur financier franco-britannique Sir James Goldsmith, en collaboration avec son frère Edward («Teddy»), le fondateur de la revue radicale L’Ecologiste. Selon Teddy Goldsmith, l’objectif était de «financer, principalement en Angleterre et en France, des campagnes contre l’industrie nucléaire, l’agriculture industrielle (en particulier le génie génétique) et la mondialisation économique». Pour le journaliste écologiste Fabrice Nicolino, «sans l’argent de la fondation (Goldsmith), bon nombre d’actions contre la mondialisation n’auraient jamais vu le jour». Après la mort de leur père Jimmy en 1997, Zac et Benjamin Goldsmith ont repris le flambeau du financement des mouvements écologistes. Ils sont par ailleurs tous deux engagés au sein du Parti conservateur britannique. Le premier a été un député Tory et assiste, depuis septembre 2019, aux réunions du gouvernement de Boris Johnson en tant que ministre d’Etat pour l’Environnement, l’Alimentation et les Affaires rurales. Le second préside le Conservative Environment Network, un forum «pour les conservateurs qui soutiennent la conservation et la décarbonisation». Après le premier tour de l’élection présidentielle de 2022, Ben Goldsmith déclare : «Si l’on tient compte du fait que les citoyens non vaccinés sont actuellement ségrégués et virtuellement exclus de la société française, comme l’a ordonné le président actuel, les prochaines élections françaises me semblent être un fasciste contre une autre.»
Entre 2004 et 2008, la JMG Foundation a davantage subventionné des actions concernant le changement climatique. Depuis 2008, la priorité est donnée à la lutte contre la déforestation, l’agriculture «industrielle» et la mondialisation. Benjamin Goldsmith explique que «plus récemment, nous nous sommes intéressés à l’industrie de l’élevage, laquelle est selon moi l’une des industries les plus abominables de la planète, en ce qui concerne les fermes usines». Quant au choix des partenaires, Benjamin Goldsmith constate que la fondation s’oriente «très souvent vers des ONG qui excellent en campagnes et lobbying. (…) dès que l’on voit un changement positif, cela a commencé neuf fois sur dix avec une campagne choc auprès du grand public.» Concernant la stratégie globale, Benjamin Goldsmith explique par exemple à propos de la lutte contre la déforestation tropicale : «Dans un monde idéal, la fondation pourrait dépenser une partie de son argent dans des projets de conservation. Cependant, nous ne pensons pas que cela constitue l’utilisation la plus stratégique des fonds. La déforestation ne sera pas maîtrisée sans s’attaquer à l’approvisionnement en produits de base agricoles tels que l’huile de palme et la viande bovine, ou sans résoudre le problème de la gouvernance médiocre de nombreux Etats forestiers (…). Pour les bailleurs de fonds, cela peut impliquer de travailler en amont de la question forestière, par exemple avec des groupes qui militent pour réformer la politique agricole et commerciale européenne ou pour modifier les chaînes d’approvisionnement des entreprises.»
Afin de mieux établir sa stratégie de subventions en France, la JMG Foundation avait fait réaliser en 2006 une étude «pour aider à cartographier le mouvement écologiste français et analyser les différentes ONG, en particulier dans les domaines du transport, du climat, de l’agriculture de proximité et bio.» A l’époque, la fondation affirmait avoir financé Greenpeace France, les Amis de la Terre, la Confédération paysanne, le Réseau Sortir du Nucléaire, le CNIID, le MDRGF et Inf’OGM.
La JMG Foundation,  sans statut d’organisme de bienfaisance, est dirigée par Jon Cracknell qui travaille pour la famille Goldsmith depuis 1993. En 2003, il a aidé la famille Goldsmith à mettre sur pied The Ecology Trust ainsi que le Manuka Club, fondé par Benjamin Goldsmith (l’un des fils de Jimmy), afin de financer de petites associations écologistes au Royaume-Uni. Le Manuka Club a été intégré à la JMG Foundation. Mais Jon Cracknell joue aussi un rôle important dans l’organisation de réseaux de fondations dans le domaine de l’environnement. Il a ainsi aidé à lancer l’Environmental Funders Network qui réunit environ 50 fondations, pour la plupart britanniques, engagées dans le financement d’associations écologistes. On y trouve notamment la Fondation pour une Terre humaine et la Fondation pour le progrès de l’homme.

Structure

Il existe au moins deux fondations de la famille Goldsmith basées au Liechtenstein : la Fondation Goldsmith, créée en décembre 1989 (numéro FL-0001.117.135-6), et la JMG Foundation, créée en mai 1996 (numéro FL-0001.529.725-6).

Historique

En mai 1972, Jimmy Goldsmith avec son frère Teddy organisent un dîner avec une quinzaine de banquiers et d’industriels britanniques au Ritz de Londres pour entendre Aurelio Peccei, le fondateur du Club de Rome. Cette rencontre marque le lancement de l’Ecological Foundation, «pour financer toutes sortes d’initiatives en matière d’environnement». Enregistrée comme «charity» en décembre 1972. Cette fondation, de taille modeste, a eu relativement peu d’activités car Jimmy Goldsmith était très impliqué dans ses opérations financières.
Quand Jimmy Goldsmith s’est retiré des affaires, il a décidé de créer la Fondation Goldsmith en 1989 et la JMG Foundation (d’après les initiales de James Michael Goldsmith) en 1996, peu avant son décès, «pour financer, principalement en Angleterre et en France, des campagnes contre l’industrie nucléaire, l’agriculture industrielle (en particulier le génie génétique) et la mondialisation économique». A la mort du financier britannique, Teddy Goldsmith et deux fils de Jimmy – Zac et Ben – ont convaincu la famille de poursuivre l’activité de la fondation.
Quant à l’Ecological Foundation, elle a poursuivi ses activités jusqu’en 2005, avec des dépenses annuelles entre 150.000 et 300.000 £ dans les années 2000.

Dirigeants

  • Jon Cracknell : directeur
  • Harriet Williams : grants manager

Direction JMG Foundation

  • Benjamin Goldsmith : président du conseil de la fondation
  • Zeno Goldsmith : conseiller : membre du conseil de la fondation
  • Prof. Dr. Peter Harold Athanassoglou : membre du conseil de la fondation

Direction Fondation Goldsmith

  • Benjamin Goldsmith : président du conseil de la fondation
  • Prof. Dr. Peter Harold Athanassoglou : membre du conseil de la fondation
  • Sir Christophe Braun (Eastseas Offices SA) : membre du conseil de la fondation
  • Nathalie Chaix (Eastseas Offices SA) : membre du conseil de la fondation

Finances

La JMG Foundation et la Fondation Goldsmith sont totalement opaques, n’ayant même pas de site internet et ne donnant aucune information sur ses bilans et sur les sommes versées aux associations écologistes.

Liste non exhaustive des associations bénéficiaires des subventions

2020

  • Fern : 35.220 €
  • BankTrack : 33.000 €
  • Unlock Democracy : 30.000 €
  • Climate Action Network Europe : 22.498 €
  • Sustain : 17.500 €
  • Fundo Socioambiental Casa : 8800 €
  • Friends of the Earth Europe : 2863 €
  • Greenpeace UK
  • Green Alliance
  • GM Freeze
  • Unchecked UK

2019

  • Unchecked UK : 60.000 €
  • Sustain : 47.000 €
  • Amazon Watch : >45.000 €
  • Rainforest Action Network : >44.000 €
  • Fern : 35.220 €
  • Green Alliance : > 35.000 €
  • Unlock Democracy : 30.000 €
  • Surrey Wildlife Trust : 3600 €
  • GM Freeze
  • Wildlife Asia
  • EcoNusa
  • Yayasan Ekosistem Lestari
  • PanEco Foundation
  • Ariadne
  • Help Refugees

2018

  • Friends of the Earth Europe : 100.194 €
  • Rainforest Action Network : >44.000 €
  • Fern : 33.978 €
  • Sustain : 31.500 €
  • Unlock Democracy : 30.000 €
  • Amazon in Focus : >22.500 €
  • Environmental Investigation Agency : 22.500 €
  • Green Alliance : >10.000 €
  • Amazon Watch : >8500 €
  • ClienEarth : 5000 €
  • Forest Peoples Programme : 4500 €
  • Ashden
  • ShareAction
  • Yayasan Ekosistem Lestari
  • Friends of the Earth UK
  • GMWatch
  • GM Freeze
  • Wildlife Asia
  • Tusk Talk
  • Public Citizen

2017

  • Global Justice Now : 80.000 €
  • Friends of the Earth Europe : 64.390 €
  • Corporate European Observatory : 56.429 €
  • Rainforest Action Network : >44.000 €
  • Global Witness : 34.000 €
  • Fern : 33.369 €
  • Les Amis de la Terre : 28.727 €
  • Environmental Investigation Agency : 22.500 €
  • Arsbokslut : 11.500 €
  • Forest Peoples Programme : 4400 €
  • GMWatch
  • GM Freeze
  • Environmental Paper Network
  • Public Citizen
  • Compassion in World Farming
  • The Sumatran Orangutan Conservation Programme
  • Tusk Talk
  • War on Want
  • Unlock Democracy
  • Denkhausbremen

2016

  • Friends of the Earth Europe : 110.416 €
  • Corporate European Observatory : 104.671 €
  • BankTrack : 45.000 €
  • Fern : 42.584 €
  • Global Witness : 34.000 €
  • Les Amis de la Terre : 26.273 €
  • Trade Justice Movement : 16.500 €
  • Inf’OGM : 10.000 €
  • Rainforest Action Network : >8500 €
  • Akcja Demokracja : 4500 €
  • GMWatch
  • Forest Peoples Programme
  • Today and Tomorrow Educational Foundation
  • Transnational Institute
  • Environmental Paper Network
  • Générations Futures
  • Chatham House

2015

  • Friends of the Earth Europe : 97.045 €
  • Transnational Institute : 51.000 €
  • Rainforest Action Network : >42.000 €
  • Global Witness : 38.000 €
  • Global Justice Now : 38.000 €
  • BankTrack : 23.680 €
  • Inf’OGM : 20.000 €
  • Corporate European Observatory : 10.000 €
  • GMWatch
  • Climate Justice Programme
  • Environmental Paper Network
  • Générations Futures
  • Chatham House

2014

  • Corporate European Observatory : 75.000 €
  • Global Witness : 46.000 €
  • Rainforest Action Network : >42.000 €
  • Global Justice Now : 32.500 €
  • Friends of the Earth Europe : 29.042 €
  • Transport & Environment : >25.000 €
  • BankTrack : 22.000 €
  • Environmental Investigation Agency : 6000 €
  • Transnational Institute : 2539 €
  • AITEC
  • Environmental Paper Network
  • Compassion in World Farming
  • Soil Association
  • Générations Futures
  • Chatham House

2013

  • Friends of the Earth Europe : 43.906 €
  • Rainforest Action Network : >42.000 €
  • ClientEarth : 37.500 €
  • Corporate European Observatory : 35.000 €
  • Générations Futures : 28.000 €
  • Inf’OGM : 10.000 €
  • BankTrack : 3600 €
  • CRIIGEN
  • Rainforest Foundation
  • Rainforest Action Network
  • Environmental Paper Network

2012

  • Friends of the Earth Europe : 72.623 €
  • Rainforest Action Network : >50.000 €
  • Global Witness : 54.000 €
  • Corporate European Observatory : 40.000 €
  • Environmental Investigation Agency : 28.000 €
  • Générations Futures : 26.000 €
  • BankTrack : 25.300 €
  • Inf’OGM
  • Rainforest Foundation

2011

  • Rainforest Action Network : >100.000 €
  • Rainforest Foundation UK : 54.000 €
  • Générations Futures : 26.000 €
  • Inf’OGM : 20.000 €
  • BankTrack : 6189 €
  • Friends of the Earth Europe
  • ClientEarth
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Extinction Rebellion (XR)

Alerte Planète
99 bis avenue du Général Leclerc
75014 Paris
E-mail : contact@extinctionrebellion.fr
Site : https://extinctionrebellion.fr/

Profil

Lancé au Royaume-Uni en 2018, le mouvement écologiste radical Extinction Rebellion (XR) a essaimé dans 86 pays, afin de lutter «contre l’effondrement écologique et le réchauffement climatique». Revendiquant en France 112 groupes locaux et 10.000 inscrits sur «La base» (son forum de discussion et l’un des outils numériques du mouvement), XR est favorable à une convergence des luttes avec les ONG écologistes traditionnelles. Toutefois, le mouvement se distingue d’elles par ses modes d’action et par son organisation. Ainsi, XR est adepte des opérations coup de poing, estimant que les autres formes de protestation, comme les pétitions et les marches, ont démontré leurs limites. Pour diffuser leur message, XR privilégie donc les actions directes, la désobéissance civile, les happenings, les blocages ou encore l’écosabotage, comme la mise hors service de trottinettes électriques, le dégonflage de pneus de SUV, le sabotage de distributeurs de billets. Toutefois, certaines de ces actions suscitent la réprobation même des sympathisants écologistes, comme quand des membres de XR ont participé en mars 2022 au déversement de 1500 tonnes de blé d’un train de céréales. Laurent Pinatel, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, a déclaré à ce sujet : «On touche le fond. Les amalgames, le mélange des incompétences et des ignorances, la stigmatisation… L’agriculture a besoin d’un changement de cap, mais dans le dialogue et la concertation, par sous la pression de zozos urbains illuminés !»
XR part d’un constat alarmiste selon lequel «l’extermination en cours de la vie sur Terre est d’une ampleur comparable aux grandes extinctions géologiques». Le mouvement estime que «la destruction des écosystèmes et des espèces animales et végétales par la surexploitation et la pollution sont une conséquence directe du développement de nos sociétés modernes. Les mesures compensatoires n’enrayent aucunement l’extermination massive en cours.» En conséquence, XR prône la décroissance «en opposition à la “croissance économique” qui ravage nos écosystèmes et notre Terre», et propose «d’autres formes de croissance : croissance des liens entre nous, les autres êtres vivants, la Terre ; croissance des luttes face à l’écocide, etc.»
Selon le philosophe Dominique Bourg, référent de XR en Suisse, XR est «un mouvement suscité par l’angoisse. (…) Ce n’est pas un mouvement auquel on participe en toute sérénité (…). Ils ne veulent tout simplement pas crever ! Il résulte d’une angoisse vitale vis-à-vis de l’ordre néolibéral, qui va nous imposer des conditions de vie effrayantes». De nombreux militants de XR témoignent de leur angoisse et impuissance face à la crise comme déclencheur de leur engagement. D’ailleurs, l’un des slogans du mouvement est : «Quand l’espoir meurt, l’action commence.»
Le mouvement repose sur un système de gouvernance basé sur l’holacratie, c’est-à-dire sans hiérarchie et se voulant décentralisé et le plus horizontal possible. La démarche de XR, à la différence d’autres associations environnementalistes, met également l’accent sur l’aspect culturel, voire spirituel. Affirmant qu’«une culture dominante qui annihile le vivant s’est progressivement emparée du monde durant les dernières centaines d’années», le mouvement promeut ce qu’il appelle une «culture régénératrice». Avec cette dernière, ils entendent «créer une culture au service du vivant sous toutes ses formes et de ce qui est vivant en chacun·e de nous». Dans cet esprit, XR organise régulièrement des actions ou ateliers mêlant yoga, méditation et spiritualité.
XR affiche 4 revendications : «La reconnaissance de la gravité et de l’urgence des crises écologiques actuelles et une communication honnête sur le sujet» ; « la réduction immédiate des émissions de gaz à effet de serre pour atteindre la neutralité carbone en 2025, grâce à une réduction de la consommation et une descente énergétique planifiée» ; « l’arrêt immédiat de la destruction des écosystèmes océaniques et terrestres, à l’origine d’une extinction massive du monde vivant» ; «la création d’une assemblée citoyenne chargée de décider des mesures à mettre en place pour atteindre ces objectifs et garante d’une transition juste et équitable».

Structure

Il n’existe pas de structures légales dénommées «Extinction Rebellion». En revanche, XR reçoit un soutien pratique (notamment la récolte de fonds) de certaines structures. Au Royaume-Uni, il s’agit de la société Compassionate Revolution et, en France, c’est l’association de la loi de 1901 dénommée «Planète A», créée en février 2019. Comme la marque «Planet A» a été déposée en 2017 par la ville de Châlons-en-Champagne, l’association s’est rebaptisée «Alerte Planète» en 2021. Selon ses statuts, Alerte Planète «organise plusieurs campagnes dont “Extinction Rebellion France”, “Extinction Rebellion” sur le territoire français et noms affiliés : “XR France”, “XR”, etc.»

Dirigeants

Dans ses statuts de 2019, l’association Alerte Planète explique qu’elle organise les campagnes Extinction Rebellion en France, une mention qui disparaît dans ses nouveaux statuts de 2022, précisant notamment que l’association «soutiendra financièrement des individus, des groupes ou des associations qui mènent des actions pour alerter, mobiliser ou obliger les gouvernements et les pouvoirs économiques à changer leurs politiques par des mesures radicales pour faire face aux changements climatiques, écologiques et à l’effondrement de la bio-diversité».

Conseil d’administration d’Alerte Planète (2022)

  • Pierre-Marie Lamielle
  • Ghita Abbaci

Historique

En 2016, plusieurs activistes écologistes britanniques – Gail Bradbrook (Compassionate Revolution), Simon Bramwell et Roger Hallam – ont réuni des militants d’autres groupes (comme Earth First!, Occupy Democracy, Plane Stupid, Reclaim the Power) afin d’élaborer une stratégie gagnante sur la crise écologique. A l’automne 2016, ils ont formé le groupe Rising Up! avec une mobilisation pour bloquer l’extension de l’aéroport de Londres-Heathrow. C’est Rising Up! qui va ensuite concevoir le projet «Extinction Rebellion». En 2018, une centaine d’universitaires signent un appel à l’action face à la crise écologique et apportent leur soutien au lancement officiel de XR prévu le 31 octobre. A cette occasion, un millier de manifestants (dont Greta Thunberg) se réunissent sur Parliament Square avec la lecture d’une déclaration de rébellion. XR France se met en place à partir de novembre 2018.

Activités

Actions : Le 24 mars 2019 a eu lieu la première action de XR en France, avec un rassemblement de près de 500 personnes place de la Bourse pour une «déclaration de rébellion contre l’anéantissement du vivant», avec notamment des interventions de Susan George (Attac) et du collapsologue Pablo Servigne. En mars 2019, XR organise un Die-in au Museum d’histoire naturelle à Paris ainsi que dans d’autres villes. En mai 2019, des activistes ont bloqué un axe routier de la Vallée de l’Arve en Haute-Savoie pour dénoncer la pollution de l’air. En juin 2019, 300 militants ont organisé une opération de blocage du pont de Sully, à Paris, mais ont été rapidement délogés par les forces de l’ordre.
Chaque année, XR organise une semaine d’actions baptisée la «Rébellion internationale d’octobre» (RIO). Par exemple, en 2019, près d’un millier d’activistes ont envahi le centre commercial Italie 2, à Paris, qu’ils ont occupé pendant plus de 17 heures ; près de 2000 activistes ont bloqué le pont au Change et la place du Châtelet. Pour la RIO 2020, des activistes à Bordeaux ont mis hors service 193 trottinettes électriques en libre-service et ont dégonflé les pneus de 220 SUV ; des activistes torses nus et en sous-vêtements se sont positionnés place du Palais-Bourbon avant de se faire asperger d’un liquide rouge censé symboliser des néonicotinoïdes ; à Lille, des activistes ont déversé du faux sang sur les marches du pont Napoléon ; une occupation bloquante du chantier de la ligne 18 de la compagnie Grand Paris Express sur le plateau de Saclay ; une cinquantaine de rebelles se sont réunis place de la République pour des temps de méditation et de yoga ; blocage de sites de Lafarge sur «Pantin» et «quai de Bercy» ; des militants ont tenté de bloquer la rue devant le ministère de la Transition écologique.
D’autres actions sont menées comme, en février 2022, XR a «bloqué le concasseur, engin qui contribue à la destruction de la nature sur le chantier du L.I.E.N, Liaison Intercommunale d’Évitement Nord de Montpellier. Le (faux) sang déposé sur cette bête destructrice est celui des espèces protégées malmenées par ce projet, des arbres et plantes broyées, des écosystèmes et des terres cultivables détruits». Ou encore en mars 2022, suite à un appel du collectif Les Soulèvements de la Terre, XR a participé avec d’autres groupes à plusieurs actions décentralisées contre Bayer-Monsanto. A la même période, XR a soutenu l’action du collectif «Bretagne contre les fermes-usines» qui a consisté à déverser la cargaison d’un train, pensant qu’il s’agissait de soja OGM. En fait, le train transportait 1500 tonnes de blé destinées au bétail.
Conférences et formations : Le mouvement organise des conférences sur différents thèmes, comme «Méditation et Rebellion», «Tout droit vers l’extinction», «Pourquoi allons-nous vers notre propre extinction ?», «Face à l’extinction». XR organise aussi régulièrement des formations en désobéissance civile, notamment avec Les Désobéissants au siège de Greenpeace ou ailleurs. Il y a aussi, sous forme de vidéos, des séance de formation sur les «système d’auto-organisation», ou sur la thématique «Activisme Intérieur» lors desquelles sont proposées des pratiques de méditation.

Finances

Sur une plateforme, Alerte Planète rend public les fonds alloués aux groupes locaux et aux différentes actions de XR suite aux demandes de financement qui sont parvenues au groupe «support finances» ainsi que toutes les dépenses engagées. Cependant, l’association ne présente ni bilans ni comptes de résultats sur le site de XR France.

AnnéeProduitsChargesRésultat
202086.210 €80.193 €6017 €
2019101.673 €23.745 €77.928 €

Pour 2020, Alerte Planète affirme avoir récolté 86.210 euros de dons, collectés à 90% sur Hello Asso, et avoir dépensé 80.193 euros (principalement des aides financières à XR FRance et ses groupes régionaux). Ce qui est aussi établi, c’est que pour la semaine de Rébellion Internationale d’Octobre 2019, XR France a récolté 18.604 euros (sur un objectif de 50.000 euros).
Toutefois, XR n’a pas les mêmes règles de financement d’un pays à un autre. En septembre 2019, le New York Times a révélé que la structure britannique de XR a bénéficié d’une subvention de 318.000 euros du Climate Emergency Fund (CEF), un fonds créé par l’investisseur Trevor Neilson, la fille de l’ancien sénateur Robert Kennedy, Rory Kennedy, et Aileen Getty, une des héritières d’un empire pétrolier américain. Or, après plusieurs consultations de ses membres, la branche française de XR a refusé le financement du CEF. «La structure de financement international voulait nous redistribuer 50.000 livres venant du CEF. Cela a fait beaucoup débat en interne», a confié un membre de XR France à CheckNews.
Les autres principales sources extérieures de financement d’Extinction Rebellion UK, la branche fondatrice, et de son équipe de soutien internationale sont : Radiohead (438.000 euros en 2019), Europe Climate Foundation (139.000 euros en 2018), Rockefeller Philanthropy Advisors (134.000 euros en 2020), Furka Holding (55.000 euros en 2019), Greenpeace (33.000 euros en 2019-2020), Seedbed Christian Community Trust (31.500 euros en 2017-2019), Bertha Foundation (27.500 euros en 2019), Good Move Gmbh (22.000 euros en 2018-2019), Patagonia Europe Cooperatief (20.000 euros en 2019-2020). Par ailleurs, en 2019, sir Christopher Hohn, le milliardaire britannique à la tête du hedge fund TCI, a versé 55.000 euros à la structure internationale, puis 167.000 euros par le biais de sa fondation Children’s Investment Fund Foundation. Parmi les autres donateurs individuels, on peut mentionner le businessman Joseph Ferdinand Corre ou encore le Maître Suprême Ching Hai.

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Basta!

5 avenue Paul Langevin
93100 Montreuil
Tél. : 09 52 83 22 46
Email : contact2@bastamag.net
Site : https://basta.media/

Profil

Piloté par l’association Alter-médias et avec un quart de son budget assuré par la Fondation pour le progrès de l’homme, le site Basta! se présente comme une «agence d’information sur les enjeux sociaux et environnementaux». Avec 9 salariés et une trentaine de contributeurs réguliers,  ce média pure player revendiquait 1 million de lecteurs en 2018. Proche de la gauche radicale, il s’agit avant tout d’un média écolo-alternatif composé de «journalistes engagés» et de «militants associatifs», à l’image de son directeur Eros Sana, ancien porte-parole de José Bové, ou des rédacteurs Maxime Combes, porte-parole d’ATTAC, ou Sophie Chapelle qui vient des Amis de la Terre. Ainsi, de son propre aveu, Basta! est «un appel qui suscite une résistance. Une résistance qui doit se traduire par un engagement en faveur d’une autre société». D’ailleurs, l’association Alter-médias précise qu’elle pilote aussi un «“bureau d’investigation” au service des mouvements sociaux» afin de réaliser «des enquêtes et des missions d’investigation, pour ou en partenariat avec des ONG ou des organisations syndicales – rapports d’expertise, enquêtes de terrain,…»
Basta! s’oppose à l’émergence de nouvelles technologies, aux OGM, au nucléaire, etc., et promeut des «alternatives au modèle productiviste» qui s’inspirent de la mouvance décroissante et altermondialiste. Parmi les médias partenaires de Basta!, il y a notamment Reporterre, Silence, L’âge de faire, Politis ou la revue Kaizen, proche de Pierre Rabhi. Depuis 2012, Basta! a également mis en place un Observatoire des multinationales et, en 2016, il a lancé le «portail des médias libres», proposant chaque jour une sélection d’articles d’actualité ou de fond provenant de différents médias dans la mouvance écologiste, altermondialiste, libertaire et/ou décroissante, qualifiés de «sources fiables, toutes indépendantes des grands intérêts commerciaux, industriels et financiers». Enfin, ils interviennent dans des établissements scolaires «pour former les élèves à l’analyse du discours médiatique et à la production de contenus».
Basta! n’hésite pas à donner la parole à des personnalités troubles comme en mars 2015 au caricaturiste brésilien Carlos Latuff, lauréat en 2006 d’un prix au concours international de caricatures sur l’Holocauste organisé en Iran. En avril 2016, le groupe Bolloré a été débouté lors d’un procès en diffamation contre Basta! suite à la publication d’un article de 2012 portant sur l’accaparement des terres, une décision confirmée en appel en février 2017.

Structure

Le site est édité depuis décembre 2008 par Alter-médias, une association de la loi de 1901 créée en 2004.

Dirigeants

Conseil d’administration d’Alter-médias

  • Jean-Marie Fardeau: co-président et directeur de publication
  • Sabrina Caron : co-présidente
  • Ulf Clerwall
  • Elsa Fayner
  • Eros Sana
  • Jeanne Planche
  • Alexis de la Tour du Pin
  • Christophe Alliot

Equipe de Basta!

  • Ivan du Roy : journaliste, cofondateur de Basta!
  • Nolwenn Weiler : journaliste
  • Sophie Chapelle : journaliste
  • Rachel Knaebel : journaliste
  • Frédéric Peylet :  secrétaire de rédaction
  • Nathalie Quiroga : community manageuse
  • Nicolas Camier : responsable du développement
  • Chiara Tumminello : chargée de communication

Contributeurs réguliers

  • Barnabé Binctin : journaliste
  • Valentina Camu : photographe
  • Benoît Collet : journaliste
  • Maxime Combes : économiste
  • Maïa Courtois : journaliste
  • Elsa Gambin : journaliste
  • Audrey Guiller : journaliste
  • Rozenn Le Carboulec : journaliste
  • Lisa Noyal : journaliste
  • Audrey Parmentier : journaliste
  • Guy Pichard : journaliste
  • Anne Paq : photographe

Finances

Depuis 2012, Alter-médias qui édite Basta! consacre une partie de son budget à un deuxième média : un Observatoire des multinationales avec un site dédié.

AnnéeProduitsChargesRésultat
2022547.621 €408.716 €138.905 €
2021429.231 €451.900 €22.669 €
2020414.791 €412.559 €2232 €
2019437.510 €438.929 €-1419 €
2018483.777 €487.893 €-4115 €
2017414.528 €421.547 €-7018 €
2016367.117 €331.363 €35.754 €
2015370.963 €350.997 €19.966 €
2014235.613 €232.277 €3336 €
2013216.645 €210.083 €6562 €
2012222.000 €196.000 €26.000 €
201197.608 €96.134 €1474 €

Répartition des financements

Principales sources extérieures de financement

En 2022, 54% des ressources proviennent de dons, 20% de subventions publiques (aides à la presse) et 17% de fondations. En 2022, la fondation Un Monde par Tous a soutenu Basta! et l’Observatoire des multinationales à hauteur de 20.000 euros pour le projet «Allô Bercy». L’Observatoire des multinationales a également reçu le soutien de l’Open Society Fondation à hauteur de 76.208 euros. En 2021, l’Open Society Fondation a soutenu Basta! à hauteur de 26.127 euros et l’Observatoire des multinationales à hauteur de 18.104 euros pour le projet «Allô Bercy». L’Observatoire des multinationales a également reçu 40.000 euros de la Fondation pour le progrès de l’homme (FPH), 20.000 euros de la fondation Un Monde par Tous et 10.000 euros de l’European Climate Fondation. En 2020, la FPH a soutenu des projets de développement de Basta! à hauteur de 60.000 euros et l’Open Society Foundation a soutenu l’Observatoire des multinationales à hauteur de 49.230 euros. En 2019, la FPH, la fondation Un monde par tous et l’Open Society Foundation ont sponsorisé Basta! pour un total de 131.051 euros. La même année, la FPH a également soutenu des projets de développement de Basta! à hauteur de 60.000 euros.
La FPH (FPH) a été l’un des principaux pourvoyeurs de fonds d’Alter-médias pour le développement de Basta!. Pour 2012-2013, elle a donné une somme supérieure à 90.000 euros et plus de 45.000 euros annuels en 2014, 2015 et 2016. En 2010 et en 2012, la Fondation pour une Terre humaine a également soutenu Alter-médias. En 2014, la Fondation Danielle Mitterrand France Libertés a donné 15.000 euros à l’association. Alter-médias déclare avoir reçu des subventions de la Fondation Un monde par tous et la Fondation pour les droits de l’homme au travail. En 2015, Alter-médias a lancé un appel aux dons qui a permis de récolter 56.591 euros. En 2016, l’association a renouvelé sa campagne d’appel aux dons, avec un objectif de 80.000 euros à collecter. Fin 2021, un financement participatif lui permet de récolter 59.091 euros «pour remodeler notre offre éditoriale, faire évoluer nos formats, affiner nos domaines d’investigation et renforcer le poids (…) de nos publications».
Côté fonds publics, Alter-médias a reçu 67.573 euros en 2023 pour «aide au pluralisme des services de presse en ligne» (contre 109.780 euros en 2022, 24.274 euros en 2020. En 2016, l’association a reçu 11.385 euros du Fonds stratégique pour le développement de la presse et 9000 euros en tant que «soutien aux médias de proximité». L’association a reçu  34.929 euros du ministère de la Culture en 2013 (contre 10.000 euros en 2012 et 20.000 euros en 2011) ; 11.583 euros de la région Ile-de-France en 2017 (contre 16.250 euros en 2016, 19.583 € en 2015, 25.833 euros en 2014, 19.333 en 2013, 14.500 euros en 2012, 15.000 euros en 2011, 30.000 euros en 2010). En 2016, Alter-médias a reçu 2000 euros de la Réserve parlementaire du député écologiste Noël Mamère. En 2015, Alter-médias a reçu 5000 euros de la Réserve parlementaire du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, contre 10.000 euros en 2014 et la même somme l’année d’avant.

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Fondation GoodPlanet

Domaine de Longchamp
1 Carrefour de Longchamp
75116 Paris
Tél. : 01.48.42.01.01
E-mail : accueil.domaine@goodplanet.org
Site : http://www.goodplanet.org

Profil

logo-goodplanetLa mission de la Fondation GoodPlanet est la promotion du développement durable à travers des actions de sensibilisation du grand public et des milieux scolaires ainsi que la mobilisation d’acteurs économiques et politiques en les associant à leurs actions. Cette sensibilisation se fait principalement par l’image, au travers de films, d’expositions, de livres, etc. Il y a également eu, en mai 2017, l’ouverture du Domaine de Longchamp, un domaine de 3,5 hectares conçu comme «premier lieu dédié à l’écologie et l’humanisme à Paris».
La question du réchauffement climatique est au centre de la plupart des actions de la Fondation GoodPlanet, avec en particulier son programme Action Carbone Solidaire qui «propose aux entreprises, particuliers et collectivités de calculer, réduire et compenser leurs émissions de gaz à effet de serre (GES)». Dans ce cadre-là, la Fondation GoodPlanet finance chaque année des projets de terrain aussi bien en France que dans les pays du Sud (22 projets en 2020).
Sans base d’activistes, la Fondation GoodPlanet ne s’inscrit donc pas dans les courants historiques de l’écologie politique ou du naturalisme. Il s’agit en fait d’une structure permettant au photographe Yann Arthus-Bertrand de lancer différentes initiatives et projets environnementaux, en parallèle à ses activités lucratives (films, livres, posters, etc.). L’impact auprès du grand public est important du fait de la notoriété de Yann Arthus-Bertrand, en particulier de ses photos, de ses documentaires à la télévision et de ses films comme Home ou Human.
A l’instar de la Fondation pour la Nature et l’Homme, la Fondation GoodPlanet a un profil très institutionnel et un fort partenariat avec le monde de l’entreprise (comme Coca-Cola, Suez, Fondation EDF, Pernod Ricard…) et de la finance. Par exemple, le président de la branche belge de GoodPlanet est aussi un ancien responsable de Samsung et l’actuel directeur européen de la Responsible Business Alliance, une coalition rassemblant des entreprises internationales actives dans divers secteurs, comme le commerce de détail, l’automobile, les jouets, ou encore des fabricants de matériel électrique, électronique et informatique. Alain Juppé a notamment assuré la vice-présidence de GoodPlanet en 2009, et la Fondation arrive à obtenir le parrainage de personnalités de haut plan (chefs d’Etat, secrétaire général de l’ONU…) pour ses initiatives. A part avec le WWF, la Fondation GoodPlanet entretient très peu de relations avec les autres associations écologistes. D’autant plus que les Amis de la Terre dénoncent BNP Paribas, le principal partenaire de la Fondation GoodPlanet avec la banque privée suisse Lombard Odier & Cie, pour être la «première banque française à financer le charbon». De même, le webmédia Basta! a dénoncé la campagne 10:10 de la Fondation, affirmant à ce propos que «le Medef et Yann Arthus-Bertrand réinventent le greenwashing».
A noter que dans un rapport parlementaire de 2011, la Fondation GoodPlanet a été épinglée en raison du soutien apporté par Yann Arthus-Bertrand à l’organisation de la coupe du monde de football de 2022 au Qatar, alors que par ailleurs le Qatar a financé la traduction en arabe de son film Home.

Structure

Fondation reconnue d’utilité publique, créée en 2009, reprenant le rôle et les activités de l’association GoodPlanet à but non lucratif loi 1901 créée en juillet 2005. La Fondation GoodPlanet détient la totalité des parts de l’EURL My Planet.
En novembre 2008, la Fondation GoodPlanet Suisse a été créée, présidée par le banquier Thierry Lombard. Fin 2014, sa liquidation est opérée et, selon décision du Département fédéral de l’intérieur du 1er décembre 2014, la fondation est dissoute. Sa liquidation étant terminée, elle est radiée en février 2016.
Le 10 mai 2011, la Fondation GoodPlanet a officiellement lancé GoodPlanet Belgium en Belgique. La branche belge de GoodPlanet est née grâce à la collaboration de l’ONG Green et de la Fondation Roi Baudouin. Son partenaire au départ a été JCDecaux, Nº1 mondial de la publicité urbaine, Spadel, Belgacom et B.Post.

Dirigeants

Collège des fondateurs

  • Yann Arthus-Bertrand : président fondateur
  • Olivier Dulac : BNP Paribas
  • Thierry Lombard : Lombard Odier Darier Hentsch & Cie
  • Bérengère Primat

Collège des membres de droit

  • Gilles Cantal : ministère de l’Intérieur
  • Coralie Noël : ministère de l’Education Nationale
  • Olivier David : ministère de la Transition écologique et solidaire

Collège des personnalités qualifiées

  • Véronique Jaquet
  • Olivier Le Grand
  • Serge Orru
  • François Hisquin : Institut Jane Goodall France

Bureau de la fondation

  • Yann Arthus-Bertrand : président fondateur
  • Véronique Jaquet: vice-présidente
  • François Hisquin : secrétaire
  • Olivier Le Grand : trésorier

Equipe

  • Yann Arthus-Bertrand : président
  • Françoise Jacquot : responsable photo
  • Véronique Jaquet : vice-présidente
  • Cédric Javanaud : directeur général
  • Patrick Miron de L’Espinay : directeur Administratif et Financier
  • Fernanda Lopes : gestionnaire comptable & administrative
  • Frédéric Diallo : assistant comptable
  • Gwenaelle Rouillet : responsable maintenance informatique
  • Moustapha Mohamadou : assistant informatique
  • Anne-Isabelle Dauca : directrice communication
  • Julien Leprovost : rédacteur Magazine GoodPlanet mag’
  • Eugénie Fabre : responsable communication & des relations médias
  • Clara Benichou : chargée de communication & création graphique
  • Armelle du Peloux : directrice des partenariats et du fundraising
  • Abdou Diouf : chargé de collecte
  • Blandine Bratigny : responsable développement des fonds privés
  • Valérie Chazalon : directrice de la sensibilisation
  • Sarah Germain : responsable sensibilisation
  • Gabrielle Belviso : responsable des projets nationaux sensibilisation
  • Roxanne Chaudière : chargée de sensibilisation
  • Elise Ploux : chargée de médiation
  • Lucille Lahaye : chargée de projet sensibilisation à l’alimentation et la cuisine durable
  • Clara Caubet : chargée de projet sensibilisation CAP 2030
  • Emma Lebedeff : chargée de projet sensibilisation CAP 2030
  • Mélina Chain : assistante projet de sensibilisation CAP 2030
  • Rudy Masset : responsable technique – Domaine de Longchamp
  • Thomas Nanin : responsable des espaces verts – Domaine de Longchamp
  • Jean-Baptiste Poncelet : directeur du programme Action Carbone Solidaire
  • Claire Sellier : cheffe de projets agroécologie
  • Shayna Valentine : chargée de mission Carbone
  • Lila Vancrayenest : responsable projets internationaux
  • Julie Mathews : responsable de l’accompagnement des organisations
  • Maud Doublet-Bernard : chargée de mission accompagnement
  • Pauline Chabert : chargée de développement commercial et d’exploitation
  • Armand Cochard : responsable du développement commercial
  • Manon Fredout : chargée de sensibilisation
  • Pablo Fye : chef de projet – La Ville du Changement
  • Jacqueline Goffart : community manager du film Home, responsable des diffusions des films

Activités

Communication : La Fondation GoodPlanet mène des actions de sensibilisation sur la protection de l’environnement qui allient souvent films, expositions de photographies, posters, ventes de livres, d’agendas, etc. Ce fut le cas avec les films Home, Des forêts et des hommes (2011), Planète Océan (2012), ou encore Human (vu par 3 millions de personnes sur France 2) et Terra (2015). Il y a aussi eu le projet «6 milliards d’Autres», devenu «7 milliards d’Autres» depuis le 31 octobre 2011.
Le Domaine de Longchamp, un domaine de 3,5 hectares où siège la fondation et dont la concession lui a été accordée par la Mairie de Paris en juin 2015 pour 30 ans, est devenu un lieu «dédié à l’écologie et la solidarité». Dans ce projet, concrétisé en mai 2017, il y a notamment des lieux d’expositions pour les photographies de Yann Arthus-Bertrand. En 2018, un Pavillon dédié à l’alimentation durable a été créé avec le soutien d’Elior et le parrainage d’Alain Ducasse. En 2016, la Fondation GoodPlanet a élaboré une charte alimentaire à destination des partenaires et prestataires qui seront présents au Domaine de Longchamp. Les voitures et bus électriques sont fournis par le Groupe Bolloré et la communication est soutenue par JCDecaux. Depuis l’ouverture, le site a accueilli 450.000 visiteurs et comptabilise 600 projections cinéma, 250 rencontres et conférences, 800 ateliers.
La Fondation GoodPlanet lance aussi des campagnes ponctuelles, comme en 2010 avec la campagne 10:10, en partenariat avec l’Ademe et le WWF,  qui demande à chaque citoyen de s’engager à réduire de 10% ses émissions à effet de serre sur douze mois. Cette initiative a été soutenue par le Medef, l’UMP, le PS, le PCF, Les Vert et Cap 21. Il y a eu 7000 événements dans 180 pays. A l’occasion de la COP21 fin 2015, la Fondation GoodPlanet a lancé le programme «La solution est dans l’assiette !» avec des partenaires comme Findus, Engie, Vrai et Jardin Bio. Ce programme répertorie «60 solutions concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre produites par notre alimentation». Des outils pédagogiques sont développés pour ce programme, tels des kits posters, webdocumentaire, infographies, jeux et quizz…
Dans le cadre des sommets sur l’environnement, la Fondation GoodPlanet publie des documents. Ainsi en septembre 2014, à la veille du Sommet sur le Climat à New York, la Fondation GoodPlanet sort son livre 60 solutions face au changement climatique, préfacé par le président François Hollande et par Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU. L’exposition de photographies liée au livre a été inaugurée en janvier 2015 à Pékin, en présence du Premier ministre Manuel Valls. En octobre 2017, dans le cadre de la COP12 de la Convention sur les Espèces Migratrices, la Fondation a distribué un livre de sensibilisation de 160 pages intitulé TERRA Their future is our future pour la défense de la biodiversité au niveau international.
Depuis 2009, la Fondation GoodPlanet a un site Internet d’information sur l’environnement et le développement durable : GoodPlanet.info. En 2020, il y aurait plus de 814.870 utilisateurs et 12.000 abonnés aux «Newsletters».
Soutiens financiers : La Fondation GoodPlanet anime «Action Carbone Solidaire», un programme qui propose aux entreprises, institutions et particuliers de compenser leurs émissions de gaz à effet de serre en finançant des projets comme la plantation d’arbres, l’installation de cuiseurs solaires ou la construction de réservoirs à biogaz. Depuis le début de ce programme, la Fondation GoodPlanet aurait financé 12.445 cuiseurs solaires, 17.937 biodigesteurs, la plantation de 2 millions d’arbres. En 2020, Action Carbone Solidaire a accompagné 22 projets dans 12 pays répartis selon 5 thématiques : Agriculture et foresterie durables, Accès à l’énergie, Préservation de la biodiversité, Valorisation des ordures ménagères, Construction d’écoles bioclimatiques. Depuis 2016, la Fondation finance aussi plusieurs projets dans le cadre du programme «Time for the Planet», avec le soutien d’Omega, en Indonésie et au Botswana.
Conseil et formations : La Fondation propose également un accompagnement RSE aux entreprises, collectivités et institutions, activité gérée par la filiale MyPlanet. Dans ce cadre, depuis 2006, la Fondation GoodPlanet a réalisé environ 90 bilans carbone. Ainsi, avec les magasins Casino, la Fondation GoodPlanet a conseillé en matière de consommation responsable début juin 2013, se félicitant que «tous les produits mis en avant par Casino dans son catalogue et qui répondaient aux critères de GoodPlanet ont vu leurs ventes augmenter d’environ 30%.» Ce partenariat s’est poursuivi en 2014 avec la campagne «Choisir c’est Agir». Ou encore, par exemple, la Fondation organise depuis 2013 des animations pour les collaborateurs du Fouquet’s sur les problématiques du gaspillage alimentaire, sur l’alimentation durable, les déchets ménagers… En 2016, la Fondation GoodPlanet a notamment sensibilisé les équipes d’Hermès à l’alimentation durable. En 2017, elle accompagne SIACI St Honoré dans sa stratégie bas carbone. Elle a aussi conçu et développé deux livrets de sensibilisation pour les clients de BNP Paribas Asset Management aux enjeux du développement durables. En 2020, il y a eu la création de supports pédagogiques «sur les enjeux de l’agriculture régénératrice» en partenariat avec Le fond Ecosystème Danone.

Finances

La Fondation GoodPlanet a une forte dépendance vis-à-vis des subventions privées, en particulier vis-à-vis des structures de la BNP. En 2021, environ 55% des recettes provenaient de mécénats d’entreprises privées. Pour sa part, GoodPlanet Belgium a un budget d’environ 2,2 millions d’euros en 2020 (contre 3 millions en 2019).
La dotation de la Fondation GoodPlanet comprend 1 million d’euros, effectuée par les membres fondateurs en vue de la reconnaissance de GoodPlanet comme établissement d’utilité publique. Elle est constituée par le versement de 500.000 euros de l’association GoodPlanet, de 100.000 euros de BNP Paribas, de 250.000 euros de Lombard Odier Darier Hentsch & Cie, de 150.000 euros de Cortal Consors. Tous les actifs et contrats de l’association GoodPlanet ont été absorbés par la Fondation.
La Fondation GoodPlanet détient à 100% l’EURL MyPlanet, mandatée pour effectuer tous les actes commerciaux dérivant des missions de la Fondation (gestion des droits d’auteur et de diffusion des films Home et Human, redevances commerciales du Domaine, prestations RSE et Carbone…), ainsi que les activités de séminaires (Ecole GoodPlanet). Le chiffre d’affaires de MyPlanet a été de 3.849.000 euros euros en 2020.

AnnéeProduitsChargesRésultat
20212.628.986 €2.633.496 €-4511 €
20203.157.589 €2.712.495 €445.094 €
20193.689.554 €3.133.143 €556.411 €
20182.648.357 €2.568.873 €79.484 €
20173.501.302 €3.572.486 €-71.184 €
20163.982.723 €4.092.163 €-109.440 €
20155.916.711 €5.816.668 €100.043 €
20146.166.754 €6.309.760 €-143.006 €
201310.058.316 €10.143.590 €-85.274 €
20126.646.355 €6.547.908 €98.447 €
20115.200.709 €5.339.211 €-138.502 €
20105.267.949 €5.357.080 €-89.131 €
20096.003.720 €5.738.208 €265.512 €
20085.263.857 €5.280.380 €-16.523 €
20073.109.758 €3.025.003 €84.755 €

Il y a d’abord les mécènes «fondateurs» : BNP Paribas et Thierry Lombard (ancien associé gérant de Lombard Odier Darier Hentsch). En janvier 2009, L’Expansion affirmait que la BNP était donatrice de 2 millions d’euros. A travers son programme «Investir Utile», BNP Paribas Personal Investors a reversé, depuis 2006, plus de 500.000 euros à la Fondation GoodPlanet (dons réalisés par BNP Paribas Personal Investors et les Sociétés de gestion partenaires).
Il y a aussi les mécènes «bienfaiteurs» qui s’engagent au moins sur 3 ans, comme BNP Parisbas Investment Partners et Meeschaert. Par le passé la Fondation a connu les mécènes bienfaiteurs suivants : Casino, Suez Environnement, Henkel et Ethical Coffee Company. Parmi les partenaires «programmes», on peut notamment mentionner : Fondation EDF, Coca-Cola, Fondation Suez, Fondation Bettencourt Schueller, Véolia Propreté, Antargaz, Botanic, Hermès Paris, Taxis G7, groupe Galeries Lafayette, Elior, Canon, groupe Clarins, Institut Mérieux, etc. On sait aussi qu’en 2008, Air France a décidé, en investissant 5 millions d’euros sur trois ans, de soutenir un projet de lutte contre la déforestation à Madagascar, en partenariat avec GoodPlanet. En décembre 2018, la Fondation a organisé la première édition du Nature Gala, dîner de Gala annuel et vente aux enchères au profit de la Fondation GoodPlanet et du Jane Goodall Institute, permettant de récolter 346.679 euros. En 2019, les ventes/Gala ont permis de récolter 637.550 euros et 297.370 euros en 2020.
Enfin, il y a les partenaires institutionnels : ministère de l’Ecologie (30.000 euros en 2009), ministère de l’Education, l’Agence française de développement, ADEME (210.000 euros en 2009 et 90.000 euros en 2010), PNUE, la Ligue de l’enseignement, la Région Ile-de-France (17.237 euros en 2017, 7500 euros en 2013, 20.000 euros en 2010). En 2015, la Fondation GoodPlanet a reçu 20.000 euros de la réserve parlementaire du député Jérôme Chartier (LR).

Principales sources extérieures de financement

2020
Meeschaert378.118 €
Metro228.000 €
BNP Paribas214.355 €
MAIF112.500 €
Nuxe50.000 €
Allianz50.000 €
Goodgout43.000 €
EDF41.301 €
Maisons du voyage40.000 €
Kone40.000 €
Maison du voyage38.361 €
Ortho Sol38.359 €
T. Lombard36.000 €
Fondation Claude et Sofia Marion35.000 €
Marcel32.054 €
Barchen30.779 €
Guerlain30.000 €
Banque Pictet30.000 €
Association A Tree27.110 €
Fnac Darty25.954 €
Compass25.000 €
Epic Games22.902 €
Synergie Sol20.000 €
Nacon Bee Simulator15.000 €
Raja15.000 €
Link Together15.000 €
Elora15.000 €
Agros Wityu Partners14.228 €
Yann Arthus Bertrand12.740 €
Quee10.225 €
Arthus Bertrand SAS10.000 €
Marie-Laure Binsse10.000 €
L. Dassault10.000 €
Crédit Suisse10.000 €
Orange10.000 €
Lafuma10.000 €
Comgest9262 €
Flores Sasu7994 €
UK Online Giving Foundation7242 €
2019
Sophie Marion226.476 €
MAIF225.000 €
Fonds de Dotation METRO200.000 €
BNP Paribas Asset Management100.000 €
Suez70.000 €
Moët Hennessy50.000 €
Stop Hunger50.000 €
Galeries Lafayette50.000 €
ITNI46.000 €
Omega43.000 €
Maisons du voyage40.000 €
Kon40.000 €
Meeschaert39.582 €
Guerlain30.000 €
Marcel28.364 €
Fondation Claude et Sofia Marion25.000 €
Antargaz25.000 €
Cewe25.000 €
BNPP24.000 €
Octo Technology20.000 €
Swen Capital20.000 €
Comgest15.708 €
SIA15.000 €
Raja15.000 €
Elora15.000 €
Linktogether15.000 €
Natixis12.000 €
Palais des thés10.626 €
Hope10.542 €
Ponticelli10.000 €
L'Oréal10.000 €
UNFP10.000 €
Shroder10.000 €
Quantalys10.000 €
Swaroski10.000 €
Sacrepod10.000 €
Freehills10.000 €
Alliance710.000 €
G78470 €
Maison de la finance7500 €
EDF7057 €
Groupe ADP6120 €
2018
MAIF225.000 €
BNP Paribas184.000 €
Thierry Lombard75.000 €
Suez73.000 €
Culturespaces60.000 €
Galeries Lafayette50.000 €
Mayer Brown50.000 €
Stop Hunger50.000 €
Octo Technology49.000 €
Fondation Didier et Martine Primat48.700 €
Maisons du voyage40.000 €
Groupe Koné40.000 €
Kaviari34.920 €
Antargaz32.510 €
Eurostar28.711 €
SAS MGP20.800 €
ITNI20.000 €
Bärchen15.449 €
Taxis G715.130 €
AGEFI15.000 €
Fondation de France15.000 €
Olive15.000 €
Comgest14.320 €
Blachère Illumination13.000 €
Fondation EDF12.604 €
Groupe ADP12.080 €
Vineta Monaco9500 €
Pukka Herbs9000 €
Planète Claire7500 €
SARL Urbantech5000 €
Fondation Ensemble5000 €
Oriflame5000 €
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Collectif des Faucheurs Volontaires d’OGM

C/o Vigilance OGM 18
15 bis, lotissement les Acacias
09200 EYCHEIL
E-mail : collectif@faucheurs-volontaires.fr
Site : http://www.faucheurs-volontaires.fr/

Profil

logo-faucheursLe Collectif des Faucheurs Volontaires d’OGM est l’un des principaux mouvements d’opposition aux OGM en France. Il est aussi l’un des mieux connus, d’une part en raison des actions spectaculaires menées mais, d’autre part, du fait qu’il a longtemps été dirigé par le médiatique José Bové. Affirmant ne pas s’opposer à la recherche sur les OGM en milieu confiné, les Faucheurs Volontaires sont radicaux dans leur refus de toute expérimentation ou culture commerciale d’OGM en plein champ. Ils n’hésitent pas non plus à s’en prendre à la recherche publique, en détruisant notamment des essais de l’INRA en 2010. Ils refusent également les importations d’OGM et, plus généralement, dénoncent la privatisation du vivant. En janvier 2022, le Collectif des Faucheurs Volontaires d’OGM s’oppose à la vaccination anti-Covid, expliquant qu’il «n’accepte pas et dénonce l’injection de vaccins génétiquement modifiés : nous ne voulons pas d’OGM ni dans les champs, ni dans les assiettes, ni dans nos corps». De plus, il craint que «la banalisation des vaccins GM ouvre aussi la porte à l’acceptabilité sociale de toutes les manipulations génétiques ou de biologie de synthèse que ce soient sur les végétaux, les animaux (dont les humains), les microorganismes ou les virus».
Soutenus principalement par la Confédération paysanne, les Faucheurs se distinguent des autres mouvements anti-OGM par leur mode d’action : des opérations commandos de destruction de champs d’OGM et des interventions dans les ports français contre les importations d’OGM. Les procès consécutifs à ces actions constituent pour eux des plates-formes de propagande et des opportunités de médiatisation de leurs revendications.
Ces actions se font au nom de la désobéissance civile non-violente, bien que des responsables des Faucheurs Volontaires reconnaissent qu’il y a bel et bien violence. Ainsi, après l’arrachage de vignes transgéniques à Colmar en 2010, Dominique Delort, coordinatrice des Faucheurs Volontaires dans le Cher, a déclaré : «Arracher c’est très violent, mais on n’a que ce moyen pour nous faire entendre car le débat n’est pas posé publiquement.» Ils prétendent aussi mener ces actions «après avoir épuisé les recours du dialogue et les actions légales».
Depuis le moratoire français sur le maïs transgénique MON810 et le départ de José Bové de la direction des Faucheurs Volontaires, le mouvement n’a pas réussi à trouver un second souffle. Si les porte-parole des Faucheurs Volontaires ont revendiqué jusqu’à 7000 personnes ayant signé la charte des Faucheurs, les véritables activistes ne dépassent pas aujourd’hui les quelques centaines d’individus.
En l’absence de cultures d’OGM en France depuis 2007, les Faucheurs tentent de se lancer dans la lutte contre ce qu’ils appellent les «OGM cachés» et menacent de s’en prendre aux «OGM obtenus pas mutagenèse ou fusion cellulaire et autres techniques de manipulation du vivant et qui ne font l’objet d’aucune réglementation spécifique». Depuis 2010, et bien qu’ils n’aient pas épuisé tous les recours légaux, ils ont fauché à plusieurs reprises des tournesols et des colzas mutés. Néanmoins, ces actions et les procès sur cette thématique n’ont eu que très peu d’écho médiatique. Les destructions de stocks de soja transgénique en 2012, 2014 et 2016 ont été, elles aussi, peu médiatisées.
Sans que cela soit mentionné dans leur charte, les Faucheurs ont décidé depuis 2016 d’élargir leur champ d’intervention, en prenant comme cible l’herbicide Roundup, le sujet des pesticides étant jugé davantage porteur médiatiquement. Ils ont ainsi d’abord multiplié les actions commandos dans les jardineries afin de détruire des bidons d’herbicide Roundup. Plusieurs groupes de Faucheurs ont ensuite initié la «Campagne Glyphosate» qui a consisté à analyser la présence de glyphosate dans les urines et de porter plainte pour mise en danger d’autrui. En 2020, il y aurait plus de 6000 plaintes déposées mais, selon une enquête en 2019 du mensuel Le Morbihan, ces tests seraient une «farce» car utilisant une méthode de détection inadaptée. Un nouvel objectif est aussi d’obtenir «un moratoire sur toutes les variétés rendues tolérantes aux herbicides (VRTH)», qu’elles soient OGM ou non. Ainsi, en septembre 2020, les Faucheurs ont détruit une parcelle, déclarant qu’«en l’état, ces tournesols ne sont pas considérés comme des OGM réglementés, mais restent de véritables éponges à pesticides, encourageant leur utilisation massive».
Malgré leurs actions radicales, on a pu retrouver certains Faucheurs dans des institutions officielles. Par exemple, jusqu’à leur démission en 2016, c’étaient des Faucheurs Volontaires qui représentaient les Amis de la Terre et la Confédération paysanne au sein du Haut conseil des biotechnologies. Il existe également une forte présence de Faucheurs d’OGM au sein des instances de l’association Inf’OGM qui pourtant se définit comme «non militante».

Structure

Le mouvement, créé en 2003, n’a pas de structure légale.

Dirigeants

Les Faucheurs Volontaires sont opaques concernant la liste de leurs responsables. José Bové et Jean-Baptiste Libouban en sont les fondateurs, mais ce sont les coordinateurs régionaux qui décident des actions et de la stratégie à mener. Parmi les responsables (coordinateur ou porte-parole) des Faucheurs Volontaires, tels qu’ils apparaissent dans les médias ou lors des procès ces dernières années, on peut mentionner : Jacques Dandelot, Dominique Masset, Christine Thelen, Mireille Lambertin-Martinez, Guillaume de Crop, Gérard Liebskind, Annick Bossu, Najate Malali, Tchandra Cochet, Alain Hébrard, Jill Quillevere, Danièle Roury, Dominique Plancke, Hervé Callo, Marie Nicolas, Michel Goujot, Dominique Delort, Annie Chalmeton, Virginie Lange, Louis Auclair, Gilles Florence, Jacky Berrahil, Franck Sarda, Jean-Paul Henry, Franciska Soler, Emmanuel Extier, Sylvie Bornet, Carinne Dumont, Daniel Laurens, Sylvain Willig, Auberi Petite, Patrice Massenet…

Historique

Les premiers fauchages et destructions d’essais d’OGM ont eu lieu dès 1997, à l’initiative de la Confédération paysanne, sous l’impulsion de José Bové et René Riesel. Ce n’est qu’en 2003, lors du rassemblement Larzac 2003, que le Collectif des Faucheurs Volontaires d’OGM a été créé. C’est Jean-Baptiste Libouban, responsable de la Communauté de l’Arche, fondée par Lanza del Vasto, qui a proposé cette initiative à José Bové, qui l’a ensuite acceptée. Il s’agissait notamment de ne plus faire porter au syndicat paysan l’important coût des dommages et intérêts suite aux procès.

Activités

La principale activité est évidemment les destructions de cultures d’OGM. En juin 2005, les Faucheurs revendiquaient avoir détruit 70% des essais de recherche en France qui existaient en 2004. Le 31 juillet 2006, le ministère de l’Agriculture estimait que 40% des champs expérimentaux avaient été détruits. En 2008, tous les essais de Monsanto ont été, selon la firme, détruits. Leur mode d’opérer est simple. Les coordinateurs régionaux se réunissent plusieurs fois par an pour décider des actions à mener, selon les parcelles OGM détectées par les Faucheurs Volontaires.
Outre ces actions, les Faucheurs Volontaires ont occupé des ports pour s’opposer à l’importation des OGM, comme en juillet 2007, le terminal agro-alimentaire du Port de Saint-Nazaire, ou détruit des cargaisons de soja transgénique, comme en 2012 et 2014 à Lorient ou en 2016 au port de Nantes/Saint-Nazaire. Suite à l’action de Saint-Nazaire de 2007, une délégation de 8 Faucheurs volontaires (tous poursuivis ou condamnés par la justice pour des actions de fauchage d’OGM) avait été reçue par Nathalie Kosciusko-Morizet, pour réclamer à nouveau un moratoire immédiat sur les OGM. Les Faucheurs utilisent aussi la grève de la faim pour faire pression et attirer les médias, comme celle de mars 2007 ou celle commencée début janvier 2008 par plusieurs faucheurs, dont José Bové, pour réclamer la clause de sauvegarde sur le maïs transgénique MON810. En août 2010, les Faucheurs détruisent un essai de vignes avec porte-greffes transgéniques de l’INRA. En juin 2012, les Faucheurs portent plainte contre l’INRA qui lui reprochent d’avoir mené à Colmar des essais de vignes transgéniques dans l’illégalité. En mai 2014, la Cour d’appel de Colmar les relaxait pour cette action mais, un an plus tard, la Cour de Cassation a annulé la relaxe. En janvier 2016, le Tribunal de Colmar a rendu une ordonnance de non-lieu, suite à la plainte de 2012 des Faucheurs contre l’INRA. En novembre 2014, près d’un centaine de Faucheurs ont occupé les locaux de Limagrain pour dénoncer la recherche sur le blé transgénique.
En l’absence de cultures transgéniques, les Faucheurs s’en prennent au tournesol et au colza muté avec quelques rares actions de saccage par an : destruction en avril 2014 d’une plate-forme d’essais de colzas mutés en Meurthe-et-Moselle ; en mai 2014, en Charente Maritime, destruction d’un peu plus d’un hectare de colzas mutés ; le mois suivant, en Haute Garonne, destruction des parcelles de démonstration de colza Clearfield ; en avril 2015, dans le Maine-et-Loire, destruction d’une parcelle d’un hectare d’essais de colza issu de mutagenèse : en août 2016, dans les Pyrénées orientales, destruction de trois hectares de tournesol mutés. Plusieurs actions ont eu lieu depuis lors chaque année. En septembre 2018, les Faucheurs d’OGM «se félicitent de l’arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne du 25 juillet 2018. La Cour vient leur donner raison en confirmant que les organismes obtenus au moyen de techniques/méthodes de mutagénèse, y compris de nouvelles techniques de manipulations génétiques, sont bien des OGM au sens de la directive 2001/18/CE.» Ils ont également organisé des opérations d’étiquetage sur des huiles de tournesol, de colza et des céréales «pour dénoncer l’absence d’information du consommateur». En novembre 2018, les Faucheurs Volontaires ont fait l’objet d’une «relaxe sur défaut de caractérisation des infractions» à propos d’une action de 2016 sur des parcelles d’essai de colza appartenant à Dijon Céréales. En juillet 2020, des Faucheurs Volontaires ont forcé les portes du Conseil régional de Bretagne pour contester les importations de soja. En décembre 2020, le Tribunal de Perpignan a reconnu qu’un Faucheur «avait agi en état de nécessité en détruisant des tournesols génétiquement modifiés pour tolérer des herbicides». En mars 2021, une cinquantaine de Faucheurs a fait irruption dans le site du groupe Arterris et a éventré plusieurs centaines de sacs de semences de blé et de tournesol. En juin 2021, 80 Faucheurs Volontaires d’OGM ont investi Top Semence, pour détruire des «semences OGM jugées illégales». En août 2021, les Faucheurs saccagent une parcelle de tournesol de la société RAGT Semences, et en novembre, environ 80 militants s’introduisent sur le site de RAGT pour «vérifier la présence de semences rendues tolérantes aux herbicides».
Pour améliorer leur visibilité dans les médias, très faible depuis le départ de José Bové, les Faucheurs ont décidé en 2016 de prendre pour cible l’herbicide Roundup, en menant des actions commandos dans des jardineries. A l’occasion d’un procès concernant ces actions anti-Roundup en octobre 2017, les Faucheurs se sont félicités que «la procureur a choisi de suivre la défense et de demander au tribunal de saisir la Cour de Justice Européenne (CJUE). Cette saisine aura pour objet la mise en question de la législation européenne sur les pesticides, notamment sur leurs méthodes d’évaluation.» En juin 2021, le tribunal de Foix décide la relaxe des militants, invoquant «l’état de nécessité». En novembre 2017, 8 Faucheurs sont venus perturber le Congrès annuel du maïs en dénonçant le glyphosate. En 2018, les Faucheurs ont lancé un appel «pour inviter les citoyens à participer à une campagne d’analyses d’urines afin d’y rechercher des traces de glyphosate». L’objectif est de démontrer l’exposition au glyphosate et de «porter plainte  contre les responsables du maintien de ce produit sur le marché pour mise en danger de la vie d’autrui, tromperie aggravée et atteinte à l’environnement». Dans ce contexte, un groupe de Faucheurs a créé en avril 2018 l’association Campagne Glyphosate. En 2020, plus de 6000 plaintes auraient été déposées.
En 2022, les Faucheurs participent au collectif Les soulèvements de la Terre dans le cadre d’une action visant à «assiéger» le siège social France de Bayer-Monsanto, précisant : «Nous leur laissons trois mois pour faire leurs cartons et déguerpir de leur tour de verre, et d’ici-là nous saurons le leur rappeler.»
Les Faucheurs ont aussi participé à des actions dans d’autres pays, comme en mai 2011, avec la destruction d’un essai de pommes de terre génétiquement modifiées en Belgique et, en juin 2012, pour cibler un essai de blé OGM en Angleterre.
Les Faucheurs Volontaires organisent de nombreuses animations et conférences autour de chaque procès, ainsi qu’une Assemblée générale chaque année pour discuter des orientations et des stratégies du collectif. Toutefois, leurs dernières AG ne réunissent qu’une centaine de militants, démontrant l’essoufflement du mouvement. En juillet 2013, pour leur dixième anniversaire, les Faucheurs Volontaires ont organisé un rassemblement anti-OGM européen à Bouzy-la-Forêt (Loiret). Depuis 2013, une «fête des faucheurs» est organisée chaque année à la Ferme en paille de Gramat (Lot).

Finances

Les actions des Faucheurs Volontaires n’exigent pas un budget important. En revanche, le coût des procédures judiciaires, des amendes et des dommages et intérêts est très élevé. Fin 2008, ils estimaient à 926.000 euros la somme accumulée de dommages et intérêts, d’amendes et de frais d’avocats depuis 2004. En mars 2013, par exemple, José Bové et sept autres Faucheurs Volontaires ont été définitivement condamnés pour un fauchage commis en 2008. Outre les amendes, ils doivent verser en dommages et intérêts 135.700 euros à Monsanto et 38.000 euros à l’agriculteur propriétaire des parcelles saccagées.
En 2007, l’association Sans Gène, animée par des Faucheurs, a été créée pour récolter des fonds destinés à payer les amendes et les dommages et intérêts, tout en proposant une déduction fiscale de 66% sur le don octroyé. Totalement opaque, cette association récolte certains fonds d’entreprises. Biocoop, par exemple, réalise des opérations commerciales de soutien aux Faucheurs Volontaires. En 2009, le géant de la distribution bio a versé près de 50.000 euros à Sans Gène grâce à des opérations de type «vin des Faucheurs». Plus récemment, Biocoop a collecté 10.000 euros en incitant ses magasins à donner 30 euros pour soutenir la destruction de l’essai de l’Inra à Colmar. En juillet 2013, l’enseigne a lancé  le paquet de «chips des faucheurs», 20 centimes par paquet de chips vendu étant reversés au collectif des faucheurs d’OGM. Outre les dons des sympathisants, les Faucheurs Volontaires récoltent des fonds à travers la vente par exemple de calendriers, de tee-shirts anti-OGM, de bières, de vin ou de jus de pomme des Faucheurs Volontaires, de livres sur les Faucheurs Volontaires, des concerts de soutien… Ainsi, la vente d’un DVD avec l’exposé de Christian Vélot sur les OGM a rapporté plus de 100.000 euros, dont la moitié a été reversée à Sans Gène.
Quant aux frais d’avocats et aux frais d’organisation des événements autour des procès, ils sont à la charge des comités de soutien locaux créés à cet effet.

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Pollinis

10 rue Saint-Marc
75002 Paris
Tél. : 01 40 26 40 34
E-mail : contact@pollinis.org
Site : https://www.pollinis.org

Profil

Pollinis, une association spécialisée dans des campagnes sur les abeilles et les pollinisateurs, a été fondée en 2012 par Nicolas Laarman, son cousin Clément Rémy et «des citoyens engagés et bénévoles», tous inconnus à l’époque des sphères militantes écologistes et environnementalistes. Architecte de formation, Nicolas Laarman explique qu’il a été «inspiré par le National Trust, institution anglaise qui repose sur des millions de citoyens adhérents pour préserver à la fois les monuments et les paysages anglais». Sa méthode semble aussi s’inscrire dans le militantisme par marketing direct mis au point par son père François Laarman, l’un des fondateurs de l’association Contribuables Associés, et développé dans la sphère des médecines alternatives par son cousin Vincent Laarman. D’ailleurs, Pollinis s’est fait connaître au départ par la diffusion d’une vidéo alarmante, en trois langues, sur les néonicotinoïdes et d’un appel à signer une pétition, déclarant : «D’ici trente ans, peut-être moins, nos enfants n’auront aucune idée de ce qu’est une tomate, une courgette, une poire, une cerise, autrement qu’à travers les livres et les films documentaires.» Aujourd’hui, cette pétition a obtenu le soutien de plus de 1,3 million de citoyens à travers l’Europe.
Si Pollinis est investie dans quelques programmes de sauvegarde des abeilles, l’association mène principalement des campagnes contre les pesticides, les OGM et, de façon plus générale, contre l’agriculture conventionnelle. Pollinis explique : «Les causes de la disparition des pollinisateurs sont principalement agricoles : l’agriculture conventionnelle, mise en place à partir des années 60, a provoqué un véritable cataclysme silencieux, avec la contamination des milieux par les pesticides et la destruction des habitats naturels de tous les insectes et des auxiliaires des cultures.» Et quand l’association se demande «pourquoi ne change-t-on pas immédiatement de modèle agricole», elle répond : «Les géants de l’agrochimie et de l’agro-industrie, avec l’accord tacite des autorités publiques censées protéger les citoyens, réussissent à imposer ce blocage. Pour faire sauter les verrous de ce système mortifère, il faut un contre-lobbying citoyen efficace et puissant.»
Avec une quinzaine de salariés et près de 1,5 million de budget, Pollinis est désormais devenue incontournable dans les débats sur les pesticides et les pollinisateurs. L’association est membre de l’UICN et collabore avec divers partenaires comme Nous voulons des coquelicots, Générations Futures, Sciences Citoyennes ou encore la Confédération paysanne. Ou à l’échelle européenne, en soutenant, par exemple, la publication en 2021 d’un rapport sur le forçage génétique rédigé par Save Our Seeds, une organisation allemande de la nébuleuse anthroposophe.

Structure

Association de la loi de 1901, créée en mai 2012 sous le nom «Conservatoire des fermes et de la nature» avant d’être rebaptisée «Pollinis» fin 2014. Une ASBL Pollinis a été créée à Bruxelles en décembre 2013.

Dirigeants

Conseil d’administration

  • Sophie Ventura : présidente
  • Aurélia Ainscough : secrétaire générale
  • Clément Remy : trésorier
  • Jean-François Saada
  • William Chiflet

Equipe

  • Nicolas Laarman : Délégué Général
  • Margaux Beaudier : Administratrice, chargée des relations donateurs et des ressources humaines
  • Benedicte Reitzel-Nielsen : Directrice administrative et financière et coordinatrice
  • Vanessa Mermet : Directrice des campagnes
  • Cécile Barbière : Directrice de l’information et de la communication
  • Julia Thibord : Responsable contentieux stratégique
  • Mathis Buis : Chargé de campagnes
  • Petra Roussel : Chargée de recherche scientifique
  • Clément Hélary : Chargé de communication / rédaction
  • Pia Desoutter : Designer graphique
  • Sonia Bojanowska-Cantor : Responsable des médias sociaux
  • Sandrine Denaud : Chargée de recherche scientifique
  • Charlotte Labauge : Chargée de campagnes
  • Alexandre Barraud : Chargé de recherche
  • Camila Rolando Mazzuca : Chargée de campagnes
  • Barbara Berardi : Directrice de la recherche et du plaidoyer
  • Léo Lamotte : Rédacteur chargé d’enquête
  • Guillaume Holzer : Responsable de l’acquisition

Activités

Campagnes. Les principaux thèmes de campagne de Pollinis sont : «faire interdire tous les pesticides délétères pour les pollinisateurs», «restaurer un environnement riche et sain pour les pollinisateurs sauvages», «empêcher la dissémination dans la nature d’insectes OGM». L’association milite aussi pour «une meilleure protection des lanceurs d’alerte».
Publications.
Pollinis publie des notes de synthèse et des rapports. En 2019, Pollinis publie un rapport intitulé Évaluation des pesticides et risques pour les pollinisateurs : procédures obsolètes et conflits d’intérêts. En mai 2021, l’association publie le rapport Organismes génétiquement forcés : une autre dimension du génie génétique rédigé par Save Our Seeds. En novembre 2021, avec le CCFD-Terre Solidaire et le Basic, Pollinis publie une étude intitulée Pesticides : un marché qui nous est cher. L’association publie aussi régulièrement un bulletin de liaison.
Conservation. Depuis 2015, Pollinis élabore «des solutions alternatives pour lutter contre l’expansion du frelon asiatique». En 2019, l’association a lancé une étude scientifique «pour établir si les abeilles de l’Île de Groix sont aptes à cohabiter avec Varroa destructor». En 2020, Pollinis annonce que, sur 5 ans, elle va contribuer à la plantation de 2000 arbres en intraparcellaire et agroforesterie dans le cadre de son projet «Haies pour pollinisateurs». En 2021, Pollinis lance en France les premières expérimentations du protocole «Darwin’s Black Bee Box» pour «faire cohabiter les abeilles domestiques et le parasite Varroa destructor sans traitement acaricide».
Contentieux. En avril 2020, Pollinis et Générations Futures déposent un recours contre la cellule de gendarmerie Déméter. En avril 2021, Pollinis (avec Générations Futures, France Nature Environnement et Alerte des médecins sur les pesticides) dépose un recours contre la réautorisation temporaire des néonicotinoïdes. En septembre 2021, Pollinis et plusieurs ONG au sein de Justice pour le Vivant déposent un recours contre l’État français «pour manquement à ses obligations de protection de la biodiversité», visant «notamment les défaillances notoires du processus d’autorisation et de mise sur le marché des pesticides».
Lobbying. Pollinis déclare avoir dépensé entre 75.000 et 100.000 euros en 2021, entre 50.000 et 75.000 euros en 2020, 2019 et 2018, et entre 25.000 et 20.000 euros en 2017 pour des activités de lobbying auprès des députés et sénateurs. L’association a déclaré 3 actions de lobbying auprès des députés et sénateurs en 2018, 2 actions en 2019, 5 actions en 2020, 4 actions en 2021, sans préciser les sommes engagées. Au niveau européen, l’association déclare avoir dépensé entre 50.000 et 100.000 euros dans ses activités de lobbying en 2020. Pollinis a organisé la conférence «Néonicotinoïdes : vers une interdiction totale ?», organisée en novembre 2017 au Parlement européen à Bruxelles.
Pétitions : Pollinis lance régulièrement des pétitions, quelques fois portées avec d’autres organisations. Lancée en mai 2012, la pétition qui vise à obtenir l’interdiction globale des pesticides néonicotinoïdes en Europe, a rassemblé 1,3 million de signataires par vagues successives en 4 langues et dans plus de 15 pays à travers l’Europe. En 2018, Pollinis héberge la pétition du collectif Stop secret d’affaires contre la «loi secret des affaires» qui rassemble près de 500.000 signatures. En novembre 2018, l’association lance une pétition contre les fongicides SDHI qui recueille plus de 411.000 signatures. Fin 2018, Pollinis lance une pétition «pour demander au gouvernement français de réformer de toute urgence son système d’évaluation pour connaître l’impact réel des pesticides sur les pollinisateurs» qui recueille plus de 330.000 signatures. En 2020, l’association lance une pétition pour «empêcher la dissémination d’organismes modifiés par forçage génétique dans l’environnement» qui recueille plus de 247.000 signatures.

Finances

En 2023, Pollinis déclare que l’association a été soutenue par plus de 25.000  donateurs (contre 20.862 en 2022) et que 71% des dons reçus par l’association sont inférieurs à 100 euros. Elle affirme ne pas accepter de subvention publique, de contribution d’entreprises et qu’elle n’est engagée dans aucune activité commerciale. On peut noter en particulier le décollage financier de Pollinis en 2015, avec une progression des recettes de près de 180% par rapport à 2014, c’est-à-dire une augmentation d’environ 490.000 euros. Depuis 2018, Pollinis est labellisée Don en confiance, «ce qui signifie que l’association satisfait aux quatre grands principes du Comité de la Charte : respect du donateur, transparence, probité et désintéressement, recherche d’efficacité».

AnnéeProduitsChargesRésultat
20231.954.359 €1.796.307 €158.052 €
20221.676.639 €1.741.153 €-65.514 €
20211.287.519 €1.446.420 €-158.901 €
20201.462.519 €1.308.794 €153.725 €
20191.348.539 €1.246.959 €55.261 €
20181.038.268 €1.061.947 €-23.679 €
2017922.949 €907.318 €15.632 €
2016952.553 €835.038 €117.515 €
2015762.239 €775.453 €-12.213 €
2014272.062 €205.440 €66.622 €
2013158.752 €55.960 €102.792 €
201215.840 €3146 €12.695 €
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Corinne Lepage

Ministre de l’Environnement (1995-1997)
Présidente de CAP21/Le Rassemblement Citoyen
Fondatrice du CRIIGEN
Présidente de Women Engage for a Common Future (WECF)
Présidente de Justice Pesticides
Coprésidente du Mouvement des Entreprises de la Nouvelle Economie
Présidente des Amis de la Déclaration universelle des droits de l’humanité
Membre d’honneur de l’Institut national de l’économie circulaire
Membre du comité d’orientation de Green Cross France & Territoires
Associée fondatrice du cabinet Huglo Lepage Avocats
Marraine de la Fondation d’entreprise Ekibio

Profil

Corinne Lepage est progressivement devenue une figure familière du grand public, grâce à ses interventions régulières dans les médias. Mais sa notoriété ne lui a jamais permis de percer en politique. En effet, Corinne Lepage a longtemps essayé, sans succès, de créer un pôle écologiste au centre de l’échiquier politique, avec notamment des personnalités issues des ONG environnementales. Dernière tentative en date, le lancement en mars 2013 du Rassemblement Citoyen, un nouveau mouvement politique, qui a fusionné en décembre 2014 avec son parti CAP 21 pour devenir CAP21/LRC. Cependant, l’échec est encore au rendez-vous puisqu’aux élections européennes de 2014, le parti affiche des résultats inférieurs à 1% des voix. En janvier 2017, elle annonce son ralliement à Emmanuel Macron pour la présidentielle, expliquant notamment qu’elle peut «convaincre Emmanuel Macron d’évoluer sur le nucléaire et le diesel». Toutefois, début 2018, elle déclare qu’elle ne fait «pratiquement plus de politique aujourd’hui». D’ailleurs, son parti est plutôt moribond, sans site Internet et avec des dépenses d’environ 15.000 euros par an depuis 2015.
En janvier 2018, suite à la scission avec leurs quatre anciens associés, Corinne Lepage et son mari Christian Huglo ont créé de leur côté un nouveau cabinet : Huglo Lepage Avocats. Leur ambition est de faire graviter autour de leur cabinet des structures associatives comme Justice Pesticides, présidée par Corinne Lepage, ou Pesticide Action Network Europe et Asie, avec à terme la volonté de faire «le procès du glyphosate d’une manière ou d’une autre !» Constatant que «les procès sanitaires font actuellement florès dans le monde», l’ancienne ministre semble aujourd’hui davantage investie dans son métier d’avocate. Elle estime que «pour sauver leur vie et celle de leurs descendants, les humains contemporains, et en particulier les jeunes, n’ont d’autre choix que d’ouvrir un débat que les industriels veulent éviter et obtenir par la voie judiciaire, soit l’interdiction des produits imposée aux pouvoirs publics, soit la condamnation à la réparation des victimes dont le coût est si prohibitif que le résultat ne peut être que la disparition du produit». Elle ajoute que «la plupart des gouvernements ou tout au moins tous les gouvernements, à quelques exceptions près, ont fait le choix de privilégier les intérêts économiques de la chimie, de l’agro-semence et plus largement de toutes les firmes qui vendent à la fois les poisons et les médicaments au détriment de la prévention et de la santé publique».
Concernant son idéologie, elle est éloignée des courants malthusiens et de la gauche écologiste. Pour se démarquer d’EELV, elle a d’ailleurs adopté une critique agressive vis-à-vis du parti écologiste, comme en juin 2015, quand elle a déclaré qu’EELV «affiche une attitude déplaisante, construite autour d’une écologie moralisatrice et punitive, doublée d’une dérive gauchiste». Quand on lui demande quels sont les hommes ou femmes politiques qui inspirent son action politique, elle cite Simone Veil, Raymond Barre, Vaclav Havel et Pierre Mendès-France, mais aucune personnalité proche de l’écologie politique. En revanche, elle se dit inspirée par l’essayiste américain Jeremy Rifkin. Pour elle, «la vision de Jeremy Rifkin, celle d’une troisième révolution industrielle qui associe énergie et Internet, est séduisante». Elle est donc clairement opposée au point de vue des décroissants, défendant même une «écologie industrielle» ou une «croissance verte». Ainsi, sur le développement économique, elle déclare : «S’il y a un a priori anticapitaliste et antilibéral, je ne suis pas pour. Je suis contre le capitalisme financier, pas entrepreneurial. Contre le néolibéralisme, pas contre le libéralisme, qui n’est pas un gros mot, car il parle aussi de libertés. La décroissance… ça ne me plaît pas trop. La croissance infinie non plus. Je suis pour “l’évolution soutenable”.»
Elle a aussi un fort engagement sur la laïcité, la défense des libertés individuelles et la lutte anticorruption. Concernant les thèmes écologistes, elle adopte souvent des positions radicales, comme sur les OGM ou sur les pesticides. Mais elle essaye de se démarquer des écologistes traditionnels en évitant tout discours idéologique. Ses arguments sont soit d’ordre scientifique, d’où le rôle du CRIIGEN sur la question des OGM et son insistance pour des expertises indépendantes, soit d’ordre juridique, d’où ses activités d’avocates et son insistance pour que les débats sur les choix technologiques se calquent sur les débats judiciaires. Ainsi, sur le nucléaire, elle a une approche sur la question plus modérée que les autres écologistes. Certes, elle pense qu’il faut baisser à terme la part de production d’électricité d’origine nucléaire et augmenter celle des énergies renouvelables, mais elle considère aussi que «la France ne peut pas se passer du nucléaire». De plus, quand elle s’oppose à l’EPR, c’est avant tout avec des arguments économiques et non écologiques.

Parcours

Née en 1951 à Boulogne-Billancourt, Corinne Lepage poursuit des études à Sciences-Po et, après un doctorat en droit public, devient avocate en 1975. Trois ans plus tard, elle fonde le premier cabinet d’avocats spécialisés dans le droit de l’environnement avec son mari, Christian Huglo. Ce dernier n’a jamais eu des actions écologistes militantes publiques, mis à part sa signature de l’appel à la création d’Ecoropa en 1976 aux côtés de Teddy Goldsmith, Jean-Marie Pelt, Bernard Charbonneau, Jacques Ellul, René Dumont…, ou la création en 2014 de la très peu active association Transversalité, écologie, humanisme et spiritualité. Pour sa part, Corinne Lepage est rapidement propulsée sur le devant de la scène publique en prenant en 1978 la défense des communes victimes de la marée noire dans l’affaire de l’Amoco Cadiz. Corinne Lepage obtiendra un jugement favorable en 1992. De même sur la question des OGM, elle défend en 1998 l’association Ecoropa devant le Conseil d’Etat pour obtenir la suspension de la commercialisation des trois premières variétés de maïs transgéniques. Ou encore en juin 2009, elle défend Générations Futures face aux poursuites intentées par la Fédération nationale des producteurs de raisins de table (FNPRT). En janvier 2018, suite à la scission avec leurs quatre anciens associés, Corinne Lepage et Christian Huglo créent de leur côté un nouveau cabinet : Huglo Lepage Avocats.
Parallèlement à ses activités au cabinet Huglo-Lepage, Corinne Lepage mène des activités militantes et politiques. Elle est candidate écologiste aux législatives de 1981, et elle est élue, en 1989, membre du conseil municipal de Cabourg (Calvados). En 1990, elle est membre fondatrice de Génération Ecologie aux côtés de Brice Lalonde et Jean-Louis Borloo. En 1993, elle se présente aux élections législatives dans le Calvados, mais avec un score médiocre. A la même période, elle devient membre de deux commissions administratives : le Conseil national du Bruit (1989-1994) et Écologie et action publique (1990-1991). En 1995, elle accepte la proposition d’Alain Juppé de prendre en charge le ministère de l’Environnement. L’année suivante, elle crée un club de réflexion baptisé «Citoyenneté Action Participation pour le XXIème siècle» (CAP 21). La dissolution de 1997 met fin à son expérience ministérielle mais elle poursuit ses activités aussi bien militantes que professionnelles. Ainsi, sur le modèle de la CRIIRAD, créée par son amie Michèle Rivasi, elle fonde en 1999, et préside, le Comité de Recherche et d’Informations Indépendantes sur le Génie Génétique (CRIIGEN), avec notamment Gilles-Eric Séralini et Jean-Marie Pelt, afin de dénoncer les risques environnementaux et sanitaires liés à la diffusion des OGM. En juin 2000, elle transforme CAP 21 en parti politique et se présente, deux ans plus tard, à la présidentielle où elle récolte 1,88% des suffrages. Aux élections régionales de 2004, elle est à la tête de la liste départementale de Paris sur la liste d’André Santini (UDF) mais ne se présentera pas au 2e tour en raison de la fusion avec la liste de l’UMP. En septembre 2006, elle réunit Nicolas Hulot, Yann Wehrling, Dominique Voynet, Serge Orru, Philippe Desbrosses, Michèle Rivasi, Allain Bougrain-Dubourg, Dominique Belpomme, Jean-Marie Pelt, Gilles-Eric Séralini, etc., dans le but de rassembler les écologistes de différents horizons. Cette tentative se soldera par un échec. Lors de l’élection présidentielle de 2007, elle soutient François Bayrou à l’élection présidentielle. Dans la foulée, CAP 21 devient membre fondateur du Mouvement Démocrate (MoDem) et Corinne Lepage est alors nommée vice-présidente du MoDem. Fin 2007, Jean-Louis Borloo la charge de rédiger deux rapports suite au Grenelle de l’Environnement concernant un projet de loi sur l’information environnementale, l’expertise contradictoire, la protection des lanceurs d’alerte et la responsabilité des entreprises, d’une part, et sur la question de l’expertise, d’autre part. Aux élections européennes de 2009, Corinne Lepage a été élue sur une liste Modem conduite par elle dans la région Nord-Ouest, avec 8,67% des voix. Elle est devenue première vice-présidente de la Commission environnement du Parlement européen. En octobre 2009, elle crée un nouveau club de réflexion – Terre Démocrate. En mars 2010, elle annonce son départ du Modem et tente un rapprochement avec Europe Ecologie. En septembre 2010, elle est désignée «comme rapporteure au Parlement Européen pour la modification de la directive européenne 2001/18 sur les OGM disséminés dans l’environnement». Le 4 octobre 2011, elle annonce sa candidature à l’élection présidentielle mais elle n’arrive pas à réunir les 500 parrainages d’élus nécessaires. En 2012, elle fonde l’association Essaim. En avril 2012, elle appelle à voter François Hollande. Suite à la publication en septembre 2012 d’une étude réalisée par Gilles-Eric Séralini sur des rats nourris pendant 2 ans avec un maïs OGM, Corinne Lepage est en première ligne pour s’opposer aux détracteurs de l’étude. Le 24 mars 2013, Corinne Lepage lance un nouveau mouvement politique – Le Rassemblement Citoyen – qui fusionne en décembre 2014 avec CAP 21. Aux élections européennes de 2014, elle n’obtient que 2,28% des voix sur la liste Europe Citoyenne et n’est donc pas réélue. En janvier 2015, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal confie à Corinne Lepage «une mission sur la transition économique pour les acteurs du Nouveau Monde». En février 2015, Corinne Lepage annonce mener une action collective afin de contester les tarifs élevés des péages sur cinq portions d’autoroutes en France. Début juin 2015, le président François Hollande mandate Corinne Lepage pour préparer une Déclaration universelle des droits de l’Humanité, en prévision du sommet des Nations unies sur le climat (COP21). Fin juin 2015, Corinne Lepage présente son rapport sur L’économie du nouveau monde, en compagnie de Jeremy Rifkin. En octobre 2015, elle remet au président de la république un rapport en vue de la rédaction d’une Déclaration universelle des droits de l’Humanité. Début novembre 2015, elle reçoit le Prix du Livre politique 2015 du Barreau de Paris pour son livre Les Mains propres. Fin novembre 2015, elle devient la présidente de Women Engage for a Common Future (WECF), une association fondée en 1994 «afin de faire entendre la voix des femmes dans le développement durable et la politique environnementale». Au même moment, elle devient présidente-fondatrice du Mouvement des Entreprises de la Nouvelle Economie, une structure de lobbying qui vise à faire modifier les règles du jeu «pour permettre un changement d’échelle des nouveaux modèles économiques», entre autres en relançant le débat sur la fiscalité écologique. En janvier 2016, elle est élue présidente de 2° Investing Initiative, un think-tank multi-acteurs qui a notamment pour objectif d’«aligner les processus d’investissement des institutions financières avec les scénarios climatiques +2°C». En avril 2016, elle lance avec d’autres personnalités (Jean-Marie Cavada, Claude Posternark, Alexandre Jardin…) La Primaire des Français, qui a pour but de désigner un candidat issu de la société civile à l’élection présidentielle de 2017. Sans succès puisque leur pétition n’a réuni qu’environ 75.000 signatures de soutien sur les 500.000 signatures espérées au départ. En octobre 2016, elle est chargée de l’ouverture du Tribunal Monsanto à La Haye. En janvier 2017, elle annonce son ralliement à Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle. En septembre 2017, elle annonce le lancement d’une association et d’un site internet baptisés «Justice Pesticides», qu’elle présente comme «un outil d’information et de coopération des victimes des pesticides grâce à une base de données juridiques permettant d’agir».
Ayant délaissé ses ambitions politiciennes, Corinne Lepage est davantage investie dans les prétoires. Ainsi, pour le CRIIGEN, elle a fait annuler l’autorisation de mise sur le marché du Roundup pro 360 en janvier 2019. Au même moment, avec Damien Carême (EELV), elle lance une action juridique contre l’Etat pour inaction climatique. En juillet 2019, elle fait partie d’un collectif d’avocats défendant les opposants au compteur Linky. En septembre 2019, elle a lancé une procédure en justice sur l’ incendie dans l’usine Lubrizol à Rouen. Elle a aussi défendu plusieurs communes ayant pris un arrêté antipesticides.
Parmi ses autres activités, on peut mentionner qu’elle a enseigné à la chaire de développement durable de Sciences-Po et à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Elle est aussi engagée contre la corruption, en tant qu’administratrice, par le passé, de Transparence International et d’Anticor.
En janvier 2001, elle a été faite chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur.

Bibliographie

  • Code annoté de procédures administratives contentieuses, 1990.
  • Les Audits d’environnement, 1992.
  • On ne peut rien faire, madame le Ministre, 1998.
  • Bien gérer l’environnement, une chance pour l’entreprise, 1999.
  • La Politique de précaution, en coll. avec François Guéry, 2000.
  • Oser l’espérance, 2001.
  • De l’Écologie hors de l’imposture et de l’opportunisme, collection Temps critique, 2003.
  • Santé & Environnement : l’ABCdaire, 2005.
  • J’arrive, sous le pseudonyme de Catherine Médicis, 2005.
  • Ecoresp 2006, 2006.
  • L’Entreprise responsable. Sociale, éthique, “verte”… et bénéficiaire ?, de Cécile Jolly, préface de Corinne Lepage, Éd. du Félin, 2006.
  • Et si c’était elle, roman de politique fiction. Éditions Michalon, 2006
  • Constitution pour une nouvelle République, 2006.
  • On efface tout et on recommence sous le pseudonyme de Catherine Médicis, 2006.
  • Vivre autrement, Grasset, 2009.
  • Entre colère et espoirs, 2009.
  • Sans le nucléaire, on s’éclairerait à la bougie, en collaboration avec Jean-François Bouvet, Seuil, 2010.
  • La vérité sur le nucléaire, Éditions Albin Michel, 2011.
  • A vos droits citoyens !, Ilv Bibliotheca, 2011.
  • La vérité sur le nucléaire : Le choix interdit, Albin Michel, 2011.
  • Déficit public: Le patrimoine des Français en péril, Archipel, 2011.
  • La vérité sur les OGM, c’est notre affaire !, Ed. Charles-Léopold Mayer, 2012.
  • L’Etat nucléaire, Albin Michel, 2014.
  • Les mains propres, Autrement, 2015.
  • Atlas mondial du nucléaire, Autrement, 2015.
  • Tous président !, Éditions Les Liens qui libèrent, 2016.
  • À bout de confiance. De la morale en politique, Autrement, 2017.
  • Nos batailles pour l’environnement, avec Huglo Lepage, Actes Sud, 2021.
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Bloom

62 bis avenue Parmentier
75011 Paris
Tél. : 01 48 07 50 34
E-mail : contact@bloomassociation.org
Site : https://www.bloomassociation.org

Profil

Fondée en 2004 par la journaliste et réalisatrice de documentaires Claire Nouvian, Bloom milite pour la protection des écosystèmes marins. Elle a décidé de fonder Bloom lors de la réalisation d’un documentaire pour France 2 où elle a découvert «les grandes profondeurs de l’océan, et l’ampleur de leur destruction», expliquant : «Quand j’ai pris connaissance des menaces qui pesaient sur ces fonds marins, personne ne s’en occupait. C’est ce qui m’a décidé à me lancer.» L’association a gagné en visibilité notamment grâce au succès en 2006 de son le livre Abysses, tiré à plus de 150.000 exemplaires et traduit en dix langues, ainsi que par l’exposition éponyme en 2007 au Muséum national d’histoire naturelle.
Bloom vise en particulier à «mettre fin aux méthodes de pêche destructrices» et «favoriser la pêche artisanale». En 2009, l’association a ouvert un bureau à Hong-Kong «afin de s’attaquer au marché stratégique de vente de plats à base de requin en Asie». A travers de multiples campagnes, Bloom a longtemps fait pression sur la Scapêche, première flotte de pêche française et filiale du groupement des Mousquetaires (Intermarché), jusqu’à ce qu’elle décide en 2016 de se désengager progressivement du chalutage en eau profonde. Bloom est aussi connue pour voir obtenu en 2018, après avoir orchestré une coalition d’ONG et un lobbying intensif, que le Parlement européen vote pour une interdiction totale de la pêche électrique en Europe.
Entre 2018 et 2019, Claire Nouvian s’est brièvement engagée en politique, en participant à la fondation de Place publique, parti politique «citoyen, écologiste et solidaire», avec l’essayiste Raphaël Glucksmann. Elle considère qu’«à la sortie de la guerre, on avait une visée progressiste, mais la croissance des inégalités montre que nous avons eu tout faux», et dénonce le libéralisme : «On doit faire communauté. Parce qu’aujourd’hui, on voit combien l’individualisme est l’un des pires aspects du libéralisme économique hyperfinanciarisé et dérégulé. On voit à quel point le libéralisme est une menace pour la société et pour la planète.» Toutefois, elle pense qu’«on peut créer une vraie croissance verte, créer des emplois en changeant notre monde d’un point de vue économique et industriel».
En 2018, Bloom fait partie des organisations fondatrices de la Maison des lanceurs d’alerte.

Structure

Association de la loi de 1901, créée en avril 2005. En 2009, Bloom a installé un bureau à Hong Kong.

Dirigeants

Conseil d’administration

  • Flavien Kulawik : président
  • Anne Oppetit : secrétaire
  • Hélène Wagner : trésorière
  • Maryline Kulawik
  • Frédéric Potter
  • Philippe Gouzer

Equipe

  • Claire Nouvian : fondatrice et directrice générale
  • Laurence Morisseau : directrice des opérations
  • Alexia Lahaye : chargée de l’administration
  • Frédéric Le Manach : directeur scientifique
  • Jasmina Peri : coordinatrice des programmes
  • Clément Bernaudin : chargé de collecte digitale
  • Arthur Dolet : responsable administratif et financier
  • Valérie Le Brenne : chargée de projet
  • Laetitia Bisiaux : chargée de projet sur la pêche électrique et la pêche artisanale
  • Augustin Lafond : scientifique des données
  • Swann Bommier : responsable du plaidoyer
  • Alessandro Manzotti : chargé de campagne et de recherche
  • Hadrien Goux : chargé de campagne
  • Pauline Bricault : chargée de campagne
  • Cléo Welgryn : chargée de campagne
  • Fiona Steffan : chargée de campagne
  • Maud Maury : chargée de plaidoyer et de campagnes
  • Léna Fréjaville : coordinatrice de projets
  • Julie Guterman : chargée de projet
  • Natasha Mallet :, chargée de projet
  • Théophile Froment : chargé de projet
  • Raphaël Seguin : chargé de projet
  • Marthe Vienne : chargée de projet et scientifique des données
  • Joséphine Valette : juriste
  • Aymeric Thillaye Du Boullay : chargé de contentieux et plaidoyer
  • Pierre Taieb : chargé de communication
  • Amaya Uhalde : chargée de communication junior
  • Manon Durieux : chargée de relations avec les médias, relations presse
  • Yseult Berger, coordinatrice du pôle vidéo
  • Stanley Shea (Hong-Kong)
  • Kathleen Ho (Hong-Kong)

Activités

Campagnes. Bloom a 4 campagnes principales : interdiction du chalutage profond, interdiction de la pêche électrique, interdiction des subventions nocives et interdiction de l’aileronnage de requins. L’association appelle régulièrement les citoyens à agir en interpellant publiquement sur les réseaux sociaux et par mail (28.590 en 2019) les élus. Des représentants de Bloom interviennent aussi dans des conférences, festivals ainsi que dans des établissements scolaires.
Publications.
Bloom a publié deux guides : Océan/Climat et Méthodes pêche. L’association publie des enquêtes, comme en 2014, où elle a testé 72 crèmes pour la peau comportant la mention «squalane» sur leur étiquette afin de savoir si celles-ci avaient éliminé le squalane animal de leurs lignes de production. Bloom publie aussi, ou corédige, des articles scientifiques, comme en 2019 dans Marine Policy au sujet du «financement illégal de la pêche électrique en Mer du Nord par les Pays-Bas», ou en 2020 dans Plos One sur «l’analyse exhaustive de toutes les pêcheries certifiées MSC depuis les origines du label».
Contentieux. En mars 2012, Bloom a porté plainte auprès de l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité contre le groupe Les Mousquetaires/Intermarché pour sa campagne diffusée en presse écrite vantant les pratiques de pêche responsable de leur flotte de pêche. En janvier 2013, Bloom a assigné la Scapêche, la flotte de pêche d’Intermarché, pour la non-publication de ses comptes annuels de 2009 à 2011. Avec d’autres associations, Bloom a porté plainte en janvier 2019 auprès de l’Union européenne «pour activités illégales de chalutiers italiens dans les eaux de la Sierra Leone». Au même moment, Bloom attaque l’État afin d’obtenir les données complètes de subventions européennes allouées au secteur de la pêche en France. Entre 2017 et 2020, Bloom porte plusieurs fois plainte auprès de la Commission européenne contre les Pays-Bas et l’Allemagne concernant des autorisations de pêche électrique.
Lobbying. Bloom a participé au Grenelle de la mer en 2009. En 2018, un collectif d’eurodéputés a endossé des amendements rédigés par Bloom au sujet de la pêche électrique. En 2019, 2019, Claire Nouvian a publié une lettre ouverte aux eurodéputés «afin que le prochain fonds européen à la pêche n’alimente pas la destruction à grande échelle des ressources, des milieux et des emplois». Bloom déclare avoir dépensé moins de 10.000 euros en 2018 et en 2020 pour des activités de lobbying auprès des députés et sénateurs.

Finances

AnnéeProduitsChargesRésultat
20232.990.000 €2.162.000 €828.000 €
20222.175.134 €1.603.633 €571.501 €
20211.170.512 €1.041.258 €129.254 €
20201.279.172 €866.164 €413.007 €
20191.053.401 €963.095 €90.306 €
20181.045.642 €720.307 €325.335 €
2017653.391 €451.437 €201.954 €
2016425.235 €364.571 €60.664 €
2015341.889 €418.751 €-76.852 €
2014296.159 €318.244 €-22.085 €

Principales sources extérieures de financement

2023
Oceans 5257.000 €
Oak Foundation135.000 €
Levine Family Foundation85.000 €
Fondation 205070.000 €
Georg Waechter Memorial Foundation45.000 €
Fondation Philantropia Europe39.000 €
Fondation Lemarchand30.000 €
Synchronicity Earth24.000 €
Goldman Environmental Prize Fund20.000 €
Yes Futur !15.000 €
1% for the Planet France15.000 €
Pew Charitable Trusts13.000 €
Fondation AnBer5000 €
Fondation Cabestan5000 €
2022
Fondation Ensemble200.000 €
Levine Family Foundation78.000 €
The Waterloo Foundation75.000 €
Fondation Nature & Découvertes73.000 €
Fondation Babelle70.000 €
Fondation Iris50.000 €
Fondation ANYAMA50.000 €
Fondation Lemarchand50.000 €
Le Poids du Vivant50.000 €
Synchronicity Earth45.000 €
Fondation Madeleine40.000 €
Smile Wave Fund et The Wishful Squid Fund38.000 €
VEJA30.000 €
The Pew Charitable Trusts27.000 €
Georges Wachter Memorial 26.000 €
1% For The Planet France22.000 €
Fondation Philippe Romero Insolite Bâtisseur20.000 €
Fondation Léa Nature18.000 €
Stitching Varda / Our Fish9000 €
2021
Synchronicity43.109€ €
Levine Family Foundation39.497 €
Fondation Lemarchand30.000 €
Georges Wachter Memorial 19.146 €
1% For The Planet France16.000 €
Fondation Sophie Rochas10.000 €
Fondation AnBer5000 €
Fondation Ensemble3000 €
2020
Oak Foundation 118.334 €
Georges Wachter Memorial 41.704 €
Fondation Lemarchand30.000 €
The Waterloo Foundation 23.000 €
Levine Family Foundation 18.832 €
Fonds Meyer Louis Dreyfus 18.000 €
Fondation Ensemble 17.000 €
Fondation Cabestan 10.000 €
Fonds de Dotation pour Animaux sauvages 10.000 €
Fondation Nature et Solidarités 59 5000 €
1% For The Planet France2500 €
2019
Fondation 2050 50.000 €
Levine Family Foundation38.753 €
Synchronicity Earth 26.352 €
The Waterloo Foundation23.000 €
Fondation Lemarchand20.000 €
Fondation Cabestan 20.000 €
1% For The Planet France15.000 €
Fondation Daniel et Nina Carasso 14.000 €
Fondation AnBer 10.000 €
Fonds de Dotation pour Animaux sauvages 10.000 €
Fondation Albert Ier8000 €
Fondation Humus 6000 €
Fondation Sophie Rochas 5000 €
Fondation Pluriel pour l’art contemporain 5000 €
Fondation Ensemble 3000 €
2018
Oak Foundation 127.487 €
Georg Waetcher Memorial Foundation 35.251 €
Fondation Nature & Découvertes 30.000 €
The Waterloo Foundation23.000 €
Fondation Lemarchand20.000 €
Fondation Ensemble 20.000 €
1% For The Planet France15.000 €
Fondation Daniel et Nina Carasso 14.000 €
Fondation AnBer 10.000 €
Fondation Cabestan 10.000 €
Funding Fish 10.000 €
Fondation Humus 5000 €
Ekodoo (Ekibio)5000 €
2017
Fondation 2050 52.000 €
Synchronicity Earth 25.913 €
Fondation Lemarchand 25.000 €
Fondation Ensemble 17.000 €
Fonds Meyer Louis-Dreyfus 10.000 €
Fonds de dotation pour Animaux Sauvages 10.000 €
Fondation Cabestan 10.000 €
Fondation Léa Nature 5000 €
1% For The Planet France 3000 €
Fondation Humus 3000 €
2016
Fondation 2050 42.000 €
Fonds de dotation pour Animaux Sauvages15.000 €
The Pew Charitable Trusts 13.918 €
Fondation Léa Nature 10.000 €
Fondation Humus 2500 €

 

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Biocoop

12 avenue Raymond Poincaré
75116 Paris
Tél. : 01.44.11.13.60
Site : http://www.biocoop.fr/

Profil

Avec 700 magasins, Biocoop est le premier réseau de distribution de produits alimentaires et de cosmétiques bio. Son chiffre d’affaires magasins 2020 de 1,62 milliard d’euros en fait le poids lourd du Synabio (Syndicat national des transformateurs et distributeurs de produits naturels et de culture biologique), une des principales structures de lobbying de l’industrie bio.
Derrière les termes «militant» et «engagé» affichés par l’enseigne bio se trouve un marketing agressif, visant à dénigrer les produits conventionnels concurrents. Ainsi, fin 2014, Biocoop a lancé une campagne de publicité avec les mots d’ordre : «N’achetez pas de cosmétique (non bio ou non écologique)», «N’achetez pas de fraise en hiver», «N’achetez pas de pommes (traitées chimiquement)». En septembre 2016, suite à cette campagne, Biocoop a d’ailleurs été condamnée pour dénigrement et appel au boycott des pommes non bio. En novembre 2019, Biocoop a aussi participé à une campagne de dénigrement contre le bio dans les grandes surfaces.
Concernant ses subventions, les principaux domaines d’actions de Biocoop dont : défense du foncier agricole et solidarité paysanne, sensibilisation à l’AB et consom’action bio, lutte contre les OGM et les pesticides, commerce équitable et transition énergétique. Biocoop a notamment créé en 2004 l’association Bio Consom’acteurs, qui mène des actions de lobbying en convergence avec les ambitions commerciales de Biocoop. De plus, l’enseigne explique qu’elle «partage les campagnes et actions militantes de nombreuses associations contre les OGM, les Pesticides, le Nucléaire et autre défense des Semences Paysannes».
En 2012, Biocoop a créé le comité de partenariats, «une organisation dédiée au soutien et à la co-construction de projets avec ses partenaires militants». Selon l’enseigne, une dizaine d’associations sont soutenues et ces projets sont «en lien avec les ambitions stratégiques de Biocoop». Sur son site, Biocoop liste ces partenaires : Confédération paysanne, CFSI, Terre de liens, Faucheurs Volontaires d’OGM, Générations Futures, Bio Consom’acteurs, Inf’OGM, Générations Cobayes, Réseau Semences Paysannes, Réseau Cocagne, Commerce Équitable France, Enercoop, Energie Partagée. Biocoop soutient par exemple régulièrement les Faucheurs Volontaires d’OGM, à travers la vente de produits comme les chips des faucheurs, le vin des faucheurs, les palets chocolat «Non aux OGM», les DVD «The future of Food»… Biocoop a également un partenariat régulier avec Générations Futures, en soutenant chaque année la Semaine sans pesticides ou en publiant ponctuellement des plaquettes de propagande avec l’association écologiste, comme celle en 2013 intitulée Biocoop soutient les alternatives aux pesticides chimiques de synthèse sur la vigne. En 2015, Biocoop a également soutenu le livre du scientifique anti-OGM Gilles-Eric Séralini, Plaisirs cuisinés ou poisons cachés, dialogue entre un chef et un cuisinier, ou encore en 2017 le film de Marie-Monique Robin intitulé Le RoundUp face à ses juges. En 2016, Biocoop lance une campagne médiatique à l’occasion du Tribunal Monsanto, avec trois vidéos portant comme message que les fruits et légumes sont devenus des armes chimiques puissantes, et donne 50.000 euros au Tribunal Monsanto. Dans cette même démarche, Biocoop a soutenu en 2017 les Rencontres Internationales des Résistances aux OGM.
En 2017, le président de Biocoop, Claude Gruffat, se lance dans la campagne des élections législatives à Paris, en tant que suppléant aux côtés d’Antoinette Guhl d’Europe Ecologie-les Verts. En mars 2019, Claude Gruffat rejoint la liste d’EELV pour les Européennes, déclarant que «seule la bio pourra nourrir le monde» et que «le projet Biocoop, c’est de rassembler le citoyen et le consommateur». Il a ensuite quitté ses fonctions à Biocoop tout en restant gérant de deux magasins Biocoop à Blois.

Structure

En 1986, Biocoop est créée sous forme d’association loi 1901, une confédération d’associations régionales dont les membres veulent grouper leurs achats en tant que consommateurs. En 2002, Biocoop quitte son statut associatif pour celui de société anonyme coopérative (loi 1947) constituée aujourd’hui d’un conseil d’administration.

Dirigeants

Conseil d’Administration

  • Henri Godron : président
  • Franck Poncet : directeur général
  • Anne Cherrier
  • François de Butler
  • Frédéric Faure
  • Christelle Garnier
  • Emilie Gatti
  • Laurent Karpoff
  • Mathieu Lancry
  • Oriane Laviec
  • Christelle Moussa (Bio Consom’acteurs)
  • Matthieu Perouse
  • Didier Pontiac

Finances

Malgré le fait que Biocoop s’engage dans sa charte «sur la transparence de ses activités», il n’y a aucune indication sur le détail des subventions allouées à des associations militantes. En 2018, Biocoop affirme avoir consacré 234.000 euros à des «actions militantes partenariales» (contre 266.000 euros en 2017 et 232.000 euros en 2016 pour 23 projets). En avril 2017, Biocoop dit avoir a octroyé 11.348 € à  Générations Futures en commercialisant depuis 2015 un «Jus de Pomme militant» vendu dans les magasins du réseau. Fin 2008, Biocoop affirmait avoir reversé depuis 2006 plus de 42.800 euros aux Faucheurs Volontaires d’OGM, par le biais du collectif Sans Gène.
En décembre 2013, Biocoop a créé le Fonds de dotation Biocoop pour soutenir «des projets associatifs qui œuvrent en France pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique et l’accessibilité de l’alimentation biologique pour tous».

Liste non exhaustive des associations bénéficiaires des subventions

2020

2019

2018

2017

2016

2015

2014

2013

2012

2011

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Fondation Léa Nature/Jardin Bio

23 avenue Paul Langevin
17183 Périgny
Tél. : 05 46 34 30 00
E-mail : fondation@leanature.com
Site : https://fondation-mecenat-leanature.org/

Profil

fondation-natureLe Groupe Léa Nature, après avoir pris le contrôle d’Ekibio en 2014, est devenu le premier groupe français indépendant de produits biologiques, pesant 490 millions d’euros en 2020. Seize marques du groupe sont adhérentes à 1% for the Planet France, un club d’entreprises présidé par Charles Kloboukoff, président fondateur de Léa Nature, et dont les membres versent 1% de leur chiffre d’affaires à des associations écologistes. Au printemps 2011, le groupe a créé la Fondation Léa Nature/Jardin Bio, sous l’égide de la Fondation de France. Léa Nature affirme qu’entre 2007 et 2020, le groupe a soutenu près de 1900 projets de protection de l’environnement, pour un montant global de 13,5 millions d’euros.
Le groupe affiche quatre axes prioritaires : «Agriculture écologique et sols» (soutien de 344 associations et 741 projets), «Biodiversité» (200 associations et 493 projets), «Climat-Forêt» (130 associations et 338 projets), «Santé-environnement» (116 associations et 251 projets). Toutefois, 30% du montant total de ses subventions est consacré au «développement de l’agriculture paysanne et écologique (agriculture biologique, agroécologie, permaculture, jardins partagés…)», avec la «lutte contre les principaux freins à une agriculture saine (OGM, pesticides)». Viennent ensuite d’autres domaines comme la santé environnementale, la reforestation, le climat et transition écologique, la biodiversité. La Fondation Léa Nature lance des appels à projets comme, pour la période 2018-2020, sur la thématique «Pollutions & Santé, tous concernés !», ciblant pesticides, engrais, OGM, perturbateurs endocriniens, métaux lourds, particules fines, aérosols, nanoparticules…
S’il n’y a pas à douter de la sincérité des convictions de Charles Kloboukoff, PDG de Léa Nature et par ailleurs administrateur de la Fondation pour la Nature et l’Homme, cet engagement philanthropique est survenu après avoir pris conscience de l’impact commercial positif du marketing de la peur. Charles Kloboukoff explique ainsi qu’en 2005, après la diffusion d’un documentaire anxiogène d’Envoyé Spécial sur les cosmétiques, «la mauvaise image des produits cosmétiques conventionnels s’est répandue comme une traînée de poudre. L’indignation et la perte de confiance chez le consommateur ont sérieusement affecté le marché des cosmétiques conventionnels. Et ce fut le début du boom de la cosmétique bio. Enfin, le marché décolle après des années de tâtonnements. Panique à bord chez nous, nous avions du mal à répondre à la demande.»
La démarche de Charles Kloboukoff s’inscrit aussi dans une vision ésotérico-spiritualiste. Il raconte ainsi que son père était magnétiseur et que lui-même «ressentait tout ce qui se passait durant ces séances», ajoutant qu’il arrivait à «percevoir les perturbations de flux énergétique chez les autres». Le président-fondateur de la Fondation ajoute : «De mon père magnétiseur, j’ai hérité d’une certitude : les vrais médicaments, ce sont nos aliments. Ma culture familiale slave était tournée vers les médecines alternatives (…) Considérant l’être humain dans sa globalité physique et psychologique, elles s’appuient sur le concept de rééquilibrage énergétique, considérant l’idée de santé comme une approche holistique du corps, de l’aura, des corps émotionnels et mentaux.» D’ailleurs, la Fondation est partenaire de «Métamorphose», un podcast New Age promouvant Thierry Casasnovas et des astrologues, médiums, anthroposophes, chamans, pseudothérapeutes…
Outre des financements de projets ou d’études, la Fondation Léa Nature/Jardin Bio lance ponctuellement des campagnes de propagande dans les médias avec la caution d’associations écologistes. Cela a été le cas en 2007 avec une campagne publicitaire sur le thème «Alerte sur la disparition des abeilles», en 2008 sur le thème «Non aux OGM», en 2012 sur le thème «Pesticides ? Nos enfants n’en ont pas besoin pour bien pousser !», en 2013 sur le thème «Savez-vous que vous pouvez agir sur ce que vous mangez ?», en 2014 sur le thème «Liberté, Santé, Biodiversité… Aux Graines Citoyens!», en 2015 sur le thème «Un océan sans plastique», en 2016 et 2017 sur le thème des perturbateurs endocriniens, en 2018 sur la présence de l’huile de palme dans les carburants. La Fondation mène aussi un travail de lobbying auprès des élus. Ainsi, en mars 2019, elle a coorganisé à l’Assemblée nationale avec Générations Futures, un colloque santé-environnement orienté sur les perturbateurs endocriniens «pour toucher les décideurs économiques et politiques».
Enfin, depuis 2000, la Fondation organise une Conférence Environnement. D’abord destinée aux collaborateurs de l’entreprise, elle s’est élargie au grand public depuis 2007 attirant environ 1000 personnes, avec des intervenants comme Philippe Desbrosses, Gilles-Eric Séralini, Pierre Rabhi, Coline Serreau, Nicolas Hulot, Corinne Lepage, Paul Watson, Matthieu Ricard, Vandana Shiva, Marc Dufumier

Structure

Fondation sous égide de la Fondation de France, créée en 2011. Elle n’a donc pas de personnalité morale et juridique distincte de la Fondation de France qui l’abrite mais bénéficie des avantages de celle-ci. En octobre 2021, Charles Kloboukoff annonce qu’il va progressivement transmettre son entreprise à un fonds de dotation d’intérêt général, dénommé Ficus (Fonds de Soutien aux Initiatives Utopiques et Solidaires) et présidé par Catherine Kloboukoff, son épouse et par sa fille, Emma. Cette dernière a déclaré: «On va se réunir tous les mois, réfléchir et décider ensemble dans quelle direction va s’orienter le fonds, comment identifier les associations qui ont besoin d’aide et les projets qu’on aimerait soutenir. Il y a déjà deux fondations de l’entreprise qui donnent déjà beaucoup pour la philanthropie environnementale, donc l’idée, c’est d’élargir le champ d’actions et vers plus de social et d’autres projets transversaux qui essaieraient d’innover.»

Dirigeants

Direction

  • Marina Poiroux : Directrice Philanthropie Environnementale
  • Marie Charlet : chargée de projets Philanthropie Environnementale
  • Noémie Joubeaux : responsable projets et communication Philanthropie Environnementale

Membres des comités

Commission 1% for the Planet (membres internes)

  • Chloé Gourmel
  • Bruno Lejay
  • Mireille Lizot
  • Sonia Méteau

Comité Fondation Léa Nature

Membres internes de la Fondation Léa Nature

  • Charles Kloboukoff
  • Raphaël Allouch
  • Mireille Lizot
  • Claudine Pluquet

Membres experts externes de la Fondation Léa Nature

  • Marie-Véronique Gauduchon (Coopérative Carbone)
  • Nadine Lauverjat (Générations Futures)
  • Hélène Rouquette (Nature et paysages Mairie de La Rochelle)
  • Aurore Issouf (Métiss & Bio, Umami Formation)
  • Ninon Tardivel (Fondation de France)

Finances

La Fondation Léa Nature est opaque concernant ses finances, puisqu’il n’y a aucune indication sur son site de ses bilans et des montants attribués à chaque association.
Sur son site en 2020, la Fondation Léa Nature donne la répartition de ses subventions par thématiques sans préciser pour quel exercice : Agriculture écologique (1.579.894 euros), Biodiversité (872.949 euros), Reforestation/reboisement (659.150 euros), Santé-environnement (629.579 euros), Climat/transition écologique (456.200 euros), Autres (635.479 euros). En 2018, elle a distribué 1,9 million d’euros de subventions avec 214 projets soutenus : Agriculture et sols (575.227 euros), Santé-environnement (391.890 euros), Biodiversité (321.142 euros), Climat-Forêts (441.950 euros). En 2017, elle a octroyé 1,35 million d’euros avec 183 projets soutenus. Ses subventions ont été réparties en quatre axes : Agriculture paysanne et écologique (429.440 euros pour 66 projets soutenus), Santé-environnement (207.000 euros reversés pour 21 projets soutenus), Biodiversité (230.665 euros reversés pour 44 projets soutenus), Climat-Forêts (199.250 euros reversés pour 19 projets soutenus).
Dans le cadre de l’Appel à projets «Semences en liberté» (période 2013-2015), la Fondation Léa Nature/Jardin BiO a octroyé 250.000 euros pour le financement d’une cinquantaine de projets. Dans le cadre de l’Appel à projets «Océan mon amour» (période 2015-2017), 250.000 euros ont été versés à plus de 30 projets.
Fin 2020, le groupe a cumulé 2.788.776 euros à reverser en 2021 (contre environ 1,8 million en 2019 et 2,2 millions en 2018). Au total, la fondation affirme avoir soutenu 1900 projets de protection de la nature depuis 2007, pour un montant de 13,5 millions d’euros.

Liste non exhaustive des associations bénéficiaires des subventions

2020

  • Terre et Humanisme : 42.500 €
  • Phyto-Victimes : 30.000 €
  • Terre de Liens : 20.000 €
  • Inf’OGM : 10.000 €
  • Canopée : 10.000 €
  • Pesticide Action Network : 10.000 €
  • Les Amis de la Terre : 7000 €
  • Bio consom’acteurs : 5000 €
  • Projet Conservation Grands Singes : 5000 €
  • Générations Futures
  • Plateforme pour une autre PAC
  • Label Vie
  • Zéro Déchet Martinique
  • Réseau pour les alternatives forestières
  • Pur Projet et We Forest
  • Notre affaire à tous
  • Nébéday
  • Ishpingo
  • Fondation pour la Nature et l’Homme
  • Forêts en Vie
  • Ekolo[geek]
  • Aux Arbres Citoyens !
  • Alternatiba
  • Wings Of The Ocean
  • Surfrider Foundation Europe
  • P-WAC
  • Nature Environnement 17
  • Les Pimprenelles
  • Kalaweit
  • Fondation Tara Océan
  • E.C.O.L.E de la Mer
  • Eau et Rivières de Bretagne
  • Artpiculture
  • Terre de Liens Nouvelle-Aquitaine
  • SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires
  • Régie de Quartiers Diagonales
  • L’Hirondelle Aux Champs
  • L’École des Semeurs
  • InPACT Nouvelle-Aquitaine
  • Heko Permaculture
  • Graines de Troc
  • Graines de Noé
  • Emmaüs Roya – Défends ta citoyenneté
  • Les Cols Verts Martinique
  • Artemisia
  • Arozoaar
  • L’Association France et Maroc Au Cœur
  • Association Française Arbres Champêtres et Agroforesteries

2019

2017-2018

  • France Nature Environnement : 25.000 € (2018)
  • Générations Futures : 30.000 € (2017)
  • Les Amis de la Terre : 25.000 € (2018)
  • Inf’OGM : 14.500 € (2017-2018)
  • Zero Waste France : 10.000 € (2018)
  • Bio consom’acteurs
  • Intelligence Verte
  • Générations Cobayes
  • ARTAC
  • Réseau Semences Paysannes
  • Reporterre
  • CRIIGEN
  • Réseau Environnement Santé
  • Sea Shepherd France
  • LPO
  • Fondation Nicolas Hulot
  • Rés’OGM Info
  • Arozoaar
  • France et Maroc au Coeur
  • SOL
  • Fermes d’avenir
  • Terre et humanisme : 80.800 (2017-2018)
  • Agrisud
  • FNAB
  • Fonds de dotation université de l’avenir
  • Plateforme pour une autre PAC
  • Terre de Liens
  • Vergers vivants
  • Comité Français pour la Solidarité Internationale
  • Cultivons la biodiversité en Poitou-Charentes
  • Graines de Troc
  • Artemisia
  • GAB 17
  • Réseau de Cocagne
  • Rosny Potagers
  • Ardear Poitou-Charentes
  • Association Lisière(s)
  • CIVAM
  • Graines de paysans
  • Pascal & Lalanne
  • Emmaüs Roya
  • Campagne glyphosate
  • Justice Pesticides
  • WECF
  • L’atelier des familles
  • Pesticide Action Network Europe
  • CPIE de Gâtine Poitevine
  • Mountain Riders
  • ATMO Poitou-Charentes
  • R.E.S.P.I.R.E.
  • Phyto-Victimes
  • Réseau d’éducation à l’environnement en Bretagne
  • CPIE Rhone Pays D’Arles
  • Élémen’terre
  • Somme Nature
  • Label Vie
  • Bloom
  • Planète mer
  • École de la mer
  • CPIE forêt de Brocéliande
  • Fondation TARA
  • Kalaweit
  • Les ailes de la vie
  • Surfrider Foundation Europe
  • Les pimprenelles
  • Association Correlation
  • CPIE du Haut-Jura
  • Vienne Nature
  • Atout Fruit
  • Coral Guardian
  • Oasis de Pen an Hoat
  • Refedd
  • Réseau Ecologie Nature 43 : 2500 € (2018)
  • Association du prieuré
  • OGEC : Demain c’est nous
  • Agir pour le climat
  • Alternatiba
  • Canopée
  • Low Tech Lab
  • Kinome
  • Planète Urgence
  • Reboiser à Madagascar
  • Cœur de Forêt
  • Envol Vert
  • Ishpingo
  • Prom’haies
  • Réseau Compost Citoyen
  • Aremacs
  • Cantines sans plastique
  • Ekologeek
  • Initiative Développement
  • Notre affaire à tous
  • Association drômoise d’agroforesterie
  • Nature Environnement 17
  • Solidarité Navdanya
  • Tara Expéditions
  • Mouvement Equitable
  • Let’s Food Cities

2016

2015

2014

2013

2012

2011

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