77 rue Jean-Claude Vivant
69100 Villeurbanne
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Dans les années 60, il y a une volonté commune de réunir les associations de protection de l’environnement nationales, régionales, départementales et locales en un même ensemble. Sous l’impulsion de François Hüe, alors président de la Société Nationale de Protection de la Nature, il est créé la Fédération Française des Sociétés de Protection de la Nature (FFSPN) en 1968. La mobilisation pour la défense du parc de la Vanoise (1969-1971) menacé par un programme d’aménagement touristique a été un catalyseur pour la toute jeune fédération. L’association sera rebaptisée France Nature Environnement en 1990.
Association de la loi de 1901, créée en 1968, reconnue d’utilité publique en 1976.


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«L’origine de toute l’agriculture moderne se trouve vraiment dans la Première Guerre mondiale : les chars de combat ont été reconvertis en tracteurs à chenille, les gaz de combat en engrais azotés, et des bases ont été posées, qui permettront la mise au point, plus tard, des pesticides… Toute la « révolution verte » a en fait une origine militaire. Jusqu’à l’approche du système agricole moderne, qui montre bien qu’ »on fait la guerre ». Ainsi de ces célèbres photos de tracteurs ou de moissonneuses-batteuses, alignés comme à la parade, en Russie soviétique comme aux États-Unis : il y en a dix de front, c’est vraiment la charge de chars de combat, la lutte et l’acharnement contre la nature.»
Article XI, 22 mars 2010
«Il faut arrêter de parler d’agriculteurs : aujourd’hui, ça n’existe plus. Il y a deux générations, le paysan était un homme qui élevait ses chevaux de trait et les nourrissait avec l’avoine qu’il produisait dans son champ. Il produisait ses fourrages, réutilisait le fumier de ses animaux dans ses champs, semait le grain récolté et se nourrissait vraiment à partir des produits de sa ferme. Il vendait les excédents à l’extérieur, ce qui lui permettait d’acheter les quelques biens – industriels ou pas – qui lui étaient nécessaires, comme du sucre, du café, du tabac… C’était un homme qui avait un peu d’épargne, qu’il ne confiait d’ailleurs même pas au Crédit Agricole mais gardait sous son matelas. Bref, un individu autonome et indépendant.»
Article XI, 22 mars 2010
«Il y a des sociétés humaines, à Bornéo ou en Papouasie Nouvelle-Guinée, qui auraient 20.000 ans d’existence. Elles sont toujours au même endroit, elles ont mis au point des méthodes de culture et de contrôle démographique qui leur permettent d’occuper le même territoire depuis 20 000 ans sans le détruire. C’est absolument fantastique !»
Article XI, 22 mars 2010
«C’est vrai, la technologie a résolu beaucoup de choses, notamment depuis Malthus. Celui-ci avait pourtant raison, quelque part : si la production agricole croit de façon arithmétique et que la démographie s’accroît de façon géométrique, il va forcément y avoir collision entre les deux. Soit des gens qui vont crever de faim parce qu’ »au banquet de la nature tout le monde n’aura pas sa place ». Malthus a eu tort pendant deux siècles ; peut-être moins aujourd’hui.»
Article XI, 22 mars 2010
«La volonté de moderniser l’agriculture a abouti à son industrialisation : tracteurs, engrais dérivés des explosifs, pesticides issus de la chimie des gaz de combats, on est dans une agriculture de guerre. (…). Cette agriculture moderne est une culture de guerre. Le système agro-industriel fait la guerre aux insectes, c’est une guerre à la vie.»
Terre à terre, 19 septembre 2009
Jean-Pierre Berlan est un agronome et économiste, ancien directeur de recherche en sciences économiques à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), dans la section «Changement Technique et Evolution des Systèmes d’Innovation». Il a étudié pendant une vingtaine d’années la sélection de maïs hybrides. En 1979, il rend visite à Harvard à un ami impliqué dans une recherche multidisciplinaire sur la recherche agronomique. A cette occasion, il rencontre Richard Lewontin, professeur de génétique évolutive à Harvard et connu pour ses affinités avec l’écologisme radical. Lewontin contribue régulièrement à la revue Capitalism, Nature, Socialism, «ouverte à diverses vues au sein de l’écologie radicale globale et les mouvements écologistes radicaux», notamment l’écoféminisme. Jean-Pierre Berlan et Lewontin travailleront ensemble pour élaborer une critique du système agricole moderne. En 1986, ils écrivent deux articles dans la revue marxiste Monthly Review, le premier expliquant comment «la science et la technologie ont été utilisées pour soumettre le système principalement précapitaliste de production agricole à la domination du capital», le second affirmant que la seule raison du développement du maïs hybride était de forcer les agriculteurs à racheter leurs semences. En 1987, Jean-Pierre Berlan passe sa thèse d’Etat intitulée «Recherches sur l’économie politique d’un changement technique : les mythes du maïs hybride». Après cette thèse, il estime qu’il est «placardisé» et qu’il est «entré en dissidence». Dès la fin des années 90, il intervient très régulièrement dans les réunions et dans les médias pour dénoncer l’«industrialisation de l’agriculture» et en particulier les biotechnologies végétales.
8 décembre 2010 – Ce que pense Jean-Paul Besset d’EELV
Dans une lettre datée du 6 décembre 2010, Jean-Paul Besset a décidé de «renoncer à toute responsabilité au sein d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV)», dénonçant le «climat délétère de guerre froide et de paix armée» régnant au sein de la formation écologiste. Il considère qu’à EELV «l’essentiel des préoccupations consiste à entretenir les suspicions ou à rêver d’en découdre pour affaiblir tel courant, détruire tel individu ou conquérir tel pouvoir». Il regrette qu’après les Assises de Lyon se soient reproduits «le scénario des crispations et des jeux claniques, la comédie du pouvoir, le monopoly des territoires. Règlements de compte, délices du déchirement, obsessions purificatrices et procès en sorcellerie saturent à nouveau l’espace, au point de rendre l’air interne irrespirable et le travail politique secondaire.» Il juge le mouvement «métastasé» et décrit les oppositions ainsi : «D’un côté, le parti où nombre de Verts verrouillent une reproduction à l’identique, avec les mêmes têtes, les mêmes statuts, les mêmes pratiques, les mêmes courants, la même communication pseudo radicale, la même orientation servile vis à vis de la gauche; de l’autre côté, la Coopérative que certains veulent instrumentaliser en machine de guerre contre le parti.»

6 décembre 2010 – Le procès de Gilles-Eric Séralini
Suite au procès en diffamation intenté le 23 novembre 2010 par Gilles-Eric Séralini (CRIIGEN) contre Marc Fellous, président de l’AFBV (Association française des biotechnologies végétales), trois commentaires vus dans la presse méritent d’être signalés pour leur point de vue critique :
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